mardi 31 janvier 2017

Abigail's party - M. Leigh - Poche Montparnasse



Site du Poche Montparnasse ICI
mardi au samedi 21h - dimanche 15h
durée 1h30


Abigail’s Party
De Mike LEIGH

Adaptation de Gérald SIBLEYRAS
Mise en scène de Thierry HARCOURT

Avec : Cédric CARLIER (Anthony), Dimitri RATAUD (Peter), Alexie RIBES (Angela), Lara SUYEUX (Beverly), Séverine VINCENT (Susan)


Londres, en 1970, Beverly est à la pointe de la mode, elle pose, elle s’admire, fardée comme une actrice de série télé genre « Dynastie », elle doit rire de se voir si belle en son miroir !

Peter son mari rentre exténué de son bureau, et il n’a pas mis un pied sur le tapis qu’elle l’agresse déjà, nerveuse, agaçante, elle lui rappelle qu’ils reçoivent ce soir leurs nouveaux et jeunes voisins, ainsi que leur amie Susan, qui préfère s’échapper de la party de sa fille Abigail.

Angela, infirmière jolie blonde, une silhouette de rêve et son Antony, beau gosse, mais qui ne peut pas placer un mot sans que sa femme intervienne et réponde à sa place. Tous les ingrédients sont là pour passer une épouvantable soirée, délirante et à hurler de rire pour les spectateurs.

La conversation ? enfin disons, les paroles dites ne sont guère intéressantes, vides de sens, Beverly veut jeter la poudre aux yeux et surtout séduire Antony. Peter étouffe, et gêné par le comportement de sa femme,  n’a comme échappatoire que de proposer à Antony d’aller voir ce qui se passe chez Susan, celle-ci est embarrassée, surtout par le comportement autoritaire de Beverly, qui abuse trop du gin (et de Julio Iglesias), Angela est gentille, mais ne dit jamais non, surtout pour le gin. Le son monte, et le ton aussi, la haine atteindra son paroxysme et les vérités ne seront pas bonnes à dire ni à écouter pour certains.

On rit beaucoup, la mise en scène vivante et drôle, des comédiens extraordinaires, une pièce qui ne laisse pas indifférent. Une très bonne surprise théâtrale !

Anne Delaleu
31 janvier 2017

Le bal - I. Nemirowski - théâtre Rive Gauche



mardi au samedi 19h
site du Théâtre Rive-Gauche ICI
durée 1h20
Photos Théâtre Rive Gauche - Droits réservés

Le bal
Irène Nemirowski
Adaptation Virginie Lemoine
Mise en scène Virginie Lemoine et Marie Chevalot

Avec Lucie Barret, Brigitte Faure, Serge Noël, Françoise Miquelis, Pascal Vannson


Antoinette est une « pauvre petite fille riche », elle a 14 ans des rêves plein la tête et surtout des parents, nouveaux riches, sans éducation, l’argent n’achète pas tout…

Mme Kampf arrogante, soucieuse de considération sociale, propose à son mari d’organiser un bal. Ils sont prêts à tout et même à inviter tout ce que Paris compte de vrais ou faux aristocrates, bourgeois, banquiers, négociants, passant même sur les « défauts » de certains.


Antoinette est laissée aux mains d’une gouvernante anglaise, soucieuse surtout de son petit ami. Quant à sa mère, elle ne cesse de rabrouer sa fille,  a peu de tendresse envers elle et surtout refuse à Antoinette d’apparaître au bal.


Antoinette se vengera de cet affront, sans l’avoir prémédité d’ailleurs, mais l’occasion est trop belle…

Les décors sont soignés, nous sommes dans le salon 1920 du magnifique hôtel particulier. Puis changement de scène et de décors, dans la chambre de la jeune fille, puis l’appartement de Mlle Isabelle, son professeur de piano, vieille fille médisante et prompte à taper sur les doigts peu habiles de son élève.


J’avais adoré ce court roman paru en 1930, puisé dans les souvenirs d’enfance d’Irène Nemirowski, et j’ai trouvé l’adaptation fidèle. Irène et son mari sont morts en déportation, leurs filles ont été sauvées et cachées jusqu’à la Libération. Leur père leur avait laissé une valise contenant des effets personnels dont le dernier roman d’Irène « Suite française » qui sera publié en 2004 et obtiendra le prix Renaudot à titre posthume.

