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dimanche 2 février 2025

Candide - Voltaire - Poche Montparnasse

 

Site du théâtre ICI
mardi au samedi 21h - dimanche 17h

Candide

Voltaire

 

Adaptation et mise en scène Didier Long
Avec Charles Templon, Cassandre Vittu de Kerraoul, Sylvain Katan
Avec la voix de Claude Aufaure
 
Décor : Jean-Michel Adam
Lumière : Denis Koransky
Musique : François Peyrony
Costumes : Corinne Rossi
 

Candide un bien charmant jeune homme, amoureux de la belle Cunégonde, fille de son maître, ils ne sont pas hélas du même milieu, Candide est renvoyé, il parcourt le monde, il mettra à l’épreuve sa naïveté, son sens de l’honneur.

Il retrouvera sa belle Cunégonde, bien meurtrie mais toujours vaillante et son précepteur Pangloss lui aussi bien malade, souffreteux, qui était porté sur la bagatelle, ce qui ne lui a pas réussi...

D’autres rencontres bien sûr, mauvaises ou indulgentes, et puis enrôlé dans l’armée, la guerre, la faim, le fanatisme, enfin un monde peu réjouissant !

Didier Long a adapté fort habilement, ce conte de Voltaire,  il est accompagné par de merveilleux comédiens qui jouent plusieurs personnages, Claude Aufaure prête sa voix à notre auteur.

«Cultivons notre jardin » sera la réponse optimiste de notre Candide.


 Anne Delaleu
Poche-Montparnasse
2 février 2025

 



vendredi 11 février 2022

Huis clos - Sartre - Théâtre de l'Atelier

 

Site du théâtre ICI
durée 1h20
mardi au samedi 19h
jusqu'au 18 mars 2022

Site du TPA ICI


Huis clos

Jean-Paul Sartre


Mise en scène Jean-Louis Benoit et Antony Cochin

Lumières Jean-Pascal Pracht

Costumes Marie Sartoux


Avec Maxime d'Aboville, Marianne Basler, Mathilde Charbonneaux, Antony Cochin



Une porte donnant sur une pièce, couleur dominante rouge, des housses sur les meubles, où est-on ? voilà deux hommes, l’un a l’air de connaître les lieux, l’autre demande avec inquiétude s’il peut sortir, ce qui amuse beaucoup le gardien. On saura plus tard que Garcin était journaliste et qu’il est mort fusillé.


Quelques temps après, le gardien fait entrer une femme, elle est nerveuse, cherche une certaine Florence, ne s’occupe pas du tout de Garcin. Ils ont chacun leur divan, leur territoire, Inès était amoureuse de Florence, elles se sont suicidées, Inès pensait la retrouver dans ce lieu.


Et Estelle fait son entrée, élégante, jolie, Inès n’est pas indifférente. Estelle “voit” son enterrement et fait le constat de l’hypocrisie de sa famille. Elle a aussi un lourd secret.


Ces trois personnages après les présentations, vont s’affronter, se supporter, ils auront l’opportunité de fuir ce lieu, mais non, ils se résignent et après tout pourquoi ne pas continuer à se déchirer, ils n’ont plus que ça à faire de toute façon !


« L’enfer, c’est les autres », réplique connue, l’enfer c’est soi-même aussi, nous avons la liberté d’agir, de penser.


La mise en scène de Jean-Louis Benoit et Antony Cochin fait ressortir l’humour du texte, c’est vrai que l’on sourit souvent, les situations cyniques, le jeu des comédiens. Maxime d’Aboville sait jouer de son charme, Marianne Basler distille son venin avec bonheur, Mathilde Charbonneaux joue parfaitement la jeune écervelée antipathique et monstrueuse.


Un trio infernal que l’on a plaisir à suivre !


