samedi 30 décembre 2017

La vraie vie - F. Roger Lacan - théâtre Edouard VII


jusqu'au 6 janvier
mardi au samedi 21h
samedi 17h et dimanche 15h
durée 1h20
site du Théâtre Edouard VII ICI

La vraie vie
Fabrice Roger-Lacan

Mise en scène Bernard Murat

Avec Guillaume de Tonquédec, Léa Drucker, Bernard Murat, Hélène Alexandridis, Alka Balbir


Pierre est bien nerveux, il vide la bibliothèque, déplace bibelots, photos, plantes. Que lui arrive-t-il ? la plus simple des choses, il a rencontré par hasard son idole, son maître à penser, son ancien prof de philo !

Il l’a invité à diner chez lui, et se rend compte que l’univers qui lui convient tout à fait, ainsi qu’à Florence sa femme, pourrait déplaire à Maxime Machin, c’est le nom du professeur.

Florence revient au logis. Elle est bouleversée par une rencontre sur le parking, deux enfants voulaient lui « vendre » le dernier né de la famille... Elle est psychothérapeute et devait se rendre à Lisbonne pour un colloque.

Comme un ennui ne vient jamais seul, Alice la mère de Pierre, débarque chez son fils, avec sa valise, muette comme une carpe. Pierre tente de joindre son père, mais il n’a aucune explication plausible.

Enfin, voilà l’invité tant attendu et redouté ! il ne vient pas seul, la très jeune femme qui l’accompagne, Soledad, est enceinte jusqu’aux dents !

La soirée ne se déroule pas du tout comme prévu, bien entendu. Alice semble sous le charme de Maxime, qu’elle ne cesse d’appeler Alexandre... Pierre se rend compte que Maxime et Soledad n’ont accepté l’invitation que sur un malentendu. Florence réagit comme une professionnelle, apaisant les uns et les autres.

C’est une pièce drôle, cynique et intéressante. Que ne fait-on pas par admiration aveugle, qui sans le savoir, nous pourrit bien la vie. C’est la dure vérité qui va éclater au nez de Pierre, qui en sortira grandi et adulte.

La distribution est parfaite, Guillaume de Tonquédec égal à lui-même, naturel et drôle, Léa Drucker, sait faire rire avec son ton de psycho pendant l’entretien téléphonique du début, Hélène Alexandridis, toujours parfaite, sait tout dire en ne remuant pas un cil ! Bernard Murat, cynique soixantuitard qui ne se prive pas de tacler son ancien élève, et Alka Balbir émouvante.


Fabrice Roger-Lacan, auteur prolifique (théâtre et cinéma) dont j’avais aimé « La porte à côté » dans ce théâtre, ses personnages sont toujours perdus, malgré une carapace indestructible. 


Anne Delaleu
30 décembre 2017

mercredi 27 décembre 2017

Penser qu'on ne pense à rien - P. Bénézit - Théâtre de Belleville


site du Théâtre de Belleville ICI
mercredi au samedi 19h15 - dimanche 15h (jusqu'au 21 janvier)
durée 1h15
Penser qu’on ne pense à rien c’est déjà penser quelque chose

Texte et mise en scène Pierre Bénézit

Avec Anne Girouard, Vincent Debost et Olivier Broche (remplacé par Luc Tremblais les 13, 18, 20, 27 janvier et les 2, 6, 8 et 10 février)


Une boutique, pas très accueillante, on se demande ce que vendent les deux hommes.

Paulbert et Gérald, ont l’air de répéter un extrait de pièce, l’un bute sur les mots, l’autre est excédé !

Et puis Barbara entre dans la boutique, elle connaissait cette épicerie avant, et voilà qu’elle ne s’y retrouve pas, c’est normal lui dit Paulbert, les anciens propriétaires sont partis, et il n’y a plus rien à vendre.

C’est la déception pour elle qui s’apprête à diner chez des amis, et voulait apporter une bouteille de vin, qu’à cela ne tienne, Gérald a la solution, une voisine s’est proposée pour aller en acheter...

Un léger embarras flotte dans l’air, ils tentent de débuter une conversation, et elle sera riche d’enseignements. Les deux cousins ont quand même quelque chose à vendre, ils ont inventé et mis au point des discussions, oui, c’est cela, Paulbert écrit des discussions d’ascenseur, d’enterrement, et font une démonstration de brouhaha devant Barbara, qui se demande où elle est tombée !
 
photo Lisa Lesourd

Penser, oui mais à quoi ? tout a été dit d’après Paulbert, les gens ne savent plus de quoi discuter, ni à quoi penser... ils ne pensent à rien, oui mais penser à rien c’est penser quand même d’après Barbara. Celle-ci d’ailleurs leur fera comprendre qu’elle passe un moment merveilleux.

