lundi 16 juillet 2018

Des amis fidèles - La Luna Avignon



19h25 durée 1h15
jusqu'au 29 juillet
Réservations La Luna : 04 90 86 96 28

Des amis fidèles
Eric Rouquette

Mise en scène Eric Rouquette

Robin Azéma, Guillaume Destrem, Manuel Durand, Raphaële Moussafir,
Gwénaël Ravaux, Eric Verdin


Au cours des vacances, Pierre a fait une belle peur a ses amis, il se retrouve à l’hôpital suite à un infarctus.

Les amis se retrouvent à son chevet, les réflexions fusent pas toujours de bon aloi…
Seul Sébastien le fils de Manu et Florence, casque sur les oreilles, pianotant son portable, s’isole et ma foi il a bien raison !

Et puis, c’est pas tout, les vacances sont gâchées, mais tous mettent un point d’honneur à rendre visite à Pierre à tour de rôle, et les problèmes commencent…

Pauvre Pierre, divorcé, pas de nouvelles de sa fille, le voilà dans une chambre d’hôpital, il recevra à son chevet, les copains et surtout devra les écouter ! Ils ont tous un méchant mot à dire sur les absents, tous viendront avec leur histoire, leurs critiques, enfin ce n’est pas vraiment le malade qu’ils viennent réconforter, c’est la séance de psychanalyse, le confessionnal, dire du mal des autres, ça fait du bien et Pierre finit pas se demander s’il ne devrait pas changer d’amis !

Une comédie drôle et grinçante sur les rapports amicaux et humains. portée par des comédiens trés impliqués et investis dans leurs personnages.

Un bon moment estival, vous ne serez plus les mêmes en préparant votre barbecue !



Anne Delaleu
16 juillet 2018
La Luna 19h25

Cent mètres papillon - la Manufacture Avignon



16h25 durée 1h05
jusqu'au 26 juillet

Réservations : +33 (0)4 90 85 12 71



  • Anne Delaleu
    16 juillet 2018
    La Manufacture 16h25

    Cent mètres papillon


    de et avec Maxime Taffanel
    Mise en scène  Nelly Pulicani


    Echauffement de l’athlète, moulinets des bras, souffle, d’emblée nous sommes dans le bain !

    J’ai aimé la poésie et le vocabulaire pour “donner corps” à l’eau, qui n’a pas apprécié d’être enveloppé de bulles, de caresses de l’eau, on pourrait même la manger ! l’eau on y fait des pirouettes, on y chante aussi !

    Oui mais voilà notre compère veut devenir champion, Larie aime nager, il a un rapport quasi sensuel avec l’eau.

    Avec drôlerie, il campe son entraineur, ses copains, les autres nageurs, la compét’, oui c’est la dure réalité des sportifs de haut niveau, on leur en demande trop, Qui n’a pas entendu aux actualités, que pour gagner quelques poignées de secondes, un nageur porte la combinaison qui trace mieux dans l’eau, le bonnet, et les cheveux courts ou l’épilation du torse !

    Maxime Taffanel raconte son histoire avec humour, brio, sous l’oeil bienveillant de sa “coach” Nelly Pulicani.

    Un texte plein de fraicheur par ses temps caniculaires !

mercredi 11 juillet 2018

Bohème, notre jeunesse - Opéra Comique


représentations
13, 15, 17 juillet
durée 1h30

Bohème, notre jeunesse

D’après "la Bohème" de Giacomo Puccini


Adaptation, traduction Pauline Bureau
Adaptation musicale Marc-Olivier Dupin
Direction musicale : Alexandra Cravero
Orchestre Les Frivolités Parisiennes


Rodolphe et Mimi, un couple d’amoureux, le coup de foudre un soir d’hiver et une chandelle qui s’éteint par « magie », les amis bohèmes, sans le sou mais débordant d’amour et de générosité. Voilà un beau message qui sera terni par la fin brutale et la maladie de la jeune femme.

DR PIerre Grosbois

Le décor tournant, on découvre la chambre de Mimi, ainsi que l’atelier des jeunes gens. Comment représenter Paris ?  le café Momus, et l’hôtel ou clignote mal l’enseigne, la mansarde, la neige qui tombe, c’est très beau à voir, lors des changements de scènes.

