mercredi 10 juillet 2019

Architecture - P. Rambert - Cour d'Honneur du Palais des Papes



site du théâtre ICI
Durée 3h40

Architecture
Pascal Rambert

Texte, mise en scène et installation Pascal Rambert



Avec Emmanuelle Béart, Audrey Bonnet, Anne Brochet, Marie-Sophie Ferdane,  Arthur Nauzyciel, Stanislas Nordey,Denis Podalydès sociétaire de la Comédie-Française et Pascal Rénéric (en alternance), Laurent Poitrenaux, Jacques Weber et Bérénice Vanvincq

Histoire de famille, de non-dits, Jacques le patriarche est un architecte de renom, il est remarié à Marie-Sophie, jeune femme intelligente, est-elle à l’origine de la mort de la première épouse… Anne et Emmanuelle, les filles de Jacques en sont persuadées. Denis est compositeur, enfin il le pense, il est marié à Audrey, maniaco-dépressive, Stanislas est le seul célibataire, mais il cache son secret. Emmanuelle est mariée à un militaire.

Jacques est un homme dur, il a élevé ses fils et ses filles dans la crainte, il ne leur pardonne pas leur manque de culture, ou ne serait-ce que des erreurs dans la description d’une église romane ou gothique, d’un chapiteau.

1914, l’attentat de Sarajevo fera basculer leurs destins. L’Europe s’embrase, les populismes prennent le pouvoir.

Pascal Rambert aime ses acteurs, il a ciselé un monologue pour chacun, le texte est fort. Les comédiens jouent leur partition avec intensité.

J’émets des réserves sur la seconde partie, qui ne me semblait pas nécessaire. Un épilogue trop long.




Anne Delaleu
10 juillet 2019

En face de l'immeuble d'en face - Capitole (Pandora)


Site du théâtre Capitole (Pandora) ICI
durée : 1h15

En face de l'immeuble d'en face
Jacques Chambon


Mise en scène : Pasquale D’incà
Avec Damien Laquet, Thierry Rousset
et la participation amicale d'Olivier Marchal

Une chambre, avec au mur des affiches de théâtre ou de film, Sammy émerge en sursaut, son portable a sonné, c’est son agent, et oui, il est intermittent du spectacle, pas vraiment de boulot, et Sophie lui propose un casting ! Enfin, il va tout donner, d’ailleurs il n’a pas vraiment le choix, mais sa journée est bien mal partie…

On sonne chez lui, et entre sans cérémonie, Daniel, flic de son état, lui expliquant qu’il vient “planquer” pour surveiller le café d’en face.

Sammy est interloqué, rouspète, mais bien vite les arguments “frappants” de Daniel vont lui remettre les idées en place, et puis d’ailleurs c’est de sa faute, il n’a pas lu le courrier de la Préfecture.

Entre les deux hommes le courant ne passe pas du tout, enfin si c’est plutôt “électrique” comme ambiance. Daniel rigole en entendant Sammy jouer son texte pour le prochain casting ! Sammy essaie d'imiter Brando, il y arrive, enfin presque...

Vous aurez compris que les deux énergumènes vont se démener pour que nous passions un très bon moment, une bonne comédie de Jacques Chambon, mis en scène par Pasquale d’Inca qui a su tirer le potentiel comique de nos deux comédiens, il y a d’ailleurs quelques fou-rires maîtrisés.

Une comédie sympathique et loufoque, où l’amitié est présente.
Allez vite au Capitole retenir vos places ou je vous fais coffrer !!!

Anne Delaleu
10 juillet 2019





Madame est morte - théâtre des Corps Saints


Site du théâtre des Corps Saints ICI
durée 1h15

Madame est morte !
Michel Heim

  • Mise en scène : Chantal Giraudin
  • Interprète(s) : Rudolphe Pignon, Thierry Lemoine, Chantal Giraudin

Attention nous sommes privilégiés, le roi-soleil en personne accepte de nous recevoir à Versailles !

Cependant, c’est la Grande Mademoiselle, cousine de Louis XIV, qui entre en scène, elle est nerveuse, et il y a de quoi, elle est amoureuse du beau duc de Lauzun ! Mais voilà c’est une époque, où les filles non mariées dès 17 ans étaient vieilles filles à 40…

Voici aussi Monsieur, frère du roi, aimant les garçons, mais politique oblige, marié et père de famille. Marié à sa cousine Henriette d’Angleterre, celle-ci le cocufie, il le lui rend bien !

Voilà nos deux intrigants, se connaissant fort bien, et Mademoiselle n’a pas l’intention de révéler quoi que ce soit à cette pipelette de Monsieur !

