mercredi 11 juillet 2018

Bohème, notre jeunesse - Opéra Comique


représentations
13, 15, 17 juillet
durée 1h30

Bohème, notre jeunesse

D’après "la Bohème" de Giacomo Puccini


Adaptation, traduction Pauline Bureau
Adaptation musicale Marc-Olivier Dupin
Direction musicale : Alexandra Cravero
Orchestre Les Frivolités Parisiennes


Rodolphe et Mimi, un couple d’amoureux, le coup de foudre un soir d’hiver et une chandelle qui s’éteint par « magie », les amis bohèmes, sans le sou mais débordant d’amour et de générosité. Voilà un beau message qui sera terni par la fin brutale et la maladie de la jeune femme.

DR PIerre Grosbois

Le décor tournant, on découvre la chambre de Mimi, ainsi que l’atelier des jeunes gens. Comment représenter Paris ?  le café Momus, et l’hôtel ou clignote mal l’enseigne, la mansarde, la neige qui tombe, c’est très beau à voir, lors des changements de scènes.

DR PIerre Grosbois

L’Opéra Comique renoue avec la tradition des opéras étrangers traduits en français, bien entendu quel plaisir aussi de les écouter dans leur version originale, mais l’adaptation et la traduction de Pauline Bureau et Marc-Olivier Dupin, sont très fidèles à la version italienne, quelques coupes certes, il faut alléger l’œuvre, en tirer la substance.

DR PIerre Grosbois

Ma foi, je l’avoue, je craignais un peu pour Giacomo ! Mais me voilà conquise par la beauté du timbre de Sandrine Buendia,  la musicalité de Kevin Amiel, la sensualité de Marie-Eve Munger, la présence et le coffre de Jean-Christophe Lanièce, la puissance vocale de Nicolas Legoux, bien entendu ne sont pas en reste Ronan Debois, Benjamin Alunni et Anthony Roullier. Quelques petites réserves sur la diction, quel n’est pas le chanteur lyrique (français ou étranger) qui trouve que notre langue est bien difficile à chanter.
DR PIerre Grosbois

DR PIerre Grosbois

Alexandra Cravero dirige avec subtilité et fougue Les Frivolités Parisiennes.

DR PIerre Grosbois

Une œuvre qui s’adresse à tout public, à ceux qui craignent de ne pas comprendre, mais pas besoin de faire partie d’une élite pour avoir le cœur et l’âme touchés.

Anne Delaleu
11 juillet 2018

mardi 10 juillet 2018

Avignon 18 - spectacles vus à Paris

Je vous propose une liste des spectacles vus à Paris et à Avignon 17, si vous avez encore de la place dans votre planning !

  • Adieu M. Haffmann  Théâtre du Roi René ma chronique ici
  • Amok  Théâtre du Roi René ma chronique ici
  • Barbara amoureuse Théâtre Atypik  ma chronique ici
  • Elle... Emoi  Théâtre le Petit Chien  ma chronique ici
  • Fratelli  Espace Roseau Teinturiers  ma chronique ici
  • L'idiot  Conditions des soies  ma chronique ici
  • L'influence de l'odeur des croissants chauds Théâtre Barretta  ma chronique ici
  • La femme de ma vie Hotel d'Europe  ma chronique ici
  • La mécanique du coeur  Pandora   ma chronique ici
  • La tragédie du dossard 512  Pandora ma chronique ici
  • Le fantôme et Mme Muir Espace Roseau Teinturiers ma chronique ici
  • Les fourberies de Scapin  Théâtre Buffon ma chronique ici
  • Les misérables Conditions des soies ma chronique ici
  • Le mémento de Jean Vilar Théâtre le Petit Chien   ma chronique ici
  • Le portrait de Dorian Gray  Conditions des soies ma chronique ici
  • Le roman de Monsieur Molière  Petit Louvre (Templiers) ma chronique ici
  • Liberté ! avec un point d"exclamation Essaïon Avignon   ma chronique ici
  • Lili  Théâtre du Roi René ma chronique ici
  • Madame Marguerite Collège de la Salle  ma chronique ici
  • Médée Kali  Présence Pasteur ma chronique ici
  • Misérables Théâtre de l'Alizé ma chronique ici
  • Oncle Vania  Théâtre des Corps Saints ma chronique ici
  • Pour l'amour de Simone  Petit Louvre (Van Gogh) ma chronique ici
  • Rue de la Belle Ecume Rouge Gorge  ma chronique ici
  • Soyez vous-même Grenier à sel - Ardenome ma chronique ici
  • Venise n'est pas en Italie (Thomas Soliveres) Théâtre des Béliers  ma chronique ici
  • Vincent  Théâtre du Centre ma chronique ici





mercredi 27 juin 2018

Avignon 18 - 1ère mouture !

