jeudi 31 décembre 2015

On a mangé le chameau de M. Hollande - B.Cadilhac - théâtre Daunou


On a mangé le chameau de M. Hollande
Une pièce écrite et mise en scène par Berty Cadilhac

Avec Philippe Smolikowski, Louis Bernard, Pauline Cousty, Sean Rees et Jean-Baptiste Fillon

Nos rois avaient leur animal favori, généralement un chien, nos présidents suivent la tendance, enfin presque, puisque le Mali avait offert en 2013, au Président Hollande, un chameau !


Difficile à faire batifoler dans les jardins de l’Elysée, et puis on le sait depuis un certain livre, le Président avait un « chameau » à domicile, mais c’est une autre histoire…


On a déjà eu « le corbeau et le renard », « le meunier, son fils et l’âne » et maintenant « On a mangé le chameau de M. Hollande » sympathique fable sur le pouvoir, les animaux, et les conséquences politico-comiques de la disparition du chameau. Et oui, l’animal confié à une famille, a été transformé en tajine !


Quelle effervescence dans le bureau du ministre (mais si ! mais si !) entre Charles-Henri gaffeur et surtout feignasse, la jeune stagiaire qui rêvait d’un emploi plus valorisant que de s’occuper du dossier chameau, l’assistant du ministre et son ambition démesurée qui frise le ridicule, le ministre de l’intérieur, dépassé par les évènements et un général qui sert la France mais n’a que faire des bestioles, vous secouez bien ce petit monde, vous les faites mijoter et vous obtenez une comédie amusante, rythmée et bien jouée. 


Ce « chameau » doit normalement prendre ses quartiers d’été en Avignon où il a connu un beau succès en 2015.



samedi 26 décembre 2015

Vous reprendrez bien quelques sketches - Chevallier et Laspalès - Espace Cardin





site Chevallier et Laspalès (dates des tournées) 

Vous reprendrez bien quelques sketches
Chevallier & Laspalès

Après leur triomphe à l'Olympia en avril dernier, revoici le duo d'enfer !

Les deux compères nous offrent un florilège de leurs anciens sketches revisités au goût du jour, ainsi que des nouveaux à déguster sans modération !

La carte bancaire et ses soi-disant avantages, le GPS d’occasion qui indique tout mais en retard, le mariage gay pas vraiment pour tous, enfin à la sauce Laspalès, il y a aussi les vacances chez les amis, on n’a pas vraiment envie de les inviter après ça, mais ça peut donner des idées …


La culture aussi n’est pas épargnée, pas la vraie, mais la faussement intello, avec des titres longs comme le bras, et des sujets rasoirs qui trouvent un écho dans une certaine presse…

La politique, les députés plus présents à la buvette qu’à l’hémicycle et la France redécoupée à leur manière, pourquoi faire simple d’ailleurs, ils vous expliquent tout !

Les rires et les fous rires qu’ils déchainent sont une bouffée d’air dans une actualité bien morose, moi je reprendrai bien volontiers quelques sketches, et vous ?


Enfin c’est vous qui voyez…



jeudi 24 décembre 2015

mercredi 23 décembre 2015

Hommage - Nell Reymond

Description : http://www.compagniedusolilesse.com/images/Nell.Reymond.jpgNell REYMOND
La comédienne Nell Reymond s'est éteinte à l'âge de 75 ans à Paris, le 20 décembre 2015, des suites d'une longue maladie. Elle était née le 1er août 1940 à Brassus (Vallée de Joux, Suisse).

Elle décide rapidement de mal tourner en embrassant la carrière de comédienne sous la férule de Pierre Bertin au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris. La divine Nell a irradié plus d’un plateau sous la direction de Jean- Pierre Miquel, Jean Rougerie, Sacha Pitoeff, Gérard Vergès, Guy Moign, Claude Chabrol, Marcel Cuvelier, Nicolas Bataille ou Mario Franceschi, qui l’a dirigée dans La Mégère apprivoisée, La LocandieraMangeront-ils ?... etc…

Mais son plateau préféré, c’est celui du Théâtre de La Huchette, où elle officiait depuis 1982 dans La Cantatrice chauve de Eugène Ionesco. Elle y a également interprété Les Atours de Nell, où elle a révélé son talent de chanteuse au port souverain et à la présence étonnante. Sur cette même scène on a pu l’applaudir dans une dizaine de créations signées Nicolas Bataille (Offenbach, tu connais ?, Les Mystères de laRévolutionLautrec sur la butte) ou encore Guy Moign (La Danseuse du crépuscule, de Claudette Lawrence).

