Monet, Renoir et Bazille
Vincent Marc
Mis en
scène par Julien Gallix
Avec Emma Boddaert, Théophile Douin, Édouard Edilber, Marceau Gavrel, Gabriel
Mirété et François-Xavier Drevet
Mes coups de coeur sur le spectacle vivant: théâtre classique, contemporain, cirque, marionnettes, musical, pour les grands et pour les enfants ! Membre de l'Association professionnelle de la critique, Théâtre, Musique et Danse
Monet, Renoir et Bazille
Vincent Marc
Mis en
scène par Julien Gallix
Avec Emma Boddaert, Théophile Douin, Édouard Edilber, Marceau Gavrel, Gabriel
Mirété et François-Xavier Drevet
Nous
voilà donc devant l’expert d’un musée londonien, furieux, mettez-vous à sa
place, on vient de lui apprendre et confirmer que le tableau de Vermeer qu’il a
prêté au Louvre est un faux, la bakélite que l’on a relevé dans le tableau n’a
été trouvé qu’en 1907 !
C’est alors qu’apparait comme par magie, Han van Meegeren le faussaire qui pourrit la vie et le « five o’clock » de l’expert !
Il n’est pas gêné Han, après tout, c’était un peintre de talent, et il a essuyé refus et moqueries ! En 1920, il décide de créer de faux Vermeer, les experts n’y voient que du feu…
Même le Maréchal Goering en personne, grand amateur de Vermeer, ne se doute de rien ! et achète grand nombre de toiles à Han. Mais la supercherie va être découverte et fera trembler le monde de l’art !
Cette comédie, fort drôle, sur les faussaires et particulièrement sur Han van Meegeren, que je ne connaissais pas, me fait maintenant douter, lorsque je vais voir une exposition et que j’admire les œuvres, est-ce que c’est bien du peintre ou un faux ?
Je me souviens d’ailleurs avoir vu il y a quelques années une rétrospective Vermeer à Paris…
Le duo François Barluet et Benoît Gourley fonctionne à merveille, une comédie à voir pour rire et s’instruire !
François Barluet est également l’auteur de la pièce à succès « les collectionnistes » qui se joue à Avignon au théâtre des Gémeaux, après son triomphe à Paris.
François Barluet
Van Gogh, deux frères pour une vie
Création, mise en scène et interprétation
Sous le regard bienveillant d’Annie Vergne
Ghislain Geiger (Théo) et Julien Séchaud (Vincent)
Vincent peint, Théo vend, ils ont un amour fraternel indéniable et sans réserve.
Difficile d’être le frère d’un génie ! il
faut le protéger de lui et des autres, les amours compliquées de Vincent, son
licenciement de chez Goupil, il ne supporte pas que l’art soit une marchandise !
et puis Vincent pour suivre la tradition familiale veut devenir pasteur,
mais il est instable, irritable. Il en faut de la patience…
Ses crises de démence, sa dépression, Théo tente en vain de gérer mais fait en sorte que Vincent ne manque de rien. Ils se retrouvent à Paris, avec toujours le même bonheur, Théo n’a pas une grande santé non plus. Il se rend bien compte que son frère va de plus en plus mal, il lui fera rencontrer le docteur Gachet. Vincent s’entendra bien avec lui, mais sa folie l’emportera. Théo malade, le rejoindra quelques mois plus tard. Sa veuve fera transférer sa dépouille auprès de Vincent. Elle s’occupera de faire connaître l’œuvre de son beau-frère.
D’après la correspondance des deux frères Van Gogh. Ghislain Geiger campe un Théo solide, humain, Julien Séchaud est le fragile Vincent, toujours prêt à aider les autres, mais en proie à des crises de démence impressionnantes.
Un spectacle émouvant, interprété avec beaucoup d’intensité et de délicatesse.