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samedi 7 octobre 2023

Un léger doute - S. De Groodt - théâtre de la Renaissance

 


 
Un léger doute
Stéphane De Groodt
 
Mise en scène : Jérémie Lippmann - Assistante metteur en scène : Lou Monnet

Avec : Stéphane De Groodt, Éric Elmosnino, Constance Dollé, Bérangère McNeese, Pierre Berriau et Yann Carcedo.

 
Voyage total en Absurdie !
 
Lever de rideau, on applaudit les comédiens qui apparemment ont fini la représentation ! et oui et nous ne sommes pas au bout de nos surprises !
 
Constance fait comprendre à Stéphane qu’il doit lui donner la réplique, celui-ci était pourtant prêt à partir, puisqu’ils ont salué, mais devant l’insistance de sa partenaire, il consent à jouer enfin rejouer…
 
Eric et Bérangère entrent à point nommé pour leur scène, mais quand on est dans le délire le plus total, on ne peut guère garder son sérieux ! Qui a raison, qui a tort, à vous de juger.
 
Ce n’est plus un léger doute mais un énorme doute, qui de toutes façons vous fera pleurer de rire !
 
Une bonne première comédie de Stéphane De Groodt.
 
Anne Delaleu
7 octobre 2023
Théâtre de la Renaissance

samedi 26 février 2022

Le faiseur de théâtre - T. Bernhard - Théâtre Poche Montparnasse

 


Site du théâtre ICI
mardi au samedi 21 h et dimanche 15h
durée 1h30
grand Poche


Le Faiseur de théâtre

Thomas Bernhard

 

Mise en scène Chantal de la Coste

Avec Hervé Briaux, Séverine Vincent, Patrice Dozier, Quentin Kelberine


Bruscon, auteur, comédien, metteur en scène, va jouer sa comédie dans la petite ville d’Utzbach, c’est un trou perdu d’après lui, mais il ne peut faire autrement !

Sa femme, sa fille Sarah et son fils Ferruccio font partie de la troupe, en fait une équipée familiale qu’il méprise, critique, humilie. L’aubergiste fait de son mieux, il écoute sans broncher les demandes incessantes de Bruscon.

La salle ne lui convient pas, les lumières non plus, ne parlons pas des affiches qu'il fait retirer, sauf un portrait d'Adolf qui peut servir sa pièce sur les dictateurs. Mais surtout il ne supporte pas les lumières des blocs de secours, qui vont perturber sa scène, il faut demander au capitaine des pompiers la permission d'éteindre ces blocs !

Tout est matière à râler, la poussière, l'humidité, la nourriture, sa femme qui est souffrante et surtout jouer devant des ignares, car bien entendu ils ne comprendront pas la finesse de son texte ! Lui le meilleur comédien du monde bien entendu, et il veut l’entendre répéter à chaque fois par sa fille.

Les répétitions se passent mal, Bruscon a une idée bien arrêtée sur le théâtre, les femmes qu'il considère inférieures en tout, c'est tellement énorme que l'on ne peut s'empêcher de rire, on s'amuse beaucoup de cet énergumène, véritable tyran sans talent.

Voilà une comédie grinçante sur le monde du théâtre, elle est menée de main de maître par Hervé Briaux, excellente interprétation de Séverine Vincent, Patrice Dozier et Quentin Kelberine, dans une mise en scène efficace de Chantal de la Coste.


Anne Delaleu
26 février 2022
Théâtre de Poche Montparnasse

mercredi 9 février 2022

Times Square - C. Koch - théâtre Montparnasse


Site du théâtre ICI
durée 1h30

Mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi : 20h30
Samedi à 17h
Dimanche à 15h30


Times Square

Clément Koch


Mise en scène José Paul


Avec Guillaume de Tonquédec, Camille Aguilar, Marc Fayet et Axel Auriant


Scénographie: Edouard Laug Accessoires: Pauline Gallot

Costumes : Ana Belen Palacios Lumières: Laurent Béal Assisté de Didier Brun

Vidéo : Léonard Musique & Son: Romain Trouillet



Un bel appartement, une vue imprenable, mais revenons à l’intérieur, l’ambiance n’est pas au beau fixe ! une grosse souris en peluche, enfin plutôt un jeune homme qui déambule dans le quartier, il n’a trouvé que ce boulot pour avoir un peu d’argent. Devant lui, Sara, elle s’impatiente. Elle est serveuse dans un restaurant français et elle veut devenir comédienne. Un client lui a conseillé d’aller voir Matt Donovan, acteur au chômage mais qui pourra l’aider à préparer son audition pour “Roméo et Juliette”.