Enfin, un malheur arrive à la Cour, “Madame se meurt madame est morte” (Bossuet). Monsieur pense être enfin débarrassé et surtout pouvoir récupérer son adorable Chevalier de Lorraine. Mais le grand Louis en a décidé autrement, il veut marier “la carpe et le lapin” !

Bien entendu, voilà une joyeuse parodie de l’Histoire de France, menée tambour battant par trois comédiens, qui semblent bien s’amuser, avec un texte et des références très actuelles.

J’ai même entendu dans le public des personnes fredonner l’air en question !

N’oubliez pas de prendre vos places sous risque d’être embastillé.





Anne Delaleu
10 juillet 2019

mardi 9 juillet 2019

Marie-Antoinette, la dernière heure - Théâtre Barreta



site du théâtre Barretta ICI
durée 1h10

Marie-Antoinette, la dernière heure


Spectacle écrit, mis en scène et joué par Bunny Godillot


Antoinette attend Samson, pour sa dernière heure, elle feuillette l’album de sa vie, tout de blanc vêtue, c’est le deuil des reines, et elle sera reine jusqu’au bout.

Petite princesse autrichienne, on lui impose un mariage, enlevée à une famille aimante et loin des étiquettes pompeuses de Versailles. Elle sera “livrée” à la France, avec tout un protocole, on lui ôte ses vêtements, on la met à nu, pour qu’elle devienne tout à fait française, elle sera habillée avec la robe de son nouveau pays.

Les années de jeune dauphine, avec Louis, qu’elle respecte, mais pas d’amour véritable, une nuit de noces consommée des années plus tard. Non pour l’instant elle court les bals de l’opéra, masquée, elle est libre, libre d’aimer un gentilhomme suédois.

Antoinette devenue reine, met au monde, et c’est tout ce qu’on lui demande, un héritier. Hélas, elle perdra deux enfants en bas âge, c’était une mère aimante, frivole sur certains points, mais on ne l’a pas élevée pour comprendre la misère environnante. Elle écrira une lettre poignante à sa belle-soeur Elisabeth lui recommandant ses enfants.



Bunny Godillot est une Marie-Antoinette gracieuse, émouvante, on sent l’affection pour son personnage, et cela vaut le détour au théâtre Barretta.

Anne Delaleu
9 juillet 2019

Escale - M. Bal - théâtre des Corps saints


Site du théâtre des Corps Saints ICI
durée 1h15

Escale
Maryline Bal


  • Mise en scène : Pascal Faber et Bénédicte Bailby
  • Avec Xavier LEMAIRE, Amélie ETASSE

“L’ours et la perruche” une jolie histoire nous est contée !

Imaginez-vous un jour de fête nationale, perdu dans un bled paumé grâce à la SNCF ! Enfin ce n’est pas tout à fait leur faute, un incendie empêche les trains de passer (heureusement !) nos fiers pompiers envoient les canadairs.

Sur la place, bien décorée de fanions et lanternes, un homme, tenant précieusement un pack de lait entre les mains, bien entendu à l’air bien contrarié… une jeune femme arrive en courant, elle ne supporte pas les pétards que les gamins font claquer.

Le portable de l’homme sonne, il regarde mais ne répond pas. La jeune femme décide d’engager la conversation, le courant ne passe pas du tout mais alors pas du tout ! Elle ne se déclare pas vaincue !

Heureusement, il y a le chef de gare qui annonce les mauvaises et bonnes nouvelles sur la situation ferroviaire et surtout le concours de chant, auquel il tient particulièrement, il invite même les voyageurs à s’inscrire !

Alexandra a bien du mal à apprivoiser le bourru qui l’a envoyé balader, limite violent d’ailleurs. son portable sonne souvent, il ne répond jamais. Elle est bien intriguée par ce curieux bonhomme, et commence une “psychologie de salon”.

Olivier finira quand même par lui adresser la parole, surtout pour qu’elle lui fiche la paix, mais ça… Il finira par lui confier, qu’il est marié, père de famille, mais que l’envie de s’enfuir lui a pris tout d’un coup, bien entendu Alexandra a tout pour être heureuse, un mari aimant et deux enfants.

Tous les deux finiront par se parler, se comprendre, rire aussi, mais surtout cette expérience révélera la solitude de chacun, les désarrois.

Qu’on ne s’y trompe pas, c’est bien une comédie tendre, amusante, qui pose les bonnes questions sur la vie en général, les rêves auxquels on s’accroche trop.

L’ours c’est Xavier Lemaire, un peu flippant au début, désespéré, mais il a devant lui Amélie Etasse petite perruche frêle, perdue, mais si attachante.

