dimanche 27 mars 2016

Le Bourgeois Gentilhomme - Molière - théâtre Michel


Site du théâtre ICI pour les jours et horaires
1h40 sans entracte
Le Bourgeois gentilhomme
Molière


Didier LAFAYE, Bruno DEGRINES, Yves ROUX, Olivier GIRARD, Jonathan PINTO-ROCHA, David SLOVO, Stéphanie WURTZ, Barbara LAMBALLAIS, Mariejo BUFFON, Séverine DELBOSSE


Molière venge le Roi-Soleil avec cette farce, en effet, l’ambassadeur de l’empire Ottoman reçu par Sa Majesté n’a été guère ébloui par le faste déployé, Louis XIV on s’en doute, l’a assez mal pris… c’est ainsi que naît « le Bourgeois Gentilhomme » en 1670.

Après tout quel mal y a-t-il à vouloir étudier ? Rien bien sûr, mais Monsieur Jourdain, riche négociant, veut imiter la noblesse qu’il place au-dessus de tout. Il veut être « gentilhomme », même si son épouse lui rappelle de temps à autre que leurs parents vendaient du drap. Que nenni ! Son père était gentilhomme, on le lui a dit, et Dorante, Comte blasonné et surtout désargenté, - la vie à la Cour coûte cher -, sait le flatter et profiter de lui. 

Il n’est pas le seul, le maître de musique, le maître à danser, le ferrailleur, et le tailleur (ancêtre du divin K.L. !), tous savent l’exploiter, lui faire avaler n’importe quoi. Pourtant Jourdain n’a pas de grandes ambitions, il veut connaître l’orthographe et l’almanach, il ne connait que des chansonnettes, et foin des violes de gambes ou autres il veut de la trompette marine !


Le maître de philosophie, change de genre et devient maîtresse, et là aussi doit se plier aux exigences de son élève, lui brisant même le cœur, puisqu’elle doit lui tourner une jolie phrase pour Dorimène, Marquise de son état.

Jourdain est-il infidèle ? Oui et non il veut surtout avoir comme « amante de cœur » une dame de la haute société, pas la vulgaire souillon de cuisine.

Toutes les époques connaissent leurs Monsieur Jourdain, rêveurs, ambitieux, voulant accéder aux plus hautes sphères de la société, et c’est là tout le génie de Molière il est intemporel.


Ce « Bourgeois » là, est mis en scène avec beaucoup d’humour et de créativité, tant dans le phrasé des nobles, dans la musique et les danses, non plus baroques mais actuelles. Didier Lafaye campe un Monsieur Jourdain, avec ses faiblesses, sa naïveté et rend le personnage touchant. Il est entouré d’une bien belle troupe, Stéphanie Wurtz est une Nicole enfin amusante et non plus crispante, et on s'amuse enfin avec les amoureux.


Si vous voulez suivre les « pépites » de la Compagnie n’hésitez plus, ils revisitent les classiques avec respect et modernité.


samedi 19 mars 2016

L'homme de Riom - B. Bollen - théâtre Montmartre Galabru



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durée 1h15

Tous les samedis à 19h30, jusqu’au 30 avril 2016.

L’homme de Riom
Benjamin Bollen, Isa Fleur

Clin d’œil au film de Bebel ? Un jeune homme monte à Paris pour tenter sa chance dans le spectacle, il se voit déjà en haut de l’affiche, après tout nous sommes en 1956, la superbe Grace Kelly devient princesse de Monaco, tout est possible ! Lui ne vient pas des USA, il vient de Riom - comme ça se prononce - c’est dans le Puy de Dôme.

Un florilège de chansons d’époque ou un peu avant, fantaisistes, coquines, ambigües, sociales même ! Les temps ont changé on ne rit plus de certaines choses, ce ne serait pas politiquement correct…

Il chante et danse, tournicote, change de costumes, d’accessoires, se transforme, pas facile de garder son sérieux et il est charmeur avec ça !