Matt déboule enfin, sans s’excuser de son retard, il est bourru, il envoie promener Tyler-la-peluche, agace la jeune fille, et sans en avoir l’air, lui donne sa première leçon de théâtre, poser la voix, articuler “la diction c’est la politesse de l’acteur” (j’aime beaucoup cette réplique !).


Et puis il y a Bobby le frère de Matt, il est là heureusement pour l’aider financièrement et aussi hélas pour lui apporter les “bons petits plats” de sa femme !


Sara apprend vite avec Matt, elle travaille dur, et Tyler lui donne la réplique, par miracle il en oublie son bégaiement !


C’est une comédie tendre, très drôle, de bonnes répliques, et bien sûr des comédiens au top, Guillaume de Tonquédec est Matt, avec son humour, son cynisme, il est excellent, Camille Aguilar a du tempérament, Marc Fayet et Axel Auriant sont touchants.


La pièce démontre avec humour et tendresse que l’on peut arriver à tout, à se surpasser. José Paul signe une mise en scène dynamique, le décor et les costumes, les lumières tout est là pour créer une parfaite ambiance et un grand succès !


Théâtre Montparnasse
9 février 2022
Anne Delaleu

mardi 2 octobre 2018

Dialogue aux enfers - Poche Montparnasse


Site du théâtre ICI
mardi au samedi 19h - dimanche 15h
durée 1h15

Dialogue aux enfers
Machiavel Montesquieu


Maurice Joly
Adapté et mis en scène par Marcel Bluwal

Avec Pierre Santini (Montesquieu) Hervé Briaux (Machiavel)


Montesquieu dans une élégante robe de chambre, une bibliothèque bien fournie, on pourrait penser que c’est le paradis, mais il reçoit Machiavel nous voilà donc sûrement en Enfer…

Dialogue imaginaire, après les courtoisies d’usage, nos deux compères débattent de sujets aussi graves que la politique, la religion, la liberté, les droits de l’homme, enfin chacun a son opinion, et Machiavel n’est pas en reste pour démonter la machine.

Ces messieurs échangent sur la manière de diriger, de manipuler, de faire croire que la démocratie est là, bien présente, Machiavel est un véritable maître en la matière, ce qui a le don de faire sortir Montesquieu de ses gonds ! Que ce soit l’un ou l’autre, ils argumentent pour déstabiliser l’autre. Un vrai débat politique !

« Le Prince » de Machiavel doit être sur toutes les tables de chevet de nos politiques, « l’esprit des lois » bien rangé dans leur bibliothèque…

Le texte fait mouche, références actuelles, c’est à croire que rien ne changera, et que l’on restera toujours à la merci d’un pouvoir quel qu’il soit. De quoi se décourager des politiques. Joly a écrit ce texte pour fustiger la politique de Napoléon III, ce qui lui a valu le bannissement, il n’a pas mieux réussi son retour en République.

Marcel Bluwal a librement adapté et actualisé le roman de Maurice Joly. Le texte et la mise en scène servis par deux merveilleux comédiens, Pierre Santini et Hervé Briaux.

Un enfer pavé de mauvaises intentions mais je vous invite à y aller !

Anne Delaleu
2 octobre 2018

mardi 29 mai 2018

Le mémento de Jean Vilar - théâtre 14


Jusqu'au 30 juin 2018
mardi, mercredi, jeudi et vendredi à 19h00
et samedi à 20h30 ( sauf le samedi 23 juin représentation à 19h00 au lieu de 20h30)
durée 1h15
Site du théâtre ICI

Le Mémento (1952-1955)

Jean Vilar (1912 – 1970)


Mise en scène Jean-Claude Idée

Avec Emmanuel Dechartre


« Le mémento est un témoignage sur lequel tout honnête homme peut méditer » en effet, tel a été le combat de Jean Vilar, une lutte contre l’administration, le Pouvoir. Vilar accusé de tous les maux, de son engagement politique, de détournements de fonds... Et quel directeur de troupe, de théâtre accepterait les clauses du contrat scandaleux qu’il a été forcé de signer ? Pas de salaire et responsable des déficits du TNP sur ses biens personnels !

Il a cru a de trop belles promesses, mais a tenu bon, avec une troupe d’exception, dont Gérard Philippe, qui acceptera le même salaire que les autres membres de la troupe, alors qu’il était déjà un acteur de cinéma populaire et très demandé.

Le ministère de la Culture n’avait pas été créé et Vilar était envoyé de bureau en bureau, certes reçu fort courtoisement par Vincent Auriol, Président de la République, mais des visites vaines et épuisantes.

