Une femme à la mer
D’après le livre de Florence Arthaud « Cette nuit la mer est noire »
Avec Nathalie Lucas
Au
Théâtre des Gémeaux Parisiens, Une
femme à la mer, adaptation sensible de Jean-Benoît Patricot et
Jean-Louis Bachelet, d’après le récit haletant et bouleversant de Florence
Arthaud, nous embarque dans une nuit où le destin chavire. En 2011, seule sur
son bateau, la navigatrice tombe accidentellement à la mer. Pas de gilet,
l’obscurité, l’immensité, et ce voilier qui, en pilotage automatique, s’éloigne
inexorablement sous un ciel constellé. Vision terrible, presque irréelle.
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| photo Cyrille Valroff |
Alors commence le plus grand combat de cette femme libre : survivre. Florence nage, lutte, pense, se souvient. Sa fille Marie devient une lumière intérieure, tandis que surgissent les visages aimés et les ombres fraternelles, Tabarly son héros, Colas, les disparus de l’océan. Dans cette odyssée intime, chaque mouvement est un refus de céder. Même ses bottes roses, si jolies, elle les avait acheté de la même couleur que son bateau ! mais l’eau s’engouffre, entrainant Florence, elle se résigne à les abandonner aux profondeurs. Elle devra pour ne pas couler se débarrasser de son blouson et là…
Stéphane Cottin signe une mise en scène nerveuse, physique, d’une intensité remarquable, où le corps devient mémoire et résistance. Et Nathalie Lucas, seule en scène, impressionne par son engagement total : sportive, vibrante, profondément habitée.
Un
spectacle poignant, haletant, qui célèbre avec pudeur et admiration
l’incroyable force de Florence Arthaud, femme intrépide, passionnée, immense
dame de la mer. Cette fois-là, elle a été sauvée, par un hélicoptère.
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| photo Cyrille Valroff |











