vendredi 2 octobre 2015

La dame blanche - Azzopardi et Danino - théâtre du Palais Royal




site du théâtre
photos Emilie Brouchon
La Dame Blanche
Sébastien AZZOPARDI et Sacha DANINO

Metteur en scène : Sébastien AZZOPARDI

Dès l’entrée au théâtre, on est un peu surpris par les « fantômes » qui vous accompagnent dans la salle, et nous laissent à la merci d’étranges créatures pour vous faire patienter ! On s’amuse d’entendre les petits cris étouffés ou stridents des spectatrices qui ne s’attendent pas à voir un zombi armé d’un couteau leur faire coucou…


« La dame blanche » n’a rien à voir avec l’opéra du même nom de Boieldieu, quoique « la dame blanche nous regarde, la dame blanche nous entend »….
En Bretagne, dans une maison isolée dans les bois, Malo, gendarme se donne du bon temps avec sa maîtresse, il doit quand même rentrer auprès de sa femme… et là les ennuis commencent.

Un polar sur scène, effets spéciaux garantis, bien joué, dynamique, les comédiens s’en donnent à cœur joie.



Il y a de tout pour vous tenir en haleine, une vieille femme qui flanquerait la frousse à Blanche Neige, il y a Victor qui aime trop les pommes et sa jolie voisine, le copain gendarme un peu collant, la sœur de la victime qui ressemble étrangement à la défunte. Des menhirs, des fantômes, une médium, on a même droit à une manif !



L’atmosphère est un peu « Rocky horror show » saupoudré de « X files », certes on tremble un peu, on frémit mais on rit beaucoup, c’est un bon spectacle interactif qui fera le bonheur des fans d’Halloween.






jeudi 1 octobre 2015

De l'autre côté de la route - Koch - théâtre Michel


De l’autre côté de la route
Clément Koch

Mise en scène: Didier CARON

Qui de nous n’a pas frémi en lisant la notice de l’antibiotique et ses effets secondaires ? Aux actualités, il est fréquent que l’on dénonce les « erreurs » ou «dommages collatéraux » provoqués par un médicament pris quelques années auparavant. Les laboratoires sont en première ligne, mais trop tard et on passe vite à autre chose.

Dans sa maison de retraite en Suisse, avec vue sur le cimetière, de l'autre côté de la route, Eva se morfond, elle a été une brillante chercheuse, maintenant elle terrorise sa voisine de chambre, charmante petite souris octogénaire, qui écoute aux portes et a une véritable addiction pour les pâtes de fruits !

Eva reçoit un jour la visite d’une jeune journaliste, qui fouille un peu trop dans son passé de laborantine, et pose des questions embarrassantes. Elles finiront par conclure un étrange marché qui devrait les satisfaire toutes les deux.

© Franck Harscouët

© Franck Harscouët

Les dialogues sont au scalpel et les comédiens épatants. Mené tambour battant par Maaïke Jansen toute en justesse et humour, Laurence Pierre apporte la touche sexy mais grave aussi, Dany Laurent la voisine qui vendrait son âme pour une boite de pâtes de fruits mais qui n’est pas aussi naïve qu’on pourrait le croire, Maymouna Gueye la femme de ménage qui ne s’en laisse pas conter, n’a peur de rien ni de personne, Gérard Maro, le président du laboratoire et ancien amant d’Eva, apprendra à ses dépens que l’argent ne fait pas tout et qu’il devrait renoncer au vin blanc…


C’est le sujet de cette comédie, drôle, touchante, cruelle aussi, à consommer avec ou sans ordonnance.

mercredi 30 septembre 2015

Partie en Grêce - Russell - théâtre La Bruyère





Mise en scène Marie-Pascale OSTERRIETH


Valérie Mairesse, seule en scène et parlant à son seul partenaire : le mur de sa cuisine !