Avignon, qui n’a pas dans l’esprit les trompettes de Maurice Jarre annonçant le spectacle ? Les photos d’Agnès Varda (qui fête ses 90 ans cette année !), et puis les souvenirs des chers disparus, Wilson, Sorano, Denner, Moreau, Darras, Noiret…

Vilar voyagera dans toute l’Europe avec le TNP, il apportera la culture française dans ses bagages, il jouera aussi au cinéma, son dernier rôle le plus marquant dans « Raphaël ou le débauché », un sénateur !

Vilar malgré ses convictions d’homme de gauche sera trahi en 1968, des slogans imbéciles, des insultes l’atteindront. Il en gardera une blessure profonde et disparaîtra deux ans plus tard.

Emmanuel Dechartre a su donner vie et émotion à ce texte, brillamment mis en scène par Jean-Claude Idée (dont je vous recommande « Les meilleurs alliés » au Petit Montparnasse). Les costumes prêtés par la Maison Jean Vilar d’Avignon, apportent une émotion encore plus grande, puisqu’ils ont été portés par d’immenses comédiens.


Spectacle intéressant qui trouve des échos dans notre politique culturelle d’aujourd’hui !

Anne Delaleu
29 mai 2018

mercredi 21 février 2018

Prix du Brigadier 2018 - théâtre Montparnasse


Prix du Brigadier 2018

Ce prix a été créé en 1960 par l’Association de la Régie Théâtrale, il est aussi prestigieux et plus ancien que les “Molières”.

C’est donc au théâtre Montparnasse que la remise du brigadier a été faite, sous la houlette de Danielle Mathieu-Bouillon, Présidente de l’association de la Régie Théâtrale.

Beaucoup de monde, j’aperçois Emmanuel Dechartre, qui triomphe actuellement dans “L’avare” au théâtre Artistic et qui quittera ses fonctions de directeur du Théâtre 14 fin 2019. Il aura bien mené sa “barque” et nous le regretterons.

Christophe Barbier, chroniqueur et comédien en ce moment au Poche ("Le tour du théâtre en 80 minutes") s’installe au 1er rang, non loin de lui, René de Obaldia, 100 ans en octobre ! (Monsieur si vous saviez, je suis montée la première fois sur scène dans “Les innocentines” et aussi “Le défunt”, représentations de fin d’année de notre cours de théâtre.)

Stéphane Hillel, Président de l’Association pour le Soutien du Théâtre Privé, monte sur scène et regrette comme tout le monde l’absence de Bruno Julliard, Premier adjoint à la Maire de Paris, il est aussi très pessimiste quant à l’avenir du théâtre privé. Espérons que l’avenir ne lui donne pas raison.


(Stéphane Hillel, on a suivi les mêmes cours de théâtre, il m’a donné la réplique dans une scène de “Lorsque l’enfant paraît” d’André Roussin, lui a réussi dans le métier ! On se voit aux présentations de saison ou au remise de prix, bisous “ça va et toi ?” “ça va !”)

Nicolas Vaude, aura le privilège de remettre le brigadier 2017 à Dominique Valadié, elle a été fabuleuse au Théâtre de Poche-Montparnasse dans la pièce de Thomas Bernhard “Au but”. Elle est très émue, et rend hommage à ses parents, ainsi bien sûr qu’au théâtre de Poche-Montparnasse, “jouer si près du public a été une expérience formidable”.
(NIcolas Vaude triomphe en ce moment dans la pièce de Pinter “La collection” au théâtre de Paris.)



André Dussolier, reçoit le Brigadier d’Honneur pour l’ensemble de sa carrière et Novecento, qu’il a joué avec succès sur cette scène, avec un orchestre de jazz, il a de l’humour, du panache, du charme et nous fait crouler de rire, sur les portables qui sonnent, les vieilles actrices sur le retour, et ses souvenirs de cinéma.


Myriam Feune de Colombi, Directrice du théâtre Montparnasse, qui nous accueille si aimablement dans son théâtre, remet le brigadier d’honneur au théâtre de Poche-Montparnasse et à son directeur Philippe Tesson, pour la qualité de sa programmation.

Philippe Tesson fêtera quant à lui ses 90 printemps dans quelques jours, il a toujours le mordant, l’humour, la facétie qu’il faut pour accepter ce prix, bien entendu il associe sa fille Stéphanie et Charlotte Rondelez ainsi que toute l’équipe du théâtre.

Une bien belle remise de prix qui se poursuit avec un verre de l’amitié au foyer du théâtre, beaucoup de monde, j’ai félicité André Dussolier, croisé Florian Zeller, Jean-Paul Bordes, Jean-Paul Farré, et tant d’autres.