Elle a mis en scène  Kou le corbeau de Tanguy Malmanche.

Avec son mari Guy Moign, ils font troupe commune en fondant La Compagnie du Solilesse et en créant dans la foulée l’Union des Villes de Bretagne pour la création artistique.

Si elle se fit plus discrète au cinéma, la télévision ne s’est heureusement pas privée de son talent, notamment Roger Kahane, Jean Caseneuve, Paul Siegrist, Colette Thiriet, Henri Polage, Philippe Ducrest, Jean Henin ou René Lucot, qui lui offre le rôle superbe, troublant et désespéré, de la comtesse Coronna dans Les habits noirsNell, c’est aussi une vieille dame indigne dans la réjouissante série La Minute Vieille diffusée sur Arte.

Ses obsèques auront lieu le lundi 28 décembre 2015  à 15h30 au crématorium du Père Lachaise (salle de la Coupole).


Photo libre de droits

jeudi 17 décembre 2015

Fin de série - cie Cotillard - Vingtième théâtre


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Fin de série
Cottillard Compagnie
Avec : Alan Boone, Jean-Claude Cotillard, Zazie Delem.

Un vieil appartement, un vieux mobilier, un vieux couple. La journée commence, elle prépare  la table pour le petit déjeuner, méticuleusement, rien ne dépasse !


Lui arrive, aussi vieux qu’elle, ils ne se disent rien, s’affrontent pour le sucre et le café.

Se sont-ils aimés ? Il tente bien un peu des approches, mais elle le renvoie dans ses buts, et pour passer un peu de temps pour elle, elle va lui concocter un plan bête mais qui fonctionne pour le faire partir de l’appartement.

Elle en profite, pas longtemps, le médecin arrive, il a la démarche chaloupée, bodybuildé. Il laisse l’ordonnance et la facture…

Le vieux revient, le médecin contrôle le pacemaker, et naturellement ordonnance et facture !


Le comique des situations, peut paraitre cruelle et ça l’est, mais on rit sans s’arrêter, par les mimiques, la gestuelle, la scène du micro-ondes qui perturbe le pacemaker, le médecin qui vend tous les appareils pour soi-disant faciliter la vie, c’est d’une drôlerie !

Il y a du Jacques Tati dans l’histoire et la forme, l’incompréhension des paroles dites, le bruitage, les situations burlesques, comme les scènes d’entrainement sportif pour elle et lui.
Les sacs de médicaments inépuisables sont aussi un vrai gag.



Pas facile de vieillir, certes, mais la compagnie Cotillard vous donnera des éléments pour survivre !

Et n'oubliez pas de signer la pétition !


mercredi 16 décembre 2015

Le jour où j'ai rencontré Franz Liszt - P. Amoyel - théâtre du Ranelagh




Site du théâtre ICI
Site de Pascal Amoyel ICI

Le jour où j’ai rencontré Franz Liszt

Pascal Amoyel a rencontré Franz Liszt ! Si, si vous avez bien lu, il a eu ce grand honneur !

En fait, c’est un beau message que nous transmet le pianiste. Petit garçon, il voit chez ses grands-parents, un portrait d’un autre enfant, Franz Liszt 11 ans.

photo Charlotte SPILL

Comme Mozart enfant, le petit Franz donnait des concerts que lui organisait son père. Celui-ci comme Léopold Mozart avait de grandes ambitions pour son fils. Celui-ci devait se produire devant les princes, les rois, alors qu’il en souffrait, plaçant très haut son amour de la musique.

photo Charlotte SPILL

Les débuts difficiles de Franz, son désarroi devant l’intransigeance de Cherubini, italien et directeur du Conservatoire de Paris, lui petit hongrois inconnu.

Franz Liszt a révolutionné l’art du piano, a créé les récitals. Pascal Amoyel nous conte avec humour, les anecdotes, sur sa façon de jouer, de noter ses élèves (surtout leur apparence et un peu leur talent !).

photo Charlotte SPILL

Pascal Amoyel, ressemble plus à Schubert (génie aussi !) qu’à Liszt, mais c’est aussi un grand virtuose, il a de l’humour, de l’émotion à revendre, et nous fait voyager dans le temps, avec Bach, Mozart, Beethoven, Chopin, Wagner (futur gendre de Liszt).

photo Charlotte SPILL


C’est un beau et fort spectacle sur le rêve réalisé d’un enfant, de l’admiration et de la reconnaissance envers ses maîtres et le lien qui les unit à travers le temps, la musique et l’empathie pour les autres.

