mercredi 29 juin 2016

Duo sur Nougaro - Les Demi-frères - théâtre du Lucernaire


Site du théâtre et informations ICI
Photos Charlotte SPILL


Lucernaire 21h30 (1h15)
Métro Vavin


Les demi-frères
Duo sur Nougaro

Mise en scène Renaud Maurin


« Ah, tu verras, tu verras Tout recommencera, tu verras, tu verrasLe spectacle vivant c'est fait pour ça, tu verras, tu verras »

Les demi-frères jouent les chansons de Nougaro comme autant de tranches de vie et  représentent un personnage joyeux, grave, humoristique, amusant, sentimental...















Et, c'est Nougaro, vous avez dit ? Je vous répondrai oui et non.


L'écriture ciselée et les mélodies sont intactes mais Laurent Conoir et Medhi Bourayou font « du Nougaro nouveau » grâce à un jeu de scène très créatif et un « je-ne-sais-quoi de talentueux ».


Ils nous surprennent, nous amusent, nous enchantent... ce spectacle est un pur délice !


Au Lucernaire jusqu’au 2 juillet et puis festival d’Avignon théâtre du Rempart.

Et à nouveau à Paris à la rentrée au théâtre de l’Archipel, vous n’avez aucune excuse pour les louper !

Monique Lecointe

lundi 27 juin 2016

Théâtre de Poche Montparnasse - Saison 2016/2017





Présentation saison 2016/2017 ICI


Encore une saison passionnante pour le Poche-Montparnasse, toujours sous la houlette de Philippe Tesson, avec son humour ravageur dont on ne sait pas s’il est sérieux ou pas, à regarder la tête de certains comédiens qui se demandent à quelle sauce-Tesson ils vont être mangés !

Heureusement l’équipe au complet Stéphanie Tesson, Charlotte Rondelez, Laurent Codhair et Catherine Schlemmer sont là pour rattraper, souffler au « patron » !

Je n’oublie pas l’équipe de la billetterie et du bar toujours disponibles et sympathiques, ainsi que les ouvreuses !

A 19 h ou 21 h et du lundi au dimanche : 


  • La version Browning de Terence Rattigan : une découverte pour moi, une belle distribution.
  • Amok de Stefan Zweig : reprise pour cause de succès et de Molière bien mérité !
  • Racine ou la leçon de Phèdre - Anne Delbée : une leçon de théâtre et de beau langage
  • Les jeux de l’amour et d’Offenbach : une fantaisie lyrique dont on ne saurait se lasser



  • Pour un oui ou pour un non de Nathalie Sarraute : une de mes pièces préférées sur l’amitié
  • Abigail’s Party de Mike Leigh : à découvrir aussi avec impatience
  • Lettres à un jeune poète de Rainer-Maria Rilke avec Michael Lonsdale et Pierre Fesquet
  • Jules Renard, l’homme qui voulait être un arbre avec Catherine Sauval
  • Une leçon d’Histoire de France avec le toujours jeune prof’ Maxime d’Aboville
  • La gloire de mon père, le château de ma mère : Pagnol par Stéphanie Tesson, avec Antoine Séguin
  • Sans oublier Les grandes scènes du théâtre par Olivier Barrot

 A bientôt tout le monde !

mardi 21 juin 2016

C'T'A Ton tour Laura Cadieux ! - M. Tremblay - Le Lucernaire



Site du théâtre ICI
du mardi au samedi 19h
jusqu'au 25 juin (1h15)


C’t’à ton tour Laura Cadieux
Michel Tremblay
Mise en scène Christian Bordeleau

Cette mère de famille au franc parler, primaire, rude, dans ses propos,  sur  la vie, les hommes, le sexe, le clergé, le métro, l'obésité et d'autres choses ne cherche pas une écoute, une compréhension encore moins de l'empathie : elle cause, elle cause ...

D'abord, on a envie de la fuir parce qu'elle nous « prend la tête », elle est  violente voire méchante dans son rapport à son propre corps, à son entourage y compris le plus proche, comme son fils.  