Accompagné de « la musique française » comme il l’a surnomme, une charmante pianiste, complice, souffre-douleur parfois, elle se met en grève carrément…

Benjamin Bollen, est monté sur ressort, il a du dynamisme à revendre, une présence sur scène indéniable, Isa Fleur est une merveilleuse accompagnatrice, même affublée d’un bonnet de crevettes ! Tout ça pour dire que François Lis a dû se régaler pour mettre en scène ses deux garnements !

J’avais découvert ce comédien hors pair dans un autre répertoire « Fureur » de Victor Haïm, Isa Fleur joue également dans un autre spectacle « Do, Ré MI Fashion » que je vous conseille au théâtre Essaïon.

Compositeurs: Raoul Moretti, Henri Christine, Robert Rocca, Michel Emer, Vincent Scotto, René Sylviano, Fernand Heintz, Francis Lopez, Ralph Carcel, Maurice Yvain, Paul Misraki.

Paroles : Albert Willemetz, Robert Rocca, G. Koger, Lucien Boyer, Ed. Valette, Raymond Vinci, André Hornez, Henri Cor, Philippe Olive, André Barde, André Hornez

Challenge théâtre 2016

vendredi 18 mars 2016

Rencontre avec Roland Romanelli et Rébecca Mai


En raison du succès : prolongation jusqu'au 29 mai

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Rencontre avec Roland Romanelli et Rébecca Mai

C’est dans une sympathique brasserie, non loin du théâtre Rive-Gauche, que nous avions rendez-vous avec Roland Romanelli.

Une discussion sympathique, franche et drôle. Oui c’est un hommage amoureux à Barbara, l’amie de cœur de Roland, vingt ans d’amour, pas toujours facile avec cette grande artiste, au passé douloureux…

Le choix des chansons s’est fait avec le metteur en scène Eric-Emmanuel Schmitt, Roland l’avait invité à son spectacle sur Barbara. Enthousiaste, Schmitt a réécrit une nouvelle version, avec mise en scène, Roland avoue qu’il n’est pas très à l’aise, il est musicien avant tout pas trop comédien, et en plus c’était se livrer totalement. Mais Roland assume et il fait tout ce que lui dit son metteur en scène, « il me dit de faire ça et de me placer là » pas de problèmes, pas de discussion, il est même plutôt soulagé.


Dans le spectacle on entend aussi des extraits audio de Barbara en interview, pour valider les propos de Roland.

Sa rencontre avec Rébecca ? il cherchait une chanteuse pour ce spectacle, Rébecca est venu le trouver pour lui demander la permission de chanter des chansons de Barbara… Cupidon a fait le reste, et bien fait d’ailleurs !

Rébecca, gracieuse, souriante, nous rejoint, elle est quasiment prête pour le spectacle qu’ils doivent jouer dans quelques heures, coiffée d’une casquette, elle boit une tisane de thym, rien de tel pour se mettre en voix !

Elle a appris la danse classique, le théâtre, a participé à des comédies musicales, a chanté la chanson française qu’elle aime par-dessus tout. Elle a d’ailleurs une présence sur scène indéniable, elle n’est pas Barbara, et ne cherche pas à l’imiter, elle a trop de respect pour elle.
Parfois, elle a eu du mal à jouer certaines scènes, Barbara n’était pas facile, très exigeante et au parler un peu direct, Roland en a fait les frais et Rébecca a du forcer sa nature…

Le travail avec Eric-Emmanuel Schmitt ? le spectacle a été reformaté, mis en scène en une dizaine de jours. Il fallait peaufiner, rajouter quelques scènes.


Et Rébecca s’envole, gracieusement vers le théâtre. Une belle rencontre avec deux artistes d’exception.

mardi 15 mars 2016

Superbarrio - J. Hadjaje - théâtre 13/Seine


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photos Pierre Dolzani
du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 16h

La joyeuse et probable histoire de Superbarrio,
que l’on vit s’envoler un soir dans le ciel de Mexico
Texte et mise en scène Jacques Hadjaje

C’est une grande et joyeuse bande dessinée à laquelle nous sommes conviés par Jacques Hadjaje.


Plusieurs tableaux, autant de personnages hauts en couleur, de la musique, du cabaret.