DR PIerre Grosbois

L’Opéra Comique renoue avec la tradition des opéras étrangers traduits en français, bien entendu quel plaisir aussi de les écouter dans leur version originale, mais l’adaptation et la traduction de Pauline Bureau et Marc-Olivier Dupin, sont très fidèles à la version italienne, quelques coupes certes, il faut alléger l’œuvre, en tirer la substance.

DR PIerre Grosbois

Ma foi, je l’avoue, je craignais un peu pour Giacomo ! Mais me voilà conquise par la beauté du timbre de Sandrine Buendia,  la musicalité de Kevin Amiel, la sensualité de Marie-Eve Munger, la présence et le coffre de Jean-Christophe Lanièce, la puissance vocale de Nicolas Legoux, bien entendu ne sont pas en reste Ronan Debois, Benjamin Alunni et Anthony Roullier. Quelques petites réserves sur la diction, quel n’est pas le chanteur lyrique (français ou étranger) qui trouve que notre langue est bien difficile à chanter.
DR PIerre Grosbois

DR PIerre Grosbois

Alexandra Cravero dirige avec subtilité et fougue Les Frivolités Parisiennes.

DR PIerre Grosbois

Une œuvre qui s’adresse à tout public, à ceux qui craignent de ne pas comprendre, mais pas besoin de faire partie d’une élite pour avoir le cœur et l’âme touchés.

Anne Delaleu
11 juillet 2018

mardi 10 juillet 2018

Avignon 18 - spectacles vus à Paris

Je vous propose une liste des spectacles vus à Paris et à Avignon 17, si vous avez encore de la place dans votre planning !

  • Adieu M. Haffmann  Théâtre du Roi René ma chronique ici
  • Amok  Théâtre du Roi René ma chronique ici
  • Barbara amoureuse Théâtre Atypik  ma chronique ici
  • Elle... Emoi  Théâtre le Petit Chien  ma chronique ici
  • Fratelli  Espace Roseau Teinturiers  ma chronique ici
  • L'idiot  Conditions des soies  ma chronique ici
  • L'influence de l'odeur des croissants chauds Théâtre Barretta  ma chronique ici
  • La femme de ma vie Hotel d'Europe  ma chronique ici
  • La mécanique du coeur  Pandora   ma chronique ici
  • La tragédie du dossard 512  Pandora ma chronique ici
  • Le fantôme et Mme Muir Espace Roseau Teinturiers ma chronique ici
  • Les fourberies de Scapin  Théâtre Buffon ma chronique ici
  • Les misérables Conditions des soies ma chronique ici
  • Le mémento de Jean Vilar Théâtre le Petit Chien   ma chronique ici
  • Le portrait de Dorian Gray  Conditions des soies ma chronique ici
  • Le roman de Monsieur Molière  Petit Louvre (Templiers) ma chronique ici
  • Liberté ! avec un point d"exclamation Essaïon Avignon   ma chronique ici
  • Lili  Théâtre du Roi René ma chronique ici
  • Madame Marguerite Collège de la Salle  ma chronique ici
  • Médée Kali  Présence Pasteur ma chronique ici
  • Misérables Théâtre de l'Alizé ma chronique ici
  • Oncle Vania  Théâtre des Corps Saints ma chronique ici
  • Pour l'amour de Simone  Petit Louvre (Van Gogh) ma chronique ici
  • Rue de la Belle Ecume Rouge Gorge  ma chronique ici
  • Soyez vous-même Grenier à sel - Ardenome ma chronique ici
  • Venise n'est pas en Italie (Thomas Soliveres) Théâtre des Béliers  ma chronique ici
  • Vincent  Théâtre du Centre ma chronique ici





mercredi 27 juin 2018

Avignon 18 - 1ère mouture !

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1ère semaine 

- 100 m papillon (la Manufacture)
- TTC dance (Conditions des soies)
- Une chambre en attendant (Présence Pasteur)
- Oh la belle vie ! (Girasole)
- Un coeur simple (La Luna)
- Monsieur (Factory)
- Récréation (Chêne noir)
- Suite française (Balcon)
- Signé Dumas (Actuel)
- Meurtres mystérieux (Actuel)
- les monstrueuses (Gilgamesh)
- Circus (Conditions des soies)
- Tjimur dance (Conditions des soies)
- Cv de Dieu (Actueil)
- l'Adieu à la scène (espace Roseau)
- Mlle Molière (Buffon)
- Mme Fouquet (Roi René)
- Un garçon d'Italie (Transversal)
- Love and money (Gilgamesh)
- Vous avez dit Broadway (théâtre La Luna)

2ème semaine !

