mardi 10 janvier 2017

Vie et mort de H - H. Levin - théâtre de la Tempête



Site du théâtre de la Tempête ICI
mardi au samedi 20 h 
dimanche 16h
durée 2h15



Vie et mort de H (1972)
Pique-assiette et souffre-douleur
Hanokh Levin 1943-1999

Mise en scène Clément Poirée

Avec Moustafa Benaïbout, Camille Bernon, Bruno Blairet, Eddie Chignara, Louise Coldefy, Emilien Diard-Detoeuf, Laurent Ménoret, Luce Mouchel. 
Photos Antonia Bozzi


Une volée de portes dans les airs ou sur scène. Une atmosphère surréaliste.

H est un « Tanguy » quadra simplet, il est hébergé par Boubel et sa femme Emnopée, leur fille la jolie Fogra s’est entichée de H, mais pas par charité ou empathie.


Les Boubel sont mesquins, ridicules, lui en costume trois pièces à petits carreaux, elle blondasse, coiffée comme une actrice de série. Ils sont en admiration devant leur unique trésor : Fogra. Celle-ci va se marier, son fiancé Varsoviak ne relève pas le niveau. Elle manipule tout le monde jusqu’à l’absurde et a un égo surdimensionné.


H est amoureux de Fogra en secret, il est furieux, les Boubel d’un air suffisant lui ont bien signifié qu’il n’était pas invité aux noces ! Les Boubel, dans une autre scène auront la cruauté de singer la mort de sa mère quand il était petit garçon (mais a-t-il vraiment grandi ?) il n’a pas su quoi faire pour la sauver.


Il y a aussi un de ses amis, Adash Bardash, il se déplace comme monté sur ressorts, genre Nosferatu le vampire, cheveux et ongles longs, costume noir, arborant une écharpe où est inscrit « Carpe diem », pour un hypocondriaque quelle belle devise !


Un autre personnage aussi pour relier tout ce vilain monde, Pilo, qui provoque, incite à la méchanceté, et la pauvre Hannah serveuse du bar, peu reluisante et pas du tout glamour, elle aime en secret H, qui bien entendu ne la regarde pas. H a donc décidé de son suicide le jour des noces de sa bien-aimée, qui s’en fiche totalement, comme tous les autres !


J’aime l’univers déjanté de Levin, et cette œuvre de jeunesse, très bien mise en scène, et interprétée magistralement, m’a définitivement conquise ! 


Anne Delaleu
10 janvier 2017

dimanche 8 janvier 2017

Grand symposium : tout sur l'amour - théâtre de Belleville


site du théâtre ICI
Dimanche 17h - lundi 20h
jusqu'au 30 janvier

GRAND SYMPOSIUM : TOUT SUR L'AMOUR
AVEC EMMA LA CLOWN ET CATHERINE DOLTO

Mise en scène Catherine Dolto et Meriem Menant 



Ah l'amour ! l'amour ! Conté par Emma la clown et Catherine Dolto, ça devient tout un poème !

L'air de rien, ce spectacle dit des choses belles et profondes entrecoupées d'interview d'historien, Emma téléphone à Saint Pierre pour joindre l’Immortel Alain Decaux, qui nous parlera de l’origine des rapports amoureux, une gynécologue interviendra également, un philosophe, un spécialiste de physique quantique (là ça se corse...).



Emma, cheftaine au grand cœur et au nez rouge, flirtera un peu avec un ou deux spectateurs, parlera beaucoup, coupera la parole à Catherine, qui se laisse faire. Jalousie, possession, amour filial, amour amitié, amour fraternel, mystique, tout sera décortiqué ! Emma veille à tout, rien ne lui échappe, dans la salle ou sur l’écran.


Catherine Dolto, sa complice, intervient pour ramener un peu de sérieux dans tout ça. L’amour doit-il être mouliné par les physiciens ou mathématiciens ? qu’importe, on rit beaucoup des facéties de ces deux dames.

Des cœurs partout, sur la nappe de la table bancale, sur le paper board un grand cœur percé d’une flèche, et pour finir des cœurs sur le public, on sort plein d'amour, c'est ce qu'il nous faut en ce moment.


