durée 1h20
samedis 18 et 25 juillet 16h
dimanche 19 juillet 14h30
avec Marc Goldfeder, qui l’accompagne au piano, et qui se laisse gentiment rabrouer !
Mes coups de coeur sur le spectacle vivant: théâtre classique, contemporain, cirque, marionnettes, musical, pour les grands et pour les enfants ! Membre de l'Association professionnelle de la critique, Théâtre, Musique et Danse
Etre ou ne pas être
Ecriture et mise en scène William Mesguich et
Rebecca Stella
Football
or not football ? Telle est la question !
Quel
bonheur que ce spectacle ! Avec Être
ou ne pas être, William Mesguich et sa petite sœur Rebecca Stella nous
offrent une parenthèse théâtrale d’une fraîcheur absolue, à la fois tendre,
émouvante et diablement drôle.
Le jeune William grandit dans un milieu d'artistes et
d'intellectuels. Mais entre les répétitions de son père avec Antoine Vitez et
les ombres bienveillantes de Beckett, Tchekhov ou Shakespeare, le gamin, lui,
n'a d'yeux que pour son ballon rond. Ses héros se nomment Platini ou Maradona.
Puis vient le drame : une vilaine blessure sur le terrain,
infligée par un adversaire peu scrupuleux. C’est alors qu’un autre William – le
dramaturge – vient au secours du footballeur blessé. De la pelouse aux planches,
la ténacité reste la même.
Sur scène, William Mesguich s'en donne à cœur joie. Seul en
scène (ou presque, tant sa sœur et lui ont peaufiné le sujet), il enchaîne les
imitations savoureuses : une maman complètement déjantée qui hurle à chaque but
de son Willy, un père toujours digne en toutes circonstances, des copains de vestiaire, un prof de
théâtre peu avenant, un premier béguin.
Amateurs de foot ou de grand théâtre, foncez-y : on est
tous prêts à faire une immense hola
à William !
Anne Delaleu
17 mai 2026
Théâtre du Roi René ICI
14h15 - durée 1h25
Sur le fil
Sophie Forte
Pas facile d’être intermittente du spectacle, mais enfin, Juliette s’en sort plutôt bien entre toutes les bestioles de dessins animés à doubler ! Conservatoire mais pas Comédie-Française c’est plutôt doublage, qui est un métier malgré tout !
François de son côté n’a pas vraiment l’inspiration pour son nouveau roman, il décide de se consoler avec de merveilleux sushis, passe commande par téléphone, mais voilà les catastrophes s’enchaînent, il a composé par erreur le numéro de Juliette !
De quiproquos en malentendus, ces deux-là ont bien fait de se rencontrer ! ce n’est pas le téléphone rose mais le téléphone rosse ! Sur le fil on peut aisément se mentir, raconter à l’autre des histoires, s’engueuler, ne plus vouloir se parler, oui mais voilà ils voudraient bien se rencontrer…
Le décor représente l’appartement de l’un et de l’autre, Anne Bourgeois a su trouver le rythme et le dynamisme pour cette comédie tendre, joyeuse et rigolote. Sophie Forte et Philippe Sivy forment un couple attachant, des amis que l’on voudrait avoir près de soi.
N’hésitez pas à décrocher le téléphone pour
cette comédie !
L’ile des esclaves
Marivaux
Mise en scène : Christophe Lidon
Adaptation : Michael Stampe
Textes additionnels : Valérie Alane
Avec : Valérie Alane, Thomas Cousseau, Armand Eloi, Morgane
Lombard, Vincent Lorimy
La « servante » éclaire
la scène, un comédien lit un extrait des « voyages de Gulliver », une
comédienne sort son portable, l’autre balaie, enfin sommes-nous chez Marivaux ?
Ma foi oui, une troupe de comédiens
jouent « L’île des esclaves », une belle toile de fond illustrera les
différentes scènes, pour l’instant c’est le naufrage et Arlequin et son maître
Iphicrate parviennent enfin sur une île, oui mais là tout va changer le valet
devient maître et abuse de son pouvoir.