- Jin Kwei lo (Conditions des soies)
- Kamikazes (Buffon)
- Vivre ne suffit pas (Espace Roseau)
- Louise (l'Arrache coeur)
- Méningite des poireaux (Artéphile)
- Mon grand-père partait en Italie (Artéphile)
- Les caprices de Marianne (Lucioles)
- I nuovi scalzi (Cour du Barouf)
- Opéra panique (Au coin de la lune)
- Aux deux colombes (Alizé)
- Zorozora (Rouge gorge)
- Ma famille ( Au coin de la lune)

clap de fin pour l'instant !

lundi 11 juin 2018

La femme de ma vie - D. Payne - avant-première Avignon


Anne Delaleu
11 juin 2018
Espace Paul Smith Paris

La femme de ma vie
Andrew Payne

Mise en scène Gilles Bannier
Adaptation et jeu Robert Plagnol


Un bel homme Franck, un peu crâneur, mais bon, il a l’air préoccupé, regarde son portable et se décide à nous parler.

Il est fou amoureux de sa femme, il l’a rencontrée lors d’un de ses nombreux jobs, coup de foudre, mariage, elle lui propose de travailler dans la même société, mais ils cachent leur relation.



Le voilà donc chauffeur VIP, attention, il ne balade pas n’importe qui, et a un avis sur tous ! par exemple, ce M. Deville, alors là, la classe, costume, chemise, et surtout chaussures. Franck aime la mode, il a un sens aigu du beau, tissu, matière, un esthète. Il s’y connaît bien en coupe, nous donne des conseils, surtout aux hommes, les chaussures, ne négligez pas cet article !

Par contre niveau langage c’est autre chose, pas vulgaire, mais son vocabulaire sort tout droit de chez Frédéric Dard, alors que c’est un passionné de littérature, Chateaubriand, Dostoïevski, etc. Mais ça c’est encore une autre histoire, on en apprend des choses en prison.

Il donne un surnom à tous (le canari, le pou…) il méprise les cons, les ignares, a eu une enfance difficile, une mère qui avait pour amant un imbécile, mais celui-ci a trouvé un premier emploi à Franck, ah il faut écouter Franck nous raconter « la moquette » ! Son père le domine, lui fait perdre ses moyens.


Et puis enfin, sa femme, mais comme c’est curieux, elle ne répond pas aux messages qu’il lui laisse.

Robert Plagnol a une finesse de jeu, et un abattage pour ce monologue, on sourit, on rit beaucoup des aventures de Franck. La mise en scène est sobre, mais tout est dans le texte, coloré, violent.

Andrew Payne, est un scénariste et dramaturge anglais, Robert Plagnol aime l’univers de Payne, il a déjà adapté quatre pièces, jouées avec succès à Paris.

Vous connaissez « l’inspecteur Barnaby » ? et bien Payne est le scénariste de la série !


Ce serait dommage de louper la leçon de vie de M. Franck.

Avignon 2018 - 6 au 29 juillet
Hôtel d'Europe
18h45

samedi 2 juin 2018

festival mise en capsules - ciné XIII théâtre


Du 21 mai au 9 juin 2018 à partir de 19h 
programmation différente les lundis/jeudis, les mardis/vendredis et les mercredis/samedis
Ciné XIII théâtre voir le site ICI

Festival mise en capsules


Terminus (mercredis et samedis)

Auteur : Coralie Miller
Metteur en scène : Coralie Miller, Mikaël Chirinian
Scénographie : Natacha Markoff
Avec : Geneviève Casile, Zoé Bruneau et Leïla Guérémy

«Un train de nuit en direction de l’Espagne. Dans un compartiment pour dames seules. Trois femmes s’y rencontrent. Trois femmes, trois générations, et pour chacune un moment de bascule. La jeune-fille qui devient mère. La femme mûre qui voit la vieillesse se profiler. La vieille dame qui file vers la tombe. Trois femmes pour une question : comment supporter le temps qui passe... et toutes ses conséquences. Quand le train part, plus rien ne l’arrête. Jusqu’à son terminus. »

C’est une comédie sur le temps qui passe si vite, l’inaptitude ou le désarroi que nous avons envers nos parents, les protéger ou nous protéger ? Se reconstruire après une rupture pour cause de cinquantaine (même bien portée) et puis la vie qu’on donne. Eternel recommencement.

