mardi 18 septembre 2018

Mon ami La Fontaine - théâtre 14

jusqu'au 27 octobre
mardi, mercredi, jeudi et vendredi à 19h - samedi à 20h30
site du théâtre ICI


Mon ami La Fontaine

Pièce en un acte et trois tableaux de Philippe Murgier

Mise en scène Christophe Gand

Décors Nils Zachariasen -  Costumes Agnès Nègre - Lumières Alexandre Icovic

Avec Philippe Murgier, Jean-Louis Charbonnier, Jean-Jacques Cordival

Fouquet, mécène, protecteur des artistes, eu la grande naïveté de penser plaire au jeune Louis XIV par une fête mémorable dans son château de Vaux le Vicomte, hélas son sort était depuis longtemps scellé par Colbert qui le jalousait. Un procès monté de toutes pièces, le bannissement à vie, sa seconde épouse exilée et séparée de ses enfants.


Fouquet dans sa cellule de Pignerol n’a d’autre soutien que son ami La Fontaine, celui-ci est bien le seul à défendre son ami devant le Roi Soleil. Il lui fait parvenir en cachette son premier volume des fables. Son valet Champagne partage le sort de son maître mais pour combien de temps ?


Le prisonnier se remémore les temps heureux, les salons littéraires où il côtoyait les plus grands esprits de son siècle.

La Fontaine, par ses fables fustige le Pouvoir, les médisants, les médiocres, et Fouquet se délecte en lisant quelques fables. Champagne par sa musique et sa viole de gambe, tente de lui faire oublier son sort.


Philippe Murgier aidé de son ami La Fontaine, a écrit cette pièce, qui réhabilite Fouquet (qui avait malgré tout le défaut de croire qu’il était invulnérable !),  les fables sont intemporelles, elles reflètent toutes les époques et font écho à nos « affaires ».


Christophe Gand fait ressortir l’amitié et le dévouement qui unissait les deux hommes. C’est d’ailleurs pour moi avant tout le véritable ressort de cette pièce, un véritable ami sera toujours aux côtés de l’autre, le soutenant, le défendant.

Jean-Claude Charbonnier nous délecte de musique, Lully, Marais, Jean-Jacques Cordival campe parfaitement Saint-Mars, qui a débuté sa carrière à Pignerol et avait le redoutable devoir de confisquer toutes lectures à son illustre prisonnier.


Une belle pièce à voir pour une page d’histoire mal connue et nous raviver des fables de ce cher La Fontaine.

Anne Delaleu

18 octobre 2018 

vendredi 14 septembre 2018

Le Tartuffe - Porte Saint Martin


Site du théâtre ici
Mardi au vendredi 20h - Samedi 20h30. - Dimanche 16h.
durée 1h50

Le Tartuffe
Molière


mise en scène de Peter Stein

Avec Pierre ArditiJacques WeberIsabelle GelinasManon CombesCatherine FerranBernard GabayFélicien JuttnerJean-Baptiste MalartreMarion MalenfantLoïc MobihanLuc Tremblais 

La Porte Saint Martin programme à nouveau Tartuffe. Je n'ai pas vu la mise en scène de Michel Fau l'an passé. Je découvre donc cette nouvelle version.

Le décor noir et blanc est élégant, sur deux niveaux un escalier en spirale pour atteindre les appartements.

La pièce débute par une fête, danse, musique en tout genres, on boit, on rit, on s'amuse puis après le départ de cette joyeuse compagnie, voilà Mme Pernelle furieuse, elle quitte le domicile de son fils, tout n'est que fracas, mauvaises fréquentations, bals, cette austère personne ne supporte pas cette famille, et dit son fait à chacun. Comme son fils elle ne vénère que Tartuffe !

Tartuffe c'est Pierre Arditi, que j'ai trouvé excellent, la scène du mouchoir avec Dorine est très drôle, il joue sur tous les tableaux, à la limite, pas du tout effrayant, mais ridicule, charmeur, jouissif.

Dorine, c'est Manon Combes, pour moi une découverte, une merveilleuse comédienne, elle a de l'abattage et de l'aplomb.  Elmire c'est la charmante Isabelle Gélinas, qui tient bien son rôle. Marion Malenfant est Marianne petite blonde pleurnicharde.

