Mes coups de coeur sur le spectacle vivant: théâtre classique, contemporain, cirque, marionnettes, musical, pour les grands et pour les enfants !
Membre de l'Association professionnelle de la critique, Théâtre, Musique et Danse
Auteur : Louiguy, Guillaume Apollinaire, Gabriel Fauré, Jacques Prévert, Frida Khalo, Reynaldo Hahn, Renée Vivien, Alfred de Musset, Georges Sand, Henri Duparc, Victor Hugo, Edward Elgar, Juliette Drouet, Henri Duparc, Paul Éluard, Victor Hugo, Louise Gillot de Saintonge, William Shakespeare, Claude Debussy, Erik Satie, Paul Éluard, Emily Dickinson, Franz Liszt, Marceline Desbordes-Valmore, Édith Piaf, Marguerite Monnot, Frédéric Chopin, Jacques Prévert, Arthur Rimbaud, Cécile Chaminade, Paul Éluard, Francis Poulenc
Mise en scène Samuel Debure
Lumières Cyril Desclés
Avec Moana Ferré (Comédienne), Elise Efremov (Soprano), Charlotte Coulaud
(Pianiste)
Parlons d’amour voulez-vous ? On en a tant besoin, on ne peut s’en
lasser…
Accompagnée par Charlotte, merveilleuse pianiste, Moana nous invite à l’amour
avec les poètes, et la charmante Elise nous chante mélodies et chansons
contemporaines, l’amour toujours l’amour !
Le piano, les lumières, les demoiselles dans une mise en scène dynamique
de Samuel Debure, amour courtois, amour sensuel, amour joyeux, grâce à Edith
Piaf, Apollinaire, Fauré, Prévert, Musset, Sand, Debussy, Shakespeare, Eluard,
Chopin et d’autres encore bien entendu, la liste est longue, l’amour ici sera
conté et chanté en français.
Amour et humour sont de bons compagnons, ne vous privez pas de ce délicieux
spectacle vous en sortirez en voyant « la vie en rose ».
Théâtre Darius Milhaud durée 1h15 Dates et horaires :Samedi 9, dimanches 10, 17, 24 juillet à 15h00 / jeudi 14, vendredi 15, samedis 16 et 23 juillet 2022 à 19h00
Marie-Silvia Manuel a eu la bonne idée de nous
inonder de bonne humeur, de rafraichir notre quotidien, toujours excellente
conteuse, elle savoure les mots de Raymond Devos, décortique avec humour la misogynie
de certains paroliers ou écrivains et aussi d’un célèbre Corse qui est devenu
Empereur !
Mais revenons au cinéma, aux vedettes populaires
et aux chansons qui accompagnaient souvent le film, car on chantait beaucoup à
l’époque, pas de retenue, pas de réserve, on chantait facilement !
Et commençons par le séduisant Jean Gabin, « Quand
on s’promène au bord de l’eau » du film « La belle équipe ». La
gaie guinguette porte bien son nom et entrons vite !
Marie-Silvia nous entraine, nous fait
participer, nous avons les refrains au bord des lèvres et une sacrée envie de
danser et de chanter ! Elle crée le personnage à chaque chanson, illustrée
par des images vidéo, qu’elle soit la drôlissime « Félicie » ou le
petit garçon avec « les roses blanches » chanson réaliste qui a fait
couler bien des larmes, mais en France on aime le mélo c’est bien connu, et il
y a toujours une part de vérité dans les textes.
Accompagnée par Marc Goldfeder et Frédéric
Manoukian, ses complices et excellents partenaires, vous aurez droit aussi à une
leçon de java !
Oui, un spectacle vivant, très vivant et on
ressort heureux, avec des chansons pleins la tête !
Allez donc prendre une cure d’optimisme, on en a
bien besoin ! Y a d'la joie au Darius Milhaud !
site du théâtre ICI mardi au samedi 20h - dimanche 17h durée 1h - théâtre Noir
jusqu'au 23 janvier 2022
L'affaire de la rue de Lourcine Eugène Labiche
Mise en scène Justine Vultaggio
Avec Oscar Voisin, Antoine Léonard ou Reynold de Guenyveau, Grégory Dété, Gabriel Houdou ou Maxime Seynave, Justine Vultaggio
Ah les lendemains qui déchantent ! parlez-en à Lenglumé, il se réveille avec une gueule de bois mémorable, il se souvient quand même d’avoir participé au banquet des anciens de « l’Institution Labadens », ce qui l’inquiète par contre, c’est la personne qui ronfle comme un sonneur dans son alcôve, mais qui a-t-il donc ramené chez lui ? et que va penser la charmante Norine son épouse !
