jeudi 31 janvier 2019

Le lien - F. Bégaudeau - théâtre Montparnasse

mardi au samedi 20h30
samedi 17h30
site du théâtre ICI

Le lien

François Bégaudeau


Mise en scène: Panchika Velez

Avec Pierre Palmade, Catherine Hiegel et Marie-Christine Danède


Une salle à manger, le repas se termine, Christiane s’active mais hélas parle beaucoup, on ne peut pas l’arrêter ! Elle présente le fromage de chèvre à Stéphane, son fils, qui s’ennuie, semble perdu dans ses pensées, et se contrefiche que Carrefour City ferme pendant trois jours !

Alors, sans dire un mot il se lève, enfile son blouson, il part. A l’étonnement de Christiane il va répondre par des mots durs, parfois drôles, elle ne comprend pas ce qui arrive. Elle se fait une joie de recevoir son fils. Mais voilà, le comportement de sa mère atteint Stéphane, il est écrivain, un ego surdimensionné, puisque le reproche qu’il fait à Christiane, c’est de ne pas lire ses livres !

Christiane est veuve, elle ne se laisse pas aller, s’est fait des amis dont Françoise du cours de yoga, la réputation de son fils la dépasse un peu. Et puis après tout elle réagit comme n’importe quelle maman. Pour Stéphane ce n’est pas assez, s’intéresse-t-elle seulement à ce qu’il écrit ?  Alors il part dans des théories tirées par les cheveux, sous-entend qu’elle est peut être « nazie » « de droite ou de gauche », enfin il est un peu compliqué le petit !


En effet, elle n’a pas grand-chose en commun avec Stéphane, par contre, lorsque Françoise débarque avec son gâteau, là elles ont de quoi discuter ! Françoise comprend la situation, elle non plus, ne fait pas allusion aux livres de Stéphane, mais plutôt à son côté « people ». Elle le connaît depuis tant d’années.

Le thème de cette histoire est éternel, on a toujours quelque chose à reprocher à nos parents, et c’est lorsqu’ils sont partis que l’on éprouve des regrets, parfois des remords. Alors pourquoi ne pas aller dans la simplicité, ce que ne fait pas Stéphane, Christiane a des goûts simples, elle est loin d’être sotte, elle aime ses enfants, célèbres ou pas !

Catherine Hiégel est une mère bien patiente avec ce grand gamin désagréable, Pierre Palmade est drôle, tête à claques aussi, Marie-Christine Danède apporte réconfort et désamorce la situation.


Panchika Velez a su trouver l’ambiance qu’il fallait à cette comédie douce-amère, elle a signé de nombreuses mises en scène, dont «Au début » de François Bégaudeau, et plus récemment « Qui a peur de Virginia Woolf » au théâtre 14. 

Anne Delaleu
31 janvier 2019

Chanson Plus Bifluorée ... passe à table - théâtre La Bruyère

Tous les dimanches à 14h30 jusqu'au 10 mars 2019, à table !


à partir du 7 janvier 2019 tous les dimanches à 16h
durée 1h30
site du théâtre ICI 
Photos Armelle Perie

Chanson Plus Bifluorée … passe à table !


Mise en scène Marinette MAIGNAN

Avec Sylvain RICHARDOT : piano, guitare, chant (baryton léger), Michel PUYAU : guitare, chant (ténor), Xavier CHERRIER : chant (baryton)


Un menu bien concocté, mijoté, dont on savoure les paroles qui nous font voyager et qui éclatent en bouche, ça c’est du Top Chef ! Le trio nous fait bien rire, en reprenant des « standards » bien connus dont « Grosse chignole de nos amours ». Ils ont préparé un menu étoilé, de l’entrée au dessert avec du bon vin bien naturellement.

Tout est mouliné et cuit aux petits oignons, les OGM, chanson et sketch drolatiques, mais qui reprend une bien triste actualité. Les vegan en ont pour leur grade et on nage dans le bouillon ! Un certain Donald (pas le canard…) est roulé dans la farine, il le vaut bien ! Petit hommage au grand Charles Aznavour, à l’opérette, à l’opéra (Bouffe !) avec Roberto Alanoix . La politique ? oui avec un zeste de Mélenchon et ses coups de gueule.


