durée 1h20
samedis 18 et 25 juillet 16h
dimanche 19 juillet 14h30
avec Marc Goldfeder, qui l’accompagne au piano, et qui se laisse gentiment rabrouer !
Mes coups de coeur sur le spectacle vivant: théâtre classique, contemporain, cirque, marionnettes, musical, pour les grands et pour les enfants ! Membre de l'Association professionnelle de la critique, Théâtre, Musique et Danse
N.O.U.B.A.
« Nouvel Opus Ultrafestif Border A cappella »
Mise en scène colorée et festive de Freddy Vlau
Nos trois drôles de dames
sont de retour ! Elles sont passées par les Gémeaux Parisiens avant de partir pour Avignon.
Quel bonheur de retrouver Angélique Fridblatt, Gabrielle Laurens et Marion Lépine ! Pour fêter leurs 15 ans de scène, ces « drôles de dames » du chant a cappella nous ont concocté une N.O.U.B.A. (Nouvel Opus Ultrafestif Border A cappella) absolument irrésistible.
Dès l’entrée, le ton est donné : un charmant jeune homme, Romain, nous accueille pour cette soirée d’anniversaire survoltée. Entre deux parts de gâteau et quelques notes de guitare, il nous « coache » avec malice, transformant la salle en une immense bande de copains. Car, oui, avec elles, le public n’est pas simple spectateur : on finit par faire connaissance avec son voisin de rang dans une ambiance conviviale, presque comme à la « fête des voisins ».
Sous la mise en scène pétillante et colorée de Freddy Vlau, les trois complices enchaînent les tableaux avec une énergie contagieuse. Paillettes et strass de sortie, elles revisitent avec brio un répertoire éclectique, passant de Dalida à MC Solaar, de Desireless à Sia. C’est dynamique, drôle, et techniquement bluffant.
En un mot : elles « allument le feu » ! Un spectacle généreux qui fait un bien fou. Courez-y, c’est un vrai shoot de bonne humeur.
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| Photo Paul Robin |
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| Photo Paul Robin |
Du jeudi au samedi à 21h
Le dimanche à 15h
On purge bébé
Georges Feydeau
Mise en scène Émeline Bayart
Lumières Melaine Danion -Assistant à la mise en scène Quentin Amiot
Arrangements musicaux Manuel Peskine
Avec Marc Chouppart (Bastien Follavoine), Émeline Bayart (Julie Follavoine), Manuel Le Lièvre ou Christophe Canard (Adheaume Chouilloux), Corinne Martin (Rose & Toto), Delphine Lacheteau (Clémence Chouilloux), Vincent Arfa (Horace Truchet) Manuel Peskine au piano
Photos de scène Caroline Moreau
« Tu
es belle à regarder
Tes bas tombant sur tes chaussures
Et ton vieux peignoir mal fermé
Et tes bigoudis quelle allure ! »
Voilà ce qu’aurait pu chanter
le grand Aznavour en voyant Madame Folavoine !
Monsieur Chouilloux, fonctionnaire
arrive en avance au déjeuner, les Folavoine sont bien embêtés, déjà par la
tenue de Julie et surtout l’incorrection de leur affreux Toto, Madame Chouilloux
arrive enfin en compagnie de son « cousin » Horace.
Tout tourne donc autour de Toto,
mais il est rusé ce gamin !
Emeline Bayart signe la mise en
scène joyeusement déjantée et musicale, elle campe une Madame Folavoine, fofolle
et inconsciente, en face Marc Chouppart tente de garder un semblant de sérieux.
Je n’oublie pas leurs complices,
Manuel Le Lièvre, Corinne Martin, Delphine Lacheteau, Vincent Arfa et Manuel Peskine au piano, tous excellents !
Tout commence et finit par des chansons joliment interprétées !
Mise en scène Virginie Lemoine
Joyeux anniversaire les Cinq de Cœur ! 30 ans de concerts inoubliables !
La première fois que je les ai vus, c’était au théâtre Grévin avec d’autres chanteurs, certains ont quitté le groupe, d’autres les ont remplacés avec autant de talent !