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1ère semaine 

- 100 m papillon (la Manufacture)
- TTC dance (Conditions des soies)
- Une chambre en attendant (Présence Pasteur)
- Oh la belle vie ! (Girasole)
- Un coeur simple (La Luna)
- Monsieur (Factory)
- Récréation (Chêne noir)
- Suite française (Balcon)
- Signé Dumas (Actuel)
- Meurtres mystérieux (Actuel)
- les monstrueuses (Gilgamesh)
- Circus (Conditions des soies)
- Tjimur dance (Conditions des soies)
- Cv de Dieu (Actueil)
- l'Adieu à la scène (espace Roseau)
- Mlle Molière (Buffon)
- Mme Fouquet (Roi René)
- Un garçon d'Italie (Transversal)
- Love and money (Gilgamesh)
- Vous avez dit Broadway (théâtre La Luna)

2ème semaine !

- Jin Kwei lo (Conditions des soies)
- Kamikazes (Buffon)
- Vivre ne suffit pas (Espace Roseau)
- Louise (l'Arrache coeur)
- Méningite des poireaux (Artéphile)
- Mon grand-père partait en Italie (Artéphile)
- Les caprices de Marianne (Lucioles)
- I nuovi scalzi (Cour du Barouf)
- Opéra panique (Au coin de la lune)
- Aux deux colombes (Alizé)
- Zorozora (Rouge gorge)
- Ma famille ( Au coin de la lune)

clap de fin pour l'instant !

lundi 11 juin 2018

La femme de ma vie - D. Payne - avant-première Avignon


Anne Delaleu
11 juin 2018
Espace Paul Smith Paris

La femme de ma vie
Andrew Payne

Mise en scène Gilles Bannier
Adaptation et jeu Robert Plagnol


Un bel homme Franck, un peu crâneur, mais bon, il a l’air préoccupé, regarde son portable et se décide à nous parler.

Il est fou amoureux de sa femme, il l’a rencontrée lors d’un de ses nombreux jobs, coup de foudre, mariage, elle lui propose de travailler dans la même société, mais ils cachent leur relation.



Le voilà donc chauffeur VIP, attention, il ne balade pas n’importe qui, et a un avis sur tous ! par exemple, ce M. Deville, alors là, la classe, costume, chemise, et surtout chaussures. Franck aime la mode, il a un sens aigu du beau, tissu, matière, un esthète. Il s’y connaît bien en coupe, nous donne des conseils, surtout aux hommes, les chaussures, ne négligez pas cet article !

Par contre niveau langage c’est autre chose, pas vulgaire, mais son vocabulaire sort tout droit de chez Frédéric Dard, alors que c’est un passionné de littérature, Chateaubriand, Dostoïevski, etc. Mais ça c’est encore une autre histoire, on en apprend des choses en prison.

Il donne un surnom à tous (le canari, le pou…) il méprise les cons, les ignares, a eu une enfance difficile, une mère qui avait pour amant un imbécile, mais celui-ci a trouvé un premier emploi à Franck, ah il faut écouter Franck nous raconter « la moquette » ! Son père le domine, lui fait perdre ses moyens.


Et puis enfin, sa femme, mais comme c’est curieux, elle ne répond pas aux messages qu’il lui laisse.

Robert Plagnol a une finesse de jeu, et un abattage pour ce monologue, on sourit, on rit beaucoup des aventures de Franck. La mise en scène est sobre, mais tout est dans le texte, coloré, violent.

Andrew Payne, est un scénariste et dramaturge anglais, Robert Plagnol aime l’univers de Payne, il a déjà adapté quatre pièces, jouées avec succès à Paris.

Vous connaissez « l’inspecteur Barnaby » ? et bien Payne est le scénariste de la série !


Ce serait dommage de louper la leçon de vie de M. Franck.

Avignon 2018 - 6 au 29 juillet
Hôtel d'Europe
18h45

samedi 2 juin 2018

festival mise en capsules - ciné XIII théâtre


Du 21 mai au 9 juin 2018 à partir de 19h 
programmation différente les lundis/jeudis, les mardis/vendredis et les mercredis/samedis
Ciné XIII théâtre voir le site ICI

Festival mise en capsules


Terminus (mercredis et samedis)

Auteur : Coralie Miller
Metteur en scène : Coralie Miller, Mikaël Chirinian
Scénographie : Natacha Markoff
Avec : Geneviève Casile, Zoé Bruneau et Leïla Guérémy

«Un train de nuit en direction de l’Espagne. Dans un compartiment pour dames seules. Trois femmes s’y rencontrent. Trois femmes, trois générations, et pour chacune un moment de bascule. La jeune-fille qui devient mère. La femme mûre qui voit la vieillesse se profiler. La vieille dame qui file vers la tombe. Trois femmes pour une question : comment supporter le temps qui passe... et toutes ses conséquences. Quand le train part, plus rien ne l’arrête. Jusqu’à son terminus. »

C’est une comédie sur le temps qui passe si vite, l’inaptitude ou le désarroi que nous avons envers nos parents, les protéger ou nous protéger ? Se reconstruire après une rupture pour cause de cinquantaine (même bien portée) et puis la vie qu’on donne. Eternel recommencement.

Geneviève Casile campe une mamie bien autoritaire et bien farceuse, elle est en bonne compagnie avec Leïla Guérémy et Zoé Bruneau, aussi touchante l’une que l’autre. On sourit et on rit beaucoup !