C’est l’histoire banale, de la ménagère de plus de 50 ans, qui se rend compte de sa vie médiocre, avec un Patrick qu’elle a aimé, mais la routine de la vie conjugale, les tâches ménagères et les enfants, ont brisé ses rêves.

Une amie, lui propose de l’accompagner en Grêce, tous frais payés, ça c’est une amie ! Solange se décide enfin à partir, malgré les reproches de sa fille aînée, qui ne voit pas d’un bon œil ce revirement de situation et surtout la liberté de sa mère.

Bref, pendant 1h10 c’est un monologue non-stop, on souhaite parfois que Valérie Mairesse fasse une pause de 5mn pour éviter ce débit de paroles, un partenaire ou deux aurait peut-être redynamisé la pièce.


L’histoire est convenue, vue et revue. Rien de passionnant. On espère retrouver Valérie Mairesse dans une autre pièce, elle qui nous avait tant fait rire dans « Pouic Pouic ».

lundi 28 septembre 2015

Journée internationale des arts de la rue et de la libre expression dans l'espace public



COMMUNIQUÉ DE PRESSE « Rue Libre ! » : 

Journée internationale des arts de la rue et de la libre expression dans l’espace public Quelle est la situation de la création artistique et de la diffusion dans l’espace public ?

Samedi 24 octobre, rejoignez-nous Place de la République pour une marche militante et un rassemblement avec les citoyens et les élus ! Samedi 24 octobre se tiendra « Rue Libre ! », journée internationale des arts de la rue et de la libre expression dans l’espace public afin de faire connaître l’univers des arts de la rue - ses esthétiques, ses valeurs et ses métiers – à tous les usagers de l’espace public, citoyens et élus. Événement militant et artistique, « Rue Libre ! » porte les valeurs de « l’Art est public », appel pour une politique culturelle réinventée signé par plus de 500 élus sympathisants et 8500 citoyens.

François Hollande l’avait signé en 2011 et les professionnels attendent encore qu’il applique ses engagements. 2015 est et restera comme une année noire pour la culture, en particulier pour les arts vivants dans la rue : de nombreux festivals et manifestations ont été annulés pour raisons diverses, parfois oiseuses. La répercussion des baisses de dotation sur les budgets culturels ne saurait être une excuse suffisante. La culture ne doit pas être la variable d'ajustement des budgets des collectivités. Samedi 24 octobre, les élus seront à nos côtés Place de la République pour débattre de ces bouleversements.

Nous sommes créateurs de lien par nature et notre présence dans l’espace public participe au ciment d’une cohésion sociale où la culture relève de l’intérêt général et d’un service public accessible à tous. Samedi 24 octobre, les professionnels des Arts de la Rue, les citoyens et les élus sympathisants œuvreront ensemble durant toute une journée, découvrez-nous à cette occasion ! des actions préalables seront organisées les jeudi 1er, 8 et 15 octobre après-midi.

Au programme de la journée du 24 octobre 2015 :

14h00 : Rendez-vous Place de la République pour un départ en déambulation. Le parcours
sera ponctué par des étapes dans des lieux déterminés à l'avance.
Des troupes éphémères feront vivre chaque halte en réutilisant des boites en carton pour
mettre en scène leurs revendications. Ces tableaux vivants seront filmés en vue d’une
projection en fin de journée. La tête du cortège portera un message «poélitique».

17h00 : Rassemblement des troupes autour d’une installation éphémère originale Place
de la République.
Ce sera le temps de la restitution par la projection d’images recueillies tout au long de la
journée et de la construction par la tenue d’une concertation politique. Ce rassemblement
final réunira les équipes artistiques, les citoyens et les élus autour d’une construction
monumentale finale.

18h00 : Débat en présence des élus et citoyens ; à la veille des élections régionales, ce
débat sera l’occasion de faire le point sur la situation de la création artistique dans
l’espace public, de recueillir publiquement les propositions des candidats aux élections
régionales et de faire connaitre les préconisations de la Fédération des arts de la rue en

Île-de-France.

samedi 26 septembre 2015

Des trottoirs de Pigalle aux loges de l'Opéra - lectures - auditorium du musée d'Orsay


décor à l'auditorium pour les lectures et le "café polisson" !