Lenglumé découvre avec stupéfaction, un homme aussi “frais” que lui, du nom de Mistingue, celui-ci est un ancien de l’Institut, ils se sont rencontrés à cette fichue fête ! Norine est un peu surprise en voyant cet individu, mais son mari parvient à lui faire accepter à déjeuner le fameux Mistingue, elle ne cherche pas trop à comprendre, ce qui la préoccupe c’est le baptême du petit Potard, ils sont les parrains et marraines et il faudrait se dépêcher !
Justin le domestique, apporte à sa patronne le journal, elle souhaite lire les nouvelles du jour… ah oui, parlons-en des nouvelles fraîches, Justin lui déniche un journal de 1837 et nous sommes en 1857 ! il a prêté le journal du jour à la domestique qui ne manque pas son feuilleton ! Norine lit à haute voix le fait divers suivant «on a retrouvé le corps d’une pauvre charbonnière assassinée dans la rue de Lourcine »…
Les deux hommes ont trouvé des “preuves” dans leurs poches mais ne se souviennent de rien, l’un a trouvé dans sa poche un soulier de femme et l’autre un bonnet … que s’est-il donc passé, ils ont trouvé également des morceaux de charbon ! Quelle horreur ils sont les assassins !
Dès ce moment, tout va s'enchaîner, les deux hommes feront tout pour cacher leur forfait, et ce sera absurde jusqu’au bout !
Cette comédie grinçante de Labiche, est très bien menée, les comédiens sont excellents, tant dans le chant que le jeu, quant à Justine Vultaggio, elle chante divinement et signe cette mise en scène loufoque, qui nous fait bien rire !
Site du théâtreICI
mardi au samedi 19h
durée 70 mn
Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde
Avec Elliot Jenicot et Anaïs Yazit
Écrit et mis en scène par Laetitia Gonzalbes
Erik Satie, je n’allais pas manquer un spectacle sur un de mes compositeurs favoris, je n’ai pas été déçue ! Pensez donc, les Gymnopédies, les "embryons desséchés", les "gnossiennes", et de jolies mélodies “je te veux” ou l'inénarrable “Allons y chochotte” !
photos Fabienne Rappenau
Mais sommes-nous vraiment face à ce génial compositeur ? comment se fait-il qu’il donne un autre nom à Anna ? Enfin, de toutes façons Monsieur Satie, binocles sur le nez, parapluie, chapeau melon et barbichette se lance dans l’évocation de sa vie, dansant, prenant des poses, aidé par la jeune femme, ces deux-là s’amusent bien !
photo Fabienne Rappeneau
Cet original se moque des conventions, sa musique manque de forme ? bon et bien il composera trois morceaux “en forme de poire” ! Un humour dévastateur ce Satie vous dis-je ! Iconoclaste, se prenant au sérieux, pas vraiment, en tout cas brocardant certains de ses confrères, et la critique n’en parlons pas ! Sa vie amoureuse ? “Biqui” Suzanne Valadon, rejeté par elle, il compose “Vexations”...
photo Fabienne Rappeneau
photo Fabienne Rappeneau
photo Fabienne Rappeneau
Sur un livret de Cocteau, le décor et les costumes de Picasso, musique de Satie, le ballet “Parade” sera créé par Diaghilev, les critiques seront virulentes. Satie baigne dans un “bouillon de culture”, il est à l’origine du groupe des six (Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc et Germaine Tailleferre), ses compositions jouées dans le monde entier, chantées et toujours au répertoire des artistes lyriques.
Biographie ludique et décalée, grâce à l’interprétation géniale de Elliot Jenicot, qui investit le personnage, douceur et sensualité avec Anaïs Yazit. La projection d’un film d’animation aurait beaucoup plu à Satie, la mise en scène de Laetitia Gonzalbes est créative, en forme de… peut-être !
photo Fabienne Rappeneau
Un très bon moment de théâtre et de musique à ne pas manquer !