Un zeste de folie, d’amour, sur fond social, car Superbarrio a bien existé, il a revêtu sa combinaison de lutteur, il a défendu les opprimés contre les promoteurs. 1985 à Mexico, tremblement de terre, morts, blessés, dégâts monstrueux. Population sous le choc et sans abris. Et comme d’habitude, quelques mois plus tard, les «dossiers » pour de nouveaux logements sont encore gelés.


Il y a Ludivine-ange-gardien, qui ressemble à Frida Kahlo ; et qui tente maladroitement de venir en aide à tout ce petit monde. Elle sera même protégée par Superbarrio !

Une palissade bleue ciel, avec une vierge peinte, l’entrée du cabaret Eldorado, et au-dessus il y a aussi le bureau de Mme Soledad aux faux airs de Glenn Close, une vraie working girl, qui rabaisse tant et plus sa secrétaire, et qui offrira des dollars à Superbarrio. Celui-ci se laissera-t-il acheter ? Son grand amour la belle Catalina s’effeuille dans un cabaret, elle partage sa loge avec une fausse « Marylin ».  Il y a aussi un jeteur de sort assez minable qui va pourtant s’amouracher de Dolorès, sœur du héros, et fiancée éternelle du cousin Ramon…


Mais Superbarrio c’est avant tout un être humain, pas vraiment Superman, il vaut mieux que ça.

Il y a avant toute chose, les couleurs du Mexique, ses excès, sa joie de vivre et sa douleur.


lundi 14 mars 2016

Ana ou la jeune fille intelligente - C. Benhamou - Artistic Théâtre




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mardi et mercredi 20h30 - jeudi et vendredi 19h - samedi 16h et 20h30 - dimanche 15h
jusqu'au 17 avril.
Ana
ou la jeune fille intelligente

de et avec Catherine Benhamou
mise en scène : Ghislaine Beaudout
marionnettiste : Claire Vialon ou Juliette Prillard ou Natacha Stoyanova
voix : Émile Salvador

Ana est mariée, vit en banlieue, et s’occupe de son mari et des enfants. Son mariage a été arrangé par sa mère avec un homme plus âgé. Celui-ci aime les femmes intelligentes et il a choisi Ana.


Elle parle bien le français, mais ne sait ni lire ni écrire. Un jour elle s’inscrit dans un atelier d’écriture et elle découvre un autre univers, une liberté qu’elle n’a jamais soupçonnée. Son mari ne doit pas être si dur puisqu’elle a pu s’inscrire à un cours d’alphabétisation et à ce cours d’écriture, il doit bien être au courant de ce que fait sa femme de ses journées.

C’est donc une histoire avec des mots, des associations de lettres, sur le mot « mariage », on peut trouver beaucoup de mots à faire, et à ressentir et c’est ce que fait Ana.

Un jour elle décide d’aller plus loin que sa banlieue et part dans le métro parisien, pour découvrir la Tour Eiffel, elle fera comme le « petit poucet » et marquera de cailloux son parcours puisqu’elle ne sait pas lire le nom des stations !

Il y a de la poésie au début avec cette marionnette petite fille, que l’on manipule dans tous les sens du terme. Et puis la jeune femme se transformera au fil des mots et des idées qui en ressortent.


La pièce est un peu comme Ana, elle ne sait pas trop où elle va, et jette des mots et des idées en l’air, qui deviennent des scènes, et qui sont parfois répétitives. On sort de là un peu perdus…


jeudi 10 mars 2016

Anna Karenina - H. Edmundson / Tolstoï - théâtre 14



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photos L. Lot

Anna Karenina (1877)
Helen Edmundson
D’après le roman de Léon Tolstoï (1828-1910)

Mise en scène Cerise Guy

Avec Mathilde Hennekinne, Antoine Cholet, Emmanuel Dechartre, François Pouron, Eloïse Auria,
Stéphane Ronchewski, Isabelle Andréani, Sandrine L’ara ou Cerise Guy, Laurent Letellier.




Anna est une jeune femme, mariée à un homme plus âgée qu’elle, ils ont un petit garçon. Elle mène la vie rangée et bourgeoise qu’on lui demande, sans se poser de questions.



