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dimanche 6 septembre 2020

La petite fille de M. Linh - (reprise au Lucernaire)

Reprise au Lucernaire 

de ce seule en scène émouvant et poétique que j'avais apprécié à Avignon en 2014.
N'hésitez pas à réserver 0145445734
jusqu'au 11 octobre du mardi au samedi à 19h30 et le dimanche à 15h30



La petite fille de Monsieur Linh


Sylvie Dorliat a eu un coup de cœur à la lecture du roman de Philippe Claudel. Elle a adapté l’histoire émouvante de M. Linh et de sa petite fille, rescapés tous deux de la guerre qui déchire leur beau pays en Asie. 


Sylvie Dorliat aidée par la mise en scène poétique de Célia Norgues, nous conte à travers un livre d’images, la rencontre entre le réfugié et le sympathique M. Bark, veuf lui aussi, et ses deux hommes qui ne parlent pas la même langue, vont se comprendre par le cœur. Deux cultures aussi, mais qui vont s’apprivoiser, M. Linh ayant besoin de la présence gentiment envahissante de l’occidental et M. Bark de la réserve de l’asiatique, qui lui rappelle de tristes souvenirs aussi…


Sylvie interprète les personnages avec humour, délicatesse et fantaisie, elle aime cette histoire et on le ressent, elle s’aide des accessoires, une valise en cuir bouilli, une lanterne, les lumières et l’univers du roman est recréé.


Une belle histoire à ne pas manquer pour mieux vivre et pour voyager !


mardi 31 janvier 2017

Le bal - I. Nemirowski - théâtre Rive Gauche



mardi au samedi 19h
site du Théâtre Rive-Gauche ICI
durée 1h20
Photos Théâtre Rive Gauche - Droits réservés

Le bal
Irène Nemirowski
Adaptation Virginie Lemoine
Mise en scène Virginie Lemoine et Marie Chevalot

Avec Lucie Barret, Brigitte Faure, Serge Noël, Françoise Miquelis, Pascal Vannson


Antoinette est une « pauvre petite fille riche », elle a 14 ans des rêves plein la tête et surtout des parents, nouveaux riches, sans éducation, l’argent n’achète pas tout…

Mme Kampf arrogante, soucieuse de considération sociale, propose à son mari d’organiser un bal. Ils sont prêts à tout et même à inviter tout ce que Paris compte de vrais ou faux aristocrates, bourgeois, banquiers, négociants, passant même sur les « défauts » de certains.


Antoinette est laissée aux mains d’une gouvernante anglaise, soucieuse surtout de son petit ami. Quant à sa mère, elle ne cesse de rabrouer sa fille,  a peu de tendresse envers elle et surtout refuse à Antoinette d’apparaître au bal.


Antoinette se vengera de cet affront, sans l’avoir prémédité d’ailleurs, mais l’occasion est trop belle…

Les décors sont soignés, nous sommes dans le salon 1920 du magnifique hôtel particulier. Puis changement de scène et de décors, dans la chambre de la jeune fille, puis l’appartement de Mlle Isabelle, son professeur de piano, vieille fille médisante et prompte à taper sur les doigts peu habiles de son élève.


J’avais adoré ce court roman paru en 1930, puisé dans les souvenirs d’enfance d’Irène Nemirowski, et j’ai trouvé l’adaptation fidèle. Irène et son mari sont morts en déportation, leurs filles ont été sauvées et cachées jusqu’à la Libération. Leur père leur avait laissé une valise contenant des effets personnels dont le dernier roman d’Irène « Suite française » qui sera publié en 2004 et obtiendra le prix Renaudot à titre posthume.

L’Interprétation est excellente, on rit beaucoup devant la bêtise de ses nouveaux riches, une belle unité dans la direction d’acteurs.


Anne Delaleu
31 janvier 2017

mercredi 7 septembre 2016

Les chatouilles ou la danse de la colère - A. Bescond - soirée exceptionnelle au Chatelet

représentation exceptionnelle au théâtre du Châtelet le mercredi 19 octobre et jeudi 20 octobre à 20h




Crédit photos Copyright mention Karine Letellier



Les chatouilles ou la danse de la colère
Andréa BESCOND

Où il est question de l’insoutenable, du viol d’une enfant par l’ami de la famille, marié, père de trois garçons.