Les lundis à 19h et les samedis à 21h
site du théâtre ICI
Jacques Mougenot a brillamment ouvert le bal !
Lundi 30 septembre, il nous a conté “Les Fables de mon tiroir” recueil des fables savamment et drôlement détournées, pensez donc Perrette et son pot au lait avec les directives de Bruxelles de nos jours… sans compter l’histoire du déluge avec Noé pompette, après tout c’est de sa faute tout ça, les animaux qui embarquent sur son arche, il fallait bien qu’ils rencontrent La Fontaine et Mougenot !
Pour la suite La Huchette propose :
Mieux vaut en rire, de Roger Défossez, avec Sophie Fontaine et Claude Leblond, les 12 et 14 octobre
Contes de Ionesco de Eugène Ionesco, conception Emilie Chevrillon, avec Pauline Vaubaillon et Serge Noël, les 19 et 21 octobre
Contes russes et autres histoires vraies, adaptation et avec Yves Thuillier les 26 et 28 octobre
Le Nom sur le bout de la langue de Pascal Quignard, avec Marion Lahmer, les 2 et 4 novembre
Trois rêves de Tamaris de George Sand, conception Antoine Campo, avec Valérie Jeannet et Nina Maléeva (Harpe), les 9 et 11 novembre
L’Enfer conjugal d’après des contes de Guy de Maupassant, avec Alain Payen, les 16 et 18 novembre
Histoire de la mouette et du chat qui lui apprit à voler de Luis Sepúlveda, adaptation et mise en scène Cécile Cotté, avec Pascal Ternisien et Laura Meilland (violoncelle), les 23 et 25 novembre.
Dates de tournées ICI site internet de la Compagnie Théâtre d’Angers, place du Ralliement à Angers:le 23 octobre et le 7 février à l’Espace Capellia à La Chapelle sur Erdre (44)
photos Vincent Deaubonne
L’affaire Moussorgski
Cie A Toute Vapeur
Florence Joubert, direction d’acteurs
costumes de Martine Ritz
Orchestre Les 5000 doigts du Docteur K
Alain Pierre, direction musicale, flûte, saxophones, compositions et arrangements
Olivier Clenet comédien, Moussia Sacré, voix de Baba Yaga
Allez hop, on part à Saint Petersbourg !
Mais pas n’importe où, au magnifique musée de l’Ermitage, là nous retrouvons Modest, il porte le prénom de son grand-père, le fameux Modest Moussorgski, compositeur russe, il a écrit entre autres, “tableaux d’une exposition”, ça tombe bien, le petit-fils est gardien du musée.
Modest n’est pas vraiment motivé, il n’a pas grand chose à faire, alors ma foi un petit somme… hélas lorsqu’il se réveille, des tableaux ont disparu ! Il faut les retrouver, le camarade Lénine vient visiter le musée très bientôt…
Modest, en escaladant un cadre tombe à l’intérieur et se retrouve à poursuivre un gnome, qui le nargue, il rencontre aussi un drôle de type, Méphistophélès ou Lucifer, celui-ci a déjà à son tableau de chasse, un certain docteur Faust, il veut recommencer avec notre Modest, mais celui-ci est plus finaud, intégre et ne signe pas n’importe quoi !
Il retrouvera les tableaux tout seul, il fera de belles rencontres, un certain Chagall russe également, et poursuivra son enquête dans le monde entier en dix promenades.
Enfin, vous comprendrez que c’est une bien amusante et ludique façon de faire connaître la musique, la peinture, avec la “Cie A Toute Vapeur”, un excellent comédien, et un bon orchestre pour accompagner l’aventure !
Les enfants sont les meilleurs juges, et ils étaient très attentifs et amusés par Modest, et les vidéos d’images animées.
Avec Marie-Charlotte Leclaire, Adrien Biry-Vicente et Hervé Devolder (en alternance avec Cyril Romoli)
Ouh la ! ça commence mal pour le metteur en scène, il doit choisir pour son prochain spectacle, une chanteuse capable de tenir le rôle de l’inoubliable créatrice de “Bambino” ! Marie-Charlotte passe l’audition, elle est menue comme sa voix, bouclettes blondes au vent, elle fait de son mieux.
