mardi 9 juillet 2019

Escale - M. Bal - théâtre des Corps saints


Site du théâtre des Corps Saints ICI
durée 1h15

Escale
Maryline Bal


  • Mise en scène : Pascal Faber et Bénédicte Bailby
  • Avec Xavier LEMAIRE, Amélie ETASSE

“L’ours et la perruche” une jolie histoire nous est contée !

Imaginez-vous un jour de fête nationale, perdu dans un bled paumé grâce à la SNCF ! Enfin ce n’est pas tout à fait leur faute, un incendie empêche les trains de passer (heureusement !) nos fiers pompiers envoient les canadairs.

Sur la place, bien décorée de fanions et lanternes, un homme, tenant précieusement un pack de lait entre les mains, bien entendu à l’air bien contrarié… une jeune femme arrive en courant, elle ne supporte pas les pétards que les gamins font claquer.

Le portable de l’homme sonne, il regarde mais ne répond pas. La jeune femme décide d’engager la conversation, le courant ne passe pas du tout mais alors pas du tout ! Elle ne se déclare pas vaincue !

Heureusement, il y a le chef de gare qui annonce les mauvaises et bonnes nouvelles sur la situation ferroviaire et surtout le concours de chant, auquel il tient particulièrement, il invite même les voyageurs à s’inscrire !

Alexandra a bien du mal à apprivoiser le bourru qui l’a envoyé balader, limite violent d’ailleurs. son portable sonne souvent, il ne répond jamais. Elle est bien intriguée par ce curieux bonhomme, et commence une “psychologie de salon”.

Olivier finira quand même par lui adresser la parole, surtout pour qu’elle lui fiche la paix, mais ça… Il finira par lui confier, qu’il est marié, père de famille, mais que l’envie de s’enfuir lui a pris tout d’un coup, bien entendu Alexandra a tout pour être heureuse, un mari aimant et deux enfants.

Tous les deux finiront par se parler, se comprendre, rire aussi, mais surtout cette expérience révélera la solitude de chacun, les désarrois.

Qu’on ne s’y trompe pas, c’est bien une comédie tendre, amusante, qui pose les bonnes questions sur la vie en général, les rêves auxquels on s’accroche trop.

L’ours c’est Xavier Lemaire, un peu flippant au début, désespéré, mais il a devant lui Amélie Etasse petite perruche frêle, perdue, mais si attachante.

La mise en scène de Pascal Faber et Bénédicte Bailby met en lumière le texte de Marilyne Bal, dont j’avais déjà apprécié “Le chant des oliviers”, une pièce tendre et humaine, fort bien interprétée.

Anne Delaleu
9 juillet 2019



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