Musée d'Orsay

Dans le cadre de l'exposition "Splendeurs et misères - .de la prostitution, 1850-1910"
des concerts et des spectacles sont proposés.

Audrey Fleurot débute le spectacle par :

- Nana de Zola (extraits)
- Gustave Macé, la police parisienne, un joli monde
- Baudelaire : je n'ai pas pour maîtresse une lionne illustre

Samuel Labarthe poursuit avec 

- Boule de suif de Maupassant (extraits)

Ariane Ascaride termine avec des extraits de

- Les mémoires de Cora Pearl
- Philibert Audebrand, l'éventail de Cora Pearl, les gasconnades de l'amour
- La mort de Cora Pearl, Lyon s'amuse

Ses trois excellents comédiens ont recréé l'ascension et la déchéance des courtisanes, l'hypocrisie des gens "bien pensants", les écrits autobiographiques d'une demi-mondaine qui connut la gloire et mourut dans la misère.

Lumières mais surtout descente aux enfers.

Une exposition intéressante à voir dont la scénographie a été confiée à Robert Carsen.

Challenge théâtre 2015

vendredi 25 septembre 2015

Oscar et la Dame Rose - EE Schmitt - théâtre Rive Gauche




Oscar et la dame Rose
Eric-Emmanuel Schmitt
Mise en scène Steve Suissa



Mamie-Rose est en charge d’Oscar, de Pop Corn, de Bacon (un grand brûlé…), d’Einstein qui a une grosse tête. Mamie-Rose a une imagination incroyable pour rendre supportable le quotidien des enfants à l'hôpital et surtout d’Oscar, elle sera un précieux conseil pour ses amours enfantines, il est amoureux de la petite fille de la chambre à côté, elle est jolie, elle est toute bleue !


Oscar ne veut plus voir ses parents, ils pleurent trop et il n’a pas besoin de ça…

Judith Magre du haut de ses 88 printemps, donne vie à Oscar le petit garçon cancéreux, qui n’a pas sa langue dans sa poche, a des étoiles plein des yeux. Elle est Mamie-Rose, ancienne catcheuse, elle incarne avec justesse les autres enfants, et elle a son sourire de petite fille en manipulant les nounours en peluche qui représentent les gamins.


L’univers des hôpitaux est conté là de façon drôle, tendre, difficile de faire rire avec la souffrance des enfants, ils n’ont pas besoin de notre pitié, mais d’amour, de rires et d’espoir.

mercredi 23 septembre 2015

Les ambitieux - About - théâtre 14

l


Mise en scène Thomas le Douarec

Avec Thomas le Douarec, Nathalie Blanc, Marie le Cam, Gautier About, Julien Cafaro
photos Lot

Les ambitieux
Jean-Pierre About

Après « le manège du pouvoir » la nouvelle comédie de Jean-Pierre About, nous entraine dans la spirale de l’ambition !

Nathalie Blanc - Gautier About - Thomas Le Douarec - Julien Cafaro - Marie Le Cam 

Attention, cette comédie drôle et fort bien interprétée devrait être remboursée par la Sécurité Sociale ! Je propose à tous les employés sujet au « burn out », d’aller faire une cure au théâtre 14 pour se requinquer le moral. Fini les antidépresseurs et autres antitout.