On est tout à fait dans l’absurde, le déjanté, on se croirait parfois dans du Ionesco, ou du Devos, jouer avec les mots, les expressions.


Pierre Bénézit a parfaitement choisi ses comédiens, Olivier Broche, Vincent Debost et Anne Girouard ont l’humour et la déraison qu’il faut pour incarner ce texte.
Anne Delaleu
27 décembre 2017

mardi 26 décembre 2017

Carnet de notes - Cie Sans Souci - théâtre Le Lucernaire

Site du Lucernaire ICI
jusqu'au 21 janvier 2018
mardi au samedi 19h et dimanche 16h
durée 1h20

Carnet de notes
Mise en scène Mariline Gourdon Devaud et Isabelle Turschwell

Avec Stéphanie Cavaillès ou Émilie Hédou ; Mariline Gourdon ou Virginie Bracq ; Philippe Gouin ou Pierre Devanne; Vincent Hédou ou Christophe Charrier; Isabelle Turschwell ou Anaïs Ancel; Nessim Vidal ou Laurent Labruyère ; Camille Voitellier ou Anne Louise De Ségogne


C’est bien simple, à l’école j’adorais la récré, on refaisait à notre manière, les feuilletons qui passaient à l’époque (année 60...). Ah oui, je portais une blouse bleue, au moins on était tous égaux.

C’est donc avec plaisir que je suis retournée sur les bancs de l’école, avec la Compagnie du Sans Souci, j’avais bien ri à leur « Album de famille », et là, je me suis bien retrouvée à travers les chansons choisies de Brel, Perret, Renaud jusqu’au cultissime « l’école est finie » de Sheila !

A travers ses textes, on comprend que l’école a bien changé, le respect aux maîtres, les élèves dissipés (ça continue et parfois en plus violent). Le « burn out » des profs avec Grand Corps Malade, le prof qui se shoote au café et kir, mais pas aux tablettes de chocolat... et puis crêpage de chignons entre deux instit qui ne se décident pas pour « avoir et être ». La séquence a bien fait rigoler les petits !

Ma terreur à l’école ? les fêtes de fin d’année scolaire... On s’en souvient, plus ou moins ratées, avec les timides qu’on bouscule, les garnements, mais toujours le regard admiratif des parents sur leur progéniture ! Sur scène les comédiens chahutent Prévert sous la houlette de leur maîtresse.

Les diplômes c’est du sérieux, même si l’avenir est sombre, il faut avoir son bac. La réunion des parents d’élèves n’est pas triste non plus, jusqu’au « pétage de plomb » d’une prof !

Les premières « surboums », premiers émois, les copains et les copines, la cantine pas vraiment au top. Et aussi la vie, le monde, la politique, et ces fichus portables et les émissions de télé qui ne relèvent pas le niveau mais sont si populaires.


Oui tout cela est bien joué et chanté avec cœur et humour par toute la Compagnie, et bien entendu, je ne me suis pas privée de chanter avec eux « l’école est finie » !

Bref un 10 sur 10 pour leur « carnet de notes ».




Anne Delaleu
26 décembre 2017

samedi 23 décembre 2017

The Elephant in the Room - Cirque LE ROUX - Bobino


site du théâtre Bobino ICI
jusqu'au 7 janvier 2017
durée 1h15
photos : Francesca Torracchi
Cirque LE ROUX - The Elephant in the Room
Lolita Costet, Grégory Arsenal, Philip Rosenberg, Yannick Thomas
Mise en scène Charlotte Saliou

Tout d’abord, il y a une histoire, un mariage en vue, Miss Betty une jolie blonde (ou brune ?) vénéneuse, John Barick son mari grand costaud moustachu et amoureux, M. Chance vrai parasite mais vrai danseur, et puis l’irrésistible M. Bouchon digne fils spirituel de Charlot et de Buster Keaton. Si l’univers est un film des années 30, avec l’esthétique du noir et blanc, qu’on ne s’y trompe pas, les artistes nous offrent dès le départ, de savoureux numéros d’acrobaties, de mains à mains, glissades.