Le manuscrit de Rembrandt - C. Duhamel - théâtre le Ranelagh



Site du théâtre ICI

Adaptation Céline Duhamel du livre Rembrandt Kabbaliste de Raoul Mourgues

Le titre de la pièce fait référence à un manuscrit trouvé, et dont l’auteur serait Rembrandt.

On assiste en fait à un dialogue entre le peintre sur la fin de sa vie et un autre personnage, qui pourrait être, la servante, ou bien encore Saskia sa femme bien-aimée.


Rembrandt raconte ce que fut sa vie, ses amours, ses combats, mais quel rapport avec un manuscrit ?

Les lumières tamisent la scène, une grande table en bois, un chevalet voilé par un tissu. Beaucoup de texte mais on s’y perd et on attend toujours le fameux manuscrit !

Que dire de plus, les comédiens sont statiques, pour ceux qui connaissent l’œuvre et le peintre, on n’apprend pas grand-chose.


Difficile de mettre en scène un génie.

mardi 15 décembre 2015

Quatuor Leonis - théâtre Douze Maurice Ravel






Site du théâtre ICI prochaines dates 5 janvier et 16 février 2016
Site du quatuor ICI

Quatuor Leonis
Quatre loufquetaires qui manient avec virtuosité l’archet, le violon, le violoncelle, l’alto.

Comédiens, danseurs, bateleurs, ils jonglent avec les notes et les chaises, sans parler des bouteilles d’eau…

Ils prennent au sérieux la musique sans se prendre eux-mêmes au sérieux, assaisonnant variété et classique, valsant et tournant assis sur leur chaise à roulettes au gré d’une chanson de Piaf, sans désaccorder quoique ce soit.


Ils ont un humour dévastateur, Gainsbourg doit bien rigoler d’où il est !

Ne lâchant pas une seule fois leurs instruments, ça tangote, ça swingue, ça tape du pied. Les archets volent de l’un à l’autre toujours en musique. Impressionnant et si drôle.

On sent le travail et l’effort, on pourrait presque penser que c’est facile et à refaire à la maison… pas du tout, et heureusement ils sont là pour le prouver !

Ils nous font chavirer, aimer la musique, tant classique que jazzy ou traditionnelle.

Et surtout on rit beaucoup !


Un spectacle à suivre sans modération.



Challenge théâtre 2015

lundi 14 décembre 2015

Pinocchio - d'après C. Collodi - Hall - théâtre de Belleville



Site du théâtre ICI

Adaptation Lee Hall et Mathieu Létuvé
Traduction Bruno Bayen
Mise en scène Marie Mellier et Mathieu Létuvé


Avec Stéphane Hervé, Mathieu Létuvé, Jean-François Levistre, Lauren Toulin


Carlo Collodi écrivit les aventures d’un pantin de bois Pinocchio, sous la forme d’un feuilleton, au 19ème siècle, la littérature enfantine italienne se devait d’être renouvelée.


De nos jours, Lee Hall, auteur entre autres de « Face de cuillère » et de « Billy Elliot », transpose ici une version moderne de Pinocchio, et si les arguments et la morale de l’histoire est respectée, elle devient ici, grâce à l’adaptation et l’interprétation une fable amusante, un peu déjantée, punk, rock.

Le décor est selon notre imagination, une armoire-penderie-maison-cimetière de couleur irisée, se transformant au gré des événements.


Mais tout cela commence bien tragiquement par la découverte du cadavre d’un petit garçon, enfin plutôt un pantin ! Le commissaire soupçonne tout le monde comme il se doit, et remonte l’histoire depuis le début.

On assiste à une enquête policière et les prévenus ne sont guère brillants ! Deux clowns plus ridicules que futés, puis un couple de vrais escrocs, vilaine chatte et renard malin, et puis il y a le grillon qui alerte Pinocchio, et la gentille fée bleue (elle a une drôle d’allure mais bon !).

La mise en scène est vivante, poétique aussi, amusante, des répliques qui devraient plaire au jeune public, d’excellents comédiens. La morale de l’histoire est sauve, mais sans mièvrerie.