Geneviève Casile campe une mamie bien autoritaire et bien farceuse, elle est en bonne compagnie avec Leïla Guérémy et Zoé Bruneau, aussi touchante l’une que l’autre. On sourit et on rit beaucoup !

Rise  (mercredis et samedis)

Auteur : Pascale Oudot, Ariane Boumendil
Metteur en scène : Ariane Boumendil
Avec : Alban Aumard, Constance Carrelet, Benjamin Gauthier, Pascale Oudot, Angelique Zaini, Zhuoer Zhu

« Javis, jeune et beau consultant, candide mais ambitieux, est recruté par Elena pour intégrer les équipes de Rise. Rise, c’est d’abord un concept mais aussi un grand projet de transformation du monde initié par le visionnaire K, dont l’objectif est autant commercial que mystique : permettre à chacun de «  s’élever  ». Javis se perd dans un univers parallèle fait de réflexions intenses sur les êtres et les choses, de modélisations à outrance, de franche camaraderie, de rêves et d’ambitions partagées mais aussi de violence... »

Qui n’a pas connu le « burn out » ? les objectifs à atteindre, avec peu d’outils, pas de reconnaissance, enfin tout le vocabulaire intra-entreprise incompréhensible. Cette comédie au moins à le mérite de nous faire rire, de nous interroger. Très dynamique et bien joué.


vendredi 1 juin 2018

Un fil à la patte - G. Feydeau - théâtre Montparnasse



mardi au samedi 20h30 et samedi 17h
Site du théâtre ICI

Un fil à la patte

Georges Feydeau

Mise en scène Christophe Lidon

Avec Catherine Jacob, Christelle Reboul, Jean-Pierre Michaël,  Noémie Elbaz, Marc Fayet,
Adèle Bernier, Bernard Malaka, Patrick Chayrigues, Cédric Colas, Stéphane Cottin


Georges Feydeau connaissait bien son « Monde », les jeunes filles à marier à des prétendants souvent peu scrupuleux, des femmes de petite vertu, des adultères, enfin toute la panoplie de la comédie de boulevard, grinçante, cynique et si drôle !

Christophe Lidon a transposé dans les années 50, années Dior chic et glamour, ce fameux « fil à la patte ». Les décors encadrent bien les vidéos sur le Moulin Rouge, la demeure de la Baronne ou encore l’escalier chez Bois d’Enghien, on pourrait se croire dans un film de Guitry !


Avant le lever de rideau, gants blancs et chaussures à guêtres dansent au son du jazz, et le rideau se lève sur la charmante Lucette Gauthier, qui s’effeuille savamment.

Encore un Feydeau me direz-vous ? Oui, mais c’est une autre version de ce « fil à la patte » qui fait les belles soirées théâtrales, et d’ailleurs le public ne s’y trompe pas, qui a accueilli avec rires et bravos cette version années 50.

Ce soir-là Noémie Elbaz séduisait le public, Jean-Pierre Michaël démontre que l’on peut être bel homme et avoir le sens du comique de situation. Catherine Jabob est irrésistible dans le rôle de cette Baronne qui croquerait bien un peu de son gendre… Marc Fayet compose un Bouzin drôle et pathétique aussi. La distribution est excellente, et bravo pour les doubles et triples rôles !


Une bonne soirée qui débute et finit en musique !

Anne Delaleu
1er juin 2018

jeudi 31 mai 2018

Berlin Kabarett - S. Druet - théâtre de Poche-Montparnasse


Jeudi au samedi 21h - dimanche 17h30
durée 1h20
Site du théâtre ICI

Berlin Kabarett

De Stéphan Druet


Musique de Kurt Weill, Stéphane Corbin, Friedrich Hollaender, Fred Raymund, Dajos Béla, Henri Christiné

Avec Marisa Berenson (Kirsten) Stéphane Corbin ou Simon Legendre (Fritz et piano) Sebastiàn Galeota (Viktor) Jacques Verzier ou Olivier Breitman (Karl) Loïc Olivier percussions, Victor Rosi cornet.
Chorégraphies Alma de Villalobos


1945, Kirsten, est interrogée par la police française, elle a été une des « reines de la nuit » à Berlin dans les années 20, la montée du nazisme, elle s’en est accommodée… et elle raconte.

