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jeudi 5 septembre 2024

Malwida - M Mollard - Studio Hébertot

 



Malwida
Michel Mollard


Mise en scène François Michonneau

Avec Bérengère Dautun, Benoît Dugas, Ilyès Bouyenzar,

avec la voix de Jean-Claude Drouot


1889, le jeune Romain Rolland fait la connaissance d’une femme d’exception, Malwida von Meysenbug, celle-ci a traversé bien des épreuves qui l’ont fait grandir, elle est érudite, musicienne, fine politicienne, féministe.

Le jeune homme venu de sa Nièvre natale, de Clamecy exactement, sera pris sous son aile, elle le conseille comme elle peut, un grand échange épistolaire entre eux pour ne pas se perdre de vue, jusqu’au dernier jour de Malwida.

Je retiens de cette pièce, l’élégance du jeu, la passion de Bérengère Dautun, l’humanité de Benoit Dugas, Ilyès Bouyenzar est un charmant Romain Rolland et un merveilleux pianiste sans oublier la voix chaleureuse de Jean-Claude Drouot.

Oui un moment gracieux et attentif pour connaître un peu mieux, le futur Nobel de Littérature, enfant chéri de Clamecy, pacifiste comme son ami Stefan Zweig. Et connaître le parcours et la vie lumineuse de Malwida, dans une sobre et intéressante mise en scène de François Michonneau.


Anne Delaleu
Studio Hébertot
5 septembre 2024



Jeudi, vendredi, samedi 19h et dimanche 17h
jusqu'au 27 octobre 2024


vendredi 16 avril 2021

Le discours de Suède - Albert Camus

 


Ce samedi, c’est théâtre 🎭 !

Jacques Weber redonne vie au "Discours de Suède d'Albert Camus".

A l’heure du #nonessentiel, découvrez ces paroles saisissantes de modernité sur la place de l’artiste dans notre société.

Rendez-vous à 19h en direct du Théâtre Libre
Prenez vos places ici  https://fb.me/e/1d4eOhNc4




vendredi 10 mai 2019

La chute - A. Camus - théâtre des Mathurins


Site du théâtre ICI
jusqu'au 29 juin 2019
mardi au samedi à 21 h


LA CHUTE (1956)
Albert Camus

Mise en scène et avec Ivan Morane

A Amsterdam, Jean-Baptiste Clamence rencontre un compatriote dans un bar, il lui propose d’être son interprète auprès du barman. Elégance du personnage, il parle avec aisance. En raccompagnant son interlocuteur, il s’arrête à l’entrée du pont, il ne passe jamais un pont pendant la nuit…

Peu à peu, il se confiera, ancien avocat, il a plaidé sans se soucier vraiment de la personne qu’il défendait. Un soir, rentrant de chez une maîtresse, il aperçoit la silhouette d’une jeune femme penchée sur la balustrade. Il admire la femme, il passe son chemin et entend un cri et une chute. Tétanisé il ne peut rien faire, ne cherche pas de secours et continue son chemin.

Cette nuit-là sera décisive pour la suite de sa vie, de sa conscience. Il part en Hollande, où il devient “juge-pénitent”. Jean-Baptiste Clamence est notre miroir, le miroir de notre société, se lamentant des misères du monde, mais à quoi bon ? De quoi parle cette pièce ? de la culpabilité, du remords, de la peur, des dictatures, de l’endoctrinement religieux et politique.

Ivan Morane interprète avec justesse le rôle de Clamence, avec lui la langue de Camus devient limpide. Quelle intensité ! quel investissement dans le personnage qui se dépouille peu à peu.

Camus (Nobel de littérature en 1957) avait claqué la porte du PCF, brouillé avec Sartre, mais continuant à dénoncer toutes les injustices. Il meurt accidentellement en 1960.

Une oeuvre à découvrir ou redécouvrir avec un comédien d’exception.

Anne Delaleu
10 mai 2019