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mercredi 6 novembre 2019

21 rue des Sources - P. Minyana - théâtre du Rond-Point


Site du théâtre ICI
durée 1h15
mardi au samedi 20h30 - dimanche 15h30
jusqu'au 1er décembre 2019


21 rue des Sources
Philippe Minyana

Mise en scène de l’auteur,
avec Laurent Charpentier et Catherine Matisse
musique Nicolas Ducloux

Joli nom la rue des Sources, une maison abandonnée, pas vraiment, deux personnages surgissent, le jeune homme tout de blanc vêtu, la femme en robe cocktail blanche aussi, c’est normal, ce sont des revenants !

Nadine et l’ami se souviennent, elle a vécu dans cette maison, maintenant délabrée, elle nous raconte sa vie, son mariage, les enfants, c’est souvent drôle, quant à l’ami, il est mort jeune dans un accident de la route, c’est un dandy, qui se promène dans chaque pièce avec Nadine, ici la véranda, la cuisine, la chambre où elle a décidé de finir ses jours, comme on dit.

Des tranches de vies quotidiennes, mondaines parfois, le texte est vif, amusant, bien écrit.
Laurent Charpentier et Catherine Matisse apportent la vie et la poésie à ce texte, à ce conte, sur la vie, l’amour, la destinée.

Co Eric Didym

La musique est présente et Nicolas Ducloux a toute la fantaisie qu’il faut pour faire revivre nos revenants.

Une bonne adresse à retenir 21 rue des Sources.

Anne Delaleu
6 novembre 2019
Théâtre du Rond-Point










mardi 4 décembre 2018

Le double - F. Dostoïevski théâtre 14


jusqu'au 29 décembre 2018
du mardi au vendredi 19 h et samedi 20h30
site du théâtre ICI
durée 1h30
Le double
D’après Fiodor Dostoïevski

Adaptation et mise en scène de Ronan Rivière en collaboration avec Amélie Vignaux

avec Ronan Rivière (Jacob Pétrovitch Goliadkine), Jérôme Rodriguez (Nikolaï Sémionovitch), (Pietrouchka), Jean-Benoît Terral (Olsoufi Ivanovitch), Laura Chetrit (Clara Olsoufievna), Antoine Prud’homme de la Boussinière (Le Double) et Olivier Mazal au piano


Jacob Petrovitch Goliadkine est un nobliau et il s’en revendique hautement, mais il est bien obligé de travailler, il envoie son valet Pietrouchka acheter de nouvelles bottes, un costume et une livrée pour lui. C’est dans cet équipage grotesque qu’il se rend à son bureau, au Ministère. Son collègue Nikolai ainsi que le Directeur Olsoufi Ivanovitch s’amusent de lui, Jacob se rend bien compte qu’il est la risée de tous. La charmante Clara, fille du Directeur, l’invite à son anniversaire, elle fait tourner la tête à plus d’un…

Jacob honteux de sa tenue, de son manque d’envergure, refuse l’invitation. Il est sermonné par son valet et ils se rendent tous deux devant la maison d’Olsoufi, cadeau à la main, Jacob tremble, il commet impair sur impair ! Retournant chez lui à travers les rues, il semble voir son double ! Est-il sujet aux hallucinations ? Après tout entre la vie que l’on subit et le rêve, la frontière est infime, son « double » s’est-il matérialisé ?

Le double en question arrive au Ministère, il a la même allure et le même patronyme, ce qui prête à confusion. Le pauvre Jacob est manipulé par son double, celui-ci est le contraire de Jacob, aisance, habileté, charme. Et voilà notre Jacob bien embarrassé et chassé de son poste.

C’est un univers « fantastique » que nous présente Ronan Rivière, il aborde le rôle de façon burlesque au début et plus noire à la fin, grâce au piano, on se croirait dans les cinémas où l’on projetait les films muets avec accompagnement pour illustrer ou ponctuer certaines scènes.

Les décors modulables, ingénieux pour se retrouver chez Jacob, au Ministère, dans St Petersbourg, les lumières pour appuyer tel ou tel moment.

