vendredi 9 mars 2018

Camille Claudel - W. Beckett - théâtre de l'Athénée



Site du théâtre ICI
Salle Christian Bérard
 durée 1h50

Camille Claudel, de l’ascension à la chute

Ecrit et mis en scène par Wendy Beckett

Chorégraphie Meryl Tankard

Avec Célia Catalifo, Marie-France Alvarez, Marie Brugière, Swan Demarsan, Sébastien Dumont, Audrey Evalaum, Clovis Fouin, Christine Gagnepain, Mathilde Rance

Un atelier, trois jeunes femmes s’affairent sur leurs sculptures, elles sont excitées, Auguste Rodin vient leur donner un cours, il remplace au pied levé leur professeur.

Elles vont présenter leur travail et surtout prendre des notes du grand maître, seule Camille ne semble pas intéressée et affrontera Rodin dès le début, au grand dam de Suzanne et Jessie ! Rodin est déjà conquis par Camille, elle est jeune, jolie et a du talent, elle veut surtout apprendre plus et son rêve travailler le bronze !

La mère de Camille n’approuve pas les leçons particulières de Rodin, elle n’admet pas le talent de sa fille et surtout est jalouse de l’intérêt que son mari porte à leur fille. C’est une femme pudibonde et peu aimante. Elle interpelle Paul pour que celui-ci fasse la leçon à sa sœur. Paul et Camille c’est une véritable histoire d’amour filial, leur sœur Louise a dû en souffrir et se sentir exclue.

Camille Claudel, la tourmentée, la passionnée, l’amante de Rodin. Leurs amours seront difficiles et Rodin, grand artiste n’en est pas moins un homme comme les autres, embarrassé par une maîtresse obsessionnelle !

La belle mise en scène de Wendy Beckett, évoque l’époque de cette passion, de la chute de Camille et ses débordements. Sébastien Dumont, Audrey Evalaum et Mathilde Rance, beauté, grâce, magnifiques danseurs, modèles reproduisant « la valse », « Sakountala », « l’âge mur ».

Célia Catalifo ne joue pas dans l’hystérie, elle irradie la scène, joue avec finesse et passion. Clovis Fouin est un Paul Claudel, humain, loin des clichés, Swan Demarsan est Rodin,  il joue les deux facettes avec subtilité, Marie-France Alvarez et Marie Brugière apportent la fantaisie et l’humanité dans cette tragédie.


Un excellent moment de théâtre donné dans la petite mais si jolie salle de l’Athénée.

Anne Delaleu
9 mars 2018

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