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jeudi 27 février 2020

Majorana 370 - Théâtre de la Reine Blanche


Majorana 370
Florient Azoulay et Elisabeth Bouchaud

Mise en scène Xavier Gallais, assisté de Sandrine Delsaux

avec Manon Clavel, Sylvain Debry, Mégane Ferrat, Benjamin Gazzeri Guillet, Jean-Baptiste Le Vaillant, Marie-Christine Letort, Alexandre Manbon, Simon Rembado.


“Disparition énigmatique d’un génie visionnaire”,

Deux histoires se croisent, se mêlent, deux disparitions, l’une plus proche de nous, souvenez vous de l’avion MH370 disparu en 2014, l’autre disparition concerne un physicien italien, Ettore Majorana qui n’a plus donné signe de vie en 1938. On pense qu’il s’est suicidé. Mais...

Carine est architecte, elle était partie en Asie pour adopter un enfant, c’est la conclusion de son mariage avec Cléia. Celle-ci est physicienne, fascinée par le destin hors norme de Majorana.

La disparition de Carine est insupportable, Cléia est brisée elle revit leur union, elle vit aussi avec les “fantômes” de Majorana et des physiciens italiens des années 30. L’Italie était à la pointe des recherches en physique. Mais la montée du fascisme est présente, certains y trouveront leur compte.

L’histoire est intrigante, intéressante, la mise en scène de Xavier Gallais est inventive, curieuse, les comédiens sont excellents.

Le décor spatio temporel, se transforme en labo, en aeroport, en hôtel.



Pour apprécier cette pièce, Il ne faut pas spécialement aimer la physique ou les sciences, c’est mon cas… j’ai toujours été nulle dans ces matières ! Mais le spectacle vaut la peine par l’interprétation et la mise en scène.

Anne Delaleu
26 février 2020
théâtre de la Reine Blanche

mardi 4 février 2020

Les passagers de l'aube - Théâtre 13 jardin


Les passagers de l’aube
Texte et mise en scène Violaine Arsac


Avec Grégory Corre, Florence Coste, Mathilde Moulinat et Nicolas Taffin

Chorégraphies Olivier Bénard, Lumières Stéphane Baquet, Décors Caroline Mexme, Costumes Clémentine Savarit, Clin d'oeil musical Stéphane Corbin


Noé est interne en dernière année de neurochirurgie, il vit avec Alix photographe, leurs amis Roman, neurochirurgien comme lui avec une âme de carabin qui se détend un peu trop en courant le guilledou et l’ex de celui-ci, la trop gentille Jeanne.

Tous les quatre aiment passionnément leur métier, Alix vit intensément son amour avec Noé, celui-ci va se trouver devant un dilemme, il prépare sa thèse et se prend à s'intéresser à l’EMI (expérience de mort imminente), ce qui fera éclater son amitié avec Roman, décidément scientifique pur et dur, rien n’existe que la science !

Science, spiritualité, peut-on associer les deux ? médecine occidentale, médecine orientale, peut-on travailler ensemble ?

Noé verra ses convictions bouleversées, il s’opposera de toutes les façons à son entourage, mettant son couple en danger. aura-t-il la réponse à ses questions ?

Le thème est intéressant, puisqu’en effet, depuis quelques années, sans remettre en cause les scientifiques, on s’interroge, on suit d’autres pistes, le cerveau ce grand inconnu !

La mise en scène est dynamique, beaucoup de rythme, de poésie, d’humour, les comédiens sont excellents.

Une comédie sentimentale et scientifique, on en sort songeur et des questions plein le cerveau…

Anne Delaleu
4 février 2020
théâtre 13 jardin

mardi 28 janvier 2020

Les causeries d'Emma la Clown - salle Gaveau



Site du théâtre ICI
12h30 durée 60 mn

Hubert Reeves


Emma la clown, elle est déjà dans la lune et la tête dans les étoiles, il était donc normal qu’elle invite à sa causerie l’astrophysicien franco-québécois le grand Hubert Reeves !

L’écologie et la nature étant mises à mal depuis quelques années, et beaucoup de sottises étant dites, c’était bien rafraichissant d’écouter une personnalité comme Hubert Reeves, simple, drôle et connaissant bien son sujet !

Emma a planqué quand même sa bouteille d’eau en plastique… c’est bien joli, mais les mauvaises habitudes sont toujours là !

Hubert Reeves s’est découvert une passion pour la science en dévorant les livres d’école de ses frères, il a même fabriqué un télescope, son seul regret ne pas aller dans la lune, il a fait une demande, mais la liste d’attente est bien longue, et l’âge est là aussi.

Emma le questionne, est-ce que tout est vraiment fichu ? Le sage astrophysicien nous rassure, ne pas écouter les défaitistes, on ne sait pas vraiment ce qu’il va se passer plus tard, bien entendu, éviter le pessimisme et le jemenfoutisme, il y a des choses positives dont on ne parle guère, les banques maintenant sont plus soucieuses de l’écologie et ont une éthique, pas toutes bien sûr… et nos amies les baleines ne sont plus en danger, elles ont quitté la liste des animaux en voie de disparition !

Emma respire mieux elle aussi ! Hubert Reeves retient une phrase de Jean Monnet, “l’important c’est d’être déterminé”.

Le plus important c’est quand même de stopper les centrales nucléaires, ne pas abuser non plus de la géothermie.

Enfin pour conclure, écouter quelqu’un d’intelligent parler de la nature si belle, de l’écologie et de la science, avec Emma qui découvre comme nous que nous sommes faits de particules, de poussière d’étoiles (ça plaît bien !).

Astrophysique et poésie vont de pair ma foi ! et pour finir fermer les yeux et dites à voix haute “J’existe” et il en sortira quelque chose de positif.

Belle conclusion pour un grand homme.

Anne Delaleu
28 janvier 2020
Salle Gaveau