Un bon moment à passer en famille !


jeudi 10 décembre 2015

On s'en fout qu'ça soit beau - compagnie Le Klou - théâtre du Lucernaire


site du théâtre ICI
Crédit photos Dominique Chauvin
site de la Compagnie ICI

On s’en fout que ça soit beau !
Compagnie Le Klou

Deux personnages nous parlent d’art à leur manière, le troisième ressemble étrangement à Auguste Renoir, sans mot dire, il s’occupera des accessoires.




Quant au conférencier, lunettes sur le nez, hyper stressé et excité comme un pou, coupant la parole à sa collègue. Elle, un peu égérie de Warhol à sa manière, le gourmandant parce qu’il prononce mal le nom d’un artiste. Ils font comme souvent les conférenciers, ils se contredisent !

Sous une toile plastique, on devine un amas de chaises, barricades ? Déménagement ? Non rien de tout cela, c’est de l’art ! Et nous sommes invités à « détruire » l’œuvre, la dépecer, puis considérer une simple chaise comme un objet d’art.

On assiste aussi à une grande leçon loufoque sur la manière de suivre le parcours d’un artiste. Des croutes brisées découvrent des tableaux célèbres, amusez-vous à les reconnaître !

Puis l’atelier des « artistes » se dévoile, des objets hétéroclites, des œuvres d’art faites par simple maladresse, quelques gouttes de peinture sur une toile blanche… Nos deux compères, snobinards à souhait ont du mal à se résoudre à faire simple, peindre une nature morte !

Comédiens déjantés, critique acerbe de l’art contemporain, enfin du faux, du snobisme artistique qui veut tout détruire et ne rien composer, qui jette son mépris sur les anciens, sur les maîtres.


Il est vrai que l’on peut s’étonner de l’engouement de certaines expositions pour nous faire avaler n’importe quoi, et surtout être « branché », qu’il est doux de faire compliqué quand on peut faire simple et beau. L’œuvre doit parler au cœur mais pour l’heure elle ne parle qu’au cerveau (et encore…)


Après tout ils s’en foutent que ça soit beau !


Pour rire de la « mauvaise culture », c’est très drôle, on passe un excellent moment, et vous regarderez une litho de Soulages d’un autre œil …

mardi 8 décembre 2015

Peau d'âne - V. Fournier d'après Perrault - théâtre de la Plaine




Site du théâtre ICI
Site de la compagnie ICI

Peau d’âne
D’après le conte de Perrault



Beaucoup de petites filles rêvent d’épouser leur papa. Pour l’heure cette gentille princesse ne veut pas du tout se marier avec son père le roi, elle ne veut pas entrer dans son délire.


Heureusement, sa marraine la fée, rigolote et sportive qui voit la vie en rose, va lui donner de précieux conseils ! D'abord on n'épouse pas ses parents, on les aime c'est tout et comme dit le dicton, « on attrape les hommes avec le cœur on les garde avec l’estomac », et le bon gâteau de Peau d’Ane fera chavirer le Prince de son cœur.


Ce conte aborde aussi le deuil d’un être cher, la perte des repères ; c’est aussi un parcours initiatique pour atteindre la maturité, le savoir, la vérité.



N’oublions pas l’humour et la musique, un long poème musical, de merveilleux chanteurs accompagnés par un trio musical de qualité.


Les enfants ne s’y sont pas trompés, ils adorent et sont sages comme des images !











Challenge théâtre 2015

samedi 5 décembre 2015

Florilège au fil des neiges - ciné concerts russes - Poche Montparnasse



Site du théâtre ICI 

Florilège au fil des neigesProgramme de films d’animation de 1927 à 1997
Création musicale de Dimitri Artemenko et de Vadim Sher


Bonne idée de préparer les enfants à la représentation, c'est ce que fait avec humour Vadim Sher en conteur, posant des questions aux gamins, aiguisant ainsi leur curiosité.

En effet, à l'heure des tablettes et autres game-boys où il suffit d'appuyer sur un bouton, là c'est tout autre, il faut leur faire découvrir qu'un simple trait de crayon fait naître un petit personnage à qui il arrive bien des aventures, ou bien un joli film d'animation, qui nous émeut avec cette petite fille qui voudrait tant un petit chien, ou encore l'univers du cirque si cher au coeur des Russes, et une fantaisie poétique et colorée de Noël pour laquelle les enfants manifestent beaucoup d'intérêt !

