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vendredi 14 juillet 2023

Européana - P. Ourednik - Avignon Théâtre du Chien qui Fume

 


théâtre du Chien qui fume à 15h
durée 1h30 


 

Européana

Une brève histoire du 20ème siècle

Patrick Ourednik, Jade Lanza

 

Mise en scène : Virginie Lemoine
Avec Corinne Touzet
Assistante mise en scène : Laury André
Décor : Grégoire Lemoine

 


Un intérieur ? Une cuisine ?  Un studio sans aucun doute, bien aménagé, une femme est allongée au sol, elle s’éveille enfin et tout en s’affairant activement, nous raconte tout ce qu’on veut savoir sur le 20ème siècle sans oser le demander !

Elle se démène Corinne, danse, se prépare son petit-déjeuner, repasse, s’habille tout en nous racontant les inventions, les guerres, les découvertes scientifiques, le cinéma érotique et même Barbie !

L’évolution du droit des femmes, y a encore du boulot… enfin elle note tout sur son petit carnet, a eu drôle de façon de ranger ses affaires ou de chercher dans son sac, un joyeux petit fouillis ! mais elle s’y retrouve et ne perd pas le fil de son histoire. 

Corinne Touzet prend un grand plaisir à interpréter ce texte, elle est dynamique, toujours sexy, drôle, la mise en scène de Virginie Lemoine est inventive, le décor une vraie boite à joujoux et les vidéos sont surprenantes !



Vous passerez un bon moment avec Dame Corinne !

 

 

 

Anne Delaleu
Théâtre du Chien qui Fume
14 juillet 2023

 

 


jeudi 22 juin 2023

Le testament Medicis - S. Landowski - Théâtre Lepic

 


Site du théâtre ICI
mardi au samedi 21h matinée samedi 17h00 dimanche 15h

LE TESTAMENT MEDICIS

Stéphane Landowski

 

Mise en scène Raphaëlle Cambray

Avec : Karina Testa, Eric Prat ou Jean-Marie Frin, Antoine Pelletier, Michaël Abiteboul ou Sébastien Lalanne, Nicolas Poli, Massimo Riggi ou Audran Cattin

 
En repartant avec le bus, nous passons devant le Louvre… et j’entends une petite fille « ah la ! la ! qu’est-ce qu’elle est moche la Joconde ! c’est vrai tout le monde est déçu !» le couperet tombe sur notre Mona Lisa, par cette petite fille que l’on a trainé un peu trop dans les musées…

Mais non Mona n’est pas moche, elle a son sourire énigmatique, et le gardien du Louvre de notre histoire, la veille jalousement, amoureusement. Il attend son fils Laurent, ils n’ont pas le même parcours de carrière, mais une grande tendresse. Laurent est toujours pressé. Son père, lui conte une singulière histoire sur Mona Lisa, et dans les salles du musée se retrouvent devant eux, François 1er et Léonard de Vinci. Le monarque insiste pour acheter le portrait de la femme au doux sourire, Léonard souhaite le léguer à son serviteur…

Le temps passe, et Laurent se voit confier un secret, un testament, celui des Médicis.

C’est une très bonne comédie, on y apprend beaucoup de choses, mais oui même encore sur Mona Lisa. Chacun repartira avec son idée ! Jean-Marie Frin apporte de l’émotion à son personnage de gardien, Michaël Abiteboul est un convaincant Léonard, Massimo Riggi est le très démonstratif voleur du Louvre, Nicolas Poli est royal, Antoine Pelletier déploie sa tendresse et son charme, et n’oublions pas Karina Testa qui fait tourner bien des têtes !

Raphaëlle Cambray réussit une dynamique mise en scène, après l’excellent « Et si on ne se mentait plus ? ». Une belle histoire, amusante, qui ne cherche pas à convaincre mais à distraire.

 

Anne Delaleu
22 juin 2023
Théâtre Lepic

 


lundi 20 février 2023

L'aigle à deux têtes - J. Cocteau - Studio Hébertot

Site du théâtre ICI
Lundi 21 h - dimanche 19 h
jusqu'au 16 avril 2023
durée 1h30

L’Aigle à deux têtes
Jean Cocteau


Adapté par Paul Goulhot
Mis en scène par Paul Goulhot
Avec Huifang Liu, Jérémy Brige, Olivier Ho Hio Hen, Maïko-Eva Verna et Bounsy Luang Phinith

Accessoires et décors : Laura Trouillard et Laure Garnier
Musique : Coralie Royer
Vidéos et Illustrations : John Philomène
Costumes : Émilie Engrand
Création lumières et sons : Patrick Chevillard et Eliott Rogé


Une jeune reine vit recluse dans son palais, tous les ans elle célèbre la mort de son mari le roi, assassiné le jour de leurs noces. Elle est « espionnée » par sa dame de compagnie, Edith de Berg, pour le compte de l’Archiduchesse sa belle-mère, et du Comte de Foehn.