En se rendant à Moscou pour « raisonner » sa belle-sœur Dolly, elle rencontre Vronski un bel officier. Il n’est pas insensible à son charme.



Kitty jeune sœur de Dolly, est courtisée par Lévine, propriétaire terrien (porte-parole des idées progressistes de Tolstoï), le pauvre homme est rejeté par la jeune fille, celle-ci amoureuse de Vronski et dans l’espoir que celui-ci fasse sa demande en mariage.


Pour la première fois, Anna est amoureuse, elle découvre la passion dans les bras de l’officier et met en danger sa réputation. Son mari intègre certes, mais il veut avant tout préserver son image et ne cède pas à la demande de divorce, encore moins à lui laisser le petit Serge.

Tolstoï brosse le portrait sans concession, d’une société bourgeoise basée sur le mensonge, Anna a un amant certes, mais tant qu’elle ne quitte pas mari et enfant, on ferme les yeux. Anna sera mise au banc de la société mais pas Vronski toujours reçu parmi ses pairs.


Dolly l’épouse bafouée de Stiva (frère d’Anna) acceptera pour ses enfants et parce qu’elle aime toujours son mari, de revenir au foyer, mais lors du mariage de Kitty avec Lévine elle prendra conscience de son sacrifice et de ses années de bonheur perdu.


Une mise en scène et un décor sobres pour laisser jaillir la pensée de Tolstoï, les comédiens jouent avec sincérité ce texte très en avance sur son temps.


Anna Karenina est un des romans les plus célèbres de Tolstoï, souvent mis en scène et porté à l’écran autant que « Guerre et paix ».



Challenge théâtre 2016

mercredi 9 mars 2016

La médiation - C. Lambert - théâtre de Poche-Montparnasse



Site du Théâtre de Poche-Montparnasse ICI



Médiation
Chloé Lambert

Pauvre Archimède, un prénom peu commun pour un petit garçon et qui va lui valoir toutes les moqueries inimaginables plus tard.

Ses parents se séparent, Anna et Pierre se sont aimés, ont eu la mauvaise idée de penser qu’un enfant souderait leur couple, hélas comme tant d’autres tout à volé en éclats !

Il faut bien entendu protéger cet enfant, qui cause bien des tourments à sa mère folle d’inquiétude quant elle ne s’occupe pas elle-même de son gamin, et le père-enfant, charmeur, dragueur, qui est préoccupé par le concept d’un nouveau jeu, il est paléontologue et s’intéresse plus aux dinosaures et autres bestioles qu’à son fiston. Enfin en apparence, ne lui jetons pas la pierre non plus.

Isabelle et Jeanne, mère et fille, toutes deux sont les médiatrices, et à travers l’histoire du couple c’est leur passé qui ressurgit et qui fait mal, surtout à Jeanne qui n’a jamais connu son père, autrement que par les images négatives d’Isabelle.


On est loin de « Kramer contre Kramer », Chloé Lambert dédramatise le sujet, il est vrai que le texte est souvent drôle, les comédiens sont excellents et servent bien la mise en scène.


Le dénouement de l’histoire est inattendu et pourrait donner lieu à une suite...


mardi 8 mars 2016

Garde-barrière et garde-fou - théâtre de l'Aquarium



Site du théâtre ICI
durée 1h15

Paroles de femmes
Garde-barrière et garde-fou
D’après deux interviews de femmes (2008) mise en scène par Jean-Louis Benoit.

De l’émission «Les pieds sur terre » par Sonia Kronlund de France Culture, Jean-Louis Benoît  a tiré deux portraits de femmes.

Monique est garde-barrière SNCF, elle est veuve et élève son fils, elle a choisi ce métier un peu par hasard, elle travaillait avant dans un hôtel-restaurant, était-ce trop dur ? Sans doute, mais le prix à payer, c’est de vivre en décalé et de ne pas voir grandir son fils. Elle est très attentive à ce qui l’entoure, aux petites attentions des anciennes, elle y est très sensible. Elle n’est pas bien certaine de l’avenir de son métier.