Les enfants s'amusent et découvrent les "inventeurs" de leurs jeux, tout ceci accompagné par la musique en direct de Vadim Sher au piano et de Dimitri Artemenko au violon.

Encore deux représentations les  samedis 12 et 19 décembre 2015

vendredi 4 décembre 2015

Les missions d'un mendiant - D. Keene - théâtre de l'Etoile du Nord



Site du théâtre de l'Etoile du Nord ICI

Site du théâtre du Cristal et du théâtre Eurydice

Les missions d’un mendiant
de Daniel Keene
Mise en scène Olivier Couder et Richard Leteurtre

Sur scène, un grand plateau modulable, en bois, grâce aux lumières, ce sera la maison, la gare, le wagon etc.

Il y a une jeune fille qui nous interpelle et qui chante joliment pour s’affirmer « je dis je », et puis une autre petite qui va rendre visite à sa mère, et souffre de la séparation de ses parents « La visite », elle aussi présentera une palette d’émotions dans son jeu, et puis il y a Tom et Dick qui se disputent à propos des couvertures qu’a piqué Harry pour se protéger du froid « Un tabouret à trois pieds », des clowns à la Beckett !

Puis le père condamné par la maladie, va s’ingénier à trouver des solutions plus saugrenues les unes que les autres pour s’occuper de son fils, petit garçon de 40 ans « Avis aux intéressés », émouvant, dérangeant.

Ces courtes pièces de Daniel Keene, offrent aux comédiens de jouer les scènes de la vie ordinaire, souvent cruelles, on sourit parfois de certaines répliques ou situations. 

Le théâtre du Cristal et le théâtre Eurydice se sont associés pour ce spectacle, ils font un travail extraordinaire avec des comédiens professionnels handicapés.

Ce spectacle démontre que l’art est une vraie thérapie

Challenge théâtre 2015

mercredi 2 décembre 2015

Album de famille - théâtre du Lucernaire



Site du théâtre ICI



ALBUM DE FAMILLE
Théâtre En Chansons

Mise en Scène Isabelle Turschwell et Lauri Lupi

Mariline Gourdon et Gildas Thomas : les parents et leurs gamins Camille Voitellier et Ruben (en alternance avec Isabelle Turschwell, Stéphanie Cavaillès, Philippe Gouin et Vincent Redou)


Une drôle de famille qui nous enchante et nous fait bien rire !


La mère (la plus belle du monde), le père, le fiston et sa peste de petite sœur. Drôle de généalogie, mais nous parcourons les étapes de la famille en chansons.

De Reggiani en passant par Sardou, on pousse aussi du côté de Perret qui explique le refus du divorce, c’est tellement mieux de se batailler devant le gosse, l’éducation aussi, fais pas ci, fais pas ça de Dutronc, les ados à gérer. On termine en beauté avec Brassens.

Les générations se suivent et se ressemblent, amour, bagarre, haine, départ des enfants et retour à la case maison, jalousie frère /sœur, ras-le-bol de maman, papa un peu dépassé.


On rit beaucoup, on admire la qualité des musiciens et des chanteurs, de belles voix. Tout ce que vous souhaitez voir et entendre sur la famille en 21 chansons françaises, à la guitare. Ça danse et ça chante, c’est entraînant, ils ne manquent pas de dynamisme.

Enfin bon si vous ne souhaitez pas passer un très bon moment, n’y allez pas !


Famille je vous « haime » !


Tournées à venir 2016 :

  • Livry Gargan le 22 janvier
  • Oloron le 7 avril
  • Léon le 9 avril
  • Monaco du 30 mars au 3 avril


Challenge théâtre 2015

mardi 1 décembre 2015

L'autre - F. Zeller - théâtre de Poche Montparnasse





Site du Poche Montparnasse ICI

Mise en scène Thibaut Ameline
Avec Jeoffrey Bourdenet – Benjamin Jungers et Carolina Jurczak

Florian Zeller écrivit cette pièce en 2004. C’est une histoire comme il sait les raconter, une histoire de couple, pas vraiment d’amour.

Elle s’ennuie dans son couple et prend le meilleur ami de son mari comme amant. Situation banale.

Rêve et humour noir aussi avec la « scène du meurtre », dans laquelle l’employé des pompes funèbres s’applique à noter et remplir les cases de son calepin administratif, sans se poser de questions.