Catherine Ferran campe une austère Mme Pernelle, c'est une valeur sûre du théâtre et on content de la retrouver.

Jacques Weber m'a déçue, certes il est bougon, son élocution laisse à désirer, peut être le stress de la première. J'ai des réserves aussi pour les autres comédiens.

Peter Stein transpose la pièce fin 19ème siècle, Molière en a vu d'autres ! Il a aussi coupé certaines répliques. Un Tartuffe en demi-teinte, la mise en scène de Peter Stein m'a semblée bien classique. la dernière scène est curieuse aussi,  Tartuffe revient pour expulser Orgon et sa famille, et nous nous retrouvons au 17ème siècle pour la scène finale... et voilà le méchant Tartuffe "propulsé" dans les airs !

Je n'ai pas trouvé le temps long, mais pas sortie éblouie par cette version. A voir pour Arditi et Combes.

Anne Delaleu
14 septembre 2018


lundi 10 septembre 2018

Qui a peur de Virginia Woolf - Théâtre 14



Jusqu'au 27 octobre 2018
Lundi à 19h, mardi, mercredi,  jeudi et vendredi à  20h45 - durée 2h15
matinée samedi à 16h
site du théâtre ICI

Qui a peur de Virginia Woolf ? (1962)

Edward Albee (1928-2016)

Mise en scène Panchika Velez
Frédérique Lazarini, Stéphane Fievet, Agnès Miguras, Aurélien Chaussade


Nous sommes dans les années 60. Après une soirée bien arrosée, Martha et Georges rentrent dans leur superbe appartement, un salon spacieux, une bibliothèque bien fournie. Georges est professeur d’histoire, sa femme est la fille du patron de l’Université.

Martha jette ses escarpins pour être plus à l’aise, elle est bien éméchée, mais demande à Georges encore un verre. Celui-ci à l’air de mieux tenir l’alcool. Il est surpris lorsque Martha lui annonce que le jeune couple rencontré lors de la réception, va leur rendre visite. Il est bien tard et Georges bougonne. Lui qui n’avait qu’une envie, se coucher et éviter toute discussion avec Martha !


Un jeune couple fait son entrée, Nick beau gosse, est professeur de biologie, sa jeune femme Honey, américaine bien sous tout rapport, pas un cheveu blond ne dépasse de son bandeau de tête ! Ils sont prêts à continuer la fête, Honey au Brandy et son chéri au Bourbon. Martha continue sa descente aux enfers avec les bouteilles, Georges est complaisant puisqu’il réapprovisionne ce fichu bar, si bien disposé dans une mappemonde…


Honey est médusée par l’appartement, Martha lui fait visiter. Les deux hommes en profitent pour lier connaissance, Georges se fiche éperdument que Nick soit dans la biologie, mais il pose les questions qui vont faire mal. Enfin ces dames reviennent, Martha a changé de robe, glamour, sexy.

Ils proposent de faire des jeux, bien entendu, Martha et Georges vont se déchirer, se battre, elle tentera de séduire Nick, pas difficile, c’est un ambitieux. Honey est une femme-enfant, peut être une future Martha.

Georges manipule son monde, Martha a du répondant, et notre jeune couple ne sait plus où donner de la tête. Eux aussi ont des secrets bien cachés.




L’ambiance est glauque, alcool, sensualité, souffrance cachée, Panchika Velez a su maîtriser le texte d’Albee. Il est vrai qu’elle est entourée par Frédérique Larazini, tigresse, sensuelle, vipérine, et si émouvante. Stéphane Fievet est le maître de tout ce petit monde, Agnès Miguras est la nunuche parfaite, avec des pointes de méchanceté envers Aurélien Chaussade, opportuniste et futur Georges.


Une pièce sulfureuse, à voir pour la qualité de l’interprétation.

Anne Delaleu
10 septembre 2018

jeudi 6 septembre 2018

Le prénom - théâtre Edouard VII

Mardi au samedi à 21h
matinées samedi à 17h et dimanche à 15h30
Durée : 1h40
Site du théâtre ICI

Le prénom

de Matthieu Delaporte et Alexandre De la Patellière


Mise en scène Bernard Murat
           
Avec Florent Peyre, Jonathan Lambert, Marie-Julie Baup, Sébastien Castro, Lilou Fogli


« Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille applaudit à grands cris… » oui, mais le père Hugo n’avait pas prévu le choix du prénom !