Un soir d’orage, un jeune homme, blessé, fait irruption dans sa chambre, il est anarchiste, se nomme Stanislas, la police le recherche mais surtout il ressemble trait pour trait au roi ! Sa mission est de tuer la reine.

Celle-ci pour garder auprès d’elle le jeune homme, le fera passer pour son lecteur. Ils se sont épris l’un de l’autre, mais la Cour et ses intrigues feront vite vaciller cet amour, et la tragédie n’est plus loin…

Paul Goulhot a transposé en Asie cette histoire d’amour, interprétée avec subtilité par Huifang Liu qui donne de l’humanité a son personnage, Jérémy Brige est le séduisant Stanislas amoureux et anarchiste, Olivier Ho Hio Hen est Félix, tiraillé entre Edith son ancienne fiancée et la reine, Maïko-Eva Verna donne du personnage d’Edith une version plus douce mais intrigante, Boun Sy Luang Phinith est un glacial Comte de Foehn on n’aimerait pas tomber entre ses griffes !

De délicats dessins à l’encre de Chine projetés en vidéos, représentant les différentes pièces où se déroulent l’action, deux sabres japonais au centre. Costumes soignés, accessoires.

Jean Marais avait lancé un défi à Cocteau, celui-ci lui a donc écrit cette pièce, créée en 1947 par Edwige Feuillère dans le rôle de la reine. Un condensé du roi fou de Bavière et de sa cousine Elisabeth, plus connue sous le nom de Sissi.

Jean Cocteau, le prince des poètes, nous a quittés il y a 60 ans, Edith Piaf était décédée la veille, et l’on dit que c’est en apprenant sa mort que le cœur de Cocteau a lâché.


Anne Delaleu
20 février 2023
Studio Hébertot




mercredi 20 juillet 2022

Alice Guy, Mademoiselle Cinéma - Théâtre Barretta Avignon


 
Théâtre Barretta
durée 1h15

Alice Guy, Mademoiselle Cinéma
Caroline Rainette

Mise en scène : Lennie Coindeaux, Caroline Rainette

Interprète(s) : Caroline Rainette, Lennie Coindeaux, Jérémie Hamon
Collaboration artistique : Jean-Pierre Hané


Alice Guy, vous connaissez ? peut-être n'est-elle pas une inconnue pour ceux qui sont allés voir l'exposition sur le cinéma au musée d'Orsay, il y avait deux extraits de films qu'elle a réalisée.
co Lucas Lomazzi

Mais revenons à notre histoire, Alice doit travailler, sa famille a eu des revers de fortune,  elle sait taper à la machine à écrire et se retrouve dans le bureau de Monsieur Léon Gaumont. Elle s'intéresse à la photographie et au début du cinémascope. Elle a beaucoup d'idées ! mais elle doit faire face à la misogynie ambiante, aux avances de certains. Elle a du caractère, et tombe sous le charme de Herbert Blaché, ils se marient, n'ont pas encore d'enfants.

co Lucas Lomazzi

co Lucas Lomazzi

Le rêve cinématographique a failli se terminer plus vite que prévu, en effet en 1897 une étincelle jailli du projecteur de cinéma installé dans le Bazar de la Charité, met le feu et embrase tout l'édifice en toile et en bois ! La Préfecture interdit toute projection et donc toute répétition. Cela durera quelques mois, l'autorisation de tourner est enfin donnée !

M. Gaumont envoie Herbert aux Etats Unis et Alice se doit de suivre son mari, alors qu'elle avait tant de projets en France ! L'aventure américaine se passera mal, tant du point de vue professionnel que personnel. 

Voilà donc l'histoire de cette grande dame oubliée, et c'est une excellente idée d'avoir écrit une pièce sur ce personnage, décédée aux USA en 1968.

Le théâtre rend hommage au 7ème art !



Anne Delaleu
20 juillet 2022
théâtre Barretta


lundi 15 octobre 2018

1830 tout commence... - Montel - Théâtre Essaion



Site du théâtre ICI pour toute information
  • Du 10 septembre 2018 au 15 janvier 2019
  • les lundis et mardis à 21h - durée 1h15
  • Relâches :9 et 16 octobre - 13 novembre - 24, 25, 31 décembre - 1er et 7 janvier 2019


1830 Sand Hugo Balzac tout commence…

Ecriture et mise en scène Manon Montel

Avec Stéphane Dauch (Balzac), Thomas Marceul (Hugo) – Manon Montel (Sand)


Manon Montel amoureuse des beaux textes et des grands hommes a imaginé une rencontre entre trois personnages illustres, Hugo, Balzac et Sand.