Aujourd’hui nos Cinq de Cœur nous préparent un spectacle éblouissant (aussi bien que les cérémonies des JO l’an passé !). Oui, tout est prêt mais pour demain…
Nous ne voulons pas partir, ah mais non ! Alors
nos amis vont faire avec les moyens du bord, et ce n’est pas triste bien au
contraire ! sacs poubelles, nappes plastifiées, caddy de supermarché, le rêve
quoi !
Comédien(nes) / Chanteurs (ses) : Hortense Venot, Nina Despres, Sarah Nardon, Angelo Heck, Alexandre Laugier (pianiste)
Chorégraphies : Hortense Venot
Lumières : Mélodie Hartmann
Une sympathique comédie musicale, fort bien chantée et jouée avec beaucoup de conviction et de talent.
Seulement voilà, on attend le client… enfin une vedette de la chanson et de la télévision arrive dans le salon, imbuvable et mal éduquée. Un jeune peintre lui aussi a réservé, par contre il est charmant, et les dames sont à ses pieds !
Mais voilà le tableau a disparu et l’enquête commence !
Le public a bien participé et beaucoup ri, au moins ce n’est pas volé !
Théâtre l’Oriflamme
Entre copains d’abord
Marie-Silvia Manuel chante Brassens et Devos
Anne Delaleu
1er mars 2025
Théâtre Darius Milhaud
Colorature
Mrs Jenkins et son pianiste
Stephen Temperley
Cosme Mc Moon (1901-1980) pianote un air de sa composition, il sourit et pense avec tendresse à sa “diva”, décédée il y a maintenant vingt ans, nous sommes en 1964, elle aimait bien cet air et l’avait même chanté !
Mc Moon se souvient, dans les années 30, pianiste fauché, compositeur, son ami lui propose d’être l’accompagnateur de Mme Florence Foster Jenkins (1868-1944). Richissime américaine, soprano colorature…
Mme Flo est ravie d’avoir enfin son pianiste, Cosme l’accompagne dans l’Ave Maria de Gounod… il est pétrifié et pour cause, Mme Flo chante faux, n’a aucun sens de la mesure, sacrifiant la gamme, ne sachant pas tenir une note, malgré tout elle persiste !
Elle n’a peur de rien Flo, elle chante en récital pour ses amis – nombreux – généralement pour de bonnes causes, et elle remplit les salles, bien évidemment, elle ne mesure pas que ses « admirateurs » viennent l’écouter pour se moquer d’elle. Il n’y a que Cosme qui essaie de la ménager. Il craque quand même lorsque Mme Flo, lors d’un enregistrement, lui dit que c’est son piano qui sonne faux !
Puis vient le coup de grâce, le concert dans la mythique salle du Carnegie Hall de New York. Elle a rempli son contrat et au-delà mais à quel prix ?
Agnès Bove, vraie soprano, apporte beaucoup de fantaisie et d’émotion à
son personnage.
Cyril Romoli était ce soir-là son accompagnateur, vrai musicien et
excellent comédien, ils forment un duo de choc ! On rit aux larmes et on
est émus. Agnès Boury signe là encore une superbe mise en scène.
Choubidouwa !
Spectacle musical par Les Divalala
Mise en scène Nicolas Guilleminot
Orchestration vocale Raphaël Callandreau
Avec Gabrielle Laurens, Marion Lépine, Aurore Bouston
Les trois magiciennes investissent la scène, le petit monde des enfants, les sages, les grincheux, les dissipés, et les parents bien sûr, tous au taquet pour écouter ces drôles de jeunes femmes !
Nos chansons d’enfant sont revisitées à leur manière, et elles ont du peps à revendre !
« Trois petites notes de musique », c’est aussi le titre d’une chanson de Henri Colpi, et c’est l’entrée en musique des comptines, des histoires de vent, d’escargot, de légumes – ça tombe bien les enfants ne sont pas fans – mais la salsa du salsifis va peut-être les réconcilier.
Et puis on part en bateau, on voit des poissons,
des baleines, des oiseaux, enfin on fait le tour du monde !