L’Interprétation est excellente, on rit beaucoup devant la bêtise de ses nouveaux riches, une belle unité dans la direction d’acteurs.


Anne Delaleu
31 janvier 2017

lundi 30 janvier 2017

Made in Paris - Théâtre BO Saint Martin



 Informations pratiques sur le site ICI


MADE IN PARIS
Le show musical

Tous les lundis et mardis à 20h00
Durée du spectacle 1h10

mise en scène  Jean-Luc Voulfow


Beatrice Costantini aime Paris et le chante !

Spectacle, show musical, déclaration d’amour à la Capitale, autour de 25 chansons incontournables qui nous donnent à réentendre les textes poétiques de Léo Ferré, Charles Aznavour, Francis Lemarque, Jacques Dutronc, Guy Beart et bien d’autres.



Béatrice Costantini, flamboyante de rousseur et d’énergie, a dû faire un choix difficile entre plus de 1000 chansons,  qu’elle veut faire connaitre aux jeunes générations grâce aux arrangements de Michaël Lecoq  qui l’accompagne au clavier, elle est brillamment accompagnée également par la violoniste Caroline Stenger.

Annie Lozach
30 janvier 2017

La femme tiroir - Wedia - Espace GAELE'M




Site de Espace GAELE’M ICI

Tous les lundis à 20h30 jusqu’au 27 février 2017
 Durée 1h15


La femme tiroir
De et avec Wedia

C’est sous la belle verrière de l’espace GAELE’M, dans un écrin de blancheur, que nous découvrons Wedia,  jeune artiste aux multiples talents de comédienne, danseuse, peintre et écrivain, dans son nouveau spectacle : « La femme tiroir ».

Elle va dévoiler progressivement,  avec émotion et impudeur sa vie de femme, se livrer,  nous renvoyant à nos propres sentiments.

Elle dialogue avec la musique, la bande son, qui fait écho à sa propre voix, raconte le désir, l’amour, l’attente, l’angoisse, « pas si facile de mourir » dira t- elle.

Jouant avec l’ampoule nue au bout d’un fil, esquissant des pas de danses,  Wedia « funambule en cadence »,  traverse l’espace dans sa chemise blanche d’homme,  joue avec les objets scénographiques  de  papier blanc créés par Janique Bourget, qui s’animent au gré de ses désirs et des manipulations.


Le nouveau spectacle est une adaptation et la fusion de deux recueils de nouvelles, «La Femme Tiroir »  paru en 2012 et récompensé par de nombreux prix, et  « In Hôtel Rooms » paru en 2015.
  
Annie Lozach

vendredi 27 janvier 2017

Alma Mahler Eternelle amoureuse - M. Delaruelle - Petit Montparnasse


Site du théâtre ICI
mardi au samedi 19h - dimanche 17h30
durée 1h30

Alma Mahler
Eternelle amoureuse
Marc Delaruelle

Mise en scène Georges Werler
Avec Geneviève Casile, Julie Judd, Stéphane Valensi

Un après-midi pluvieux à New York en 1960, un salon cossu, une femme élégante, mais qui jure comme un charretier ! Alma est furieuse, son éditeur américain est en retard. Ils doivent corriger les épreuves de ses mémoires. Pour se consoler elle abuse un peu de la dive bénédictine...

Alma est une femme cultivée, passionnée mais surtout une véritable harpie, c’est ce qu’apprendra à ses dépens ce malheureux John qui n’a même pas le temps de souffler, lui qui est trempé jusqu’aux os en arrivant enfin chez elle !

Alma a grandi dans une famille artiste, c’est une musicienne accomplie et quoi de plus normal que de devenir Mme Gustav Mahler. Elle a eu quelques coups de cœur avant son mariage, Gustav Klimt lui aurait donné son premier baiser...


Alma, devient l’épouse du Directeur de l’opéra de Vienne, mais elle doit s’en contenter. Elle compose, mais Mahler est le seul génie de la famille ! Frustration certes compréhensible, elle aura une liaison avec celui qui allait devenir plus tard, son second mari, Walter Gropius, architecte de talent distingué et futur directeur du Bauhaus. Elle se console aussi en lisant les poèmes de Franz Werfel... qui sera son troisième mari.