 Anne Delaleu
8 janvier 2017

jeudi 5 janvier 2017

Le moche - M. Von Mayenburg - théâtre de l'Atalante


Site du théâtre ICI
Jusqu'au 29 janvier
20h30 : lundi, mercredi et vendredi
19h : jeudi et samedi 
17h : dimanche
durée 1h30
Le Moche
Marius von Mayenburg
Mise en scène Nathalie Sandoz
Nathalie Jeannet, Guillaume Marquet, Gilles Tschudi et Raphaël Tschudi

Qu’est qu’elle a ma gueule ? C’est ce que pourrait répondre Lette, génial ingénieur à son patron.

Lette est marié a une jolie femme (elle le sait un peu trop) et son assistant est beau garçon. Jusque là rien de mal, mais voilà que le patron de Lette, conscient de la valeur du « paraître » préfère envoyer l’assistant au physique avantageux mais pas très doué, pour vendre leur invention. Il dit tout de go à Lette qu’il est si moche que ce n’est pas « vendeur ». Tout le monde actuellement veut du beau, du très beau, et peu importe la qualité de la personne ou du produit.

Lette choisit donc d’avoir recours à la chirurgie esthétique, et le résultat est si parfait, trop d’ailleurs, que d’une ascension fulgurante la chute n’en sera que plus dure.

Un sujet intéressant, perdre son identité, son âme aussi. Guillaume Marquet interprète parfaitement Lette, (quoiqu’il ne soit pas laid !), il arrive par son jeu à être celui d’avant et d’après.


Par contre, la mise en scène ne m’a pas convaincue, les comédiens jouent plusieurs personnages, mais sans trop de différences dans leur jeu ou même dans leur physique, ce qui fait qu’on ne sait plus qui est qui et retire, à mon avis, à la pièce, sa force.

Anne Delaleu
5 janvier 2017

mardi 3 janvier 2017

Orchestre Titanic - H. Boytchev - théâtre de l'Aquarium


Site du théâtre ICI
10 janvier au 5 février 2017
mardi au samedi 20h - dimanche 16h
durée : 1h15

Orchestre Titanic (2002)
Hristo Boytchev
Mise en scène Philippe Lanton

Avec Bernard Bloch, Olivier Cruveiller, Philippe Dormoy, Christian Pageault, Evelyne Pelletier


Quel rapport avec le célèbre paquebot Titanic ? pas grand-chose, nous ne sommes pas en 1912, il n’y a pas d’iceberg à l’horizon, quoique...

Une gare désaffectée, deux tentes, une poubelle, et les locataires de cet endroit, un ancien cheminot au chômage, un ex-chef d’orchestre et sa copine, un ex-montreur d’ours. Ces personnages répètent inlassablement leur « fuite », valises vides en avant, prêts à monter dans un hypothétique train, qui les emporterait loin, très loin d’ici. Tout est bien calculé, enfin presque, car d’une malle jetée d’un train, surgit l’illusionniste Houdini !


La misère, la faim, l’angoisse ne peuvent pas rendre meilleurs et Meto plonge un couteau dans le ventre de Hari, pour une paire de chaussures, sans que les autres interviennent ou soient choqués, c’est la dure loi de la rue. Plus tard il sera pris de malaise et les autres ne réagiront pas plus que ça. Mais tout n’est qu’illusion et Hari est « ressuscité »...

Ces olibrius sont menés à la baguette par Hari, ils gobent tout ce qu’il leur dit. L’univers de cette pièce est proche de Beckett, en fait il ne faut s’étonner de rien. Vrai ou faux, rêve des uns et des autres.

Une comédie curieuse et drôle, interprétée par d’excellents comédiens qui portent le texte, aidés par une mise en scène créative.

Anne Delaleu
3 janvier 2017

vendredi 30 décembre 2016

Mariage et châtiment - D. Pharao - théâtre Hébertot


Site du Théâtre Hébertot ICI
jusqu'au 8 janvier (et ce n'est pas un mensonge !)
Du mardi au samedi à 21h
Matinée samedi 16h30 et 
dimanche 15h
durée 1h45

Mariage et châtiments
David Pharao

Mise en scène  Jean-Luc Moreau
Avec Daniel Russo, Laurent Gamelon, Delphine Rich, Fannie Outeiro, Zoé Nonn.