Nous avons droit à une présentation de produits folkloriques du Pays Basque, et nous sommes invités à pousser la chansonnette, et apprécier une belle gourde OVP (Ours véritable des Pyrénées). 



Bref, vous le comprendrez comme dit le dicton « un rire vaut un steak » alors là nous avons notre compte de protéines ! Comme l’andouillette je leur attribue un AAAAA ! Excellents musiciens, clowns, danseurs. Marinette Maignan a su encore une fois mettre en valeur les qualités artistiques des trois compères.



La bonne bouffe ça va aussi avec l’amitié, et ils ne sont pas oublieux de leurs copains de Charlie, avec une bien émouvante chanson empruntée à Brel.

Anne Delaleu
12 novembre 2018


L'autre fille - A. Ernaux - Les Déchargeurs

Reprise aux Déchargeurs du 19 mars au 6 avril 2019


jusqu'au 1er décembre 2018
mardi au samedi 21h30 - durée 1h10
site du théâtre ICI

L’autre fille

Annie Ernaux


Mise en scène Marianne Basler et Jean-Philippe Puymartin

Plongés dans le noir, un bref instant, nous entendons  une voix nous confier : « c’est une photo de couleur sépia… », car c’est bien de confidences qu’il s’agit, nous allons être les témoins de la douloureuse écriture d’une lettre à une absente, une sœur morte, dont Annie Ernaux découvre l’existence lors d’une conversation chuchotée par sa mère à une cliente dans la boutique.

Elle a 10 ans lorsqu’elle entend sa mère prononcer ces mots terribles : “Elle était plus gentille que celle-là”.

Elle, c’est cette sœur, Ginette,  morte à 6 ans de la diphtérie, morte 2 ans avant sa naissance, et la découverte de ce secret familial bouleverse sa vie, la questionne, l’oblige à revisiter toute son histoire familiale, apportant un éclairage nouveau sur sa relation à ses parents.

N’est elle que la remplaçante de cette sœur idéalisée ? Elle découvre que tout ce qu’elle possède : son lit en bois, son cartable, appartenaient déjà à sa sœur « morte comme une sainte »

Il lui faudra plusieurs dizaines d’années, pour écrire ce texte adressé à « l’autre fille », car dit-elle,  « Celle là, c’est moi et 60 ans après je n’en finis pas de buter sur ce mot  gentille,»

La sobre mise en scène : un bureau, une chaise pour l’écriture, quelques photos pour raviver les souvenirs de ses parents, et surtout la délicate présence de la comédienne, participent à l’émotion des spectateurs, perceptible tout au long du spectacle.

Marianne Basler, est habitée par le personnage, jusque dans la ressemblance physique, elle nous accompagne avec sensibilité, dans  le douloureux cheminement de la mémoire enfouie, et de l’écriture qui délivre et nous interroge.

Annie Lozac'h
22 novembre 2018

mercredi 30 janvier 2019

Le prince travesti - Marivaux - théâtre 71


durée 2h15
site du théâtre ICI (pour les dates de tournées)
prochainement au théâtre Montansier de Versailles du 6 au 10 février

Le prince travesti

Marivaux


Mise en scène Yves Beaunesne

avec Nicolas Avinée (Lélio), Johanna Bonnet (Lisette, maîtresse d’Arlequin), Thomas Condemine (Arlequin), Jean-Claude Drouot (Frédéric, ministre de la princesse), Elsa Guedj (Hortense), Pierre Ostoya-Magnin (l’ambassadeur du roi de Castille), Marine Sylf (la Princesse de Barcelone) et Valentin Lambert musicien


Yves Beaunesne, situe l’histoire de nos jours, une histoire d’amour certes, mais le pouvoir y est omniprésent, l’argent aussi. Un splendide lustre, un immense escalier qui mène aux appartements, sur le côté un piano, sur lequel sont disposées des photos.

Hortense, jeune veuve (mal mariée), est logée chez son amie la Princesse de Barcelone, elle lui conte une aventure bien étrange et bien romanesque, elle a été sauvée par un inconnu alors que son carrosse était attaqué par des malfrats. La Princesse se confie à son tour, elle est demandée en mariage par le roi de Castille, elle ne sait que répondre, car son cœur est pris par Lélio, qui a remporté une belle victoire dans son armée, qui est devenu son favori au grand dam de Frédéric son ministre, qui convoite la tête du gouvernement.