Jérôme Rodriguez, fidèle ami, Michaël Giorno-Cohen, bourru et attachant, Jean-Benoît Terral, fantoche attaché à ses privilèges, Laura Chetrit, charmante en robe « patineuse » ne doutant de rien, Antoine Prud’homme de la Boussinière,  Double ou sortant de l’imagination de Jacob, en tout cas inquiétant à souhait ! sans oublier Olvier Mazal et son piano.


Une pièce intéressante et fort bien interprétée.
Anne Delaleu
4 décembre 2018 

jeudi 3 mai 2018

La mécanique du coeur - M. Malzieu - A la folie théâtre



jusqu'au 24 juin 2018, durée 1h20
jeudi à 19h30 - samedi à 18h - dimanche à 16h30.

Site du théâtre ICI

Avignon 2018 théâtre Pandora

La mécanique du cœur

Mathias Malzieu


Mise en scène : Coralie Jayne
Avec Nicolas Avinée en alternance avec Pierre-Antoine Lenfant, Gregory Baud en alternance avec Maxime Norin, Clara Cirera, Gabriel Clenet, Mylène Crouzilles, Laurent Vigreux


Il fait nuit, quatre petites lumières investissent la scène, portées par des personnages bien curieux, nous sommes à Edimbourg, en 1874, une jeune femme sur le point d’accoucher va perturber tout ce petit monde. Madeleine, sage-femme un peu spéciale, dotée de pouvoirs surprenants va aider l’enfant à venir au monde, mais il fait bien froid ce jour-là et le cœur du bébé est gelé ! Rien d’impossible à Madeleine, une horloge à coucou fera l’affaire.



Les années passent, Jack a dix ans, il est bien entouré, il y a Madeleine bien sûr, mais aussi Arthur et Luna. On ne peut pas dire que ce soit la fête délirante… le seul souhait de Jack c’est aller en ville, voir du monde, sortir, Madeleine lui a promis. Alors elle cède, et les voilà dans le monde, le jeune garçon est attiré par une charmante chanteuse espagnole, il est subjugué ! Il fera tout pour la retrouver et ça le mènera bien loin et bien au-delà de ce qu’il pense et de ce qu’il redoute, car il doit éviter les émotions…


Voilà un parcours initiatique, savoir prendre des décisions, bonnes ou pas, il faut oser, c’est ce que lui explique son ami Georges Méliès, génial inventeur et magicien du cinéma.


On retrouve un peu l’univers de Tim Burton, et puis le théâtre de tréteaux est bien recréé, il y a de l’invention dans les accessoires, tout se transforme, c’est une véritable explosion de couleurs, de gags. La poésie et l’humour sont toujours présents.

Beaucoup d’enthousiasme dans la troupe, chacun joue sa partition avec justesse et émotion. Un bon moment poétique à passer rue de la Folie Méricourt.

Anne Delaleu
3 mai 2018



mercredi 12 juillet 2017

Le fantôme et Mrs Muir - R A Dick - Présence Pasteur Avignon



Anne Delaleu
12 juillet 2017 - 17h20
1h25

Le fantôme et Mrs Muir

R.A. Dick



adaptation de Catherine Aymerie
Mise en scène Michel Favart


Avec Catherine Aymerie, Peter Bonke, Stéphane Olivie Bisson et Paula Brunet Sancho


Lucy Muir est veuve, elle décide de fuir sa belle-famille en compagnie de ses enfants, et vivre son rêve : Ecrire.


Mais c’est sans compter sans le distingué fantôme qui hante la maison ! Une maison qu’elle a eu bien du mal à acheter, l’agent immobilier l’a vraiment dissuadée comme il a pu, lors de la visite, le fantôme du Capitaine s’est manifesté ! Il en faut plus pour Lucy, elle se sent bien au bord de la mer dans cette vaste maison. Martha sa fidèle servante la suit et la materne.


Un soir, le fantôme apparaît à Lucy, elle n’a pas peur et entame une conversation “so british” ! Le capitaine Greeg est bien ennuyé et furieux, mais oui, même les esprits ont des “sentiments”. Il parviendra à former un drôle de couple avec Lucy,


Lucy va se surpasser, envoyer promener sa belle-soeur si désagréable, devenir romancière avec l’aide du Capitaine, lui aussi sans doute a quelque chose à se faire pardonner, il aide la jeune femme à être elle-même sans l’aide de personne, affronter la vie avec son lot de déceptions.