Scènes de la vie conjugale, cruelles, drôles. Chacun donne sa version de la vie à deux, dialogues ciselés, flash back comme les aime Zeller, avec l’histoire du petit garçon mal aimé, et qui devient l’époux ennuyeux.

L’autre, c’est lui, c’est elle, c’est n’importe qui après tout.


L’interprétation de Benjamin Jungers et de Jeoffrey Bourdenet est convaincante, j’émettrai quelques réserves sur Carolina Jurczak, sans doute le trac de la première, mais sa voix ne portait pas très loin.


Challenge théâtre 2015


lundi 30 novembre 2015

Jaurès ou la nécessité du combat - J. Pellissier - théâtre de l'Epée de bois



Site du théâtre ICI

JAURÈS OU LA NECESSITE DU COMBAT, RALLUMER TOUS LES SOLEILS
De Jérôme Pellissier

Un titi parisien nous aborde, nous invite à entrer et grâce à son bagout et ses chansons populaires, nous raconte le combat de Jaurès, ses amitiés profondes, ses contradictions, sa fille est baptisée ce qui en fait ricaner plus d’un, ses combats de toutes sortes contre l’injustice, avec l’affaire Dreyfus.

Attaché à la paix, mais difficile dans le contexte de l’époque, qui résonne aujourd’hui aussi. Comprendre les autres, les accepter. S’unir dans un même idéal de paix.

Dans son bureau de « l’Humanité », Jaurès aidé de Eve Jouard, journaliste féministe, qui s’affirme devant Jaurès et le soutient aussi, le protège à sa façon. Ils se prennent d’affection pour le jeune vendeur de journaux, chanteur à ses heures.

Péguy grand poète, deviendra le plus farouche ennemi de Jaurès, après avoir pourtant combattu et adhéré à ses idées.

Le lendemain de l’assassinat rue du Croissant, la guerre inévitable est déclarée. Beaucoup partiront « la fleur au fusil » pour en découdre avec l’ennemi, parmi eux des artistes, Péguy qui mourra au champ d’honneur, l’écrivain Louis Pergaud auteur de « la guerre des boutons », sera porté disparu, lui aussi était parti le cœur léger.

Une génération de petits garçons étaient « embrigadés » inconsciemment avec leurs jeux, se battre, jouer à la guerre, c’était viril !

La mise en scène est créative, on se retrouve dans les bureaux du journal, dans la rue, à l’Assemblée.


Une bonne interprétation et des comédiens investis.

Challenge théâtre 2015

dimanche 29 novembre 2015

Eugénie - C. de Bellescize - théâtre du Rond-Point

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Eugénie
Texte et mise en scène : Côme de Bellescize

Avec : Philippe Bérodot, Jonathan Cohen, Eléonore Joncquez, Estelle Meyer


« Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille applaudit à grands cris », voilà ce que disait Hugo, mais la famille est loin d’applaudir lorsqu’Eugénie doit naître handicapée…

Un jeune couple se bataille pour avoir enfin l’enfant tant désiré, après tant de consultations plus éprouvantes les unes que les autres, de diagnostics vains, d’humiliations. Sarah enfin est enceinte et bébé à l’air de bien s’accrocher cette fois-ci !

Copyrights Antoine Melchior

On leur apprend que la petite Eugénie sera handicapée. Sam le papa, ne veut pas supporter cette épreuve, la mère hystérique de Sarah lui fait comprendre quelle solution il lui reste. Sarah après tant d’espoirs déçus veut garder cette enfant et tout supporter, sachant très bien la dure vie qui l’attendra.

Est-ce vraiment un malheur de ne pas pouvoir procréer ? Notre société nous impose des codes, une « normalité » qui fait que l’on se sent à l’écart. Des couples se brisent à cause de cela. Mais là, le handicap d’un enfant est tout aussi révélateur de la solidité d’un couple.

Sarah vit un mauvais rêve, on lui impose de visionner la vie future de sa fille, c'est-à-dire moqueries en tous genres, cruauté des enfants et de leurs parents « normaux », impatience du personnel de la clinique…

Copyrights Antoine Melchior

La mise en scène est créative, astucieuse. La scène du labo où le malheureux Sam doit faire jaillir sa semence dans un flacon est drôle sans vulgarité.


Copyrights Antoine Melchior

Les comédiens sont excellents, investis et naturels. Un sujet grave abordé avec justesse et humour, sans pathos.



Challenge théâtre 2015