Accessoires de musique, violon et ukulélé, bâtons lumineux, elles se servent de tout avec bonheur et drôlerie !
Oui vous passerez un bon moment avec ses drôles
de dames, allez-y vous serez enchantés.
La Révolution Française
Mise en scène Ned Grujic
« C’est une révolte ? » « non Sire c’est une Révolution »
Les comédiens-chanteurs, campent plusieurs rôles, nous traversons les grandes pages de cette histoire, espoir, déceptions, désillusions… mais aussi l’amour de Charles et Isabelle, lui roturier, fervent défenseur de la Révolution et des idées nouvelles, et Isabelle jeune aristocrate, amie de Marie-Antoinette. Leur destin sera-t-il tracé ?
Les nobles et les souverains seront toujours de blanc vêtus, le Tiers Etats en bleu ou en rouge, les costumes sont autant contemporains que 18ème siècle, après tout la Révolution, le peuple qui gronde seront toujours intemporels, avec ses espoirs et ses débordements.
La musique est belle, une trentaine de chanson, les voix sont justes, enfin une bouffée de gaité avec Mme Sans-Gêne qui se fait courtiser par un jeune militaire corse qui fera parler de lui plus tard !
50 ans déjà, création de l’opéra rock, grande fresque sur une page de notre Histoire, de jeunes chanteurs apportaient leur talent et leur voix au disque, Bashung, Balavoine, Gérard Blanc, Dani, ils nous ont quitté depuis… En attendant le spectacle, je discutais avec mes voisins, ils avaient « vécu » la création en 74 et emmenaient à présent leur fille, ils connaissaient par cœur les chansons !
Une Révolution à voir et surtout entendre,
toutes générations confondues !
COME BACH
Mise en scène Gérard Rauber
Avec Anne Baquet
(chant), Claude Collet (Piano), Amandine Dehant (Contrebasse), Anne Regnier en
alternance avec Ariane Bacquet (Hautbois & Cor Anglais).
Un nouveau spectacle d’Anne Baquet, c’est toujours la fête, après avoir quitté Prévert au Poche Montparnasse, elle revient au Lucernaire avec ses partenaires et complices "d'ABCd'airs", toujours aussi brillantes les unes que les autres sous la houlette de Gérard Rauber.
Cette année, Paris accueille les J.O. et ces dames s’en donnent à cœur joie, elles ont du souffle, de la force, chorégraphie et gymnastique. Pas de temps mort, les scènes et les cantates se succèdent à vive allure, et Cloclo à la sauce Bach, il fallait l’oser !
Une grimpe sur le piano avec sa contrebasse, l’autre fait une danse orientale, le piano, la contrebasse, le hautbois et le cor anglais font partie intégrante du spectacle et sont de vrais partenaires.
Une amusante entrée en
matière avec ces horribles messages que l’on entend au téléphone avant d’avoir
un interlocuteur, et le zapping alphabétique vous verrez vaut son pesant d’or !
Jean-Sébastien Bach et
Anne Baquet, c’est intelligent, amusant, une petite fille derrière moi à la fin
du spectacle « tu vois je n’ai pas dormi ! » quelle victoire !
Irish Celtic
Spirit of Ireland
Direction Toby Gough
Chorégraphie Jim Murrihy et Denise Flynn
Voilà une bien dynamique rencontre avec l’Irlande ! moi ça me change du ballon rond ou ovale…
Chant, danse, claquettes irlandaises, musique, et le pub, ah oui le pub et le whisky qui coule à flot, le propriétaire Paddy, nous invite à entrer. Son fils Diarmuid sait parfaitement danser avec ou sans balai, mais il doit convaincre son père qu’il pourra lui succéder.
C’est donc l’histoire de l’Irlande, douloureuse souvent, mais fière, et comme dit Paddy, mariage, naissance ou enterrement tout se passe au pub !
Des danseurs qui exécutent les danses en couple, en rond, en cercle, ou alignés, les claquettes raisonnent sur le sol, la musique fait s’envoler les artistes, les chants nostalgiques ou joyeux.
Un beau spectacle réconfortant, époustouflant.
Ils reviendront bien vite nous voir !