Merci à Myriam Feune de Colombi pour son accueil, son sourire, c’est une amoureuse du théâtre, je me souviens d’elle, blonde et majestueuse dans la pièce d’Edouard Bourdet “Le sexe faible” à la Comédie Française.


Anne Delaleu
21 février 2018

lundi 4 décembre 2017

Glad'party - Studio et Comédie des Champs Elysées


La glad’party
Studio et Comédie des Champs Elysées
Lundi 4 décembre 19h30.
Acte I
Dans l’ascenseur j’entends déjà les rires, me voici au 3ème étage, accueillie par Dame Gladys, toujours pimpante et souriante ! ah oui, il faut que je pense à regarder la vidéo de Ronan (on parle de moi...)

Je repère vite les copains, bises à Yann, Frédéric, Christine, Thomas, Perrine. Deborah s’occupe du bar, elle pourrait entonner la chanson de Piaf « moi j’essuie les verres au fond du café... », buffet copieux, il y a traiteur et du « fait maison », ma flûte de Champagne en main, je vais à la rencontre des uns et des autres. Avignon or not Avignon ? c’est toujours la même question...

















Acte II
Faisons connaissance avec les p’tits nouveaux, on cause pièces de théâtres (heureusement !), quant à moi je suis présentée à Amériquebecoise, un grand moment de désarroi, car je n’ai pas vu sa pièce... elle est sympathique et nous devisons gentiment sur le théâtre dans « la belle Province ». Certains pseudos, ValérieR42, 4ème mur, la plume en chocolat, font penser au MI5 ou au Deuxième Bureau, ça fait très agent secret je trouve... un copain comédien me disait que la blogosphère était une mafia !


Acte III
Inscrite pour la visite du théâtre, une quatrième tournée doit être faite, trop de visiteurs ! Antoine le directeur technique est un passionné, il aime le théâtre, et les fantômes de Jouvet et Anouilh qui rôdent... On s’émerveille sur le plateau, vertige le nez en l’air en regardant les cintres, toute la technique, le superbe plafond de la salle est une merveille pour l’acoustique, un comédien qui chuchote sur scène est parfaitement entendu par les spectateurs.




Epilogue
Stéphanie Fagadau-Mercier, a succédé à son père Michel, disparu en 2011. Pour l’heure, elle nous présente le programme actuel et les pièces futures dès février.

En descendant l’escalier, je me souviens de quelques belles productions vues dans ce beau théâtre.

Nos chers disparus 2017 Claude Rich et Jean-Claude Bouillon









Merci à Gladys, à l’équipe Radio Mortimer et bien entendu à la Comédie et le Studio des Champs Elysées.

Et puis le plaisir des yeux, en remontant l'avenue Montaigne... 


jeudi 12 octobre 2017

Novecento - A. Baricco - théâtre Montparnasse



Site du théâtre ICI
mardi au samedi 20h30 - dimanche 15h30
durée 1h15

Novecento
Alessandro Barrico

André Dussolier : mise en scène et interprétation


Tim Tooney trompettiste, est engagé sur le paquebot Virginian, il y rencontre Novecento, ce gamin est né et a été abandonné sur ce bâteau. Ses parents devaient être immigrants italiens et pauvres, ils ont préféré laisser le bébé dans un carton mais en 1ère classe, espérant ainsi que le « poverino » serait recueilli par une famille riche !

Le petit est adopté par l’équipage, qui le baptise Novecento, parce qu’il est né en 1900, il ne quittera jamais l’océan pour le plancher des vaches même pour une journée. Mais il connait tant de choses sans avoir quitté son bâteau !

Il est doué pour la musique et joue du piano comme un dieu. Sa réputation dépasse les frontières et l’un des plus grands jazzmen du temps, qui se dit « l’inventeur du Jazz », Jelly Roll Morton décide de le rencontrer et de le provoquer dans un duel musical, pas vraiment un « bœuf » mais il est certain d’écraser le petit... Il en sera pour ses frais et restera cloitré dans sa cabine !


Histoire émouvante et drôle que celle de cet enfant qui comme un capitaine ne quittera jamais le navire, fidèle jusqu’à la fin.

André Dussolier, charmeur, en bonne forme, des blagues un peu douteuses ou tirées par les cheveux, des jeux de mots alambiqués, avec un débit de paroles à suivre comme on peut, comme la tempête ou la houle.

Les musiciens sont excellents, en plein accord avec André Dussolier.


C’est une fable musicale, ou bien une partition de musique parlée, que dire, en tout cas, un bon moment de jazz et de folie douce !

Anne Delaleu
12 octobre 2017