mardi 31 janvier 2017

Le bal - I. Nemirowski - théâtre Rive Gauche



mardi au samedi 19h
site du Théâtre Rive-Gauche ICI
durée 1h20
Photos Théâtre Rive Gauche - Droits réservés

Le bal
Irène Nemirowski
Adaptation Virginie Lemoine
Mise en scène Virginie Lemoine et Marie Chevalot

Avec Lucie Barret, Brigitte Faure, Serge Noël, Françoise Miquelis, Pascal Vannson


Antoinette est une « pauvre petite fille riche », elle a 14 ans des rêves plein la tête et surtout des parents, nouveaux riches, sans éducation, l’argent n’achète pas tout…

Mme Kampf arrogante, soucieuse de considération sociale, propose à son mari d’organiser un bal. Ils sont prêts à tout et même à inviter tout ce que Paris compte de vrais ou faux aristocrates, bourgeois, banquiers, négociants, passant même sur les « défauts » de certains.


Antoinette est laissée aux mains d’une gouvernante anglaise, soucieuse surtout de son petit ami. Quant à sa mère, elle ne cesse de rabrouer sa fille,  a peu de tendresse envers elle et surtout refuse à Antoinette d’apparaître au bal.


Antoinette se vengera de cet affront, sans l’avoir prémédité d’ailleurs, mais l’occasion est trop belle…

Les décors sont soignés, nous sommes dans le salon 1920 du magnifique hôtel particulier. Puis changement de scène et de décors, dans la chambre de la jeune fille, puis l’appartement de Mlle Isabelle, son professeur de piano, vieille fille médisante et prompte à taper sur les doigts peu habiles de son élève.


J’avais adoré ce court roman paru en 1930, puisé dans les souvenirs d’enfance d’Irène Nemirowski, et j’ai trouvé l’adaptation fidèle. Irène et son mari sont morts en déportation, leurs filles ont été sauvées et cachées jusqu’à la Libération. Leur père leur avait laissé une valise contenant des effets personnels dont le dernier roman d’Irène « Suite française » qui sera publié en 2004 et obtiendra le prix Renaudot à titre posthume.

L’Interprétation est excellente, on rit beaucoup devant la bêtise de ses nouveaux riches, une belle unité dans la direction d’acteurs.


Anne Delaleu
31 janvier 2017

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