Edouard se prépare, il doit se rendre au mariage de son meilleur ami Fred, qui épouse une miss météo de la télé !

Mais voilà, Marianne sa femme préfère s’éclipser et partir chez sa mère pour éviter cette cérémonie qu’elle juge grotesque et surtout ne pas voir la mariée qu’elle déteste sans l’avoir vue et qu’elle juge « benête » (féminin de benêt...).

Marianne partie, voici Gabriella la stagiaire d’Edouard qui débarque aussi peu de temps après, elle exige de son patron qu’il finalise l’appel d’offre de la mairie et lui fait un chantage au bébé qui va venir...


Pauvre Edouard ! Marianne, Fred, Gabriella, tous ont décidé de lui pourrir le jour le plus important de sa vie. Sans réfléchir vraiment aux conséquences, et pour justifier son absence au mariage (qui a été annulé !) il déclare à Fred tout de go, que Marianne est morte subitement !

De fil en aiguille et de mensonge en mensonge, Edouard doit faire face à une paternité et un chantage, et éviter les baffes de Fred qu’auriez-vous fait à sa place ? Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !

David Pharao réactualise le thème du mensonge, cher à Corneille et Goldoni, c’est une aubaine, bien entendu ce pourrait être tragique, mais grâce à Jean-Luc Moreau et ses complices, on rit beaucoup des problèmes insurmontables de Daniel Russo face à ce grand nounours de Laurent Gamelon, les trois drôles de dames qui les accompagnent, Delphine Rich, toute en finesse, Fannie Outeiro, Miss météo pas méchante et pas si menteuse après tout, Zoé Nonn et ses « commandements » brune menteuse et piquante.

Car tous mentent, ou bien disons, déforment la vérité, s’arrangent avec elle. Elle ne risque pas de sortir du puits...

On rit de certaines répliques et situations, les deux compères s’entendent à merveille pour nous faire passer une bonne soirée. A la fin on ne sait plus vraiment qui dit la vérité !


En tout cas croyez-moi sur parole, c’est une agréable soirée à passer !

Anne Delaleu
30 décembre 2016


mardi 20 décembre 2016

Le petit maître corrigé - Marivaux - Comédie Française





Site du théâtre ICI
durée 2h
jusqu'au 24 avril

Le petit maître corrigé
Marivaux

Mise en scène Clément Hervieu-Léger

Avec Florence Viala (Dorimène), Loïc Corbery (Rosimond), Adeline d’Hermy (Marton), Pierre Hancisse (Dorante), Claire de La Rüe du Can (Hortense), Didier Sandre (le comte), Christophe Montenez (Frontin), Dominique Blanc(la marquise) et Ji Su Jeong (la suivante de Dorimène)



Sur scène, du sable, de hautes herbes, dans le fond on aperçoit la machinerie, les projecteurs. Soudain la toile se lève, le ciel bleu sur une toile peinte, j’aurai bien aimé qu’elle reste tout le temps dans notre champ de vision !

Une jeune femme accoure, son matériel de peinture en mains, elle dispose des feuillets qui s’envolent ! Marton sa suivante, la rejoint, elle pose. C’est un joli tableau de maître !

Frontin, valet de Rosimond, le fiancé d’Hortense, les rejoints à son tour, il a le parler un peu « pointu » de Paris, qu’il prononce « Péris ».

Rosimond est promis à Hortense, leur mariage est imposé par leurs parents. Mais Paris/Province ne vont pas faire bon ménage, et le jeune homme va l’apprendre à ses dépends ! Au 18ème siècle un petit-maître était l’arbitre des élégances, du savoir-vivre, joueur, enfin d’après ses critères et d’après Paris. Différence sociale, aristocratie de province contre celle de Paris, différence Paris/Province tout est là. De nos jours on peut dire aussi, qu’il y a un parisianisme aigu envers la province, qui nous le rend bien !

