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mercredi 29 mai 2024

Du domaine des murmures - C. Martinez - théâtre le Lucernaire



Du domaine des murmures

Carole Martinez
(Prix Goncourt des lycéens 2011)
 


Adaptation et jeu Jessica Astier
Mise en scène et lumières William Mesguich
Construction Grégoire Lemoine
Costumes Alice Touvet
Musique Tim Vine
 
 
 
photo LOT

Esclarmonde, nous raconte son emmurement voulu, souhaité, pour échapper à un mariage non désiré avec ce rustre de Lothaire, sa seule liberté, c’est sa foi ardente, une foi qui la mettra à l’épreuve bien cruellement… elle vivra donc en recluse, son seul espace avec la vie, une petite fenêtre par laquelle on passera la nourriture et l’eau. Et aussi par laquelle Esclarmonde pourra s’entretenir avec ses amis, certains membres de sa famille et les pèlerins.

photo LOT
 
Ruses, chantage, faux dévots, mensonges. Mais aussi de cruelles révélations… Elle affrontera tout avec courage et détermination.
 
photo LOT

Jessica Astier a adapté fidèlement le roman, elle en a assuré la scénographie, ainsi que l’affiche du spectacle, elle a l’intensité du personnage, sa jeunesse, sa fougue, sa vérité.

photo LOT
 
La mise en scène et les fabuleuses lumières de William Mesguich, le décor qui nous plonge dans une atmosphère étrange et gothique, l’ambiance est là présente et magique.
 
L'histoire d'Esclarmonde ne vous laissera pas indifférent !

Anne Delaleu
Lucernaire
29 mai 2024

samedi 5 septembre 2020

Le laboureur de Bohême - Poche Montparnasse


Le laboureur de Bohême

De Johannes Von Tepl

Traduction Florence Bayard


Mise en scène Marcel Bozonnet et Pauline Devinat


Avec Marcel Bozonnet et Logann Antuofermo



Je l’avoue j’en étais restée à “La farce de Me Pathelin”, aux Mystères du Moyen-âge, et au théâtre de tréteaux. L’auteur Johannes Von Tepl m’était totalement inconnu et j’ai découvert une très intéressante pièce. La Mort a souvent été l’objet des plus illustres poètes ou romanciers. Notre La Fontaine s’en est inspiré.


Un laboureur pleure sa belle épouse, la mère de ses enfants, il crie son désespoir, sa rancoeur envers la Mort. Celle-ci lui répond, après tout, nous sommes tous mortels, oui sa femme était une bonne et douce épouse, mais … grâce à lui ou bien l’était-elle avant leur mariage ?


S’ensuit alors un duel oratoire entre la Mort et le laboureur. La Mort fait partie de la vie, elle touche tous les êtres, c’est inéluctable et elle se défend bien. Le laboureur laisse libre cours à son chagrin, à ses doutes, à sa colère contre Dieu. Il a toutes les réponses, mais il n’est pas satisfait. Cela ne lui rendra pas sa charmante femme.


Une mise en scène épurée, un arbre qui représente la vie, la renaissance, une lune, et un étrange chemin qui nous conduit par-delà les nuages.


La Mort vêtue d’un long manteau exécute une danse, se sert d’accessoires pour marteler ses réponses.


L’interprétation est de haut niveau, Marcel Bozonnet tient le rôle de la Mort, il est sournois, raisonneur, moqueur. Logann Antuofermo est touchant, il sait braver la Mort, il aura le dernier mot.


Nous sommes conviés à un étrange voyage, je vous conseille d’y participer !


Anne Delaleu

5 septembre 2020