Au lieu de la renvoyer avec le traditionnel “laissez nous votre adresse”, il a une idée de génie. Elle a l’allure et la voix de la grande Mireille, la complice de Jean Nohain, la tyrannique prof du “Petit conservatoire de la chanson”. Marie-Charlotte ne connait pas l’illustre compositrice de “Couchés dans le foin”, mais elle a du tempérament et surtout apprécie les chansons de variétés bien écrites.
Et nous voilà, toutes générations confondues, à apprendre le parcours de cette jeune fille de bonne famille, Mireille, la chanteuse, sur les annéees folles, sa rencontre avec Claude Dauphin, jeune premier de l’époque et frère de Jean Nohain, qui sera son parolier, son ami.
Son départ pour les USA, son triomphe, duo avec “l’homme qui ne rit jamais”, Buster Keaton ! Retour à Paris, la drôle de demande en mariage d’Emmanuel Berl, philosophe, les voisins et amis de la rue de Momptensier, Colette, Cocteau, Malraux, mais aussi les heures sombres, le départ précipité pendant l’Occupation. Et la musique encore et toujours !
Les années 60 avec Le Petit Conservatoire, Mireille, toujours souriante, mais sachant se faire respecter, elle auditionne le jeune Dutheil qui a bien du mal à articuler comme il faut… Mlle Hardy, déjà talentueuse mais timide à un point, Souchon qui ne tient pas droit, Vassiliu qui n’a pas froid aux yeux, et les autres, inconnus qui resteront à jamais dans l’oubli. Un bon moment de franche rigolade et de souvenirs !
Marie-Charlotte Leclaire a une vraie nature comique, excellente musicienne, elle a su redonner vie et corps à Mireille qui le méritait bien. Ses compères, Hervé Devolder, (dont les spectacles musicaux sont souvent moliérisés) musicien, comédien, et metteur en scène, il s’en sort à merveille, et il est un Jean Sablon ou un Chevalier tout à fait crédible ! Adrien Biry-Vicente est Jean Nohain, il a le talent pour incarner aussi bien Françoise Hardy, Vassiliu, Souchon et d’autres.
Un spectacle musical digne de ce nom, avec de vrais musiciens et chanteurs, on s’amuse beaucoup, on se prend à fredonner certains “tubes”, oui de la belle ouvrage, courez-y pour rire et emmagasiner de la bonne humeur.
Site du Dôme du palais des sportsICI
Site de la compagnie pour dates de tournée ICI
Showtime !
75 ans ça se fête avec prestige !
Holiday on ice, une compagnie qui fait toujours rêver, toujours spectaculaire et professionnelle.
Album souvenir qu'on feuillette, les auditions, très amusantes performances des recalés ou des élus ! et puis le glamour, la jeune femme qui entrera dans le coeur et la vie de l'imprésario.
Allez on commence, la troupe répète dur mais avec enthousiasme, les numéros s'enchaînent et font la part belle au monde, aux voyages.
Magnifique tableau sur la Chine, menée par Tippi Packard Yu, éclatantes couleurs, jeu de bannières. L'Italie, la Russie, l'Espagne etc.
Alexey Rogonov et Alina Ustimkina nous offrent un florilège de portés superbes.
Les tableaux se succèdent, l'humour est présent, avec les marins, et le trio The Top Bananas qui ouvre le spectacle et accueille les spectateurs, ils "chauffent" la salle !
Et puis un saut spectaculaire au-dessus de six jeunes femmes et d'une spectatrice choisie au hasard (ouf j'étais dans les hauteurs !).
Les combinaisons de patinage (d’après ce que j'entends dans les reportages sportifs), lutz, axel, salchow, pirouettes, tout est grâce et talent. Par contre je m’attendais à plus de sauts mais ne boudons pas notre plaisir !
Le cirque est présent aussi avec un numéro à couper le souffle de Jochen et Avital Poschko, trapézistes à donner le vertige, quelle grâce et quelle force. le sport avec le ballet des hockeyeurs.
Les décors et les costumes sertis de paillettes et strass sont somptueux. une locomotive emportera nos amis vers d'autres destinées.
Une quarantaine de patineurs professionnels, souvent engagés après les JO ou les championnats du monde; rôles principaux ou secondaires en tout cas de merveilleux artistes. Bravo aux chorégraphes, aux ingénieurs lumière et son.
Un show parfaitement réussi pour un bel anniversaire, souhaitons-leur de souffler longtemps les bougies !