Intrigues, amours, ambiance équivoque parfois, mais surtout des acrobates prestigieux, fabuleux, enfin tout le vocabulaire en « eux » ! On rit beaucoup, on retient son souffle, ils s’envolent dans les airs se suspendent, s’agrippent les uns aux autres avec une facilité déconcertante et l’humour toujours l’humour. Le clou du spectacle étant le mât chinois.


Un spectacle pas vraiment pour les tous petits, l’histoire pourrait passer au-dessus de leurs bouclettes ! C’est festif, joyeux, merveilleux, un superbe travail, et une standing ovation méritée.



Du cirque, des acrobates, mais attention pas n’importe qui ! le cirque Le Roux pose de nouveau ses bagages à Bobino pour notre plus grand bonheur.



Anne Delaleu
23 décembre 2017

mardi 19 décembre 2017

Peau neuve - Cros/Chazelle - Ciné 13 Théâtre


site du Ciné 13 Théâtre ICI
Tous les mardi à 20h
durée 1h30
jusqu'au 24 avril 2018


Peau Neuve
Lili Cros et Thierry Chazelle

Mise en scène Fred Radix (Le siffleur) & François Pilon (clown Vulcano)


Tous les sept ans on renouvelle... pas en politique, mais nos cellules ! Enfin c’est ce que nous rappelle Thierry. Le spectacle fait donc « peau neuve », et c’est bien de renouvellement qu’il s’agit, la variété française est un peu pauvrette, alors parfois on la saupoudre de « franglais », il n’y a qu’à voir les émissions de télé.

Lili petite brune piquante et souriante, et Thierry chapeauté d’un feutre et vêtu d’une chemise gothique ont une présence scénique, de belles voix, un sens du rythme. Et surtout un répertoire (en vente à la sortie !).


Ils chantent sur le temps qui passe, les souvenirs d’enfance, les villes où on a vécu, l’air de rien ils aiment les chiens (enfin pas vraiment), le cinéma et Clint Eastwood (je comprends Lili !) et Thierry après une chanson à la gloire de son chapeau, va faire un tour du côté d’un cabaret polisson.

Leurs textes sont originaux, aucun formatage, ils ont trop de talent pour ça. Parfois, on ne s’attend pas à la « chute » d’une histoire, c’est d’autant plus drôle.

Un couple qui renouvelle le répertoire, que l’on devrait voir et entendre plus souvent !


Anne Delaleu
19 décembre 2017 

samedi 16 décembre 2017

Même pas mort ! - Popeck - théâtre de l'Archipel


Site du Théâtre de l’Archipel  ICI
Vendredi 19h et samedi 17h
jusqu'au 13 janvier 
durée 1h15

Même pas mort !
De et avec Popeck
Le public s’installe, les impatients, les fans de Popeck, ils l’attendent depuis si longtemps, un monsieur répond à son voisin « oh avec Popeck on sait qu’on va rire, c’est bien pour ça que je suis là ! ».
photo Pascal Ito
Le rideau s’ouvre, l’octogénaire favori des français, est sur scène, chapeau rond vissé sur la tête, il applaudit, nous ? mais non, il se chauffe les mains, sa femme n’a pas voulu mettre le chauffage !

Ah sa femme, il nous en parle, de leur première rencontre à leur mariage, enfin, il la supporte ... elle en prend pour son grade ! on ne connait pas son prénom, c’est comme la femme de Colombo, il en parle souvent mais pas en bien.


Et puis, Popeck puise dans ses souvenirs, son père, ses « chers disparus », Devos, Brassens, Esposito, dont il détourne sans problèmes les textes ! Ah les blagues de Popeck, l’air de rien, avec son air sérieux, il en balance des vertes et des pas mûres...

Anciens sketchs ou nouveaux, son irrésistible accent, ses phrases cultes « on n’est pas des sauvages, quand même ! ». Ses caleçons molletonnés bien entendu, à côté des strings qui ne cachent pas grand-chose. Et puis c’est un sportif, voyez comme il pratique le golf en salle, attention aux têtes...
photo Rod Morris
Popeck « Même pas mort ! » mais non et il le prouve depuis des années, il a dépassé l’âge prévu par les statistiques !

Anne Delaleu
16 décembre 2017

mercredi 13 décembre 2017

Slava's Snowshow - 13ème ART



Site du 13èmeArt théâtre ICI
du mardi au samedi 20h - samedi 16h et dimanche 15h
durée 1h30 (avec entracte)
Jusqu’au 7 janvier 2018
Enfants à partir de 8 ans.