Lélio, est un aventurier, mais il est surtout le prince de Léon, qui voyage incognito de pays en pays, pour connaître d’autres façons de gouverner. C’est un prince éclairé et courageux. Il pense toujours à la jeune personne qu’il a sauvée…

Arlequin, valet de Lélio, aime l’argent, les femmes, et la bonne chère. Peut-on l’acheter facilement, c’est ce que tente Frédéric, pour connaître l’identité de Lélio.

Amour, pouvoir, lutte des classes, argent, corruption, tout est finement présenté dans cette comédie de Marivaux.

La distribution est dominée par Jean-Claude Drouot, impressionnant Frédéric, Thomas Condemine est un Arlequin, drôle, véritable bête de scène disons-le ! Quelle énergie avec sa Lisette, Johanna Bonnet, ils forment un duo pétillant et drolissime !

Elsa Guedj, femme-enfant, elle a la fragilité qu’il faut pour le rôle, Marine Sylf est une princesse sûre d’elle et de son pouvoir. Nicolas Avinée campe un Lélio fantasque, sérieux souvent lorsqu’il s’agit de son amour. Pierre Ostoya-Magnin digne, élégant.

J’ai moins aimé les intermèdes chantés, ils ralentissent le rythme et n’apportent pas grand-chose. Mais j’ai passé un très bon moment de théâtre.

Anne Delaleu
30 janvier 2019
Théâtre 71 Malakoff

mardi 29 janvier 2019

Comme en 14 - D. Laurent - thếâtre La Bruyère



mardi au samedi 21h
samedi 15h30
durée 2h
site du théâtre ICI

Comme en 14

Dany Laurent

Mise en scène Yves Pignot

Avec Marie Vincent, Virginie Lemoine, Ariane Brousse, Katia Miran & Axel Huet


C’est reparti comme en 14, expression bien connue qui changera de chiffre plus tard…

Nous sommes en 1917, c’est bientôt Noël, Marguerite se fume une petite cigarette ma foi elle l’a bien méritée, elle est infirmière, elle fait avec les moyens du bord pour soulager les souffrances, elle a surtout besoin d’aide et manque de tout. Suzy est couturière de métier, bénévole à l’hôpital, elle a de l’énergie à revendre, Louise est de bonne volonté, est issue de la bourgeoisie, pas très efficace mais on fait avec ! Toutes les classes sociales se mêlent, s’entraident. Marguerite connaît depuis l’enfance Adrienne, la comtesse, veuve de guerre, son fils mal soigné par un médecin incompétent sera amputé d’une jambe. Son autre fils, Pierre est « l’innocent », amoureux de Louise et admirant Henri le grand frère.

Suzy est pacifiste, en temps de guerre, c’est risqué, elle a son réseau, et elle est surtout amoureuse d’Henry. Mademoiselle Marguerite, la vie ne lui a pas fait de cadeaux, mais elle est courageuse et débrouillarde. Suzy la choque certes mais la fait bien rigoler aussi !


Adrienne est courageuse, elle tient son rang comme on dit, c’est une amie sincère pour Marguerite, les classes sociales n’existent plus dans ces moments là. Elles rient, chantent, blaguent mais n’oublient pas leurs malades. Elles pensent aussi à l’avenir, au retour de leurs hommes, mais quand et dans quel état ?

Marie Vincent est une Marguerite humaine et efficace (elle a bien mérité son Molière !), Virginie Lemoine digne, sait trouver la pointe d’humour qu’il faut, Ariane Brousse a du tempérament, une belle voix, de la gouaille, Katia Miran est fragile, émouvante, Axel Huet est attendrissant.

Comment ne pas être émue par cette histoire, cet hommage aux femmes qui ont remplacé les hommes mobilisés. Je pense à mon histoire personnelle et familiale.

Une distribution menée de main de maître par Yves Pignot, une belle histoire racontée avec sincérité et humour.


Pour ceux comme moi qui aime les histoires et surtout les bons comédiens !