Odette, petite fille, adore dessiner, elle rencontre son bourreau, un ami de ses parents.
Plus tard, Odette pour se « laver », se reconstruire, sera artiste, elle aime la danse qui lui permet d’exprimer sa souffrance, des signaux que ne comprennent pas ou ne veulent pas voir les adultes qui l’entourent.

La scène chez la psy avec la mère est révélatrice du malaise, maman préfère voir la souffrance des autres mais traite sa fille de menteuse. Il n’est pas facile de reconnaître que l’on s’est trompé sur la « bienveillante attention » de l’ami Gilbert durant tant d’années.


Odette sombre dans les paradis artificiels, les amours passagères. Les castings plus ou moins loufoques, il faut bien gagner sa croûte.

Puis retour sur ces années de petite fille et le cours de danse, où la prof essaie de ne pas sombrer dans le « burn out » avec des gamins excités comme des puces !

Puis, les rêves pour s’échapper de la réalité, les rencontres imaginaires ou que l’on voudrait véridiques.

Et enfin, se délivrer par la parole et dénoncer le cher Gilbert… Odette aura affaire à un commissaire, haut en couleurs, mais pas vraiment dans la délicatesse !


Andréa Bescond aidée par Eric Métayer est tour à tour Odette, Gilbert le monstre, la prof de danse, la mère, le commissaire un peu trop bon enfant, le copain rappeur et d’autres personnages
.
C’est une danseuse accomplie et une remarquable comédienne, savoir nous serrer le cœur, avoir peur comme elle, et aussi rire de certaines situations. On jongle entre le rire et les larmes, un tour de force.



A ne pas manquer dès le 14 janvier au Petit Montparnasse.

site du théâtre Montparnasse ICI

Challenge théâtre 2015

mardi 28 juillet 2015

Théâtre de l'Alhambra Paris


Site du théâtre 

J'avais bien ri à ces deux spectacles les années précédentes à Avignon, une bouffée d'air pur et de bonne rigolade !

- Les Swinging poules 
en ce moment jusqu'au 10 octobre, vous ne le regretterez pas !



- Les mangeurs de lapins,
reviennent faire leur cirque dans le même lieu à partir du 12 octobre, à ne pas louper non plus !

jeudi 16 juillet 2015

Avignon 2015 : liste des pièces vues à Paris ou Avignon

Avignon : récapitulatif des spectacles vus à Paris ou Avignon !
ci-dessous, la liste des spectacles joués à Avignon cette année vus sur Paris et dont j'ai fait la critique :
  • Neige noire, variations sur la vie de Billie Holiday
  • Les soliloques de Mariette
  • L’affaire Dussaert
  • Etat de siège
  • Un obus dans le coeur
  • Le cercle des illusionnistes
  • Le porteur d’Histoire
  • Le concert sans retour
  • Les élans ne sont pas toujours des animaux facile
  • DéSAXés Mystère SAX
  • Espace Roseau
  • La petite fille de Monsieur Linh
  • Les fâcheux
Théâtre Buffon
  • Jeanne et Marguerite
  • De quoi parlez-vous ?
Théâtre la Luna
  • Un bon petit diable
  • Le marchand de Venise
  • Opus coeur
  • La liste de mes envies
  • A plates coutures
  • Vilar, notes de service
  • L’Aigle à deux têtes

mercredi 3 septembre 2014

De quoi parlez-vous ? Tardieu - Lucernaire


Textes de Jean Tardieu (1903 – 1995)

 « Oswald et Zénaïde »
Deux fiancés, un peu coincés, soupirant et hésitant, n’osant pas dire la vérité à l’autre, tout est dans le texte, entre banalités à voix haute et apartés plus importantes, Tardieu fait la part belle au détournement des phrases, ridiculisant les conventions du langage.

« Finissez vos phrases »
 Deux personnes se retrouvent, se parlent mais ne finissent pas leurs phrases ; la conversation est donc limite heureusement il y a la gestuelle et l’intonation !

« Le guichet »
Le bureau des renseignements de la gare, les préposés n’ont pas l’air disposés à répondre à une simple question du Monsieur qui leur fait remarquer qu’il est seul, mais l’administration ne plaisante pas, et il devra quand même prendre un jeton d’appel…

« De quoi s’agit-il ? »
Une salle de tribunal où un juge a beaucoup de mal à comprendre ce que les époux Poutre lui affirment car ils s’embrouillent et disent dans une même phrase tout et son contraire au sujet d’élèments « naturels »…

Jean Tardieu avait l’art de transformer un texte, « un mot pour un autre » est un petit bijou de drôlerie, et un exercice de style, dont je vous laisse juge à vous de remplacer par les mots «normaux » !