C’est une histoire romanesque, amusante et profonde, les comédiens sont investis dans leur personnage et sur le plateau règne une atmosphère étrange…

jeudi 5 janvier 2017

Le moche - M. Von Mayenburg - théâtre de l'Atalante


Site du théâtre ICI
Jusqu'au 29 janvier
20h30 : lundi, mercredi et vendredi
19h : jeudi et samedi 
17h : dimanche
durée 1h30
Le Moche
Marius von Mayenburg
Mise en scène Nathalie Sandoz
Nathalie Jeannet, Guillaume Marquet, Gilles Tschudi et Raphaël Tschudi

Qu’est qu’elle a ma gueule ? C’est ce que pourrait répondre Lette, génial ingénieur à son patron.

Lette est marié a une jolie femme (elle le sait un peu trop) et son assistant est beau garçon. Jusque là rien de mal, mais voilà que le patron de Lette, conscient de la valeur du « paraître » préfère envoyer l’assistant au physique avantageux mais pas très doué, pour vendre leur invention. Il dit tout de go à Lette qu’il est si moche que ce n’est pas « vendeur ». Tout le monde actuellement veut du beau, du très beau, et peu importe la qualité de la personne ou du produit.

Lette choisit donc d’avoir recours à la chirurgie esthétique, et le résultat est si parfait, trop d’ailleurs, que d’une ascension fulgurante la chute n’en sera que plus dure.

Un sujet intéressant, perdre son identité, son âme aussi. Guillaume Marquet interprète parfaitement Lette, (quoiqu’il ne soit pas laid !), il arrive par son jeu à être celui d’avant et d’après.


Par contre, la mise en scène ne m’a pas convaincue, les comédiens jouent plusieurs personnages, mais sans trop de différences dans leur jeu ou même dans leur physique, ce qui fait qu’on ne sait plus qui est qui et retire, à mon avis, à la pièce, sa force.

Anne Delaleu
5 janvier 2017

mercredi 27 juillet 2016

Mademoiselle Frankenstein - T. Debroux - A la Folie Théâtre (Reprise et tournées)

N'oubliez pas ce rendez-vous ! 
5e saison, 2 représentations exceptionnelles, pour Halloween : le 31 octobre et 1er novembre 2017 à 20h30.

Mademoiselle et son créateur seront également en tournée : 
  • au Théâtre de l’Ane Vert, à Fontainebleau, le 14 octobre à 20h30 et le 15 octobre à 17h
  • au Grenier Théâtre, à Bougival, le 1er décembre à 20h45
  • au Théâtre Jacques Brel, à Champs sur Marne, le 8 décembre à 20h30
Site du théâtre ICI
Mademoiselle Frankenstein
de Thierry Debroux
mise en scène Géraldine Clément et Frédéric Gray,
Avec Frédéric Gray et Christelle Maldague

Une table jonchée de bric-à-brac, un corbeau empaillé, des alambics, des fioles, une atmosphère gothique peu engageante règne dans la pièce, un fauteuil recouvert d’un drap, une malle et des livres sur le sol.


Une jeune femme vêtue de noir, pénètre avec curiosité dans cet antre, elle a reçu une invitation de la part d’un certain Lazzaro Spallanzani, qui a tout du «Coppélius » sorti tout droit des contes d’Hoffmann,  celui-ci depuis une dizaine d’années se nourrit d’expériences plus ou moins avouables, nous sommes en 1831. Mary Shelley veuve du poète, et créatrice de « Frankenstein », hautaine, cache au fond d’elle une blessure. Une peur aussi, la vie ne l’a pas épargnée, la mort l’a accompagnée tout au long de sa vie. Sa mère morte en couches, par la suite ses enfants, sans oublier le suicide de l’épouse de Shelley, et la mort par noyade de celui-ci. Le romanesque ne peut être qu’entaché de drames.