Vincent est invité à dîner par  sa sœur Babou et Pierre son beau-frère, tous deux enseignants, Claude un ami d’enfance, musicien est invité également. Anna la femme de Vincent est bien entendu en retard, et ma foi elle ne va pas être déçue…

©Bernard Richebé

Vincent annonce à sa famille le prénom choisi, parce que c’est un garçon, l’échographie faisant foi.
Le prénom est nom seulement vieillot mais surtout a été porté par Hitler !

©Bernard Richebé

Et là tout démarre dans une  folie douce, Pierre devient carrément hystérique, insultant envers Vincent, Babou est sonnée. Claude n’ose rien dire comme d’habitude. Mais Anna arrive pendant le combat de coqs et prend au premier degré les réflexions de Pierre.

Babou et Pierre ont deux enfants, Myrtille et Appolin... on se croirait dans une émission pour enfants, mais non, ils ont bien choisi les prénoms, hors du commun bien entendu et surtout pas dans le calendrier des saints !
©Bernard Richebé

Voilà comment une mauvaise blague plombe l’ambiance !

Règlements de compte en famille, non-dits, secrets enfouis, le déballage commence, on rit jaune, mais après tout, qui de nous ne se reconnaîtrait pas dans ces portraits peu flatteurs.
©Bernard Richebé

Le texte est toujours actuel, les comédiens sont parfaits et investis dans leurs personnages. On s’amuse beaucoup de leurs déboires !

Une bonne soirée à partager entre amis et en famille (mais si ! mais si !)


 Anne Delaleu
6 septembre 2018


mercredi 5 septembre 2018

La ménagerie de verre - Poche Montparnasse


mardi au samedi 21h - dimanche 17h30 - durée 2h
site du théâtre ICI

La ménagerie de verre
Tennessee Williams


Mise en scène de Charlotte RONDELEZ

Avec Cristiana Reali, Ophélia Kolb, Charles Templon,  Félix Beaupérin,

Décors Jean-Michel Adam,  Costumes Jean-Daniel Vuillermoz, Lumières François Loiseau
Magie Romain Lalire, Création musicale Vadim Sher Assistante à la mise en scène, Pauline Devinat


1930, les années folles, à Saint Louis aux Etats-Unis, Amanda est la mère de Tom et Laura. Seul Tom travaille dans un dépôt de chaussures, il est le seul soutien de famille, le père les ayant quittés il y a quelques années. Amanda, est une belle femme, sûre de son charme, mais toujours plongée dans un passé un peu plus glorieux lorsqu’elle était jeune fille. Sa seule préoccupation c’est Laura,  elle est légèrement claudicante, pas sûre d’elle, tétanisée par la peur de se montrer et surtout étouffée par l’image de sa mère toujours éblouissante, elle ne se sent à l’aise qu’avec Tom, celui-ci rêve d’un ailleurs, d’un long voyage, partir, fuir. Amanda pense à l’avenir, Laura doit se trouver un mari !

Pressée par sa mère, Tom invite un collègue, Jim. Hâbleur, charmeur, il plait déjà beaucoup à Amanda (un peu trop), Laura en était secrètement amoureuse au lycée. Tom a « oublié » de régler la note d’électricité et c’est à la lumière romantique des bougies, que Laura et Jim, font connaissance. Jim séduit Laura qui prend vite au sérieux ses rêves et parle avec trop d’exaltation de sa « ménagerie de verre ».

Charlotte Rondelez a su recréer le climat de cette famille brisée, Cristiana Reali est la mère charmeuse et venimeuse, Ophélia Kolb est une parfaite Laura, tout en douceur, mêlant l’hystérie, retombant dans la torpeur, Charles Templon est Tom le « jumeau » de Tennesse, il est naturel et émouvant lorsqu’il évoque sa sœur, et Félix Beaupérin, le beau parleur, dépassé par la situation et se sauvant  lâchement.