Son air hautain, ses manières précieuses, (quelle affaire lorsqu’il doit s’asseoir à même le sol ! ) Hortense est trop « nature » pour plaire au jeune homme, quoique ...

Dorimène a fait le voyage de Paris pour le retrouver et le forcer à l’épouser, le voilà bien pris au piège, sa mère veut le déshériter, Hortense veut un amour sincère et croit le trouver chez Dorante ami de Rosimond.

Frontin a la voix de Stéphane Bern, Marton est libertine et sans chichis, Rosimond snob mais pas trop et si touchant à la fin, Dorimène est bien parisienne, la marquise et le comte orchestrent tout ce petit monde à leur guise. Dorante sera bien sûr désespéré car il en faut un ! Je reste un peu sur la réserve pour Hortense, que j’ai trouvé un peu en deçà de ses partenaires.

Enfin une mise en scène qui respecte l’époque, pas de portable, pas d’attaché-case, un simple décor campagnard, des costumes 18ème. Un souffle léger de Fragonard.

Les plus, une mise en scène inventive, légère, drôlissime, les moins, il faut tendre l’oreille pour entendre le texte, ce qui est fort dommage, on en perd la subtilité.

Tout le style de Marivaux est là, cette pièce ne fut jouée à sa création que deux fois, victime d’une cabale orchestrée semble-t-il par Crébillon, le monde du théâtre est impitoyable ! 

La Comédie Française a eu une belle idée de ressortir ce petit bijou.

Anne Delaleu
20 décembre 2016


dimanche 18 décembre 2016

Les vacances de Capucine - Comédie de Paris




Site du théâtre ICI

Les dimanches à 11h + exceptionnelles les 19, 21, 23, 26, 28 et 30 décembre, les 6, 8, 10, 13, 15 et 17 février et le 17 avril
durée : 40 mn


Les vacances de Capucine
Production : Comédie de Paris et Compagnie "Dans les Décors" - Auteur : Kim Leros - 
Mise en scène : Alexandre Vaz - Distribution : Stéphanie Pierron en alternance avec Aude Lanciaux - Musique : Kim Leros Costumes : Camille Lamy  - Décors : Catherine Parmantier

Photos Fabienne Rappeneau


Je m’appelle Capucine, c’est le nom d’une fleur !

Capucine est une petite fille, pantalon vert tunique jaune  brodée d’une capucine justement,  deux  macarons sur la tête, enveloppés dans des chouchous.


Elle est en vacances au bord de la mer, avec ses parents et le décor évoque les vacances : la mer, la plage avec son château de sable,  et dans le fond les montagnes.

Elle est accompagnée de son doudou lapin Filou.


Capucine aime les glaces surtout en vacances, elle en mangerait bien tous les jours, mais aujourd’hui pour le gouter sa maman ne veut pas lui en donner « pas tous les jours Capucine !» « mais je veux une glace » dit elle !


Alors elle entreprend un grand voyage avec Filou, pas très rassurés de s’aventurer si loin dans la montagne jusqu’au château de Dame tartine et si loin des parents qui ne se doutent de rien... 

Son voyage, ponctué des comptines de notre enfance : « Pirouette cacahuètes… J’aime la galette… Passe passe passera… la fourmi m’a piquée…. »  n’était bien sur, qu’un rêve.


La jolie voix de Capucine plait aux enfants, elle les fait chanter tout le spectacle et ça marche, les enfants l’interpellent,


Un joli spectacle gai, occasion pour les parents et grands parents de retrouver les chansons de leur enfance,  transmises à leurs enfants, qui les connaissent bien et les chantent avec entrain.

Annie Lozach
18 décembre 2016


samedi 17 décembre 2016

Le marronnier de la rue Caulaincourt - V.Bourdoncle - théâtre Le Funambule



Site du théâtre ICI
jeudi au samedi 19h30
dimanche 16h
1h15
jusqu'au 30 décembre

Le marronnier de la rue Caulaincourt
Véronick Bourdoncle
Mise en scène Pascal Vitiello
Avec Bérengère Dautun et Lou Guyot

La rue Caulaincourt, deux appartements, deux vies. Le marronnier, l’arbre généalogique d’Edith. C’est une bonne candidate pour la psychogénéalogie ! Cette jeune femme romancière, tient grâce aux cigarettes et à l’alcool, elle écrit le roman de sa famille, mais il y a des lacunes, et puis surtout, cette obsession de culpabiliser, de vouloir savoir à tout prix pourquoi depuis trois générations, les femmes de la famille se retrouvent seules, abandonnées.