Anne Delaleu
29 janvier 2019
Théâtre La Bruyère

vendredi 25 janvier 2019

Localement agité - A. Bedouet - Théâtre de Paris/ salle Réjane

mardi au samedi 21h -
samedi 17h - dimanche 15h
site du théâtre ICI

Localement agité

Arnaud Bedouet

Mise en scène de Hervé Icovic
Avec Lisa Martino, Anne Loiret, Nicolas Vaude, Thierry Frémont, Arnaud Bedouet, Guillaume Pottier


Ah la Bretagne ! Ses rochers, sa mer, ses embruns ! Dans la maison familiale, se retrouve tous les quatre ans, quatre frères, leur sœur, et leur belle-sœur.
Pourquoi cette réunion familiale ? Le père de famille, un éminent professeur, intellectuel de renom, humaniste, est né un 29 février, et selon ses dernières volontés, il impose à ses enfants de répandre ses cendres vers le grand large le jour anniversaire, et par vent d’Est !
Quatre ans auparavant, ils avaient échoué, le vent n’était pas au programme, le sera-t-il cette année ?
Depuis, la vie des uns et des autres a évolué, Pierre est séparé de Jeanne, Boris le plus jeune a toujours des idées tordues qu’il trouve extraordinaire, ses frères refusent de subventionner ses folies douces. Clément tente vainement de sauver son ménage, Marie est toujours seule, sa vie personnelle est un naufrage, Yves garde la maison familiale et veille jalousement sur la mémoire du père. Marie par respect envers le défunt est présente.
Le journal intime du père va venir semer le trouble et le désordre.  L’honorable père de famille, l’intellectuel réputé va tomber de son piédestal.
La pièce de Arnaud Bedouet ne manque pas de profondeur ni surtout d’humour,  Il faut voir Thierry Frémont cherchant obstinément le réseau téléphonique sur un rocher,  Guillaume Pottier baba-cool aux idées saugrenues, Lisa Martino jeune femme perdue et touchante, Anne Loiret a la rude tâche d’être la soeur, elle prendra sa revanche sur ses frères. Nicolas Vaude, éditeur sauvé grâce aux recettes de cuisine, il a sa part de tristesse, il aime toujours sa femme. Arnaud Bedouet, le fils dévoué aura bien du mal à affronter la vérité.
« Le temps des cerises » réussira-t-il à fédérer tout ce petit monde ?

La mise en scène dynamique et inventive de Hervé Icovic servie par une excellente distribution. Une très bonne comédie avec un texte percutant et drôle, à voir en famille bien sûr !

Anne Delaleu
25 janvier 2019


mercredi 23 janvier 2019

Les franglaises - Bobino


Site du théâtre ICI
durée 1h40

Les Franglaises


Lorsque l’on prend place dans le théâtre, il faut bien reconnaître que l’ambiance est déjà dans la salle. Les Franglaises ont leur public, et c’est bien mérité. Ils n’ont pas volé leur Molière en 2015, et pour notre plus grand plaisir les voici de nouveau à Bobino,

Avez-vous tenté de comprendre le sens des paroles des chansons anglo-saxonnes ? Moi non plus, disons-le tout de go, les chanteurs américains ou britanniques ont un sens du rythme et de la mélodie inégalable. Les textes de chansons françaises n’ont pas toujours la poésie que l’on souhaiterait, mais nous voilà décomplexés avec le petit jeu suivant… Deviner et donner le titre anglais en écoutant les paroles françaises…


Not easy ! Mais le public trouve, et voici notre troupe de joyeux et délirants comédiens, qui interprète la chanson en français dans une traduction qui laisse à désirer... Comment ne pas résister à un Michael Jackson en tongs et bermuda qui essaie vainement de nous effrayer ! du couple « glamour » qui chante « ces mots stupides » avec un entrain qui donnerait le « bleu » à St Valentin. La petite qui réussit enfin à nous entraîner dans une chanson des « filles épicées », et l’autre qui n’a pas suivi le spectacle et qui chante « le douanier Rousseau » sous le regard effaré du maître de cérémonie ! Le pauvre fait un « brûlage », tout dégringole, part en vrille.

On rit du début à la fin, on chante, la sono est à fond (un peu trop…), rien n’est laissé au hasard, ce sont d’excellents comédiens, chanteurs, danseurs, musiciens.