Et, au fur et à mesure de la pièce, cette  nature « à l'état brut »  nous intrigue, nous déconcerte, nous intéresse.  

Une belle prouesse  de Cécile Magnet, la comédienne !

A noter que la mère Cadieux descendra se réchauffer au soleil d'Avignon au théâtre ARTO à partir du 7 juillet à 16h l'heure du goûter !


Monique Lecointe
Lucernaire

21 juin 2016

Challenge théâtre 2016

samedi 18 juin 2016

Visite au théâtre de l'Atelier à Paris le 18 juin 2016


Site du théâtre ICI
Photos du théâtre F. Rappeneau 
Photos D. Long et O. Saladin : Anne

Visite amicale au théâtre de l’Atelier, place Charles Dullin à Paris.

Une petite place ombragée, un théâtre, un lieu chargé d’histoires, et c’est jour de visite !


Dans la jolie salle du théâtre, Vincent Butori, le régisseur général, nous accueille et nous conte l’histoire de ce théâtre fondé en 1822, qu’il aime tant, il nous fait partager sa passion, nous donne toutes les explications sur les décors, la régie, les lumières, le vocabulaire du théâtre emprunté à la marine, et oui, les marins étaient engagés comme machinistes pour manipuler les lourds cordages et les poulies des machineries. 




Superstition ? Il y a des mots « interdits » sur la scène qui se rapportent aux noms utilisés sur les bateaux. Sur le vert aussi il y a des légendes, la plus connue, c’est l’habit vert que portait Molière dans le Misanthrope, Vincent nous précise que les costumes étaient teints avec une substance composée de cyanure !

Travail d’équipe, de bons et moins bons souvenirs, la tradition qui veut que le dernier jour de la représentation, l’équipe fasse une blague aux comédiens, ça peut virer à la catastrophe !

Lustre offert par Laura Pels, qui fut Directrice 1999-2015
Une silhouette passe dans le fond, le « docteur Saladin » aura la gentillesse de se joindre à nous. Il aime aussi cette salle, si sent bien, je lui demande s’il n’est pas gêné de voir le public tous les soirs, Non, la lumière des projecteurs fait écran et d’ailleurs, comme il doit choisir un « partenaire » dans la salle (il lui offre un café pour lui narrer son histoire !), il essaie de repérer un barbu, au moins il est sûr de ne pas confondre avec une dame !

Olivier Saladin n'a pas encore pris le pouls des blogueurs !

Didier Long, Directeur depuis 2015, nous rejoint sur le plateau et nous accompagne vers le foyer. L’ancien bureau du Directeur, est devenu la buvette. Didier Long homme de théâtre, répond à nos questions, il reçoit des pièces à lire, également des metteurs en scène.

Didier Long et les fraises Tagada !

A lire son parcours on voit qu’il aime à travailler avec les mêmes artistes. Il mettra en scène « Le chat » de Simenon, à la rentrée avec la merveilleuse Myriam Boyer qui a été son Elena au Poche-Montparnasse avec le succès qu’on connaît. Elle aura comme partenaire Jean Benguigui, à l’aise tant dans le registre léger que plus dramatique. D’autres spectacles à l’affiche, « L’éveil du chameau », entre autres et des dimanches Philo !


Une bonne équipe administrative pour seconder Didier Long, des projets pleins la tête, des tarifs préférentiels pour les voisins du 18ème et du 9ème, bien sûr on ne peut pas se voiler la face, la crise, les attentats, rendent frileux et il faut absolument attirer un public plus large. L’Atelier c’est son rêve de toujours, il souhaite émouvoir, divertir, faire réfléchir aussi. Didier Long travaille dans le même esprit que Dullin.

Merci pour leur accueil à Didier Long, Vincent Butori et toute l’équipe ainsi qu’à Sébastien des Théâtres Parisiens Associés, sans oublier Olivier Saladin.