Un arrière grand-père mort au champ d’honneur durant la Grande Guerre, et un grand-père américain, venu libérer la France et découvrir l’amour. Mais Jo, un jour retourne aux USA pour les obsèques de son père et ne revient pas, ne donne aucune nouvelle à Mona ou à Louise. Pourquoi ?

Lucie, la voisine, une amie de la famille, une très chère grand-mère, a un petit-fils aux USA qu’elle adore, et elle veille sur Edith avec affection. Un jour, elle décide après des lettres retrouvées, de demander à son Gary de petit-fils, d’enquêter sur la disparition de Joseph. Elle a une idée derrière la tête et charge Edith de contacter le jeune homme...

L’histoire de ces femmes est touchante, on retrouve des échos de notre propre famille, pas toujours aussi complexe, quoique !

Toujours un plaisir de retrouver Bérengère Dautun, gracieuse, ferme, et protégeant Lou Guyot.

Anne Delaleu
17 décembre 2016


Les comptines de Capucine - Comédie de Paris





Site du théâtre ICI
Les samedis à 11h + exceptionnelles les 20, 22, 27 et 29 décembre
durée : 40 mn

Les comptines de Capucine 

Production : Comédie de Paris et Compagnie "Dans les Décors" - Auteur : Kim Leros - Mise en scène : Alexandre Vaz - Distribution : Stéphanie Pierron en alternance avec Aude Lanciaux - Musique : Kim Leros Costumes : Camille Lamy  - Décors : Catherine Parmantier - 
Photos Fabienne Rappeneau


Capucine, dans son joli pyjama orange chante « une chanson douce »  à son  doudou chéri le lapin Filou dans sa jolie chambre aux  teintes acidulées.


Mais Filou s’échappe et part seul dans la forêt.

Courageusement, elle décide de partir à sa recherche, et pour oublier sa peur elle chante.
Nous la suivons dans  une jolie promenade déclinée au travers des comptines de notre enfance, celles que nous chantons à nos enfants et petits enfants : « promenons nous dans les bois.., vent frais.., un petit poisson… »


Heureusement ce n’était qu’un rêve ! Elle retrouvera Filou.


Les deux spectacles sont super mignons, et petits et grands participent, chantent, tapent dans les mains et applaudissent très fort.

La jolie voix de Capucine fait merveille, elle invite les enfants à interagir, à chanter avec elle et propose un spectacle tendre et gai aux petits.

Adapté aux jeunes enfants de 1 à 6 ans
Une bonne idée pour les vacances de Noel et après….

à bientôt pour "l'anniversaire de Capucine" !

Annie Lozach
17 décembre 2016



mercredi 14 décembre 2016

Une maison de poupée - H. Ibsen - Le Lucernaire


site du théâtre ICI
jusqu'au 21 janvier 2017
mardi au samedi 21h
1h30



Maison de poupée (1879)
Henrik Ibsen (1828-1906)
Adaptation et mise en scène Philippe Person

Avec Florence Le Corre  (Nora), Nathalie Lucas  (Madame Linde), Philippe Calvario (Torvald), Philippe Person (Krogstad )

Nora, jeune femme rieuse, surgit avec ses cadeaux, elle place les paquets sous l’arbre de Noël. Son mari, aimant, la gronde un peu pour ses dépenses, elle est fière de lui, il va devenir au nouvel an, directeur de banque ! Ambiance festive, ambiance aimante...

La charmante Nora, femme-enfant, a un secret, qu’elle dévoile à Mme Linde, une amie d’enfance, dans le besoin, veuve sans ressources, elle demande à Nora d’intervenir, pour avoir un poste d’employée de banque. Le secret de Nora ? elle a fait un faux pour emprunter une grosse somme d’argent, son mari était malade et pour le soigner dignement, elle n’a pas pu faire autrement.