Lazzaro veut absolument connaître les mystères de la « naissance » de Frankenstein. Comment une si jeune femme, elle avait 19 ans, a pu créer, imaginer, un monstre pareil ? Mary lui répond que cette histoire est née d’un jour de pluie et d’ennui ! Pour le savant Lazzaro, ce n’est pas possible et il propose à la jeune femme de l’hypnotiser pour découvrir son inconscient. Quels blocages verrouillent les pensées de Mary ?

L’un et l’autre se jaugent, qui sera le vainqueur ? Mary, veut maintenant une vie discrète et surtout s’occuper de son fils seul survivant.

A son tour Lazzaro lui contera une bien étrange histoire, sur sa naissance, sur ses expériences, sur la vie, la création. Elle s’en moque, mais par prudence ou par curiosité, finira par l’écouter, et se jouer de lui, peut-être ?

Une histoire intéressante, que ce soit les personnages ou les faits racontés qui sont véridiques. Frédéric Gray, compose un personnage inquiétant par instant à l’image de Frankenstein, un être humain meurtri par un douloureux passé. Christelle Maldague est plus à l’aise dans son rôle de veuve arrogante, décidée à défendre son fils et la mémoire de son mari.

Une singulière mais belle histoire, bien défendue par ses interprètes.


Anne Delaleu
27 juillet 2016
mise à jour 22 septembre 2017

jeudi 14 juillet 2016

Festival Teatro a corte Torino - Les limbes - E. Saglio





Site du théâtre ASTRA

Anne Delaleu
Torino Teatro Astra
14 juillet 2016

Photos Domenico Conte

Les limbes
Etienne Saglio (France)

La vie et la mort, l'homme et le pantin.

Sur scène un grand garçon dégingandé, éternel ado vêtu de noir comme tous les manipulateurs de marionnettes, il est dépassé par la "créature", ils se fondent l'un à l'autre, et la marionnette tel Don Quichotte se battra à l'épée, noble arme contre un vulgaire bout de plastique, le plastique s'envole, se tord dans les airs, devient selon notre imagination,  un poisson, ou un oiseau aussi, un "être fantastique", qui peut faire peur ou faire rire c'est selon.


Poursuite de la marionnette, fuite du marionnettiste, dédoublement ? Holographie ? mais toujours la recherche de l'autre, le combat contre la créature maléfique, qui se multiplie au lieu de se désagréger.


Etienne Saglio signe là un conte pour le "grand voyage", ce n'est pas lugubre, c'est poétique, harmonieux, les  lumières jouent avec les ténèbres. Le Stabat Mater de Vivaldi enveloppe le spectacle.





vendredi 2 octobre 2015

La dame blanche - Azzopardi et Danino - théâtre du Palais Royal




site du théâtre
photos Emilie Brouchon
La Dame Blanche
Sébastien AZZOPARDI et Sacha DANINO

Metteur en scène : Sébastien AZZOPARDI

Dès l’entrée au théâtre, on est un peu surpris par les « fantômes » qui vous accompagnent dans la salle, et nous laissent à la merci d’étranges créatures pour vous faire patienter ! On s’amuse d’entendre les petits cris étouffés ou stridents des spectatrices qui ne s’attendent pas à voir un zombi armé d’un couteau leur faire coucou…


« La dame blanche » n’a rien à voir avec l’opéra du même nom de Boieldieu, quoique « la dame blanche nous regarde, la dame blanche nous entend »….
En Bretagne, dans une maison isolée dans les bois, Malo, gendarme se donne du bon temps avec sa maîtresse, il doit quand même rentrer auprès de sa femme… et là les ennuis commencent.

Un polar sur scène, effets spéciaux garantis, bien joué, dynamique, les comédiens s’en donnent à cœur joie.



Il y a de tout pour vous tenir en haleine, une vieille femme qui flanquerait la frousse à Blanche Neige, il y a Victor qui aime trop les pommes et sa jolie voisine, le copain gendarme un peu collant, la sœur de la victime qui ressemble étrangement à la défunte. Des menhirs, des fantômes, une médium, on a même droit à une manif !



L’atmosphère est un peu « Rocky horror show » saupoudré de « X files », certes on tremble un peu, on frémit mais on rit beaucoup, c’est un bon spectacle interactif qui fera le bonheur des fans d’Halloween.