Quelle énergie, quelle joie de vivre et de chanter. On sort de la salle en chantonnant… le douanier Rousseau !

Anne Delaleu
23 janvier 2019

mardi 22 janvier 2019

La dama boba - Lope de Vega - théâtre 13/jardin

jusqu'au 17 février 2019
mardi au samedi 20h - dimanche 16 h
durée 1h45
site du théâtre ICI

La Dama Boba (ou celle que l’on trouvait idiote)

Félix Lope de Vega


Mise en scène Justine Heynemann

Sol Espeche (Nise), Stephan Godin (Otavio), Corentin Hot (Turin), Rémy Laquittant (Liséo), Pascal Neyron (Duardo), Lisa Perrio (Clara), Roxanne Roux (Finéa), Antoine Sarrazin (Laurencio)


Une grande pièce, deux lits se font face, la chambre est délimitée par un tracé. Justine Heynemann a choisi d’adapter à notre époque, toujours en Espagne, cette histoire écrite en 1613.

L’histoire de deux jeunes sœurs, Nise élégante et cultivée, toujours un livre à la main, Finéa innocente et niaise, mignonne, mais ne comprenant rien de rien, en cela elle ressemble à Agnès de l’Ecole des femmes.

Otavio, le père ne souhaite qu’une chose marier tout d’abord Finéa, cela sera facile grâce à l’héritage de son oncle, il faut bien réparer la « nature », Nise n’aura pas de soucis pour trouver un mari (d’ailleurs elle a en secret un promis…). Mais quand l’esprit vient aux filles amoureuses, tout se complique… et la sotte ne l’est pas tant que ça. Hélas pour ces blanches colombes, les « promis » sont de vilains messieurs, mais on doit s’attendre à tout avec ces demoiselles !

Sol Espeche est une « Armande » qui se jette avec fougue sur Rémy Laquittant, Liséo attiré par le bel esprit, il est très drôle ! Roxanne Roux est une tendre et espiègle Finéa, innocente qui tombe dans les bras de Laurencio, intéressé par l’argent (dynamique Antoine Sarrazin). Lisa Perrio et Corentin Hot sont des valets astucieux et Pascal Neyron est Duardo, poète gratouillant sa guitare, son côté pleurnichard fait bien rire, Stephan Godin est Otavio, le père qui n’en finit pas d’avoir du souci avec ses filles.


Enfin voilà une comédie bien réjouissante, dynamique, interprétée avec fougue et humour par les comédiens. Les intermèdes musicaux (je n’ai pas tout reconnu…) sont entraînants et le public était enthousiaste !

Anne Delaleu
22 janvier 2019

vendredi 18 janvier 2019

Céline, derniers entretiens - Poche Montparnasse


Jusqu'au 4 mars 2019
les vendredis 21h et les lundis 19h
durée 1h15 (petit poche)
site du théâtre ICI

Céline, derniers entretiens

D’après cahiers II Céline et l’actualité littéraire


Mise en scène Géraud Bénech
Avec Stanislas de la Tousche


Meudon, une petite maison, sur la grille deux plaques professionnelles, l’une au nom du Docteur Destouches, l’autre au nom de Lucette Almanzor, professeur de danse classique. Dans le salon, un fauteuil, un guéridon, deux tabourets qui figurent les journalistes venus interviewer l’écrivain le plus controversé, mais dont on ne peut nier la qualité d’écriture, Céline.

Céline, Louis-Ferdinand Destouches, a pris le prénom de sa mère comme pseudo, il répond aux journalistes, posément, en parlant de temps à autre à Bébert son chat. Il parle de l’actualité littéraire, avec, bien entendu, quelques coups de griffes à ses confrères, les attaquant tant sur leur prose que sur leur préférence sexuelle, Montherlant, Proust, Gide… il n’a d’admiration que pour La Fontaine !

Céline se relève, il entend sonner à la porte. Il reprend l’entretien, oui il a été blessé pendant la Grande Guerre, handicapé à 75 %, en rajoute-t-il on ne sait pas trop… Il raconte son enfance, ses parents, il était fils unique. Il aime son métier de médecin, disons que ça lui a servi pour écrire au scalpel ses ouvrages !