Comment ne pas évoquer Charles Dullin (1885-1949), il a transformé le théâtre Montmartre en « Atelier », défricheur de talents, il a ouvert la voie à de jeunes comédiens, metteurs en scène, auteurs. Il a toujours voulu renouer avec le public et le théâtre populaire ce qui est essentiel. Il n’a pas eu la reconnaissance à laquelle il avait droit. A lire "Ce sont les dieux qu'il nous faut" sur son expérience de comédien et de Directeur de l'Atelier.





vendredi 17 juin 2016

La poupée sanglante - G. Leroux/D. Bailly et E. Chantelauze - théâtre de la Huchette



Site du théâtre ICI
mardi au vendredi 21 h - samedi 16 h et 21 h
Photos LOT
La poupée sanglante
D’après Gaston Leroux
Mise en scène Eric Chantelauze

Comédie musicale de Didier Bailly et Eric Chantelauze

Avec Charlotte Ruby, Didier Bailly, Alexandre Jérôme et Edouard Thiebaut


« La poupée sanglante », frémissez braves gens !


Tout commence pourtant bien, un pianiste découvre le roman sur son piano, il joue quelques notes et surgissent deux hommes et une femme arrivant tout droit des années folles et qui prennent possession des personnages !



Amours contrariés, émotions, personnages pittoresques, le malheureux Benedict Masson, cœur pur mais laideur repoussante, la charmante Christine qui fait tourner bien des têtes, son père et son fiancé et surtout l’incroyable « Gabriel »… Et puis le marquis et sa femme, ainsi que le redoutable Sahib Khan !


Tous les ingrédients sont là pour nous terrifier, mais aussi nous faire rire des situations improbables que n’auraient pas reniées nos créateurs de séries policières !


Les comédiens chantent à la perfection, un beau numéro de claquettes également, un bon moment de théâtre musical et une envie de relire ce cher Leroux.


Gaston Leroux (1868-1927), écrivain, journaliste, il a créé le personnage de Rouletabille, « le fantôme de l’opéra », « Chéri bibi », et tant d’autres qui ont fait le bonheur des scénaristes tant pour le cinéma que la télévision.



mercredi 15 juin 2016

Mère Teresa - J. Fossier - Artistic Théâtre




Site du théâtre ICI
Jusqu'au 2 juillet - du mardi au vendredi à 19h - samedi 20h30 - dimanche 15h

Mère Teresa
Ombre et lumière
De Joëlle Fossier
Mise en scène Pascal Vitiello
Avec Catherine Salviat
Photos Marion Duhamel

Mère Teresa sera canonisée le 4 septembre 2016. Qui était-elle vraiment ?

Une enfance heureuse, des parents aimants. Puis le malheur de perdre son père, mais la foi chevillée au corps, elle affronte son frère pour qu’il la laisse entrer au couvent. C’est là qu’elle veut vivre.


Mais ce ne sera pas suffisant, sa carrière de professeur pour jeunes filles aisées, ne la satisfait pas. Elle se veut utile à son prochain, difficile de vouloir bousculer les préjugés quand on est une femme, une religieuse. Elle parviendra pourtant à créer sa congrégation, son uniforme, un sari blanc bordé de bleu, couleur de la Vierge.


La misère en Inde, elle la côtoie, la vaincre est impossible, mais se confronter à elle par tous les moyens. Elle est dure avec elle-même, alors elle exige des autres et celles qui ne sont pas prêtes tant pis, elles peuvent partir dans un autre couvent !


Elle ne sera pas épargnée par les critiques, les rumeurs les plus folles, et sa foi sera ébranlée, mais ce ne sera que pour rejaillir plus fort. Elle s’éteindra en 1997.

La mise en scène de Pascal Vitiello retrace la vie de Mère Teresa avec justesse, aucune hagiographie, c’était une femme forte qui aimait son prochain, qui avait reçu de l’amour et voulait le partager.


Un décor sobre, le sari blanc posé sur un portant, des vidéos sur l’Inde, et la lumineuse et souriante Catherine Salviat qui a pris à bras le corps le texte de Joëlle Fossier, avec humour et tendresse.