T. Le Douarec - Marie Le Cam

T. Le Douarec - N. Blanc

Un bureau, une entreprise, vous allez peut être hésiter à revoir sur scène les soucis du bureau, de votre quotidien, et bien vous avez tort ! On s’amuse beaucoup, avec ce gros matou jouisseur, faible avec sa maîtresse, la dominante panthère brune, qui veut croquer la petite minette blonde.
Nathalie Blanc - Julien Cafaro - Marie Le Cam - Gabriel About

Avec ça, un employé trop zélé qui n’a qu’une ambition ne plus être l’objet sexuel de Martine…

La panthère brune sa seule ambition se faire épouser par le patron. La minette blonde aussi d’ailleurs mais voudrait devenir directrice de la com’ !

Quant au syndicaliste, il ambitionne de faire une grève comme d’habitude, ça l’occupera de toute façon.

Le patron ambitionne surtout d’éviter la grève, d’éviter sa femme, et aussi sa maîtresse, mais surtout les ennuis !



Tout ce vilain petit monde, se croque, se déchire, les situations sont drôles et la fin inattendue.

samedi 5 septembre 2015

Le tour du monde en 80 jours - Verne - théâtre Le Splendid




Le tour du monde en 80 jours (1873)
D’après Jules Verne (1828-1905)

Mise en scène Sébastien Azzopardi


Philéas Fogg, est un gentleman richissime, il est joueur et fait le pari de boucler le tour du monde en 80 jours. Mais voilà tout n’est pas si simple et il aura affaire à un policier têtu persuadé que Fogg vient de cambrioler la banque et cherche à fuir l’Angleterre.

photos Jean-François Delon

Détournement de roman célèbre, mais on rit bien c’est le principal, le décor semblable à un théâtre de marionnettes. On est secoué dans le train (pas bien confortable à l’époque), on fait du paquebot et même de l’éléphant !

photos Jean-François Delon

Fogg est un maniaque de l’heure, c’est important il a un pari à gagner ! En tout cas il aura conquis le cœur de la jeune Aouda, veuve d’un maharadja, qu’il a sauvé du bûcher selon les rites. Son fidèle Passepartout (non pas celui de Fort Boyard…) est débrouillard et ne manque pas non plus d’imagination alors que Fogg ne laisse pas la place à la fantaisie. Il a tout calculé. Nos compères doivent déjouer bien des pièges et faire assaut d’ingéniosité. Ce sera aussi pour eux un parcours initiatique.

photos Jean-François Delon

Les comédiens s’en donnent à cœur joie, le fou-rire communicatif. Beaucoup de rythme, on passe un bon moment, c’est un spectacle pour tous, même si certaines blagounettes passent par-dessus les boucles blondes et brunes des enfants qui rient de bon cœur !

photos Jean-François Delon


En route donc !

mardi 1 septembre 2015

Les voeux du coeur - Davis - théâtre La Bruyère


Site du théâtre


Brian et Tom s’aiment, quoi de plus naturel que de vouloir consacrer cet amour. Ce sont de fervents catholiques et ils s’impliquent dans la vie de la paroisse. Brian n’a donc aucune appréhension à demander au Père Raymond de les unir. C’est alors que les problèmes commencent !

Affrontement, mots durs, incompréhension de part et d’autre. Cette amitié profonde et sincère va se fissurer. Irène, la sœur de Brian, est concertiste, mais l’adage « la musique adoucit les mœurs » n’est pas du tout adapté à son cas ! Elle est franche, n’aime pas les compromis, adore son petit frère et s’oppose avec virulence au Père Raymond et à ses convictions, malgré l’amitié qu’il porte aux deux garçons, il ne peut aller contre la décision du Vatican.

Ils ont tous leurs arguments, leurs différences, c’est une pièce qui fait réfléchir, qui fait beaucoup rire aussi, la scène de la confession d’Irène est mémorable.


La mise en scène de Anne Bourgeois est intense, rythmée. Il y a beaucoup d’humour dans le texte, et les comédiens savent le mettre en valeur. Bruno Madinier tout en pudeur et réserve, Julie Debazac vraie tornade, Julien Alluguette, touchant, et Davy Sardou tout en nuances.