Elle a vécu d’art et d’amours, liaison tumultueuse avec le peintre tourmenté Kokoschka, douleurs aussi de la perte de ses enfants. Elle a été une personnalité majeure du monde intellectuel et artistique à New York.

La mise en scène est vivante, le texte drôle et émouvant. Julie Judd joue en « miroir » Alma jeune femme, ses aventures, ses combats, ses passions, et Stéphane Valensi parvient à jouer tous les personnages masculins, aidé par un accessoire ou un costume, une expression. Du grand art pour les trois comédiens. Geneviève Casile impose son autorité avec grâce et humour.


Le hasard a fait que je suis allée voir cette pièce, le jour même du décès d’Henry-Louis De La Grange, grand biographe de Mahler. A noter aussi en ce moment à Paris au musée des Arts décoratifs, une exposition sur le Bauhaus. Alma fait parler d’elle en ce moment !

Anne Delaleu
27 janvier 2017

jeudi 26 janvier 2017

Piège mortel - I. Levin - théâtre La Bruyère


site du Théâtre La Bruyère ICI

Piège mortel
Ira Levin (1927 - 2009)

 Adaptation Gérald Sibleyras - Mise en scène Eric Métayer
avec Nicolas Briançon, Cyril Garnier, Virginie Lemoine, Marie Vincent et Damien Gajda


Intérieur de maison cosy, chaleureuse, en dehors des armes « de fiction » accrochées au mur, un feu de cheminée crépite, qui pourrait croire que le drame rode dans cette demeure ? Mira tricote, son mari Sydney assis à son bureau désespère de ne pas retrouver le succès.


Sydney a reçu un script qui le laisse pantois, un de ses élèves Clifford, a écrit une pièce policière originale, il en est jaloux, à force d’écrire des romans policiers, il devient maître en la matière et une idée terrible et diabolique germe dans son esprit au grand désarroi de Mira.

Clifford vient passer un moment chez son maître pour quelques rectifications dans le texte, mais tout ne se déroule pas comme prévu. Pouvoir, succès, argent, tous les vilains ingrédients sont là pour concocter un petit meurtre.


Les Brown ont pour voisine, Helga, voyante allemande renommée, elle « sent » le malheur dans la maison, elle a un côté «Walkyrie» et un accent à couper au couteau qui amuse bien Sydney (et nous aussi !). On rit de ses « prédictions », quoique...

Une bonne pièce, bien écrite, mise en scène saisissante et jeu des comédiens dynamique. Nicolas Briançon est brillant et inquiétant, face à l’énigmatique Cyril Garnier. Virginie Lemoine épouse effacée et amoureuse, Marie Vincent en voyante très lucide l’air de rien, et Gamien Gadja qui en dehors de porter le même pull que Clifford, a peut être des relations ambigües avec Sydney.

Alfred Hitchcock avait demandé que l’on ne divulgue pas le nom de l’assassin dans « Psychose », mais un jour, un spectateur ayant donné un ridicule pourboire à l’ouvreuse du cinéma, celle-ci par vengeance lui a tout révélé de la fin du film. Donc public préparez votre monnaie !!

Anne Delaleu
26 janvier 2017

mercredi 25 janvier 2017

Hôtel des deux mondes - EE Schmitt - théâtre Rive Gauche



Site du théâtre ICI
Photos Fabienne Rappeneau
durée 2h

Hôtel des deux mondes
De Eric-Emmanuel Schmitt
Mise en scène Anne Bourgeois

Davy Sardou, Jean-Paul Farré, Jean-Jacques Moreau, Michèle Garcia, Odile Cohen, Noémie Elbaz, Günther Vanseveren, Roxane Le Texier

Drôle d’endroit... deux portiques A et V, et puis un ascenseur ultra sophistiqué. On se croirait dans un labo spatial ! Deux jeunes gens en blanc attendent l’ouverture de la porte. Un jeune homme sort de l’ascenseur, il titube se tient la tête, on le conduit à sa chambre.


De l’autre côté, un drôle de vieux bonhomme entre, suivi par un autre plus classique, distingué, et d’une charmante dame toute simple.