  


lundi 13 juin 2016

Festival des écoles du théâtre public - théâtre de la Colline et Cartoucherie Vincennes




brochure détaillée ICI




Le Festival des Ecoles approche !

Bienvenue pour le Festival des Ecoles du Théâtre Public du 15 juin au 3 juillet à La Cartoucherie et à la Colline Théâtre National  7 ème édition ! 8 spectacles !


Sur les 12 écoles Nationales supérieures sont représentées  l’ERAC à Cannes, l'ESTBA  : l’École supérieure du TnBA à Bordeaux, l’ACADEMIE de Limoges, ESAD:  Ecole supérieure d'art Dramatique Paris , la MANUFACTURE  : Haute Ecole des arts de la scène de Lausanne, l'EDT 91  : Ecole départementale de Théâtre

dimanche 12 juin 2016

Un amour qui ne finit pas - A. Roussin - théâtre Antoine



Site du théâtre ICI
Jusqu'au 5 juillet

Un amour qui ne finit pas (1963)
André Roussin (1911-1987)
Mise en scène Michel Fau

Avec Michel Fau, Léa Drucker, Pascale Arbillot, Pierre Cassignard, Audrey Langle, et la participation de Philippe Etesse.

L’histoire ? Un homme souhaite vivre enfin un amour qui ne finirait jamais… il est marié, n’a aucunement l’intention de tromper sa femme, il l’a déjà fait maintes fois et toujours déçu par ses maîtresses devenues trop envahissantes. Non lui est un doux rêveur, il propose à une jeune femme rencontrée lors d’une cure thermale, de lui écrire des lettres d’amour, un amour « courtois » en sorte, il ne lui demande rien en échange que de lire ses lettres, ne pas y répondre.

Elle est flattée, amusée, après tout elle ne risque rien, et honnête elle fait lire les lettres à son mari. Celui-ci finit par en être agacé, jaloux et file chez son « rival ». Il ne trouvera que l’épouse de celui-ci qui tentera de le rassurer, elle connait « son Jean » ! Mais c’est aussi une maîtresse femme, sanglée dans son tailleur et ses principes.


Qu’advient-il par la suite ? Pas d’adultère mais une remise en question du mariage, d’une trop grande tranquillité d’esprit quand on est marié, des questions qu’on ne se pose plus ou qu’on n’ose plus poser… et en fait une fable bien cruelle quand on y réfléchit. Il n’y a qu’à voir l’affiche de la pièce qui est très représentative.

Un décor yin et yang, noir et blanc, négatif positif, années 60, la scène est partagée en deux, les deux appartements des deux couples, l’un moderne, l’autre plus conventionnel, on se croirait devant notre bonne vielle télé noir et blanc !



Un texte ciselé, pas une once de vulgarité, rien de grossier et l’on rit du début à la fin ! Une mise en scène soignée et d’excellents comédiens qui servent le théâtre de Roussin avec bonheur. Un succès amplement mérité.

samedi 11 juin 2016

Une journée particulière - 22 juin 1777 - Théâtre du Vieux Colombier




Une journée particulière
Le 22 juin 1777

Avec Bruno Raffaelli, Julie Sicard, Nicolas Lormeau, Pierre Hancisse, Sébastien Pouderoux, Claire de La Rüe du Can et Agathe Sanjuan.

Que se passait-il en France et dans le monde il y a 239 ans ?

C’est le règne de Louis XVI, le voyage à Versailles de sa majesté l’empereur d’Autriche Joseph II, frère de la reine Marie-Antoinette.

Entre deux guerres avec l’Angleterre, la France fera un traité d’alliance avec les Etats-Unis.

Au théâtre, Beaumarchais en 1775 crée le « Barbier de Séville » qui est un grand succès. En 1777, le même Beaumarchais (vendeur d’armes à ses heures…) proposera la fondation de la première société des auteurs dramatiques. L’anecdote veut qu’il aurait été touché par la détresse de la veuve d’un auteur, qui était dans la plus grande misère.

Pendant ce temps, la Comédie-Française est installée aux Tuileries, un provisoire qui dure depuis sept ans.