La mise en scène de Pascal Faber et Bénédicte Bailby met en lumière le texte de Marilyne Bal, dont j’avais déjà apprécié “Le chant des oliviers”, une pièce tendre et humaine, fort bien interprétée.

Anne Delaleu
9 juillet 2019



Nos années parallèles - S.Corbin - Buffon


site du théâtre Buffon ICI
durée 1h20

Nos années parallèles
Stéphane Corbin

  • Mise en scène : Virginie LEMOINE
  • Avec Valérie ZACCOMER, Alexandre FAITROUNI

C’est une histoire d’amour, encore une me direz-vous, mais celle-ci est la plus forte qui soit, l’amour maternel et filial, une mère qui comprend son fils, accepte ses choix, lui ? sa mère est son idole, malgré la ribambelle de copains qu’il collectionne, il sera toujours là pour elle.

Alors oui, ils nous racontent leurs vies, qui finissent par se croiser bien entendu.

Elle, brillante, élégante, raconte sa jeunesse, ses virées entre copains, les discothèques, le twist, les parents pas d’accord mais on s’en fiche !

Lui, bachelier, mais aimant surtout le rock, sortir avec les amis, chien fou, mais il sera présent, surtout lorsque la terrible nouvelle tombe, sa mère après un contrôle a de nouveau un cancer, elle va se battre mais…

Valérie Zaccomer chante et joue à merveille son rôle de maman, émouvante et drôle, Alexandre Faitrouni est son fiston chéri, il semble si frêle, mais une force de caractère et un humour à toute épreuve.

Tout ceci sous l’oeil bienveillant de Virginie Lemoine, qui a su mettre en valeur cette comédie musicale de Stéphane Corbin, attachante et humaine.
Anne Delaleu
9 juillet 2019

Madame Shakespeare - A. Visdei - théâtre des Italiens


Théâtre des Italiens
site du théâtre ICI
durée 1h20

Madame ShakespeareAnca Visdei

  • Mise en scène : Julie Crégut, Benjamin Dussud
  • Avec Caroline Cristofoli, Teddy Bogaert

Shakespeare in love ! mais oui, la pièce débute ainsi sur ce pauvre William, amoureux fou de sa femme Ann, un peu plus âgée que lui, il ne souhaite qu’une chose retourner auprès d’elle et des enfants, plutôt que se morfondre à Londres ! S’ennuyer à Londres ? le plus grand dramaturge était logé dans une méchante auberge, mal nourri, mal dormi, il n’en peut plus.
Mais voilà, Ann en a décidé autrement, elle a perçu tout de suite le génie de son William. Elle lui donnera l’argent qu’il faut pour qu’il se trouve une meilleure auberge et surtout pour qu’il ait les meilleures conditions de travail. Oui, Ann veut qu’il écrive des pièces, assez de poèmes ! elle lui rappelle les esquisses de comédie qu’ils avaient écrits et joués ensemble…
Ann s’occupe des trois enfants, mais aussi de son “quatrième” son époux. Un vrai gamin William, pas sûr de lui, il ne comprend pas l’acharnement de son épouse bien-aimée. Elle le menace, le tance, ne lui écrit plus tant qu’il n’aura pas édité et fait jouer deux de ses pièces, et qu’il trouve donc un protecteur !
Ma foi, si grâce à Ann Hataway, le génie de William a enfin surgit, elle le paiera plus tard chèrement.
Un beau texte de Anca Visdei, sur les échanges épistolaires des époux Shakespeare, la mise en scène de Benjamin Dussud et Julie Crégut met en lumière les rapports de force entre les deux amants. D’un côté Londres et William, de l’autre Stratford, Ann et les enfants.
Les femmes ne pouvaient pas monter sur scène, et Ann déplore que leurs filles ne puissent aller étudier, alors qu’il n’y a pas de problème pour leur fils...
Shakespeare n’écrivait pas ses pièces ? c’est un peu la mode (on dit la même chose sur Molière !), mais Ann a été sa muse, sa protectrice, un peu trop sa “mère”, sa seconde “plume” sans doute.
Une phrase résume tout “Dans quelques décennies seulement, les gens trouveront ton génie si puissant qu’ils ne voudront pas croire qu’il s’agit du fruit du travail d’un seul homme. Ils t’inventeront des doubles, des généalogies mêlées de rois et de reines, ils soupçonneront tes camarades d’avoir écrit tes pièces, note : jamais ta femme !”
Caroline Cristofoli campe une épouse et une amante ambitieuse, déterminée et Teddy Bogaert fougueux et chien fou. Deux jeunes comédiens pleins de promesses, pour qui, je suis sûre, le grand Will aurait écrit une pièce !
Le Festival d’Avignon c’est ça aussi, la découverte d’une compagnie et d’un texte