Myriam est infirmière de nuit à Ste Anne, on sent qu’elle a de l’empathie pour ses patients. Ce n’est pas une vie facile non plus, il y a ceux qui vous « échappent » et qu’on ne peut pas sauver, et puis les autres à qui on parle pour adoucir leurs angoisses. Les médicaments à distribuer, sachant que la France est championne des antidépresseurs…

Toutes les deux parlent, simplement, des difficultés de leur profession, mais après tout « il y a eu pire » disent-elles ! Elles ont l’une et l’autre conscience du manque d’humanité qui se loge petit à petit, les collègues qui ne se parlent pas, le manque d’intérêt des uns et des autres.


Un grand bravo à Léna Bréban qui joue les deux rôles, elle sait différencier ces deux femmes qui n’ont pas la même existence et ont pourtant un langage commun.


mardi 1 mars 2016

Libres sont les papillons - L. Gershe - théâtre Rive-Gauche



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Du mardi au samedi à 21h - dimanche à 15h (Relâches exceptionnelles les 1er et 17 mai 2016)

Libres sont les papillons
de Léonard Gershe
Adaptation Eric-Emmanuel SCHMITT Mise en scène Jean-Luc MOREAU
Avec Nathalie Roussel- Anouchka Delon- Julien Dereims - Guillaume Beyeler



Quentin écrit et compose de la musique, sa chambre pas terrible, la décoration n’est pas son fort et pour cause…

Julia sa voisine, charmante et bien délurée, lui propose de faire connaissance entre voisins, il est vrai que les murs sont si fins, que les conversations s’entendent. Julia a entendu Quentin se disputer avec sa mère au téléphone.

Prendre un café pourquoi pas ? et tandis que Quentin verse le café à côté de la tasse, Julia lui lance « t’es aveugle ou quoi ? », à la réponse affirmative du jeune homme, celle-ci est bien embarrassée !


Madame Mère arrive à l’improviste et découvre le jeune couple, Julia croquant sa pomme avec délice, Quentin un peu moins à l’aise. Sa mère est auteure d’un personnage à succès (petit garçon aveugle). Elle voudrait que son fils retourne vivre avec elle, sous sa protection, à Neuilly.
Il est vrai que deux mondes s’affrontent tout d’un coup, le Neuilly et le Barbès ! Quentin souhaite son indépendance, mais comment empêcher une mère de ne pas s’inquiéter pour son fils, quel que soit son âge ?

Julia aime la vie, l’amour et Quentin, mais elle est affligée d’un handicap, elle ne veut pas ou a peur de s’engager pour la vie. La mère de Quentin le sent bien et fera tout pour briser le couple.

Une belle histoire d’amour, on rit beaucoup aussi car les dialogues sont percutants, l’adaptation de cette pièce créée en 1970 à New York est totalement réussie. La mise en scène de Jean-Luc Moreau est jeune et pleine d’humour.


Julien Dereims est d’une sensibilité rare, il est émouvant, face à la tornade Anouchka Delon, rigolote, pleine de vie. Nathalie Roussel campe une mère de famille dépassée par les événements mais sensible et intelligente, Guillaume Beyeler est très drôle dans le rôle du metteur en scène déjanté d’une pièce qui l’est tout autant !

Pégase et Icare - tournées en France

TOURNEE  ZENITHS  2016 “ PEGASE ET ICARE “ (mon article ici)

Après être resté 6 mois à Paris  (du 17 octobre  2015 au 6 mars 2016)  ”PEGASE & ICARE” le spectacle qui  est le fruit d’une rencontre : celle d’Alexis Gruss et sa famille avec la Compagnie Les Farfadais   des frères Haffner (les  meilleurs acrobates aériens au monde)  part en tournée dans tous les Zeniths de France .

Ecuyers et artistes virtuoses célèbrent ensemble deux grandes figures de la mythologie grecque : Pégase, cheval ailé réputé indomptable, et Icare que son père, l’architecte Dédale, a doté d’ailes d’oiseaux pour échapper aux pièges terrestres. Entre terre et ciel, hommes et chevaux évoluent en parfaite symbiose : un tourbillon de performances et d’élégance qui réunit danses aériennes, acrobaties et tableaux équestres spectaculaires.