Quelques années auparavant, Kirsten mène son cabaret d’une main de fer, c’est une belle femme, mais elle ne sait pas aimer. Elle a eu un fils, Victor, par « hasard », un accident. Elle l’exploite, celui-ci se travestit, danse, chante, pour plaire à sa mère surtout, il ne cherche que son amour. Il y a aussi Karl, ex-amant, compositeur, et Fritz le pianiste, dans ce cabaret, ils sont juifs, homosexuels, dehors la tempête gronde, et pour alerter le monde, que faire d’autre que chanter et écrire des textes pour bien signifier que les loups sont aux portes… Mais Kirsten n’est pas du genre à se sacrifier.

La scénographie est fort bien faite, Marisa Berenson ne cache pas son plaisir de chanter et danser, elle est une Kirsten parfaitement odieuse, quant à Sebastiàn Galeota, comme toujours stupéfiant, quel danseur, quel acteur !  Les scènes musicales sont drôles, les costumes, le décor, l’ambiance, tout y est.

Quelques références au cinéma, au cabaret, à vous de les découvrir en entrant vous dévergonder au petit Poche !


Anne Delaleu
31 mai 2018


mercredi 30 mai 2018

François d'Assise - J. Delteil - théâtre de Poche-Montparnasse



jusqu'au 15 juillet 2018
mardi au samedi 19h - dimanche 17h30
Site du théâtre ICI

François d’Assise

d’après Joseph Delteil (1894-1978)


Adaptation Adel Hakim, Robert Bouvier
Mise en scène Adel Hakim
Avec Robert Bouvier


D’emblée on ressent tout, la lumière, les odeurs, le soleil, le texte si beau et si charnel de Joseph Delteil, nous entraîne en Italie, d’Assise à Pérouse.

François d’Assise, jeune homme aimant la bonne chère, les femmes, leurs rondeurs, la vie, les animaux, la nature.

François part à la guerre, sans conviction mais il se bat courageusement. Il s’opposera à son père, riche marchand, qui espère que le fils reprendra le négoce, François se dépouille, se met à nu. Il revêtira la robe du « poveretto ».


Et Dieu dans tout ça ? on le retrouve dans les pensées de François, ses actes, sa passion. Une scène m’a interpellée, François prend un sac en plastique et en retire d’autres sacs, les jettent en l’air, de vilains sacs plastiques que l’on retrouve un peu partout sur notre planète. François n’est-il pas le patron de l’Ecologie ?

Adel Hakim, nous a quittés en 2017, en 1994 il avait mis en scène ce texte si dense, il a su trouver l’humanité de François. Robert Bouvier incarne François avec humour, tendresse, volupté et gourmandise. On sourit et on rit aussi !

Le décor est simple, les touches de lumière de Ludovic Buter savent donner une ambiance pour chaque scène.


Une belle aventure, ni prêche, ni sermon, seulement la vie d’un homme amoureux de la nature.


Anne Delaleu
30 mai 2018

mardi 29 mai 2018

Le mémento de Jean Vilar - théâtre 14


Jusqu'au 30 juin 2018
mardi, mercredi, jeudi et vendredi à 19h00
et samedi à 20h30 ( sauf le samedi 23 juin représentation à 19h00 au lieu de 20h30)
durée 1h15
Site du théâtre ICI

Le Mémento (1952-1955)

Jean Vilar (1912 – 1970)


Mise en scène Jean-Claude Idée

Avec Emmanuel Dechartre


« Le mémento est un témoignage sur lequel tout honnête homme peut méditer » en effet, tel a été le combat de Jean Vilar, une lutte contre l’administration, le Pouvoir. Vilar accusé de tous les maux, de son engagement politique, de détournements de fonds... Et quel directeur de troupe, de théâtre accepterait les clauses du contrat scandaleux qu’il a été forcé de signer ? Pas de salaire et responsable des déficits du TNP sur ses biens personnels !