Le mage en est persuadé, un nouveau vient d’arriver ! Où sommes-nous, que font ces gens ? Le docteur « S » expliquera à Julien le nouvel arrivant, qu’il est dans ce qu’on pourrait définir comme l’espace entre la vie et la mort, après son accident, en attente...


Cette pièce donne à réfléchir sur le sens de la vie, que faisons-nous de notre vie sur Terre, croyant ou pas, quelle est notre destinée, a-t-on une seconde chance quand on est au bord de l’abîme ?

Le texte est un peu long, mais après tout c’est l’Eternité ! Jean-Paul Farré apporte son humour et son entrain, Jean-Jacques Moreau campe un Président d’entreprise impatient et désagréable, mais ses duos avec le mage sont irrésistibles, Michèle Garcia s’excuse d’être là, et apporte la touche d’humanité qu’il faut.
Odile Cohen est le docteur « S » ou bien l’Ange Heurtebise, qui sait ? Davy Sardou et Noémie Elbaz forment le couple d’amoureux pour donner un sens à leur « vie ».


Une belle distribution pour cet hôtel des deux mondes.

Anne Delaleu
25 janvier 2017

mardi 24 janvier 2017

Ensemble - F. Marra - Petit Montparnasse


 site du théâtre ICI
du mardi au samedi 21 h
dimanche 15 h
1h30

Ensemble
Fabio Marra
Mise en scène de  l'auteur
avec Catherine Arditi, Sonia Palau, Floriane Vincent et Fabio Marra

Isabella, retraitée, n’a pas d’amis, sa seule famille, son fils Miquelé adulte handicapé. Sa fille Sandra, a fuit la maison et la lourdeur de cette vie, qu’elle ne voulait pas, les non-dits et les malentendus lui ont fait penser que sa mère ne l’aimait pas et ne voulait pas s’occuper d’elle.

Miquélé, handicapé est un petit garçon d’une trentaine d’années, il continue à faire des farces à sa mère, il sait très bien ce qu’il fait, la mettre en rogne pas méchamment ça l’amuse ! Isabella a tout sacrifié pour lui, ils vivent modestement au 7ème étage d’un immeuble sans ascenseur, tout est compliqué, matériellement.


Sandra revient à la maison elle va se marier, mais elle n’a pas dit à la belle-famille qu’elle avait un frère handicapé mental. Elle est DRH dans une entreprise de téléphonie, recrute des commerciaux.  Un jour Claudia se présente, charmante, humaine elle souhaite par-dessus tout rendre service aux autres, alors commerciale, pas vraiment pour elle, mais quand même elle réussira son entretien (inoubliable et très drôle !), et entrera dans la vie de la famille par un hasard qui fait bien les choses !

Que dire, émotion, rires, pas de pathos, Catherine Arditi est une Mama tendre. Fabio Marra n’a pas le rôle le plus facile, mais sans forcer le trait, on a envie de le chouchouter et de le taper parfois ! Sonia Palau, est une Sandra attachante, malheureuse, maladroite aussi. Floriane Vincent a une « chiacchierata » digne d’une italienne, elle apporte gentillesse et fraicheur dans la pièce.


Difficile de juger, personne n’est coupable ou égoïste, on survit comme on peut. On s’aide comme on peut, le principal c’est d’être ensemble, c’est tout.

Anne Delaleu
24 janvier 2017

samedi 21 janvier 2017

Banque centrale - F. Chevallay - théâtre Les Déchargeurs




Site du théâtre ICI
tous les samedis à 19h30
durée 1h

Banque Centrale
Texte,  mise en scène Franck Chevallay, Alexandre Zloto

Ça débute un peu comme une histoire drôle « un fou, pieds nus se prend pour l’Etat », là en effet, le fou en question est interné, il nous conte comment on troque, on échange, on transforme.

Il propose même de régler en « morceaux de sucres », (pour l’anecdote le sucre a été la monnaie officielle de l’Equateur jusqu’en 2000 !)


Le fou nous explique la vie, la création de la monnaie, de l’épargne, depuis la nuit des temps, à sa manière, humoristique, caustique, mais nous fait toucher du doigt les pièges et autres engrenages dont nous sommes les victimes consentantes ou pas.

Dans son asile, il y a un fou qui se prend pour l’Etat, un autre pour l’Europe, et ça consomme tout ça ! Notre fou décide de devenir la Banque Centrale, attention les dégâts !