« Un mot pour un autre »
Madame reçoit M. de Perleminouze qui est son amant. Il entre chez Madame, mais son épouse Mme de Perleminouze est là !

ü  Monsieur de Perleminouze(à part).-Fiel ! Ma pitance !
ü  Madame de Perleminouze Fiel!...Mon zébu !..(avec sévérité) :Adalgonse , quoi, quoi, vous ici ? Comment êtes-vous bardé?
ü  Monsieur de Perleminouze (désignant la porte)- Mais par la douille !
ü  Madame de Perleminouze- Et vous bardez souvent ici ?

La créativité et la jeunesse des comédiens, le lien entre chaque scène est un vrai numéro de music-hall ! Il y a aussi beaucoup de poésie dans ce spectacle, tant dans le décor modulable, les costumes, et surtout le texte que les jeunes comédiens jouent avec plaisir et gourmandise.


Un savoureux spectacle qui fait les beaux jours du festival Off !

jeudi 10 juillet 2014

Le Misanthrope - Molière - Avignon 2014


Mise en scène Michèle André

Avec : Arnaud Denis, Elodie Navarre, Jonathan Bizet, Loïc Bon, Hugo Brunswick, Catherine Griffoni, Hervé Rey, Stéphane Ronchewski, Jean-Laurent Silvi, Elisabeth Ventura.


Une belle pièce que Molière a écrite pour Armande sa femme, il lui pardonnait bien souvent ses écarts et lui a donné un des plus beaux rôles que toute comédienne se doit et rêve de jouer.

C’est une comédie à multi facettes, on peut lui donner toutes les interprétations, et comme dans cette mise en scène, jouer la part du contemporain dans les costumes avec un rappel 17ème siècle, tant dans les décors que les superbes tenues des dames.

Arnaud Denis est un Alceste bouillant et intègre certes, on pourrait dire « psycho rigide » ! Jean-Laurent Silvi joue avec finesse Philinte, l’ami fidèle. Une belle joute verbale entre Elodie Navarre et Catherine Griffoni, l’une sûre d’elle et l’autre pâmée devant Alceste.

Mais Célimène et Alceste sont-ils capables d’aimer ? On peut s’interroger, elle aime plaire, elle vit joyeusement son veuvage, lui est attirée par cette jeune femme, mais il penche aussi vers la douce Eliante, subtile Elisabeth Ventura.

Par contre, c’est la mode en ce moment chez les « Alceste » de vouloir malmener leur Célimène, là nous avons droit à un étranglement (quant à Michel Fau il jetait à terre Julie Depardieu !).

Toute la troupe est à citer, ils jouent à l’unisson, les petits marquis bien en verve, et le si drôle Oronte et son insupportable sonnet !

Jeanne et Marguerite - Peronnet - Avignon Off


Jeanne et Marguerite
De Valérie Peronnet

Avec Françoise Cadol
Mise en scène Christophe Luthringer

Jeanne a une drôle de relation avec James, mais elle l’attend toujours, il ne veut pas prévenir de son arrivée, tout est secret. En attendant, Jeanne lit les lettres de Marguerite, celle-ci écrivait à son mari de longues lettres, remplies d’amour et d’espoir de le revoir après cette sale guerre de 1914.

Jeanne attend elle aussi, James elle l’a « rencontré » sur internet, après tout nous sommes au 21ème siècle, et pour s’occuper elle met en ordre et lit les lettres d’une certaine Marguerite, elle aussi passionnée et amoureuse, mais nous sommes cent ans plus tôt et les rencontres amoureuses étaient autres, plus réservées. Enfin après de longues fiançailles, Marguerite épouse enfin Eugène, hélas le bonheur est de courte durée. Eugène part au front en 1914.

En fait, elles ont un secret commun, la guerre, l’une a fauché son aimé et l’autre est une guerre de l’ombre, sur fond de terrorisme.

Françoise Cadol, sait jouer la sensibilité et la timidité de la tendre Marguerite, et sait jouer de la sensualité et de la curiosité matinée d’humour de Jeanne.


Un bel exploit de comédienne, une jolie histoire.