Stanislas de la Tousche, est d’une ressemblance frappante avec Céline, il interprète magistralement son rôle, à tel point que les images projetées sur l’écran, je ne savais plus si je voyais des archives ou bien si c’était le comédien !

La mise en scène est subtile, on se croirait devant notre poste de télé noir et blanc en 1960, on imagine bien les deux journalistes prenant des notes et la caméra qui tourne.


Un excellent spectacle à voir absolument pour la performance de Stanislas de la Tousche.


Anne Delaleu
18 janvier 2019

mercredi 16 janvier 2019

Le sourire au pied de l'échelle - H. Miller - théâtre de l'Oeuvre


du 16 janvier au 17 février 2019
mercredi au samedi 19h et dimanche 17h30
durée 1h15
Site du théâtre ICI

Le sourire au pied de l'échelle

d'après Henri Miller

Adaptation Ivan Morane
Mise en scène Bénedicte Necaille
Traduction Georges Belmont
Auguste clown vedette, maltraité, fuit le cirque, il ne veut plus du public, ne veut plus faire rire, il veut vivre ! Mais voici qu'il rencontre un cirque au détour de son errance, il parvient à se faire engager, redoute qu'on le reconnaisse. Il semble heureux de cette nouvelle situation...

Mais voici qu'un jour le clown Antoine, tombe malade. Qu'est-ce qui pousse Auguste à souhaiter le remplacer ne serait-ce qu'un soir ? Il ne peut s'empêcher de renouer avec le passé qu'il avait fui. Il va donc trouver le directeur, celui-ci n'est guère enthousiaste mais donne sa chance à Auguste. Antoine meurt, le directeur culpabilise Auguste.

Notre clown va donc fuir à nouveau, trouvera-t-il la sérénité le bonheur enfin ?

Henri Miller était fasciné par le cirque et les clowns en particulier. Il est vrai que derrière un masque blanc, un gros nez rouge, se cache une personnalité, une souffrance aussi. Le texte de Miller nous renvoie aussi à nos peurs et nos interrogations.

Denis Lavant est comme d'habitude excellent, il interprète avec émotion et poésie ce clown triste. Il joue de la musique, se contorsionne, joue les différents personnages qu'il rencontre. Fabuleux ! Une mise en scène et en lumière poétique et parfois drôle.
Un final étoilé !

Anne Delaleu
16 janvier 2019


vendredi 4 janvier 2019

Cambriolage - Bamberger - Guichet Montparnasse

Site du théâtre ICI
jusqu'au 23 mars 2019
durée 1h - les vendredis et samedis

Cambriolage
Ana-Maria Bamberger


avec Catherine Mahieu (mise en scène) et Arthur Berne


C'est Noël ! Victoria tente tant bien que mal de décorer en blanc un sapin... blanc en plastique ... Elle semble nerveuse, angoissée, énervée, elle tente sans succès de joindre son ex-amant.

On apprend qu'elle a été virée de la banque, pour malversations, c'est dans le journal. Victoria a couvert son chéri mais surtout a été dépassée par les événements.

Elle se console avec le Cognac, et c'est le moment que choisi un hurluberlu pour entrer chez elle, bonnet de ski, masque de Zorro, sac à dos, il est tellement "pro" qu'il se prend les pieds dans le sapin ! Avec son accent à couper au couteau, plus corse qu'italien, il se nomme Chuck, pizzaiolo de son état et surtout père de famille aux abois !

Victoria s'amuse de la situation, Chuck est soulagé, il n'est pas dangereux mais il lui propose un marché, il lui faut du fric et elle aussi. Ils décident de cambrioler l'appartement du peu scrupuleux banquier, qui ,d'après Victoria, est absent.

Le cambriolage fait par des amateurs, ne va pas se dérouler comme prévu, un oubli bête comme chou va bouleverser leurs vies.

Que vont-ils se dire un Noël plus tard ? Leur amitié va-t-elle voler en éclats ?

L'histoire est amusante, au moins on sait grâce à eux ce qu'il ne faut pas faire pour louper un cambriolage (prenez des notes !). Les deux comédiens s'amusent beaucoup, le texte est léger mais dit beaucoup de choses sur l'amitié.