Lekain (1728-1778), son comédien attitré règne sur toute la troupe. Nous assistons aux répétitions, de deux pièces jouées ce soir-là, « Le siège de Calais » tragédie patriotique de Buirette de Belloy (1727-1775) 



et « l’Anglais à Bordeaux » de Charles Favart (1710-1792) plus connu pour ses opéras-comiques, il écrivit aussi des pièces pour le théâtre.


Sur scène, deux comédiens lisent donc chacun de leur côté, l’un la chronique nationale, l’autre la chronique théâtrale.

Entrent en scène les comédiens pour la répétition, on sent bien une certaine tension, Lekain accueille une nouvelle pensionnaire, qui sera surtout la doublure de Madame Vestris, la "vedette" de la Maison, cette dernière d’ailleurs le fait bien remarquer !

Deux autres comédiens, l’un jeune premier et l’autre les rôles tragiques, successeur de Lekain.


Les textes seraient pratiquement injouables de nos jours ! mais les comédiens français se sont amusé à interpréter les rôles de leurs ainés ! Nicolas Lormeau avec un accent british à couper au couteau qui a provoqué le fou-rire de ses camarades. Cependant quelques réticences quant aux dames qui avaient une voix assez faible.


J’étais impatiente de découvrir ces « journées », mais, pourquoi ne pas avoir joué le jeu jusqu’au bout ? Pas de costumes d’époque, la Comédie Française ne doit pas en manquer pourtant, c’est bien dommage car il n’y a pas eu de « dépaysement » et quant à savoir comment on recevait le public, on n’en sait rien. Je suis restée sur ma faim.



mardi 7 juin 2016

Une folie - S. Guitry - théâtre Rive-Gauche



Site du théâtre ICI
Une folie
Sacha Guitry
Mise en scène Francis Huster

Olivier Lejeune, Lola Dewaere, Manuel Gélin, Marianne Giraud en alternance avec Mathilde Hennekinne, Alice Carel

Le docteur Flache, éminent psychiatre, n’a qu’un seul désir, fuir Paris et prendre sa retraite dans le midi. Il souhaite d’abord vendre sa « folie » l’hôtel particulier qu’il habite, et se débarrasser aussi de sa secrétaire un peu trop embarrassante et incontrôlable surtout !

photo Fabienne Rappeneau

Mais un couple à la dérive, Jean-Louis et Missia, lui mènera la vie dure, il pense sa femme dérangée, et elle pense la même chose de son mari. Ils vont bousculer les habitudes de Flache et ses petites manies de rangement… Ce dernier tombe sous le charme de Missia, et fera tout pour que Jean-Louis prenne une maîtresse, pour cela il usera de ce que l’on nomme aujourd’hui une sorte de PNL avant l’heure !

photo Fabienne Rappeneau
Lola Dewaere a une présence et une drôlerie indéniables, Manuel Gélin parvient avec subtilité à affronter la tornade Missia, Alice Carel est une infirmière charmante et un peu inquiétante, Mathilde Hennekinne dont c’était la première apparition sur scène très à l’aise dans la comédie et pour finir, comme le dit avec beaucoup d’humour Manuel Gélin, « l’infatigable Olivier Lejeune » tout est dit !

photo Fabienne Rappeneau

Francis Huster sait diriger ses comédiens et quel bonheur pour eux de jongler avec les répliques mordantes du Maître.


Sacha Guitry connaissait si bien les femmes qu’il en divorçait très vite, cinq mariages et quatre divorces. De Charlotte Lisès à Lana Marconi « elle fermera mes yeux et ouvrira mes tiroirs ». Le divorce monnaie courante de nos jours, était un objet de scandale à l’époque, bon pour les artistes après tout !

Une « folie » bien sûr c’est drôle quand on est psy et Guitry joue sur tous les tableaux, quiproquos, sous-entendus, confusion de personnages…


« Quoi de neuf ? Guitry ! » dirait Molière.


dimanche 5 juin 2016

La vallée de la peur - d'après C. Doyle - Vingtième théâtre


Site du théâtre ICI
jusqu'au 3 juillet (1h30)
jeudi au samedi à 21h30 et dimanche à 17h30.