Un bon moment de théâtre avec de merveilleux comédiens.

photos Lot

mercredi 26 août 2015

Frangins - Wenzel - Le Lucernaire






Mise en scène : Lou Wenzel

Avec : Philippe Duquesne, Jean-Pierre Léonardini, Jean-Paul Wenzel, Hélène Hudovernik et Viviane Théophilidès


Léo entre, il découvre un intérieur bien misérable, en dehors d’une console en marqueterie, il y a le coin cuisine, l’évier et la gazinière.

Les trois frangins ont reçu un SMS laconique, et ils n’hésitent pas, « ils sont venus, ils sont tous là, elle va mourir la mamma ».

Léo est régulièrement taulard, Philippe, magicien, passe parfois à la télé, et Jipé romancier, se fait appeler John, c’est plus crédible pour écrire des polars ! Ils sont différents, et bien qu’ils se soient perdus de vue depuis des années, les grands gamins qu’ils sont se retrouvent et se chamaillent comme par le passé.

Muriel la compagne de Philippe, tentera de mieux les connaître, jouer de ses charmes mais avec limite, elle découvrira des histoires qui ne la feront pas vraiment rire. Et puis il y a Gaby, sa robe vintage et son sourire, elle retrouve avec plaisir les trois frères, elle a été leur «initiatrice» et sans le vouloir va jeter le pavé dans la mare.

Mais peut-on tout résoudre par un grand fou rire final ? Que restera-t-il de leur relation à leur mère dont ils ne s’occupent guère, tout va-t-il se fissurer ?


C’est une pièce à tiroirs, on y trouve de tout, nos histoires de famille remontent doucement à la surface.

Le rêve d'un homme ridicule - Dostoievski - théâtre de Belleville - prolongation

JUSQU'AU SAMEDI 12 SEPTEMBRE :
Mercredi et jeudi à 21h15, vendredi et samedi à 19h15
Durée 1H

ET PROLONGATION UNIQUEMENT LES LUNDIS 14, 21 et 28 SEPTEMBRE A 19H15






Le rêve d'un homme ridicule
Fiodor Dostoievski


Jean-Paul Sermadiras interprète avec conviction et une indéniable présence sur scène, cette histoire hors du commun, qui nous plonge dans l’univers métaphysique de l’auteur, grand humaniste.
L’homme en question est “emprisonné” dans ses convictions, il pense être un homme ridicule et projette de se suicider. Il ne trouvera même pas la force ni l’envie d’aider la petite fille qui vient lui demander du secours pour sa mère.
Le remords l’assaille et il s’endort pour vivre un cauchemar qui commençait pourtant si bien dans un monde idyllique. Le retour à la réalité fera de lui un autre homme.
Un texte difficile mais très bien porté par Jean-Paul Sermadiras.


Challenge théâtre 2015

samedi 22 août 2015

Un tango en bord de mer - Besson - Petit Montparnasse à partir du 9 septembre




de Philippe Besson
Mise en scène Patrice Kerbrat
Avec Jean-Pierre Bouvier et Frédéric Nyssen

Le bar d’un grand hôtel en bord de mer, c’est le soir, deux hommes seuls, pas de barman, le plus jeune par jeu, s’occupera de faire le service. Il faut bien rompre la glace. Ils se sont connus par le passé et se sont aimés.

Qu'ont-ils en commun ? Ils ne sont pas du même milieu, pas la même éducation, c’est par hasard qu’ils se sont rencontrés à la signature du livre de Stéphane, et le coup de foudre a été immédiat. Mais Vincent l’a quitté il y a deux ans à présent.

Ils se retrouvent, se parlent, mais pratiquent plutôt un « tango verbal », les non-dits, les silences mal interprétés ont provoqué un malaise et la rupture. S’aiment-ils encore ? Les révélations de Vincent vont surprendre Stéphane.

Pudiquement, ils vont s'avouer qu'il ne s'agissait pas seulement d'une relation charnelle, mais d'un tout, ont-ils encore quelque chose en commun ? c'est ce qu'espère Stéphane, sincère dans ses sentiments.