Accompagné par l’orchestre live de Sylvain Rolland et les chants de Barbara Nicoli, ce spectacle féérique de 2h30 réunit 40 chevaux sur la piste et plus de 20 écuyers et acrobates aériens sur la terre et dans les airs.



jeudi 25 février 2016

Cent ans c'est passé si vite... Gisèle Casadesus



Mademoiselle Casadesus est née le 14 juin 1914, faites le compte !

Une dynastie familiale et artistique,  qui provoque l'admiration et parfois la jalousie ou l'agacement !

Son livre est un hymne au bonheur, on pourrait dire d'elle comme Tosca, "Elle vécut d'art et d'amour".

C'est un sympathique abécédaire auquel nous sommes invités, elle ne dit du mal de personne, mais ne ferme pas les yeux pour autant ! quelques anecdotes amusantes sur ses collèges ou sur ses enfants.

Je l'ai croisée un jour, c'était aux Chorégies d'Orange et son fils Jean-Claude dirigeait "Carmen", elle ne fait pas celle que l'on ne connait pas et m'a gratifiée d'un sourire, je n'ai pas voulu la déranger.

Je comprends aussi pourquoi, je l'ai vue au théâtre de la Tempête parmi les spectateurs qui se pressaient pour découvrir "le chapeau de paille d'Italie" mis en scène par Gilles Bouillon, ce denier est son "petit-fils" par alliance, il a épousé Nathalie une de ses petites-filles. 

Il y a fort heureusement, un arbre généalogique pour s'y retrouver !

Elle a écrit également un autre livre de souvenirs "le jeu de l'amour et du théâtre".

Challenge théâtre 2016

samedi 20 février 2016

Jean-Paul II - Antoine Vitez Rencontre à Castelgandolfo - JP Mestre - Théâtre La Bruyère



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Mardi à vendredi à 19h - samedi à 18h
(1h20)

 Jean-Paul II  Antoine Vitez - Rencontre à Castel Gandolfo
Jean-Philippe Mestre

Mise en scène Pascal Vitiello
avec Bernard Lanneau et Michel Bompoil


Le 28 juillet 1988, nommé depuis peu à la tête de la Comédie Française, Antoine Vitez administrateur, parfaitement athée, accompagna ses comédiennes (Françoise Seigner, Catherine Salviat et Bernadette Le Saché, excusez du peu !) pour une représentation dans les jardins de Castelgandolfo du « Mystère de la Charité de Jeanne d’Arc » de Charles Péguy, mis en scène par Jean-Paul Lucet.



Deux personnalités se confrontent et se respectent. Jean-Paul II (1920-2005) dans sa jeunesse voulait devenir acteur, il écrivit une pièce de théâtre « La boutique de l’orfèvre », il fut aussi comédien amateur dans une troupe qui fut interdite par le parti communiste en Pologne.

Antoine Vitez, (1930-1990) militant communiste jusqu’en 1979, était  un metteur en scène de talent, tant au théâtre qu’à l’Opéra. Le non-croyant qu’il était ne l’a pas empêché de monter Claudel, « Partage de midi » et « Le soulier de satin ».

Après la représentation, Vitez aura une discussion avec le Saint Père, sur la foi, l’Eglise, l’Inquisition, l’excommunication des comédiens, il n’épargnera pas les critiques, souvent fondées, et Jean-Paul II féru d’art et de théâtre, répond calmement et surtout en parfait politique !

Le pape connait le travail de Vitez et le lui rappelle (l’Evangile selon St Jean), celui-ci est si étonné que Jean-Paul II lui révèle que le Vatican a de bonnes archives…

Une seule chose semble unir un instant les deux hommes, le souvenir de leurs pères, c’est un beau moment d’émotion.


Pas de décor, de la lumière et des effets de silhouettes en contre-jour. Deux merveilleux comédiens servant un texte intéressant pour cette joute oratoire entre deux intellectuels, militant chacun à leur manière.