Il a cru a de trop belles promesses, mais a tenu bon, avec une troupe d’exception, dont Gérard Philippe, qui acceptera le même salaire que les autres membres de la troupe, alors qu’il était déjà un acteur de cinéma populaire et très demandé.

Le ministère de la Culture n’avait pas été créé et Vilar était envoyé de bureau en bureau, certes reçu fort courtoisement par Vincent Auriol, Président de la République, mais des visites vaines et épuisantes.

Avignon, qui n’a pas dans l’esprit les trompettes de Maurice Jarre annonçant le spectacle ? Les photos d’Agnès Varda (qui fête ses 90 ans cette année !), et puis les souvenirs des chers disparus, Wilson, Sorano, Denner, Moreau, Darras, Noiret…

Vilar voyagera dans toute l’Europe avec le TNP, il apportera la culture française dans ses bagages, il jouera aussi au cinéma, son dernier rôle le plus marquant dans « Raphaël ou le débauché », un sénateur !

Vilar malgré ses convictions d’homme de gauche sera trahi en 1968, des slogans imbéciles, des insultes l’atteindront. Il en gardera une blessure profonde et disparaîtra deux ans plus tard.

Emmanuel Dechartre a su donner vie et émotion à ce texte, brillamment mis en scène par Jean-Claude Idée (dont je vous recommande « Les meilleurs alliés » au Petit Montparnasse). Les costumes prêtés par la Maison Jean Vilar d’Avignon, apportent une émotion encore plus grande, puisqu’ils ont été portés par d’immenses comédiens.


Spectacle intéressant qui trouve des échos dans notre politique culturelle d’aujourd’hui !

Anne Delaleu
29 mai 2018

vendredi 25 mai 2018

Voyage en ascenseur - S. Forte - théâtre Rive Gauche


mardi au samedi 21h - dimanche 15h
durée 1h30
Site du théâtre ICI

Voyage en ascenseur

Sophie Forte


Mise en scène Anne Bourgeois

Avec Corinne Touzet et Jean-Erns Marie-Louise



Juliette, distinguée, élégamment habillée de pied en cap, prend l’ascenseur en compagnie de Moctawamba, homme de ménage ou si vous préférez « technicien de sol » (restons politiquement correct), lui en blouse bleue, et instruments de ménage en mains.

Hélas, Juliette a bien mal choisi le moment pour faire une surprise à son PDG de mari, week-end de l’Ascension en ascenseur, il ne monte plus aux cieux mais reste bloqué en étage !

Juliette commence à paniquer, c’est normal, quant à l’homme il reste imperturbable. Hélas, le bouton d’appel se bloque, ils sont vraiment coincés, et plus personne pour les entendre ou les aider. Un week-end pareil les bureaux se vident très vite.

Juliette et Moctawamba vont devoir cohabiter et surtout se supporter l’un et l’autre, lui aura fort à faire, car la dame s’affole, ce que l’on peut comprendre, trépigne, frappe des poings sur les portes, devient hystérique. Lui, philosophe, stoïque, essaiera tant bien que mal de l’apprivoiser, mais il aura aussi ses « coups de gueule ».


Rien n’est tragique, et l’on s’amuse beaucoup des « gaffes » de la dame, de ses « plans B », des « proverbes et citations » du monsieur pour chaque situation, ce qui énerve fortement Juliette. Histoire drôle, émouvante aussi. Anne Bourgeois réalise avec ses comédiens, une performance, puisque le cadre de l’histoire est quand même restreint, mais le décor suffisamment spacieux.

Si vous êtes claustrophobe, venez donc en thérapie au Rive Gauche. Sophie Forte a le chic pour transformer et concocter des situations dramatiques en comédie ! 
Anne Delaleu
25 mai 2018


mercredi 23 mai 2018

Change me - théâtre de la Tempête

jusqu'au 10 juin 2018
mardi au samedi 20h30 - dimanche 16h30
salle Copi durée 1h45
site du théâtre ICI
photos Benjamin Porée

Change me

D’après Ovide, Isaac de Benserade et la vie de Brandon Teena


Mise en scène Camille Bernon et Simon Bourgade


Avec Camille Bernon, Pauline Bolcatto, Pauline Briand, Baptiste Chabauty, Mathieu Metral


Bonjour tristesse…

Dans la salle de bains, la radio à fond, Axel, se prépare, se passe de la mousse à raser, se bande la poitrine, se transforme en jeune mec. Axel est transgenre, cherche son identité sexuelle.