Euphrosine et Cléanthis font de même,
mais ces échanges ne se font pas sans larmes ni révolte. Oui, mais Trivelin est
aussi le chef de troupe, et il a bien du mal à se faire respecter et entendre
par les comédiens ! Là aussi remontrances, discussion sans fin sur l’argent,
la manière de traiter les collègues.
Marivaux l’avait bien écrit, les
changements de situation et de rôles ne sont pas si simples, et les mauvaises
manières reprennent vite le dessus, quelque soit la perruque ou le costume que
l’on porte !
Enfin Christophe Lidon a signé une
bien intéressante mise en scène, et les comédiens sont excellents et imprégnés par
leur rôle, c’est drôle, grinçant, amusant, et surtout fort bien interprété !
Il nous manquait juste la parole
Sylvie Poiret
« Alors raconte ! » aboie Tomy le
Yorkshire de ma sœur,
Bon, c’est l’histoire d’Alceste le chat et Diane la mignonne Epagneul-Breton. Leurs maîtres, enfin leurs deux pattes, sont respectivement Célimène et Freddy.
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| crédits Laetitia Heurteau |
Alceste, gros pépère rouquin, (il a grossi mais
on sait pourquoi…) ne tarit pas d’éloges sur sa Célimène, Diane elle, adore
partir chasser avec Freddy et se moque bien de ce gros matou qui ne pense qu’à
dormir, dormir et manger !
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| crédits Laetitia Heurteau |
Mais ils en ont des choses à dire sur leurs maitres. Célimène et Freddy s’aiment, leurs bestioles un peu moins… tout est bon pour se balancer des vannes, se moquer, mais parfois il y a de la tendresse. Et puis un changement dans la vie de leurs Zhumains n’est pas toujours évident quand on a ses habitudes. Que va-t-il arriver ?
Margaux Laplace est une gracieuse petite chienne,
Julien Mitsinkides un solide minet, ils s’amusent beaucoup tous les deux !
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| crédits Laetitia Heurteau |
LA CAGNOTTE
Eugène Labiche
Mise en scène et musiques Thierry Jahn
crédit photos Shawn Berdah
Voilà une partie de “bouillotte” bien plaisante à découvrir, c’était un jeu de cartes populaire à l’époque et nos notables de province ont accumulé une petite fortune qu’ils comptent bien dépenser. La seule inconnue c’est de savoir comment ! qui de la dinde truffée, de la foire de Crépy ou du voyage à Paris gagnera en tirant au sort et en trichant un peu…
Le résultat tombe ce sera Paris la Capitale ! Blanche et sa tante sont heureuses, mais l’une pour faire les magasins, quant à l’autre elle espére rencontrer l’homme avec qui elle correspond et qui deviendra peut être son mari !
Nos compères arrivent dans la capitale, Blanche fait la tête, son amoureux de notaire a raté le train. Mais tant pis, épuisés ils s’arrêtent dans un restaurant, les prix sont plus que raisonnables (enfin c’est ce qu’ils croient…). Sylvain le fils de Colladan est bien surpris de voir son père, et bien embarrassé, lui qui mène grand train à Paris alors qu’il fait croire à papa qu’il est à l’école d’agriculture et qu’il pourra reprendre la ferme…
Nos amis demandent l’addition et elle est bien salée ! Ils refusent de régler et les voilà au commissariat, on les accuse de vol, enfin tout va de mal en pis, mais on peut compter sur la mécanique de Labiche pour nous faire rire. Que dire de plus, j’ai beaucoup ri, les comédiens sont excellents ils endossent plusieurs personnages, ils s’amusent autant que nous, la mise en scène et la musique de Thierry Jahn sont créatives et astucieuses.
Un très bon moment de théâtre, on attend avec impatience leur prochaine création, un autre Labiche "L'affaire de la rue de Lourcine" qui devrait être donnée au Lucernaire.
Anne Delaleu
23 octobre 2020
Lucernaire Théâtre