Cinq de coeur - le concert sans retour - Avignon

Cinq de Cœur

Le concert sans retour


Mise en scène Meriem Menant
Avec Pascale Costes, Karine Serafin, Sandrine Mont-Coudiol, Patrick Laviosa, Fabian Ballarin

Le quintette farfelu est de retour !

Qu’on ne s’y trompe pas, les voix sont belles, les artistes ont eu comme professeurs, de grands noms de la scène lyrique.

Ils ont décidé il y a quelques années, de parcourir les scènes, chantant a cappella, les tubes passés ou présents, ainsi que de belles pages d’art lyrique ou sacré.
Pour ce concert sans retour, ils s’en prennent joyeusement à Bach, qui ne leur a rien fait, et aussi à Brahms et Schubert !

Sur scène, cérémonieusement, la chef de chant nous annonce le programme, ils sont là tous les cinq, et le programme débute… enfin… les deux sopranes sont en train de s’engueuler pendant que les trois autres entonnent le chant, puis un des garçons se fait réprimander par la chef, puis tout tourne en vrille, on assiste à la révolte des chanteurs, pour notre plus grand plaisir, et on rit jusqu’à la fin du programme, ils enchaînent Bach et Montand à « bicyclette », se promènent dans les années sixties, le clou du spectacle c’est aussi « le chanteur de Mexico » et un sombrero immense qui fait basculer le ténor !

On assiste aussi à la prise du pouvoir par la bretonne de service qui bigouden sur la tête décide une bonne fois pour toute de chanter un vieux chant breton que les autres s’empressent de ridiculiser !

Ce quintette vocal nous régale depuis de nombreuses années, certains chanteurs ont changé mais le talent et le dynamisme sont toujours là.


Ils seront à partir du 27 septembre au théâtre du Ranelagh.

mercredi 9 juillet 2014

Swinging poules - Avignon Théâtre le Chien qui Fume





Swinging poules

Mise en scène : Flannan Obé


 Avec : Florence Andrieu, Charlotte Baillot, Caroline Montier, au piano Philippe Brocard (en alternance avec Jan Stümke)



Ah les trois poulettes et leur coq,  un concentré de bonne humeur vous attend !


Il y a la grande rousse, la pulpeuse brunette, et la petite brune genre Caliméro !

Pétillantes dans de jolies tenues fifties, elles sont chanteuses et comédiennes, de belles voix, elles savent jouer avec humour sans vulgarité, et pour ne rien gâcher de vraies voix, le pianiste n’est pas en reste avec une belle voix de baryton.


On redécouvre avec plaisir la chanson française, d’Aznavour à Gainsbourg ou Vian, toutes les chansons mises en scène avec bonheur pour ces trois jolies dames par Flannan Obé.


Si vous n’aimez pas rire ou sourire passez votre chemin !

Sugar lake - Blessing - Avignon théâtre Le Petit Chien







théâtre Le Petit chien
18h55

Lee Blessing
adaptation française François Bouchereau
mise en scène Béatrice Agenin

Avec Constance Dollé, Emmanuel Noblet, Gaël Giraudeau

Lee Blessing est un auteur américain, dont les textes et les histoires ne laissent pas indifférents et sont de véritables coups de poings.

Là le pouvoir des médias est sur la sellette. Un couple de jeunes journalistes Iris et Dan sont « obligés » à leur corps défendant d’écrire un livre sur les meurtres d’un serial killer, William Reach, emprisonné. Leur éditeur prévoit un best-seller, le morbide et les meurtres fascinent toujours le commun des mortels. Mais surtout, cet ouvrage pourrait devenir un outil « pédagogique » contre de potentiels meurtriers.

William Reach est arrogant, sûr de son pouvoir et manipule comme il l’entend les deux journalistes, les insulte, leur parle de ces dix-neuf victimes avec un naturel désarmant, sans remords, leur lit les lettres passionnées d’admiratrices (Landru recevait des lettres d’amour et des demandes en mariage dans sa cellule !). 

Les jeunes gens l’interviewent l’un après l’autre et font leur débriefing le soir dans un motel minable avec vue sur citerne ! Pas vraiment de quoi souffler après les entretiens glauques qu’ils doivent enregistrer et peu à peu, Reach s’immisce dans leur vie quotidienne, pas de repos, pas de répit.

Les médias sont coupables certes de valoriser des assassins, d’en faire des héros, mais le public aime frissonner, regarder sans pâlir des émissions ou des séries criminelles bien sanglantes avec force détails, ça fait de l’audimat et du profit !