Rise  (mercredis et samedis)

Auteur : Pascale Oudot, Ariane Boumendil
Metteur en scène : Ariane Boumendil
Avec : Alban Aumard, Constance Carrelet, Benjamin Gauthier, Pascale Oudot, Angelique Zaini, Zhuoer Zhu

« Javis, jeune et beau consultant, candide mais ambitieux, est recruté par Elena pour intégrer les équipes de Rise. Rise, c’est d’abord un concept mais aussi un grand projet de transformation du monde initié par le visionnaire K, dont l’objectif est autant commercial que mystique : permettre à chacun de «  s’élever  ». Javis se perd dans un univers parallèle fait de réflexions intenses sur les êtres et les choses, de modélisations à outrance, de franche camaraderie, de rêves et d’ambitions partagées mais aussi de violence... »

Qui n’a pas connu le « burn out » ? les objectifs à atteindre, avec peu d’outils, pas de reconnaissance, enfin tout le vocabulaire intra-entreprise incompréhensible. Cette comédie au moins à le mérite de nous faire rire, de nous interroger. Très dynamique et bien joué.


vendredi 1 juin 2018

Un fil à la patte - G. Feydeau - théâtre Montparnasse



mardi au samedi 20h30 et samedi 17h
Site du théâtre ICI

Un fil à la patte

Georges Feydeau

Mise en scène Christophe Lidon

Avec Catherine Jacob, Christelle Reboul, Jean-Pierre Michaël,  Noémie Elbaz, Marc Fayet,
Adèle Bernier, Bernard Malaka, Patrick Chayrigues, Cédric Colas, Stéphane Cottin


Georges Feydeau connaissait bien son « Monde », les jeunes filles à marier à des prétendants souvent peu scrupuleux, des femmes de petite vertu, des adultères, enfin toute la panoplie de la comédie de boulevard, grinçante, cynique et si drôle !

Christophe Lidon a transposé dans les années 50, années Dior chic et glamour, ce fameux « fil à la patte ». Les décors encadrent bien les vidéos sur le Moulin Rouge, la demeure de la Baronne ou encore l’escalier chez Bois d’Enghien, on pourrait se croire dans un film de Guitry !


Avant le lever de rideau, gants blancs et chaussures à guêtres dansent au son du jazz, et le rideau se lève sur la charmante Lucette Gauthier, qui s’effeuille savamment.

Encore un Feydeau me direz-vous ? Oui, mais c’est une autre version de ce « fil à la patte » qui fait les belles soirées théâtrales, et d’ailleurs le public ne s’y trompe pas, qui a accueilli avec rires et bravos cette version années 50.

Ce soir-là Noémie Elbaz séduisait le public, Jean-Pierre Michaël démontre que l’on peut être bel homme et avoir le sens du comique de situation. Catherine Jabob est irrésistible dans le rôle de cette Baronne qui croquerait bien un peu de son gendre… Marc Fayet compose un Bouzin drôle et pathétique aussi. La distribution est excellente, et bravo pour les doubles et triples rôles !


Une bonne soirée qui débute et finit en musique !

Anne Delaleu
1er juin 2018

jeudi 31 mai 2018

Berlin Kabarett - S. Druet - théâtre de Poche-Montparnasse


Jeudi au samedi 21h - dimanche 17h30
durée 1h20
Site du théâtre ICI

Berlin Kabarett

De Stéphan Druet


Musique de Kurt Weill, Stéphane Corbin, Friedrich Hollaender, Fred Raymund, Dajos Béla, Henri Christiné

Avec Marisa Berenson (Kirsten) Stéphane Corbin ou Simon Legendre (Fritz et piano) Sebastiàn Galeota (Viktor) Jacques Verzier ou Olivier Breitman (Karl) Loïc Olivier percussions, Victor Rosi cornet.
Chorégraphies Alma de Villalobos


1945, Kirsten, est interrogée par la police française, elle a été une des « reines de la nuit » à Berlin dans les années 20, la montée du nazisme, elle s’en est accommodée… et elle raconte.

Quelques années auparavant, Kirsten mène son cabaret d’une main de fer, c’est une belle femme, mais elle ne sait pas aimer. Elle a eu un fils, Victor, par « hasard », un accident. Elle l’exploite, celui-ci se travestit, danse, chante, pour plaire à sa mère surtout, il ne cherche que son amour. Il y a aussi Karl, ex-amant, compositeur, et Fritz le pianiste, dans ce cabaret, ils sont juifs, homosexuels, dehors la tempête gronde, et pour alerter le monde, que faire d’autre que chanter et écrire des textes pour bien signifier que les loups sont aux portes… Mais Kirsten n’est pas du genre à se sacrifier.

La scénographie est fort bien faite, Marisa Berenson ne cache pas son plaisir de chanter et danser, elle est une Kirsten parfaitement odieuse, quant à Sebastiàn Galeota, comme toujours stupéfiant, quel danseur, quel acteur !  Les scènes musicales sont drôles, les costumes, le décor, l’ambiance, tout y est.

Quelques références au cinéma, au cabaret, à vous de les découvrir en entrant vous dévergonder au petit Poche !


Anne Delaleu
31 mai 2018