Tout commence en 1830, Charles X est contraint à l’exil, tous aspirent à la République, Sand en tête, mais c’est Louis-Philippe 1er qui devient roi des français. Déception, espoir, tout se mêle. Comme toujours les promesses politiques se font attendre (tiens ça ne date pas d’aujourd’hui !). Liberté d’expression, création artistique, ils se battent pour leurs droits et ceux des autres.

Nos trois amis que ce soit au travers de leurs échanges épistolaires ou de vive voix, parlent de leurs amours (bien compliquées), de politique (pas plus simple), d’éducation (oui déjà), et surtout de leurs œuvres. Les uns critiquant les autres sans méchanceté, ni jalousie. Mais argumentant leurs idées au travers de leurs propres expériences.


Les trois comédiens sont débordants d’énergie, la mise en scène laisse la part belle au texte. Un moment de grâce. De belles pages de leurs chefs-d’œuvre sont interprétées, belle idée de nous replonger dans l’esprit et le style du 19ème siècle. 

Anne Delaleu
15 octobre 2018

dimanche 20 mai 2018

Les crapauds fous - M. Mourey - théâtre des Béliers parisiens


mardi au samedi 21h - dimanche 15h
durée 1h35
Site du théâtre ICI

Les crapauds fous

De et mise en scène Mélody Mourey


Avec en alternance : Benjamin Arba, Merryl Beaudonnet, Constance Carrelet, Hélie Chomiac, Gaël Cottat, Rémi Couturier, Charlie Fargialla, Tadrina Hocking, Frédéric Imberty, Damien Jouillerot, Blaise Le Boulanger, Claire-Lise Lecerf, Christian Pelissier


L’histoire que l’on nous conte, est véridique, deux jeunes médecins Polonais, Eugène et Stanislaw vivent à Rozwadow. L’un est marié et père de famille, l’autre éternel hésitant et influençable pour tout, un peu « crapaud fou » quand même !

1990, New York, Anastazy, jeune étudiante rend visite à un vieux monsieur, qui n’est autre que Stanislaw, il est heureux de rencontrer la petite fille de son meilleur ami Eugène. Il va lui raconter leur incroyable histoire. La jeune femme fait une thèse sur l’expérience de Milgram.

1940, Rozwadow : Eugène soigne à la nuit tombée, en cachette, les familles juives du village. Sa femme Anna s’inquiète, il pourrait être dénoncé. Un officier allemand vient le voir un jour, il est couvert de sang. Eugène le soigne, serment d’Hippocrate oblige, le SS ne l’oubliera pas.

Les jeunes sont envoyés en travail obligatoire par l’occupant nazi. Un jour un de leurs amis, leur demande l’impossible, l’amputer d’un membre pour lui éviter de partir en STO ! Stanislas a une meilleure idée… elle sera reprise par Eugène, qui va inoculer le vaccin contre le typhus aux habitants du village, dont les juifs menacés de déportation.


Bien entendu, Berlin envoie des militaires pour vérifier que la quarantaine est bien nécessaire. Les deux soldats seront reçus par les deux médecins, et aussi par quelques villageois qui joueront leur rôle de malade bien contagieux à la perfection !

Beaucoup d’émotion bien sûr, mais aussi de la gaîté et de la musique, comment ne pas éclater de rire avec Damien Jouillerot qui interprète plusieurs rôles, dont un Hitler vrai clin d’œil à Villeret ! Les autres comédiens ne sont pas en reste, la mise en scène créative, audacieuse, les personnages de 1990, « naviguent » en 1940, comme dans une bande dessinée.

Une comédie dynamique à ne pas manquer !
Anne Delaleu
20 mai 2018

mardi 24 avril 2018

Providence - N. LaBute - théâtre Les Déchargeurs


du mardi au samedi 21h30
jusqu'au 12 mai
durée 1h25
site du théâtre ICI

Providence

Neil LaBute


Adaptation et mise en scène Pierre Laville
:
Avec Xavier Gallais  et Marie-Christine Letort


Providence… sens premier du terme, c’est la volonté divine, et au second plan, le destin, le hasard.

Le 11 septembre 2001 c’est l’apocalypse à New York, mais pour Ben et Abby, c’est la Providence, le moment où jamais.

Dans l’appartement d’Abby, Ben est affalé sur le divan, on entend une sonnerie de portable, il ne répond pas, et pour cause. C’est le lendemain de l’attaque terroriste, il se trouve chez Abby sa maîtresse, normalement il aurait dû être dans une des tours. Que faire ? Rassurer sa femme et ses filles ? Il a un autre projet en tête.