Tennessee Williams avait une sœur, un peu «spéciale», il n’a pas pu empêcher qu’elle subisse une lobotomie, il se culpabilisera toute sa vie, de ce drame familial il écrira sa plus belle pièce.


Une belle rentrée de saison pour le Poche-Montparnasse avec cette pièce si émouvante, superbement interprétée.

Anne Delaleu
5 septembre 2018

Entretien avec ... Catherine Gorne - Le roi Arthur - L'Epée de bois

jusqu'au 23 septembre
jeudi au samedi 20h30 - samedi et dimanche 16h - durée 90mn
Site du théâtre ICI

Entretien avec …Catherine Gorne-Achdjian, costumière,

Le roi Arthur,Mise en scène Jean-Philippe Bêche


Jean-Philippe Bêche,  Antoine Bobbera, Lucas Gonzalez,  Jérôme Keen, Erwan Zamor, Marianne Giraud-Martinez, Marie-Hélène Viau, Franck Monsigny, Morgan Cabot  et Fabian Wolfrom
Percussions Aidje Tafial


Catherine Gorne-Achdjian me raconte son parcours et sa rencontre avec Jean-Philippe Bêche, à la lecture de la pièce, qu’elle trouve magnifique, elle a un flash, formes et silhouettes, tout se compose dans son esprit.


Oui mais quelle époque choisir ? Camelot ? Le folklore celtique ? non, Arthur est une légende intemporelle il est de toutes les époques. Alors Catherine imagine la fée Morgane, sensuelle, elle porte un costume de sirène dans les bleus turquoise, la reine, porte le deuil éternel, stricte, elle sera de noir vêtue, quant à Guenièvre, la pure, la victime, le blanc sera sa couleur.




Pour les costumes masculins, Catherine s’inspire de son film préféré « Il était une fois dans l’Ouest », elle se rappelle les hommes portant un long manteau, flottant au vent. Arthur et sa Cour deviennent des cow-boys celtiques ! Il leur faut de l’ampleur, pour les scènes de duel. Elle s’inspire aussi de la beauté du lieu, le théâtre en pierre de l’Epée de Bois.


Le costume c’est toute une histoire, Jean-Philippe Bêche lui fait totalement confiance, commence alors un travail d’équipe important et intéressant.



Comment devient-on costumière ? Catherine est étudiante au Louvre, ses parents photographes de mode ont voulu la faire travailler durant ses heures de liberté. Catherine a plongé dans les grands magazines de mode et a travaillé pour les plus grands. Elle entre comme styliste chez Guy Bourdin. Styliste en publicité (casting, décor et costumes). Belle époque où Catherine a rencontré et travaillé avec des créateurs, Emmanuel Khan, Sonia Rikiel, tout n’est qu’élégance et beauté.

Catherine a du goût, le sens de l’observation, de la curiosité, petite elle déguisait sa sœur avec les rideaux du salon, déjà le sens de la scène et du costume !

Elle s’inspire des œuvres qu’elle voit, elle fréquente les musées, les expositions, elle consulte, les journaux, s’inspire des tableaux, se tient au courant de la mode.

Jeune costumière, elle rencontre Jacqueline:Maillan déjà grande vedette, elle lui propose de cacher « ce qui est moche chez elle et montrer ce qui est beau » ! Stupéfaction « La Maillan » ne se vexe pas bien au contraire, la carrière de Catherine s’envole.

Il faut avoir de l’humour, de la folie, et travailler avec des comédiens qui sont prêts à tout, à composer un personnage qui n’est pas le leur dans la vraie vie.

Catherine est reconnue par ses pairs, César du meilleur costume pour « Harem » en 1986, nominations aux Molières. Elle travaille pour le cinéma, le théâtre et la télévision.

Merci Catherine de m’avoir accordée votre temps qui est précieux, merci pour votre humour décapant et vos anecdotes passionnantes.

Un spectacle c’est toute une équipe, comédiens, costumes, lumières, musique etc.

Jean-Philippe Bêche a bien choisi son équipe.

Anne Delaleu
5 septembre 2018

jeudi 30 août 2018

Tendresse à quai - Studio Hébertot

Jusqu'au 18 novembre
durée 90 mn
mercredi au samedi 21 h - dimanche 14h30
site du théâtre ICI

TENDRESSE A QUAI

Henri Courseaux


Mise en scène de Stéphane Cottin
Avec Henri Courseaux et Marie Frémont


Sur un quai de gare que fait-on ? On boit un café et on observe, un œil sur le tableau d’affichage de temps en temps.