Torvald le mari de Nora a renvoyé Krogstad, le commis, celui-ci a falsifié des signatures. Malheureusement, Nora est débitrice de cet individu. Il exerce alors sur elle un odieux chantage pour récupérer son poste. Mais Nora espère encore dans le pardon de son mari.

Florence Le Corre est une Nora attachante, déterminée. Nathalie Lucas convaincante, Philippe Calvario a trouvé le côté veule du personnage et Philippe Person qui signe une mise en scène inventive, donne une certaine humanité à Krogstad.

Nora aura la force de quitter sa prison dorée pour vivre enfin.

Cette pièce a été écrite par Ibsen en 1879, d’après un fait divers réel. La Nora de la pièce s’en sort plus dignement que son modèle. Au 19ème siècle, une femme était sous la coupe du père, puis du mari. D’ailleurs, elle ne pouvait pas emprunter sans autorisation. La chute de cette pièce est totalement novatrice pour l'époque et a fait grand scandale !



Anne Delaleu
13 décembre 2016



lundi 12 décembre 2016

Les aventures de Supershowan - M.Emmanuel - théâtre 12



Théâtre 12 site du théâtre ICI

Du 10 au 29 janvier 2017. 
Du mardi au samedi à 20h30 et le dimanche à 15h30
Durée : 65 minutes

Les aventures de Supershowman
Milan Emmanuel

Supershowman,  super héros d’une lointaine galaxie, cousin de superman et de l’homme araignée, est envoyé par son père sur notre  terre pour puiser de nouvelles sources d’oxygène et sauver ainsi sa planète. Il atterri et éclot, nait sous  nos yeux, s’extrayant d’une énorme bulle, mais remplira t’il la mission qui lui a été confiée ?

Les gags vont défiler : figures hip hop, danse en apesanteur, Plop, le compagnon aspirateur destiné à aspirer l’air de notre planète,  tout est prétexte à rire, et c’est réussi.


Ce spectacle proposé par  Milan Emmanuel, artiste belge, formé aux arts de l’acrobatie et du clown mêle humour, performance, break dance et gags clownesques.

J’ai particulièrement aimé l’usage de la vidéo, elle permet d’installer une certaine confusion car il joue avec l’espace intérieur/extérieur.

 Est-il avec nous sur le plateau, ou est il dans le film, super héros «  clapometer » (9999 au compteur de claps) aux 4 coins de la planète : Avignon, New York, Paris, Bruxelles…


Une belle performance, qui traite de sujets de société avec humour et nous en avons besoin !


Annie Lozach
Avant première le 12 décembre 2016



Proust, dire Combray - théâtre de la Huchette



Site du théâtre ICI
le Samedi 17 à 21h et le lundi 19 décembre à 20h

Proust, dire Combray

M’étant copieusement ennuyée la veille avec un spectacle Proust, j’avoue être allée traînant les pieds à la Huchette... C’est un théâtre que j’aime bien mais j’étais en bonne compagnie, mon ami est un grand fan de Proust, un connaisseur. 

Et là, miracle ! Sur scène une simple chaise, une table en bois, Michel Voïta livre en mains, nous lit quelques lignes puis laissant l’ouvrage sur la table, il donne corps et vie aux personnages, sans caricature.


La scène du coucher, on voit l’enfant attendant la venue de sa mère, tous les personnages sont bien «croqués », et bien sûr la scène de la madeleine, où l’on goûte avec lui ce petit morceau de gâteau trempé dans le thé, et tous les souvenirs reviennent en mémoire.

L’interprétation de Michel Voïta est magistrale il fait ressortir la beauté du texte, l’émotion et aussi l’humour de "A la recherche du temps perdu".

La madeleine de Proust, c’est un peu comme dans Cyrano « à la fin de l’envoi je touche », il y a toujours quelqu’un dans la salle pour souffler !

Enfin me voilà réconciliée avec Marcel !

Merci Michel !

Anne Delaleu
12 décembre 2016