La poussière envahit la pièce, Abby rentre chargée de provisions. Elle raconte à Ben ce qui se passe dehors, le chaos, les magasins dévalisés. La peur et le désarroi sont partout.

La relation avec Ben n’est pas facile, il peut se montrer violent, et aussi drôle et mal à l’aise. Il propose à Abby de profiter de la situation providentielle qu’ils vivent pour recommencer ailleurs une nouvelle vie. Laisser croire qu’il fait partie des disparus, le prix à payer, c’est qu’il renonce à voir grandir ses filles. Quant à Abby, elle est sa supérieure hiérarchique, elle a bataillé pour avoir un poste important, laissera-t-elle tout tomber par amour ?

Un duo de comédiens exceptionnels, des dialogues souvent crus, et comme toujours avec LaBute un final auquel on ne s’attend pas.


J’aime l’écriture et l’univers de cet auteur, j’avais beaucoup aimé « La forme des choses » (The shape of things) donnée à Paris en 2008 et Bash en 2014 (adaptation de Pierre Laville).

Anne Delaleu
24 avril 2018

mercredi 28 mars 2018

Madame Marguerite - R. Athayde - Poche Montparnasse



jusqu'au 30 mai 
mardi au samedi 19h - dimanche 17h30
durée 1h10 au Petit poche
site du théâtre ICI

Madame Marguerite

Roberto Athayde


Mise en scène Anne Bouvier
Avec Stéphanie Bataille


J’ai 7 ans, je suis assise gentiment sur mon banc, avec les copains et copines, nous attendons la nouvelle institutrice…. Madame Marguerite, entre, elle n’a pas l’air commode, elle nous toise tous, sort des livres de son grand sac, l’air satisfait.

Elle nous demande si on voit tous bien, pour en être sûre, elle inscrit le mot CUL sur le tableau, ouh là ! Madame Marguerite parle d’elle à la troisième personne, on dirait qu’elle a peur de dire « je », elle nous dispute, s’imagine que nous sommes tous des obsédés sexuels… Son problème ? Elle demande toujours si quelqu’un s’appelle « messie », « Jésus » ou encore « St Esprit », elle s’inquiète, s’énerve, se prend la tête, elle semble souffrir. Je suis dans mes petits souliers pourvu qu’elle ne m’interroge pas !

La voilà qui monte sur son bureau, fait des acrobaties, elle est souple, en apesanteur. Elle nous dit aussi que nous allons tous mourir, et nous demande de faire une rédaction sur notre enterrement…  et puis elle nous met en garde contre les substances illicites, la drogue. Décidément je n’aime pas la biologie.

Pour Madame Marguerite, de toutes façons on ne sait rien, on n’apprend pas vite, on va se faire avoir si on ne sait pas lire, si on ne compte pas bien…

Stéphanie Bataille est une redoutable institutrice, sous des apparences violentes, elle a une fragilité en elle, on ressort de la classe chamboulés par son « message », sa leçon de vie.


Merci maîtresse !

Anne Delaleu
28 mars 2018

samedi 24 mars 2018

Lettres à Elise - Jean-François Viot - théâtre de l'Atalante



les lundis, mercredis, vendredis à 20h30 les jeudis et samedis à 19h les dimanches à 17h
jusqu'au 14 avril 
site du théâtre ICI 

Lettres à Elise

Jean-François Viot


Mise en scène Yves Beaunesne
Avec Lou Chauvain et Elie Triffault

Un jeune homme feuillette un album de famille, des livres sur la Grande Guerre sont éparpillés près de lui. Un journal tombe de l’album, ce sont les lettres que Jean écrivait à sa femme Elise…

1914, Jean Martin, part à la guerre, il espère revenir au plus tôt, il est instituteur, marié et père de famille. Il retrouve ses copains de régiment à la caserne. Pour ne pas oublier, pour rester toujours en contact, pour survivre, il écrira quotidiennement à Elise, les histoires de camarades, les tranchées, mais aussi l’amitié et la rigolade parfois. Elise quant à elle, lui apprend qu’un troisième enfant va bientôt arriver… Il espère que ce sera une fille, au moins on ne l’enverra pas à la guerre !


Elise, lui parle du quotidien, de la survie, de l’égoïsme des uns, la vie continue et les femmes sont capables de reprendre les métiers tenus par les hommes. Quatre longues années, et enfin une permission !

Une belle histoire d’amour, petites histoires dans la grande Histoire, Lou Chauvain et Elie Triffault tiennent leurs rôles avec naturel.

Un spectacle à voir pour ne pas oublier le sacrifice de nos grands-parents, en ces temps de commémoration.


Anne Delaleu
24 mars 2018