Théâtre de l’Atelier

11 février 2022

Anne Delaleu

samedi 28 août 2021

Montagne, les essais - H. Briaux - Théâtre de Poche Montparnasse

 


Site du théâtre ICI
durée 1h10
mardi au samedi 19h
jusqu'au 30 octobre 2020

Montaigne, les essais


adaptation pour le théâtre, Mise en scène et interprétation Hervé Briaux


Accompagnement scénique, Scénographie et costume Chantal De La Coste

Création sonore, Nicolas Daussy

Lumières, Morgane Rousseau




La scénographie nous plonge dans un univers étoilé, le narrateur s’éveille, prend le temps de s’ébrouer, et nous prend à partie.


Il nous parle de société, pourquoi ne pas accepter l’autre, ses différences de culture, de religion ? Il a aussi l’esprit de contradiction, ménager les susceptibilités des uns et des autres, être d’accord avec l’un ou l’autre.


“Malheureux celui qui n’a pas un coin pour se cacher !” quelle belle vérité, lui passait son temps dans sa bibliothèque, heureux d’être entouré de livres, qui prêchait l’oisiveté - pas trop - mais si utile pour se ressourcer, se retrouver.


S’échappant de l’enfer de Machiavel, nous retrouvons avec plaisir Hervé Briaux, il a adapté une partie des essais, pas facile de choisir dans ce monument de la littérature. Il a de la présence, de l’humour, j’aurai préféré par contre un peu plus de “lumière”, la pénombre au bout du compte m’a dérangé un peu.


Montaigne est à lire et relire, c’est un parfait humaniste, ses réflexions sur l’éducation, le temps de vivre, le temps pour s’ennuyer (et oui !) sont des messages toujours d’actualité.



Anne Delaleu

Théâtre de Poche Montparnasse

28 août 2021




samedi 31 août 2019

Madame de la Carlière - Diderot - Lucernaire



Site du théâtre ICI
durée 1h15
jusqu'au 3 novembre 2019

Madame de la Carlière
Denis Diderot

Mise en scène Hervé Dubourjal

Caroline Silhol et Hervé Dubourjal

Elle, très élégante dans une superbe robe de soirée rouge, lui en costume, ils tiennent leurs verres à la main, et trinquent mais à quoi ?
Il enlève le drap qui recouvre deux mannequins sur pied et l’on découvre deux costumes d’époque, masculin et féminin, ce sont Madame de La Carlière et le chevalier Desroches.

Nos deux amis, vont nous conter l’histoire de Madame de La Carlière, veuve, et de son second mari, le chevalier Desroches. Elle et lui, prennent la parole, ils ont entendu ceci ou cela, les paroles vont vite ainsi que les jugements.

Madame de La Carlière est éprise et accepte la demande en mariage du Chevalier, mais elle pose ses conditions, elle veut une absolue fidélité, s’il n’en est pas capable et bien soit, elle restera son amie. Bien entendu Desroche lui jure ses grands dieux, qu’il lui sera fidèle. Hélas, elle passe du temps avec leur fils, trop de temps et le Chevalier s’ennuie…

Elle veut se venger de l’ingrat et se sépare de lui, emportant leur enfant, hélas malgré les pleurs et le remords du Chevalier, elle ne reviendra pas sur sa décision, et finira par entraîner dans la mort, son jeune enfant, trop faible pour l’allaiter.

Nos deux amis, continuent le jeu, et parfois redeviennent des comédiens, elle lui faisant des remarques sur sa façon de dire un mot. Puis ils sont la foule, les cancans, les “pour” et les “contre” Madame de La Carlière. Jugements hâtifs, revirements de situation. voilà cette pauvre femme bien mal aimée et incomprise.

Caroline Silhol et Hervé Dubourjal nous offrent de beaux moments de théâtre, de beau texte, d’humour, une mise en scène poétique, créative.

photo : Yan Malaise

Un moment de grâce au Lucernaire vous dis-je !


Anne Delaleu
31 août 2019
théâtre du Lucernaire