Le fric, le pognon, le flouze, l'économie ne me passionnent pas vraiment, (j’ai une banque comme tout le monde) mais surtout, ce spectacle met en valeur les qualités de comédien de Franck Chevallay et c’est ce qui compte le plus, il est gamin, imitateur, homme-orchestre et ça vaut son pesant d’or !

Anne Delaleu
21 janvier 2017

vendredi 20 janvier 2017

L'Aigle à deux têtes - J. Cocteau - théâtre du Ranelagh


Site du théâtre ICI pour les dates et horaires
jusqu'au 30 mars
durée 1h40

L’aigle à deux têtes
Jean Cocteau

Mise en scène : Issame CHAYLE

Avec :
Delphine DEPARDIEU La Reine
Alexis MONCORGÉ Stanislas
François NAMBOT Le Comte
Julien URRUTIA Félix
Salomé VILLIERS Édith


Une jeune reine s’est éloignée du monde après la mort tragique de son mari, assassiné le matin de leurs noces, il y a dix ans. Elle se voile la face, au sens propre et figuré. Hautaine, elle méprise sa lectrice Edith, celle-ci il est vrai, est à la solde de l’Archiduchesse, belle-mère de la reine.

La reine peut compter sur Félix, duc de Willenstein, ancien fidèle du roi. Edith était fiancée à Félix mais l’archiduchesse les a fait rompre, estimant que le couple était mal assorti.

C’est la nuit, l’orage gronde, la reine aime l’orage, elle est seule dans sa chambre, surgit un jeune homme, sosie du roi. Il est là pour la tuer elle en est sûre et le souhaite ardemment.
Voilà le sujet,  l’histoire piochée dans la grande Histoire des Wittelsbach, amour, folie, politique, mort (Ludwig et sa cousine Elisabeth d’Autriche).

Je n’ai pas été convaincue par la mise en scène, peu de décors, ne parlons pas des costumes, et surtout une musique de scène trop présente. Je n’ai pas bien saisi non plus l’énigme des gants rouge... De plus, faire jouer les comédiens dans la salle, ce n’est pas nouveau et plus personne n’y prête attention attendant qu’ils regagnent la scène !

L’interprétation manque peut être de poésie, malgré le talent de Delphine Depardieu et d’Alexis Moncorgé. La bonne surprise vient de Salomé Villiers parfaitement dans son rôle de femme blessée.


« L’aigle à deux têtes » dans ce bijou de théâtre qu’est le Ranelagh et qu’aurait apprécié le roi fou Ludwig....

Anne Delaleu
20 janvier 2017

jeudi 19 janvier 2017

Folle Amanda - Barillet et Grédy - Théâtre de Paris



Diffusion sur TF1 le samedi 21 janvier

Folle Amanda
Barillet et Grédy
Mise en scène : Marie-Pascale Osterrieth

Avec Michèle Bernier, Arielle Dombasle, Patrick Braoudé, Pierre Cassignard,
Philippe Lelièvre, Roland Marchisio

Pour fêter dignement les 50 ans de l’émission culte « Au théâtre ce soir » qui a fait les beaux soirs de la télé, le théâtre de Paris, nous convie à une des pièces les plus marquantes, créée par Jacqueline Maillan « Folle Amanda », et dont son mari Michel Emer avait composé les chansons.

Nous sommes dans les années 70, Amanda est une ancienne gloire du music-hall, elle a été très cigale et pas du tout fourmi ! Toujours dynamique et de bonne humeur, hélas, ce n’est pas vraiment la meilleure façon de payer ses factures... Elle a été mariée, heureuse, mais voilà Philippe a préféré la quitter pour épouser un compte en banque et devenir Ministre !


Sa sœur, la charmante Lucette l’aide financièrement, et l’encourage à publier ses Mémoires. Mais voilà, les mémoires d’une chanteuse dont le mari est ministre, ça ne fait pas sérieux, autre temps autre mœurs... Philippe s’invite chez Amanda pour lui demander de renoncer à publier son livre.