Slava’s snowshow
 Slava Polunin
Il y en a de la neige dans la salle, brrrr ! gardez votre doudoune, la scène et les larges panneaux du décors sont incrustés de neige, un croissant de lune brille au loin.

Et s’avance doucement un clown de jaune vêtu, c’est un gros bonhomme, des chaussons rouges comme son nez. Il traine une corde, veut-il se pendre ? Assissaï tire sur sa corde qui n’en finit plus et surgit un autre Assissaï, et puis les Greenz manteau vert, avec leurs grandes chaussures et leurs chapeaux à oreilles démesurés.


Entrons dans le monde féérique, et poétique de Slava, il faut se laisser aller à la poésie, à l’humour dévastateur de cette bande de déjantés de clowns qui interviennent parmi le public, prenant les affaires des uns pour les donner à d’autres, qui escaladent les fauteuils, qui transforment leurs parapluies en arrosoir, on peut même avoir un clown sur les genoux, rien ne les arrête !

Ils nous font voyager aussi à leur manière, on se retrouve en pleine mer avec un requin qui ressemble beaucoup à un Greenz... ou encore un cupidon bien maladroit. Oh ils sont bien élevés quand même, toujours en file indienne derrière Assissaï. 


Nous voilà aussi acteurs, puisqu’une immense toile fine nous enveloppe, le temps de souffler un peu, que de gags, de démonstrations virtuoses, des bulles que l’on essaie d’attraper avec un filet à papillons, et puis le final si poétique et drôle, que le public debout tape des mains, certains dansent, et l’on ressort, certes avec des paillettes dans les cheveux mais surtout dans le cœur et les yeux.


Slava a une renommée mondiale méritée et c’est heureux qu’il se soit arrêté à Paris, avant une grande tournée.



Anne Delaleu
13 décembre 2017

samedi 9 décembre 2017

Le baiser du jouet - D. Biosca - Théâtre de l'Alhambra



site du Théâtre de l’Alhambra ICI
photos François Bach

Samedi et dimanche 15h30
Tous les jours à la même heure pendant les vacances scolaires
Durée 50 mn à 1h

Le baiser du jouet
Spectacle musical de Didier Biosca
Mise en scène Laetitia Carrere


Quoi de plus agréable dans cette période de fêtes, que d’aller voir un conte musical  qui plaira aux  petits comme aux plus grands, un spectacle débordant de poésie et de vitalité.

«LE BAISER DU JOUET» se joue dans la petite salle de l’Alhambra, bien adaptée aux petits spectateurs avec ses gradins qui offrent une bonne visibilité, et  c’est confortablement installés, que nous assistons au spectacle.


Oubliés depuis longtemps, dans l’arrière-boutique d’un magasin de jouets, sous nos yeux,  un Arlequin en porcelaine, fragile, un peu trouillard aussi, au costume usé, décoloré, rapiécé,  et une jolie et courageuse poupée de chiffon « Choukette », qui a perdu un peu d’éclat mais conservé sa gaité et  ses yeux  pétillants, prennent vie.

Ils sont vite rejoints par le bon gros « Nounours », si drôle avec son langage bien à lui et son minimoi. 

Leur mission est de trouver le baiser du jouet qui leur permettra de sortir du magasin et de rejoindre le monde des humains qui s'en trouvera ainsi transformé, car bien que tous différents : grands, petits, blonds, bruns, et même cassés, on peut donner de l'amour.

Et c’est Nounours qui trouvera la solution pour que le cœur d’Arlequin et de Choukette battent dans leur poitrine.

L’essentiel n’est il pas invisible pour les yeux ?

A la base, ce spectacle est destiné aux enfants de 3 à 10 ans, mais il y a une double lecture. Les comédiens s’adressent également  aux parents, lançant de temps en temps un clin d’œil comme lorsque Arlequin déclame : « I have a dream... »

Et c’est sur une dernière chanson, reprise par les spectateurs que se termine cet agréable et tendre spectacle.

Annie Lozach
9 décembre 2017

lundi 4 décembre 2017

Glad'party - Studio et Comédie des Champs Elysées


La glad’party
Studio et Comédie des Champs Elysées
Lundi 4 décembre 19h30.
Acte I
Dans l’ascenseur j’entends déjà les rires, me voici au 3ème étage, accueillie par Dame Gladys, toujours pimpante et souriante ! ah oui, il faut que je pense à regarder la vidéo de Ronan (on parle de moi...)