Elle a une bande de copains, et une petite amie Léna, mais aucun n’est au courant de sa véritable identité. Sa mère est perdue, maladroite dans ses propos, elle veut aider sa fille, la faire soigner et se heurte à un refus violent.

Thomas et Jonathan fêtent l’anniversaire d’Axel, bien entendu les sous-entendus graveleux, le vocabulaire qui ne fleure pas la rose, l’alcool surtout, les pétards, c’est le monde que choisit Axel où il semble qu’elle se sente à l’aise.



Des textes en alexandrins, qui ne sont pas incongrus dans l’histoire, et tirés de la pièce Iphis et Iante d’Isaac de Benserade, Ovide et les Métamorphoses, et surtout la vie tragique de Brandon Teena, jeune transgenre assassinée par ses « amis ».

La mise en scène se déroule autour de cette histoire, incorpore vidéos, dépositions à la police, bande dessinée, le décor est composé de la salle de bains où tout commence et tout finira, le salon des copains, une voiture. Mise en scène ingénieuse et créative.




Une pièce dure, cruelle, mais interprétation intelligente et parfaite.
Anne Delaleu
23 mai 2018


mardi 22 mai 2018

Les adieux de la Madeleine Proust - Olympia 3 juin


Site de Madeleine pour les dates de tournée ICI


Lola Sémonin fera ses adieux, enfin c'est plutôt Madeleine Proust qui vous concoctera sans doute une bonne soupe de légumes et du gâteau ! Elle vous attend le 3 juin à l'Olympia à 16h30 pétantes ! avec Monsieur Fraize en 1ère partie.


"Les Adieux à la scène Après 3 nominations aux Molière, le prix SACD des auteurs, plus d’un million de spectateurs et 35 ans de carrière, Lola Sémonin (auteure, metteure en scène et interprète) signe un cinquième et dernier spectacle avec son personnage culte, la Madeleine Proust. 

Le spectacle : La Madeleine Proust, 30 ans de scène 



Comme à ses débuts en 1983, la Madeleine s’affaire dans sa cuisine où ça sent bon la soupe et le gâteau. Dans cette unité de lieu (une cuisine hyper-réaliste) et de temps (une matinée), son quotidien en 2018 n’est plus réglé comme une mécanique d’horlogerie. Le monologue de la Madeleine est sans cesse enrayé par les perturbations des nouvelles technologies : appels téléphoniques abusifs, textos incompréhensibles, problèmes de réseau. 

Ce dernier spectacle fait donc de grands écarts entre le temps passé et les intrusions du monde contemporain auxquelles la Madeleine est confrontée dans son incessant soliloque. Elle a son avis sur tout : la mondialisation, la malbouffe, la SNCF, le prix du beurre, le futur antérieur, le mariage gay. 

Elle recherche son temps perdu : l’orange de Noël, son pauvre André, les grandes lessives à la cendre (“On n’avait rien pi on f’sait avec !“). Elle nous balade entre rires et émotions, remue notre mémoire et parle au cœur de chacun. Les chinois, quand ils achètent des souvenirs à Paris, ils savent qu’ils sont fabriqués chez eux ? T’as 90 % de la planète qui meurt de faim, et les 10% qui restent, ceux qui ont les sous, ils sont au régime. Il parait qu’il y a une chaine à la télé qui montre la météo à longueur de journée, mais nous ça fait longtemps qu’on l’a ça, ça s’appelle la fenêtre ! Moi je trouve que les nouvelles technologies, ça rapproche ceux qui sont loin et ça éloigne ceux qui sont proches ! "

Madeleine Proust


LES TOUTES DERNIERES DATES DE LA MADELEINE PROUST EN MAI et JUIN 2018


Vendredi 25 et Samedi 26 Mai à 20h30 // SAINT-LAURENT-EN-GRANDVAUX (39) 
Dimanche 27 Mai à 16h // ARC-LES-GRAY (70) 
Mardi 29  et Mercredi 30 mai à 20h // PONTARLIER (25) 

Dimanche 3 Juin 16h30 // PARIS-OLYMPIA // 
Dimanche 17 juin à 17h // MORTEAU (25) //