La Vallée de la peur
(une aventure de Sherlock Holmes)
Mise en scène Nathalie Veneau

Avec : Christophe Guillon, Vincent Desprat, Pierre-Louis Jozan, Cédrick Lanoë, Marc Samuel, Julien Vialon, Nathalie Veneau.

Le Docteur Watson d’entrée de jeu nous propose de participer à l’enquête, enfin tout du moins à prendre des notes ! Elementairy no ?

D’un côté un appartement cossu british et de l’autre une bibliothèque, un bureau et un cadavre…


Nous sommes en 1891, John Douglas a été assassiné dans son bureau, le visage est méconnaissable, ce n’est pas un suicide, la victime était heureuse en ménage, étrange d’ailleurs l’alliance a disparu de son doigt. S’agit-il d’un règlement de comptes, d’une vengeance, en effet, les indices et les codes sont nombreux et l’infâme Moriarty et sa bande de coupe-gorges rodent.

photo Marvin Cabannais

Madame Douglas rapporte à Holmes et aux inspecteurs de Scotland Yard, les propos incohérents de son mari, « la vallée de la peur » mais qu’est-ce que cela veut dire ?

photo Marvin Cabannais

La veuve éplorée, cherche réconfort auprès de l’ami de la famille, ils ont un curieux comportement, amants ? simples amis ? Watson surprendra une conversation entre eux deux et n’aura aucun doute et beaucoup de désillusion sur cette femme.

Holmes bien entendu résoudra l’énigme, nous aussi d’ailleurs, si vous prenez des notes et si vous suivez bien !

Cette enquête policière est bien troussée, beaucoup d’humour, les acteurs s’en donnent à cœur joie.


Un bon moment avec ou sans le costume de Sherlock !


Le bateau pour Lipaia - A. Arbuzov - Vingtième théâtre




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1h30 
du jeudi au samedi à 19h30 - le dimanche à 15h
Crédit visuel : Anne-Audrey Gounot
Le bateau pour Lipaia
Alexeï Arbuzov (adaptation Pol Quentin)
Geneviève Casile et Jean-François Guilliet
Mise en scène Jean-Pierre Hané

Au sanatorium, le médecin Rodion Nicolaïevitch a fort à faire avec la fantasque Lidia Vassilievna, celle-ci perturbe ses camarades de chambrée, chante à tue-tête et ne comprend pas pourquoi personne n’est sensible au coucher du soleil et au chant des oiseaux !

La rencontre est houleuse, Lidia est indépendante et le fait savoir, Rodion lui est le médecin chef et il n’a pas l’intention de céder d’un pouce ! La suite n’est guère encourageante pour faciliter l’amitié… Rodion se moque de Lidia, il est vrai qu’elle est affublée d’un vilain turban et sa tenue semble plutôt clownesque, mais après tout elle travaillait dans un cirque !


Lidia ment comme elle respire, le pauvre Rodion ne sait pas à quoi s’en tenir, petit à petit, et en finesse, ils s’apprivoiseront, on le verra dans le soin qu’ils porteront à se vêtir un peu mieux, à être moins négligés, en somme à vouloir plaire à l’autre sans en avoir l’air. Enfin à se dire la vérité sur leur passé douloureux.

Une jolie histoire pleine de vie et d’humour, avec la toujours gracieuse Geneviève Casile, son numéro de tango avec Jean-François Guilliet était très au point. Lui campe avec pudeur un homme que la vie n’a pas épargné.


Sur scène un arbre sans feuilles, métallique, que l’on tourne au gré des scènes, une estrade au milieu, cela pourrait être aussi un embarcadère pour Lipaia, et un portique qui figure la porte de l’église, des chambres.

Laissez-vous embarquer par Lidia et Rodion pour Lipaia.


Le Vingtième théâtre ferme ses portes bientôt, au moins ce sera en beauté !