Une jeune femme, working girl affirmée, attend son train, et de l’autre côté, un monsieur d’un âge certain, prend des notes et commence son « roman » sur cette jeune personne.

Mais voilà, comme dans Pirandello, le personnage s’invite chez l’ancien prix Goncourt ! Elle a soif d’affection et de reconnaissance, lui est troublé, mais mieux qu’une histoire d’amour, va se dérouler une histoire tendre et drôle. Madeleine et Léon vont entamer un dialogue surréaliste avec engueulades et coupes de Champagne. Comme dans un roman il y a des personnages multiples, la fille de Léon et son ex-femme viendront ajouter leur grain de sel.  Et Madeleine est-elle vraiment ce qu’elle est ... et Léon ?

Une sympathique et poétique comédie sur l’amour-amitié, Henri Courseaux est humain, touchant et bien entendu clown ! Marie Frémont n’est pas en reste, elle est naturelle et ne manque pas de fantaisie !

La fin est inattendue, ne loupez pas votre train !

Anne Delaleu
30 août 2018

mercredi 29 août 2018

Asphalt jungle - Manufacture des Abbesses

mercredi au samedi 19h - durée 1h
jusqu'au 13 octobre
site du théâtre ICI

ASPHALT JUNGLE

Sylvain Levey


Mise en scène Laurent Maindon
Avec Ghyslain Del Pino, Christophe Gravouil, Yann Josso, Nicolas Sansier

Le lieu ? Indéterminé, peut être un bar, enfin l’important c’est ce qui s’y passe.

On entend des coups, des gémissements, quatre hommes, pas vraiment éméchés, mais l’ennui étant la mère de tous les vices, deux d’entre eux vont « jouer » et manipuler les deux autres.

Ce ne sont pas des gamins, mais des adultes, deux apparemment se connaissent pas les autres, et leur amusement consiste à demander à l’un de frapper l’autre, pas des petites baffes, mais de vrais coups, frapper et frapper encore.

Etonnant que les deux « victimes » se laissent faire et continuent ce jeu macabre jusqu’à l’impensable, ils ne cherchent pas à fuir. Comment ont-ils pu en arriver là ?

Une pièce déroutante et dérangeante, sur la violence ordinaire, le dérapage, le harcèlement, la bêtise humaine.


L’interprétation est impeccable, la mise en scène sobre et efficace.

Anne Delaleu
29 août 2018

vendredi 24 août 2018

Valjean - théâtre Essaion

  • Du 23 août 2018 au 19 janvier 2019
  • Les jeudi vendredi et samedi à 19h30
  • durée 70mn
  • Les représentations du vendredi sont en anglais à partir du 31 août

Valjean
D’après « les misérables » de Victor Hugo

Mise en scène : Elsa Saladin
Adaptation et jeu : Christophe Delessart

Qui ne connaît Jean Valjean ?
Le bagne, la rédemption par l’amour voilà ce que nous conte Jean Valjean.

Valjean, honnête ouvrier, a dû un jour voler un pain pour nourrir sa famille. La sentence a été dure et injuste. Le bagne ! Là il a appris la haine, et quand il en sort, avec son « passeport jaune », il ne trouve que mépris, insulte. Sur sa route, pourtant il rencontre Monseigneur Myriel, Evêque, qui vit simplement dans une maison et non pas dans la demeure épiscopale. Ce saint homme accueille Valjean, celui-ci repart de chez lui en emportant l’argenterie… mais Myriel abusera les gendarmes en innocentant le bagnard et lui remet des chandeliers en argent ! Valjean aperçoit la lumière au bout du tunnel.

Plus tard il deviendra un notable, un bourgeois respecté jusqu’au jour où par malchance Javert se trouve sur son chemin. Sa Cosette, la petite qu’il a sauvé des griffes des Thénardier, elle aussi aura connu la misère, l’exploitation, le mépris. Mais a-t-elle seulement de la reconnaissance envers son « père » ? Elle est heureuse avec Marius, et Valjean écrit sa confession au jeune homme qu’il a sauvé jadis.