La mise en scène et la direction d’acteurs de Béatrice Agenin est captivante, on n’en sort avec des questions plein la tête, et les comédiens sont investis dans leurs personnages.

J’avais beaucoup aimé « En allant à St Ives » du même auteur également mis en scène par Béatrice Agenin.

L'illusion comique - Corneille - Avignon Off





Avec  Alice Kaczmarek, Bénédicte Marchand, Bertrand Kaczmarek, Paul Nichilo, Sylvie Dyon, Sandrine Anselmetti – Compagnie « En chair et en masques ».

Adaptation et mise en scène : Alain Bertrand 

Pièce de théâtre en 5 actes de Pierre Corneille "L'illusion comique" conte les amours contrariés de Clindor et Isabelle,  revisités à la sauce Commedia dell’arte.

Dans la cour du Barouf, ce spectacle en plein air, (il faisait beau !) entraine les spectateurs à être aussi acteurs de ce qui se passe sur scène, heureusement les deux sorcières-stagiaires qui répondent l’une et l’autre aux savoureux noms d’Arsenic et de Vieille dentelle donnent le ton, nous devons lancer des sorts, faire apparaître le jeune homme disparu, enfin elles ne sont pas vraiment au top et de bêtises en bêtises se font virer par la magicienne Alcandra !

Il y a aussi ce couard de Matamore, dragueur impénitent, il s’empêtre aussi bien dans sa cape que dans ses explications douteuses…

Et puis le père qui veut absolument marier sa tendre fille au vilain Adraste. La mère éplorée qui recherche son fils disparu, elle ne sait pas qu’il est le valet du ridicule Matamore.

Mais surtout c'est le théâtre dans le théâtre, tout n'est qu'illusion.


Enfin, une bonne représentation, avec de beaux costumes et des masques, et par-dessus tout le talent et le dynamisme des comédiens.

mardi 8 juillet 2014

Hymne à la disparition - Théâtre de l'Etincelle Avignon

Mise en scène Zhao Miao

La compagnie San Tuo Qi est composée de jeunes artistes. Ils maitrisent parfaitement le jeu corporel, et à travers neuf histoires, vont mimer, danser, et «jongler» entre mime contemporain et le traditionnel des masques de théâtre.


Par jeu, les jeunes gens se passent un masque différent à chaque fois et qui représentera la scène à jouer. Poésie, humour, beauté, tout est merveilleusement dominé par le jeu des artistes. 




Les corps se plient, se cambrent, dansent, imitent toutes sortes d’individus grâce aux très beaux masques, chacun est une personnalité, vieille dame, vieux monsieur, et l’on assiste séduit, aux histoires tantôt drôles, parfois cruelles, que nous content ses jeunes artistes, souriants, prêts à toutes sortes de bonnes blagues !

Un spectacle de mime et de masque qui plaira à tous.


Challenge théâtre 2014

Lettre d'une inconnue - Zweig - Avignon théâtre Le Chien qui fume





Lettre d’une inconnue
Stefan Zweig

Cette nouvelle écrite en 1922, relate l’histoire d’un amour passionné et obsessionnel.

Un romancier célèbre reçoit une lettre, il ne se souvient pas du tout de la femme qui lui écrit.
Elle vivait avec sa mère à Vienne, un jour il emménage dans l’appartement voisin. C’est une adolescente, elle s’éprend très vite de lui, le surveille, constate que de belles femmes viennent lui rendre visite.

Puis la vie veut qu’elle s’installe à Innsbruck avec sa mère et son beau-père, elle pense toujours à son idole, et finit par retourner à Vienne pour travailler et surtout être auprès de l’homme qu’elle aime.

Celui-ci ne la reconnait toujours pas, elle est jolie, il est séduisant et aime les femmes, ils passeront quelques nuits ensemble, pour lui rien de plus banal, mais elle attend un enfant.

La mise en scène de Christophe Lidon est dépouillée pour servir au plus près le texte, et les comédiens, Frédéric Andrau et Sara Biasini en tête, créent une atmosphère de passion, jouant avec les accessoires, Sara Biasini passe de la jeune fille à la femme en se revêtant d’une robe, de bas, de chaussures à talons, d’une perruque, une transformation qui suit les épisodes de sa vie et de sa descente aux enfers.

Une belle réussite avec des comédiens beaux et talentueux. Un succès parisien qui ravira Avignon.