Je repère vite les copains, bises à Yann, Frédéric, Christine, Thomas, Perrine. Deborah s’occupe du bar, elle pourrait entonner la chanson de Piaf « moi j’essuie les verres au fond du café... », buffet copieux, il y a traiteur et du « fait maison », ma flûte de Champagne en main, je vais à la rencontre des uns et des autres. Avignon or not Avignon ? c’est toujours la même question...

















Acte II
Faisons connaissance avec les p’tits nouveaux, on cause pièces de théâtres (heureusement !), quant à moi je suis présentée à Amériquebecoise, un grand moment de désarroi, car je n’ai pas vu sa pièce... elle est sympathique et nous devisons gentiment sur le théâtre dans « la belle Province ». Certains pseudos, ValérieR42, 4ème mur, la plume en chocolat, font penser au MI5 ou au Deuxième Bureau, ça fait très agent secret je trouve... un copain comédien me disait que la blogosphère était une mafia !


Acte III
Inscrite pour la visite du théâtre, une quatrième tournée doit être faite, trop de visiteurs ! Antoine le directeur technique est un passionné, il aime le théâtre, et les fantômes de Jouvet et Anouilh qui rôdent... On s’émerveille sur le plateau, vertige le nez en l’air en regardant les cintres, toute la technique, le superbe plafond de la salle est une merveille pour l’acoustique, un comédien qui chuchote sur scène est parfaitement entendu par les spectateurs.




Epilogue
Stéphanie Fagadau-Mercier, a succédé à son père Michel, disparu en 2011. Pour l’heure, elle nous présente le programme actuel et les pièces futures dès février.

En descendant l’escalier, je me souviens de quelques belles productions vues dans ce beau théâtre.

Nos chers disparus 2017 Claude Rich et Jean-Claude Bouillon









Merci à Gladys, à l’équipe Radio Mortimer et bien entendu à la Comédie et le Studio des Champs Elysées.

Et puis le plaisir des yeux, en remontant l'avenue Montaigne... 


samedi 2 décembre 2017

Feydeau (x) - G. Feydeau - Le Lucernaire


durée 1h10
mardi au samedi 20h et dimanche 17h
Site du théâtre Le Lucernaire ICI

Feydeau (x)
3 Pièces en un acte de Georges Feydeau
Mise en scène Thierry Harcourt

Amour et Piano
Laurence Facelina (Lucile) - Louis-Victor Turpin (Édouard) - Sébastien Baulain ou Marc Maurille (Baptiste)

Ah les jeunes filles au piano, comme c’est romantique et plus d’un peintre a immortalisé la scène, oui mais voilà avec Feydeau, on préfère « croquer » la demoiselle mais pas en portrait.

Edouard, fraichement débarqué de sa province, est bien décidé à mener grand train, il a de l’argent, une situation, il lui faut une maitresse en vue ! le voici donc dans le salon de celle qu’il croit être la Dubarrois, comédienne et demi-mondaine à ses heures. Mais voilà, Lucile quant à elle, n’a rien à voir avec le monde du spectacle, elle adore Wagner et pense recevoir son professeur de piano...


Par la fenêtre
Mathilde Hancisse  (Emma) - Sébastien Baulain Ou Marc Maurille  (Hector)

Hector, avocat, obéit en tout à maman, il est avocat parce qu’elle le voulait, elle a même choisi sa femme ! Hector n’est pas compliqué, seulement son épouse est d’une jalousie maladive, elle est retournée chez sa mère, et a donné son congé à la bonne. Bref, pour l’heure, Hector est affamé et songe à se mettre à table tranquille, lorsqu’une tornade brésilienne interrompt son déjeuner, l’oblige à s’enrhumer, en ouvrant la fenêtre, parce qu’elle veut donner une leçon à son époux jaloux maladif !

Fiancés en herbe
Nina Poulsen (Henriette) - Basile Alaïmalaïs Ou Antoine Paulin (René)

Ah que c’est ennuyeux et compliqués les « fables de La Fontaine », c’est ce que pense Henriette, petite fille modèle, en compagnie de son jeune ami René, un grand garçon de onze ans qui a les mêmes soucis que sa petite copine, ils ont un « dragon » d’institutrice qui les fait marcher au pas !
Non le mieux ce serait de se marier ! mais comment fait-on ? voilà les interrogations compliquées d’Henriette et René, qui  n’ont guère d’idées en matière de bébé, de mariage papa/maman.