Michèle Bernier ne tente pas d’imiter « la Maillan » et compose son personnage de façon plus tendre et amicale, très complice avec Arielle Dombasle, qui joue avec humour Lucette la « fourmi ». Les messieurs ne sont pas en reste, Patrick Braoudé, charmeur et fieffé menteur, Roland Marchisio, amoureux transi, Pierre Cassignard râleur et Philippe Lelievre antiquaire un peu précieux. Des répliques qui font toujours rire, les quiproquos, tous les ingrédients sont là pour une sympathique soirée de théâtre, menée tambour battant en boa rose et strass !



Et le final comme la tradition le voulait lors des émissions, « les décors sont de..., les costumes de... » Michèle Bernier cite les auteurs, la metteure en scène, les artistes, sous nos applaudissements. Le public a suivi, claqué des mains, rit, et chantonné « Paulo ». 


Anne Delaleu
19 janvier 2017

mercredi 18 janvier 2017

L'Odyssée de bric et de broc - Comédie Saint-Michel




Site du théâtre ICI dates supplémentaires pour les vacances
les mercredis 16h30 et dimanches 14h

L’Odyssée de bric et de broc
Mise en scène : Logann Antuofermo
Avec : Salomé Benchimol, Martin Alcouffe, Ugo Pacitto,Thibault Prigent, Logann Antuofermo, Pauline Marey-Semper

Une sympathique version de l’Odyssée d’Homère « de bric et de broc » c'est le cas de le dire, les comédiens se donnent à fond pour raconter, à leur manière, qui n'est pas des plus orthodoxes, les aventures d'Ulysse et ses compagnons, pour retourner vers Ithaque et la douce Pénèlope.


Comme seul décor un grand panneau fourre-tout, des lucarnes qui figure la télé, avec un vieux barbon raseur et barbu qui tente de nous conter, de façon plus académique l’histoire d’Ulysse. 

Mais voilà... détournement d’objets usuel, de matières plus ou moins nobles, mais arrangés à leur sauce crétoise, ça devient poétique, amusant, créatif !

Et comme les saltimbanques d’autrefois, on voit l’envers du décor, les situations cocasses, mais respect de l’Histoire quand même ! J’avoue que le fiston Télémaque en crise d’ado, et les prétendants de Pénélope m’ont bien fait rire. Quelques blagounettes ont dû passer par-dessus les bouclettes des petits mais les grands en ont bien profité.


Et quelle plus belle récompense que le rire des enfants dans la salle !


Anne Delaleu
18 janvier 2017

vendredi 13 janvier 2017

Rimbaud Verlaine - C. Hampton - théâtre de Poche Montparnasse


site du théâtre ICI
Mardi au samedi 21 h
Durée 1h40

Rimbaud – Verlaine Eclipse totale
Christopher Hampton
Adaptation et mise en scène Didier Long
Avec Julien Alluguette - Didier Long, Jeanne Ruff


Verlaine, Rimbaud, tout est dit, dans l’évocation de ces deux noms, deux monstres, deux génies de la poésie. Pas bien fréquentables certes, Rimbaud et ses idées bien arrêtées sur la poésie, le monde, les femmes, Verlaine semble plus en retrait, mais passionnément épris de ce jeune homme.

Julien Alluguette est un jeune Rimbaud fougueux, un débit un peu rapide au début, le trac sans doute. Didier Long est un Verlaine tourmenté et la charmante Jeanne Ruff, déjà vue dans "Chère Elena" apporte un peu de fraîcheur dans cette "descente aux enfers", pauvre Mathilde Verlaine, épousée par amour ou non, recevant des coups de son mari sous l’emprise de «la fée verte».

Didier Long a su tirer la substance du film de Christopher Hampton sur les relations violentes et amoureuses des deux hommes et une histoire d’amour qui ne peut que mal se terminer, par d’incessantes fuites, d’exil, de tentative de meurtre.


Le principal reste leurs œuvres.

.Anne Delaleu
13 janvier 2017

mercredi 11 janvier 2017

Le Cabaret Blanche - théâtre 14


 Site du théâtre ICI

mardi, vendredi et samedi  à 20h30
mercredi et jeudi à 19h - matinée samedi à 16h

Le Cabaret Blanche
Un spectacle de Cristos Mitropoulos, Léo Guillaume
Avec: :Camille Favre-Bulle, Benjamin Fallett, Sylvain Deguillame, Pierre Babolat, Patrick Gavard-Bondet, Stéphane Bouba Lopez, Cristos Mitropoulos, Djamel Taouacht


Nous sommes en 1914. Un jeune tambour rêve de s’enrôler pour flanquer la pâtée aux allemands, il est fils d’immigré italien, mais on l’a trouvé trop petit pour l’engager et sauver sa patrie d’adoption ! Il file donc à Paris rejoindre son cousin mobilisé.