Le texte de Besson et la mise en scène, évitent les clichés, la caricature, c'est d'une grande finesse et une belle sensibilité.

Jean-Pierre Bouvier, étonnant comme à chaque fois, il a l'humour, le charme et la tendresse, face à son partenaire Frédéric Nyssen, qui joue la "bogossitude" à fond, on sourit et on rit aussi devant ce beau numéro d'acteurs.


vendredi 21 août 2015

Irma rit rose - théâtre Les déchargeurs


Irma rit rose
De et avec Irma Rose
Mise en scène Jean-Claude Cotillard


à 19h30 ou 21h30

« Hé, t’chiot là, j’ai mis d’l’pommade à bronzer là, pis toi tu m’envoies plein d’sable. T’es en train d’m’transformer en escalope panée làC’est l’été, les vacances. Le mobil-home à Malo-les-bains. Entre leur mère dépressive, leur grand-mère dépravée et Simone, la Tata Ch’ti, les ados Melchior et Balthazar parlent déjà d’inviter leur pote slameur à Noël. La grand’mère va prendre les choses en main avec un réveillon sans sapin et sans faux semblants. C’est sûr, Noël va revenir mais avec tout ça, on ne sait pas à quelle heure on bouffera la dinde. »

La pièce devrait être drôle, mais je n’ai pas ri, c’est long, trop long, saoulant, il y a trop de personnages et faire un seule en scène n’est pas chose facile surtout avec pas grand chose.


Dommage pour Irma Rose, qui fait ce qu’elle peut. Elle a beaucoup pioché dans les pubs télé, les émissions, le féminisme, du déjà vu.

Camille Claudel (1864-1943) - A la Folie Théâtre - reprise à partir du 4 septembre.


Camille Claudel
Adaptation et mise en scène Christine Farré

Avec Christine Farré, Jean-Marc Bordja, Nicolas Pignon

Une mise en scène qui ne laisse pas indifférent, tant par le jeu des comédiens que par la reconstitution de l’atelier ou du salon de Mirbeau, des esquisses accrochées sur les murs, des tissus au sol, dont un magnifique rouge, couleur de la passion, quelques mottes de glaise, etc.

Christine Farré se glisse dans la peau de l’artiste, elle ne joue pas, elle ressent vraiment la folie de Camille, son bonheur de créer et sculpter, mais aussi son obsession du manque d’argent, nous prenant à témoin quand elle parle de Rodin, persuadée qu’il veut la faire enfermer !

Ses amis Mirbeau, Blot et Hasselin, novateurs chacun dans leur art, qui ne se souvient du magnifique roman de Mirbeau « Journal d’une femme de chambre » ou de la pièce « Les affaires sont les affaires », Mirbeau ne pouvait qu’être attiré par ce génie, cette femme fragile, dévorée d’un feu intérieur, quant à Hasselin il a été un des premiers à se rendre compte et s’émouvoir de l’état mental de Camille.

C’est le spectacle à voir en ce moment où l’on célèbre les 150 ans de sa naissance, c’est intelligent, émouvant, intéressant parce que tout le texte est basé sur les nombreuses correspondances de Camille et de ses amis.




jeudi 20 août 2015

Thé, café ou chocolat ? musée Cognac Jay





Thé, café ou chocolat ?
L’essor des boissons exotiques au XVIIIe siècle
Jusqu’au 27 septembre 2015