Ces courtes pièces de jeunesse sont d’une grande fraîcheur et on sent déjà la patte comique mais cynique de Georges Feydeau. La mise en scène est dynamique, les comédiens se prêtent avec beaucoup de verve à ses jeux amoureux et tout finit par des chansons « Tout ça n’vaut pas l’amour » !


Anne Delaleu
2 décembre 2017



La rivière à l'envers - J C Mourlevat - théâtre Le Mélo d'Amélie


durée 1h - à partir de 5 ans.
les samedis à 16h
vacances scolaires mardi au dimanche 14h30
site du théâtre Mélo d’Amélie ICI


La rivière à l’envers - Tomek
Adapté du roman de Jean-Claude Mourlevat

Adaptation : Houdia Ponty et Coline Peyrony
Mise en scène : Houdia Ponty - Assistée de Marie Duchateau

Avec en alternance  Arno Nguyen ou Guy De Tonquedec, Isabelle Couloigner ou Marjorie Dubus, Houdia Ponty ou Clotilde Ponas, Laurent Vigreux ou Maxime Feton


Tomek, tient une petite épicerie, il a de tout, c’est ce qui stupéfie Hannah, une charmante jeune fille, qui lui fait une demande étrange, en effet, Tomek vend tout ce qu’on peut désirer, mais il n’a pas une goutte de l’eau de la Rivière Qjar.
Cette eau est magique, elle coule à l’envers et elle empêche de mourir ! Tomek sous le charme d’Hannah, va demander conseil à Icham vieil homme sage et écrivain public, pour lui demander de garder la boutique en son absence, il est bien décidé à retrouver la jeune fille et aussi la rivière.


Voici donc Tomek, brave garçon, qui n’a d’autre arme que son ukulélé, qui traverse la forêt de l’Oubli, alors qu’une sympathique mendiante l’avait mis en garde, il est sauvé par les Parfumeurs, de bien belles personnes, costumes fleuris et colorés, toujours de bonne humeur. Il devra affronter ses peurs, se retrouver avec une vilaine sorcière qui lui pose une question et espère bien le noyer dans les flots...



Une eau qui empêche de mourir, c’est un rêve que l’on a tous fait une fois dans sa vie, mais n’est-ce pas plutôt la peur de perdre un être cher, parce qu’immortel, ce doit être ennuyeux !

C’est un conte initiatique, joliment mis en scène par Houdia Ponty, l’humour ne manque pas, les comédiens savent captiver le jeune (et moins jeune) public, les rires des enfants sont une belle preuve de ce joli spectacle.

Tomek est le premier module de l'histoire jusqu'au 31 décembre 2017, il sera suivi par Hannah du 2 janvier au 4 mars 2018.

Jean-Claude Mourlevat écrit pour la jeunesse et a publié de nombreux romans.

 Anne Delaleu
2 décembre 2017

vendredi 1 décembre 2017

Bella Figura - Y. Reza - théâtre du Rond-Point

durée 1h30
mardi au samedi 21h - dimanche 15h
site du Théâtre du Rond-Point ICI



Bella Figura
Yasmina Reza

Texte et mise en scène : Yasmina Reza
Avec : Emmanuelle Devos, Camille Japy, Louis-Do de Lencquesaing, Micha Lescot, Josiane Stoléru


J’aime beaucoup l’écriture de Yasmina Reza, et je me suis dit qu’elle avait le droit de « louper » une fois dans sa vie, sa pièce et aussi la mise en scène !

La distribution est parfaite, mais comment défendre un texte sans intérêt ? La mise en scène, comment expliquer à Yasmina Reza, que la diction et la portée de voix sont importantes, alors pourquoi faire dialoguer Louis-Do de Lencquesaing avec Emmanuelle Devos dans une voiture aux vitres fermées, on n’entend rien ! de même qu’Emmanuelle Devos, s’assoie de dos pour téléphoner à sa fille, on ne distingue rien non plus.


A lire le dossier de presse, c’est passé à côté de la plaque, pour la démonstration du craquèlement d’une certaine bourgeoisie...

Et puis la scène dans les toilettes du parking, quel intérêt de voir Josiane Stoléru relever sa jupe pour satisfaire un besoin naturel et surprendre les deux amants en fâcheuse posture.

Rien de passionnant et ça dure 1h30.


La réplique finale ? on ne comprend pas ce que dit Andréa et le rideau tombe !

Anne Delaleu
1er décembre 2017