Dans le même temps à Paris au Cabaret Blanche, Violette rêve, s’amuse avec les costumes de cabaret, même coupe de cheveux que Colette (qui connaissait le sujet et l’envers du music-hall), Sandrex le comique de service, est terrorisé par Blanche, qui lui a confié sa petite sœur. Qui est-elle d’ailleurs ? Blanche est en réalité le « frère » de Violette. Il préfère donner le change et surtout éviter la mobilisation qui envoie les jeunes gens à la guerre.

Les musiciens viennent aussi de milieux différents, Mapiwa le guitariste qui vient de l’Ouest américain et Marcel le bossu, contrebassiste et jaloux de son instrument.

Les chansons du spectacle sont toutes de l’époque, et on ne faisait pas dans la dentelle... « Le trou de mon quai » en est un exemple, chanté ma fois fort bien et surtout interprété par Sandrex sans caricature.

L’histoire est assez simplette, disons que ça nous permet de voir et d’entendre des numéros musicaux bien chantés. Violette se transforme en « Mata Hari » pour un numéro de danseuse exotique, un trio tel que nous les voyions dans les musicals américains. Blanche aussi a du bagout et du tempérament.


Le tout m’a paru un peu long quand même... d'autant plus déçue que j'avais bien aimé les précédents spectacles "marseillais" de la compagnie.

Anne Delaleu
11 janvier 2017

mardi 10 janvier 2017

Vie et mort de H - H. Levin - théâtre de la Tempête



Site du théâtre de la Tempête ICI
mardi au samedi 20 h 
dimanche 16h
durée 2h15



Vie et mort de H (1972)
Pique-assiette et souffre-douleur
Hanokh Levin 1943-1999

Mise en scène Clément Poirée

Avec Moustafa Benaïbout, Camille Bernon, Bruno Blairet, Eddie Chignara, Louise Coldefy, Emilien Diard-Detoeuf, Laurent Ménoret, Luce Mouchel. 
Photos Antonia Bozzi


Une volée de portes dans les airs ou sur scène. Une atmosphère surréaliste.

H est un « Tanguy » quadra simplet, il est hébergé par Boubel et sa femme Emnopée, leur fille la jolie Fogra s’est entichée de H, mais pas par charité ou empathie.


Les Boubel sont mesquins, ridicules, lui en costume trois pièces à petits carreaux, elle blondasse, coiffée comme une actrice de série. Ils sont en admiration devant leur unique trésor : Fogra. Celle-ci va se marier, son fiancé Varsoviak ne relève pas le niveau. Elle manipule tout le monde jusqu’à l’absurde et a un égo surdimensionné.


H est amoureux de Fogra en secret, il est furieux, les Boubel d’un air suffisant lui ont bien signifié qu’il n’était pas invité aux noces ! Les Boubel, dans une autre scène auront la cruauté de singer la mort de sa mère quand il était petit garçon (mais a-t-il vraiment grandi ?) il n’a pas su quoi faire pour la sauver.


Il y a aussi un de ses amis, Adash Bardash, il se déplace comme monté sur ressorts, genre Nosferatu le vampire, cheveux et ongles longs, costume noir, arborant une écharpe où est inscrit « Carpe diem », pour un hypocondriaque quelle belle devise !


Un autre personnage aussi pour relier tout ce vilain monde, Pilo, qui provoque, incite à la méchanceté, et la pauvre Hannah serveuse du bar, peu reluisante et pas du tout glamour, elle aime en secret H, qui bien entendu ne la regarde pas. H a donc décidé de son suicide le jour des noces de sa bien-aimée, qui s’en fiche totalement, comme tous les autres !


J’aime l’univers déjanté de Levin, et cette œuvre de jeunesse, très bien mise en scène, et interprétée magistralement, m’a définitivement conquise ! 


Anne Delaleu
10 janvier 2017