"Louées pour leurs vertus médicales et thérapeutiques, les boissons dites « exotiques », introduites au XVIIe siècle en Europe, ont été associées aux plaisirs et aux sociabilités du XVIIIe siècle.
Les boissons issues du cacaoyer, du caféier et du théier – plantes exogènes à l’Europe – ont fait partie intégrante des sociabilités de l’aristocratie et de la haute bourgeoisie dès leurs introductions officielles auprès des cours d’Europe. En tant que matière importée, leur coût d’achat classe au XVIIe et au XVIIIe siècles le thé, le café et le chocolat parmi les produits de luxe et ajoute à leur consommation celle de l’image affichée du prestige. Leur consommation s’est matérialisée dans l’apparition de mobiliers et de nécessaires ou services produits dans les manufactures. Elle a aussi permis l’existence de lieux de consommation publique, les cafés, et de nouvelles pratiques de table, telles le petit déjeuner et le goûter, qui se diffusent progressivement dans la société. Organisée autour de trois axes – « Vertus et dangers des boissons exotiques », « Cercles de consommation » et « Nouveaux services » –, cette exposition propose une nouvelle lecture de ces boissons entrées dans les rituels du quotidien, en présentant des oeuvres de nombreux artistes emblématiques du XVIIIe siècle comme Boucher ou Chardin."
Une exposition qui sent bon dans tous les sens du terme, puisque des tubes sur socle sont proposés à vos narines pour humer le chocolat, le thé ou le café !


De belles pièces en porcelaine, tout l’historique des contenants, chocolatières, théières, cafetières et moulin à café, 


 divers services

 cabaret de porcelaine

 un service avec les portraits de la famille royale

 chinoiseries !

joli meuble avec rappel du plateau à café

livret de l'exposition à consulter ici

mercredi 19 août 2015

Le cerisier du pirate - Jean-Claude Drouot



Petite fille, j’attendais le dimanche soir avec impatience, plantée devant la télé avec ma famille, nous regardions « Thierry La Fronde », feuilleton diffusé en noir et blanc, qui contait les aventures de Thierry de Janville. Bien entendu, le lendemain à la récré on refaisait l’épisode vu la veille !

Jean-Claude Drouot « le bien aimé » des téléspectateurs, certes ce feuilleton a pu aussi d’une certaine manière l’entraver, comme beaucoup d’acteurs de séries qui n’arrivent pas à sortir du personnage et n’intéresse pas les metteurs en scène de théâtre ou les réalisateurs de cinéma. Difficile d’être une idole de la télé !

Drouot a su garder l’amitié du grand public et faire une belle carrière, tant au cinéma avec Agnès Varda, Chabrol et Companeez, qu’au théâtre où il s’est mis en « danger », jouer Arrabal après Thierry avait de quoi surprendre !

Il raconte tout ce parcours dans son autobiographie « le cerisier du pirate » édité aux éditions l'Archipel, ce document est truffé de souvenirs passionnants sur ses amitiés, ses rôles, les tournées en France et à l’Etranger, sa courte période « Comédie Française », sa compagnie et surtout la liberté. 

Son amour de la nature, de sa femme et de sa famille. Ce que j’aime c’est qu’il ne renie pas son succès télé, il a d’ailleurs repris les chemins des studios pour notamment « les gens de Mogador » ou « Gaston Phébus » et tant d’autres.

J’ai été heureuse de lire ce livre, moi aussi j’ai pris de l’âge et je continue à suivre « Monsieur La Fronde » sur les planches, un grand comédien et un homme passionnant.


jeudi 6 août 2015

Communiqué de presse "Un obus dans le coeur"

Les Déchargeurs - La Newsletter

Un obus dans le coeur · Molière 2014 · Londres 2016

Après plus de 100 représentationsUn obus dans le coeur de Wajdi Mouawad, mis en scène par Catherine Cohen avec Grégori BaquetMolière 2014 - révélation masculine, est présenté actuellement à guichet fermé au Théâtre du Balcon à Avignon.
 
La production Les Déchargeurs / Le Pôle diffusionLee Fou Messica et Ludovic Michel, sont heureux de vous annoncer la création du spectacle à Londres en octobre 2016 dans sa version anglaise,
et toujours interprétée par Grégori Baquet.



Mon article sur cet excellent spectacle ici