Christophe Delessart sous l’œil bienveillant de Elsa Saladin, devient Valjean, avec une palette d’émotions intenses, il est émouvant, humain, son message de pardon et d’amour nous touche au cœur.

Une belle adaptation du chef d’œuvre d’Hugo.


Anne Delaleu
24 août 2018

mercredi 22 août 2018

Les contes de fées - CNCS Moulins


Site du CNCS avec les informations pratiques ICI

"La Belle au bois dormant", "La Belle et la Bête", "Cendrillon", "Peau d’âne", "Riquet à la houppe", "Casse-Noisette", "Hansel et Gretel", "Alice au pays des merveilles", "L’Enfant et les sortilèges", "Le Coq d’or", "Le Songe d’une nuit d’été", "Le Petit Prince", "Le Prince de Motordu"… Toutes ces productions de ballet, d’opéra, de théâtre, de marionnettes… ont rendez-vous à partir du 7 avril à Moulins, où le Centre national du costume de scène propose une visite enchantée au cœur d’une quinzaine de contes de fées.

Voici une charmante et ensorcelante exposition sur les contes de fées et aussi le fantastique, faites comme moi, laissez vous emporter par les fées, les sorcières, il y a même un placard à poison...

Toujours une magnifique scénographie pour mettre en valeur, le travail des artisans du costume. Vous pourrez comme moi ci-dessous vous amuser aux "portraits" !

Le coq d'or





 Alice au pays des merveilles













 Le songe d'une nuit d'été


la reine des neiges brrr !



L'enfant et les sortilèges de Ravel sur un livret de Colette.




samedi 11 août 2018

Exposition Jeanne Moreau - Maison Jean Vilar Avignon



Jeanne Moreau

Une vie de théâtre


Maison Jean Vilar : exposition jusqu'au 12 avril 2019 (fermeture du 25 juillet - 31 août) réouverture le 1er septembre. infos au 0490865964. maisonjeanvilar.org


Jeanne Moreau nous a quittés le 31 juillet 2017. 
La maison Jean Vilar, lui consacre une exposition sur son parcours théâtral et musical. Je me suis donc posée un moment (laissant mon planning surbooké) pour découvrir de belles photos et une scénographie digne d'elle. 



Enfance, photos de famille avec sa petite soeur, sa mère, anglaise, danseuse, et son père. Ce père furieux de son choix d'actrice, la giflera quand il apprendra qu'elle est pensionnaire de la Comédie Française en 1947 !



Elle jouera de beaux rôles au Français, Orson Welles venu voir Othello remarquera la jeune et talentueuse comédienne.


Elle démissionne de la Comédie Française en 1952 et rejoint Jean Vilar et son TNP.



Le Prince de Hombourg


Lorenzaccio


Elle quittera le TNP pour jouer au théâtre Antoine "L'heure éblouissante" d'Anna Bonnacci. Tiens voilà une pièce que j'aimerai bien voir sur scène...


"La chatte sur un toit brûlant" de Tennessee Williams (avec Paul Guers)

La Céléstine

Suivront d'autres rôles, d'autres lieux de théâtre, elle reviendra au festival en 2007 pour "Quartett" lecture avec Sami Frey.


Et sa carrière de chanteuse !


Au revoir Jeanne, j'ai passé un bon moment avec vous dans le tourbillon de la vie !



A voir aussi dans le même lieu jusqu'au 21 décembre, un hommage à Cabu et ses dessins de théâtre. "Cabu le théâtre à main levée. Croquis d'un spectacteur amoureux".

Commissariat Laure Adler
Scénographie Nathalie Crinière (Agence NC), Maud Martinot
Dispositif sonore Christian Sebille (gmem-CNCM-Marseille)
Production Association Jean Vilar / Maison Jean Vilar
Régie – Construction Francis Mercier, Marc Cassar, Nicolas Gros, Jérôme Mathieu, Sébastien Outtier
Avec le soutien de la Bibliothèque nationale de France
Coproduction gmem-CNCM-Marseille
Avec l’aide du Fonds Jeanne Moreau, de la Sofec
En partenariat avec France Inter, Ina