Challenge théâtre 2016

jeudi 18 février 2016

Un nouveau départ - A. Rault - théâtre des Variétés



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Un nouveau départ
Antoine Rault
Mise en scène Christophe Lidon

Corinne Touzet, Christian Vadim et Fanny Guillot


Catherine, divorcée a bien du mal à se faire respecter par son ado de gamine. Celle-ci est contre tout, l’autorité, les bourgeois, l’hypocrisie, enfin tout le panel de l’ado qui se révolte, surtout dans un bel appartement !

Catherine, est une battante, la médiocrité ou le laisser-aller « connais pas » ! Un peu psycho-rigide et dominatrice tout de même.


Michel, SDF, se retrouve sur le palier de l’appartement de Catherine. Elle prépare le réveillon de Noël pour toutes les deux. Après une dispute mémorable avec Sarah, Catherine par défi, va chercher Michel et lui propose de partager le repas de Noël… Sarah n’est plus si enthousiaste que ça en accueillant Michel, le pauvre ne sent pas la rose… et après tout on ne le connaît pas.
Mais, au fil de la soirée, il finira par intéresser Catherine, et émouvoir Sarah par ses confidences et certaines photos qu’il garde de son passé. Catherine décide de prendre les choses en main !


Ce n’est pas seulement une jolie histoire, sympathique et bien jouée (mention pour Fanny Guillot !), mais que ce soit dans les médias par les bien-pensants de tous bords, on entend râler contre l’égoïsme général, est-il si facile d’accueillir chez soi un SDF, qu’on soit dans un bel appartement ou un pavillon de banlieue, et de s’en occuper ? heureusement qu’il y a les chèques que l’on peut adresser aux organisations et se faire une belle santé morale !


L’histoire est bien menée, on rit beaucoup des répliques et des situations, une bonne soirée pour ce nouveau départ !

Durée 90 min – du Mercredi au samedi à 20h00 et en matinées le samedi à 16h00 et le dimanche à 16h30.

Challenge théâtre 2016

mardi 16 février 2016

Barbara et l'homme en Habit Rouge - R. Romanelli - théâtre Rive Gauche




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Barbara et l'homme en habit rouge
Un spectacle musical de Roland ROMANELLI et Rébecca MAI
Mise en scène Eric-Emmanuel Schmitt

Avec Rébecca Mai - Roland Romanelli (Accordéon et Piano) - Jean-Philippe Audin (Violoncelle)
Choristes « chœur de France »

Théâtre Rive-Gauche

Du mardi au samedi à 19h - Matinée le samedi à 15h

Barbara a été aimée par Roland et admirée par Rébecca, ils le racontent en chansons, Rébecca a trop d’amour à donner pour « imiter » Barbara, elle chante avec beaucoup de justesse et d’émotion, le répertoire de cette grande artiste. Elle interprète la grande dame brune avec humour, délicatesse, talent.

Mise en scène inventive de Eric-Emmanuel Schmitt, qui a tant aimé le précèdent spectacle sur Barbara de Roland Romanelli, il a apporté sa touche personnelle, Rébecca silhouette longiligne en ombre chinoise jouant avec son boa, couleurs, ambiance, le rocking-chair qui se balance. 

Et puis les souvenirs de Roland, anecdotes amusantes, leurs tournées de ville en ville, dormant dans la voiture, ils n’avaient pas le temps ou l’envie de prendre un hôtel. Et la Barbara que l’on n’aurait osé imaginer, « piquant » pour le plaisir de la faute, un vernis à ongle ou un rouge à lèvres et qui passait en caisse du Monoprix, tranquillement, pensant que l’on ne l’avait pas reconnue malgré  ses lunettes et son chapeau ! Barbara qui décidait de partir pour Vienne, tout en restant chez elle et écrivant des lettres à Roland et les glissant sous la porte de sa chambre. Barbara aussi, n’admettant pas que l’on puisse lui dire qu’elle s’était trompée et la rupture définitive.


Le spectacle est baigné des chansons de Barbara, d’une belle atmosphère, émouvante, marrante aussi, parce que le personnage n’était pas facile, intransigeante avec elle et les autres.


Une belle surprise, beaucoup d’émotions et d’amour, il faut y aller pour engranger autant de bonheur.