Anne Delaleu
9 juillet 2019

lundi 8 juillet 2019

Quand je serai grand je serai je serai Nana Mouskouri - D.Lelait-Helo - Th Le Petit chien

théâtre le Petit Chien 
site du théâtre ICI
durée : 1h15


Quand je serai grand je serai Nana Mouskouri
David Lelait-Helo


Mise en scène Virginie Lemoine

Avec Didier Constant
Compositeur : Stéphane Corbin


Quand on est ado, mal dans sa peau, bien entendu on s'accroche à ses rêves, à ses idoles ! ce charmant gamin est surnommé Milou mais il porte le prénom du fils de Johnny et Sylvie. Grâce à ses parents, il a baigné dans les chansons de variétés.

Avec sa mamie qu’il adore, et qui le lui rend bien, il regarde beaucoup la télé, les séries de l'époque, dans les années 80, l'Île aux enfants et Casimir, le gentil monstre orange, mais David préfère se déguiser en princesse, ou en stroumpfette !

Un après-midi, il regarde "l'amour en héritage", (un mélo que je vous recommande), générique de fin et là, la chanteuse le scotche sur place ! quelle voix merveilleuse, cristalline, angélique, il découvre Nana Mouskouri !

C'est décidé il deviendra Nana Mouskouri ! oh bien sûr, il aura fort à faire avec la méchanceté de ses copains de classe, David préfère la compagnie des filles et ne s'intéresse absolument pas au foot (tiens comme moi !). David se cherche, il n’a pas vraiment décidé de son identité sexuelle, il tombe amoureux d’une jeune fille, mais pour un temps seulement.

Pour l’instant il fait comme tout fan qui se respecte, il suit Nana dans ses tournées, enfin il monte à Paris, à l’Olympia pour découvrir en vrai son idole ! Il lui remet une lettre qu’elle accepte, elle lui répondra par la suite.

Mamie, elle est fragile, elle a été très malade, de retour chez elle, il la câline, lui chante des chansons de Nana, et puis lors d’une super fête en son honneur, il met perruque brune, lunettes et rideaux pour s’en faire une robe, Mamie est un peu surprise mais elle sourit. Elle aime son petit Milou comme il est, les parents aussi ont accepté c’est de l’amour et de la tolérance.

David se rend bien compte qu’il ne peut pas devenir Nana Mouskouri, il n’y en a qu’une ! Mais grâce à lui on aura passé des moments de rire inoubliables !

Virginie Lemoine a adapté et mis en scène le roman de David Lelait-Helo, avec l’humour qui la caractérise et Didier Constant est déjà ma “révélation” du festival. Il faut le voir, chanter (mal) danser (à peu près bien) mais quelle émotion, quel humour, un grand comédien.


Anne Delaleu
8 juillet 2019


Trapèze au coeur - L. Doutreligne - th. Le Petit Chien


théâtre le Petit Chien 
Site du théâtre ICI
durée 1h25
Trapèze au coeur
Louise Doutreligne


Mise en scène : Jean-Luc Paliès


Avec Laurence Porteil, Emmanuelle Rivière, Antonin Fresson, Ruth M'Balanda,
Jean-Louis Paliès, Benjamin Penamaria

Au cours d'une répétition, Lucie trapéziste, est prise de malaise. Elle était si heureuse de s'envoler, c'est toute sa vie le cirque ! A l'hôpital on lui trouve un "souffle au coeur", après toute une batterie d'examens, le couperet tombe, elle doit être opérée à coeur ouvert, un pontage !

Terrifiée, sur les conseils de sa productrice et amie Leila, elle demande l'avis d'un éminent chirurgien, établi aux USA. Celui-ci n'est pas du même avis que son confrère parisien sur la matière de la valve à poser... Leila est déterminée à ce que l'opération se passe dans de bonnes conditions, même s'il doit y avoir un "dépassement d'honoraires" en espèces...

Lucie, se remémore Casablanca, sa rencontre avec Leila, ses amours de jeune fille. Elle est persuadée que le chirurgien qui l'opère était son professeur au Maroc. Elle écrit aussi en parallèle un roman, sa vie en fait.

La secrétaire du chirurgien, jeune femme sexy et drôle, "attachée" à son patron, veille sur lui comme sur la prunelle de ses yeux ! elle est très marrante, on la verrait mieux dans un institut de beauté que dans une clinique ! Mais bon elle est sympathique et aide Lucie dans ses démarches.

Enfin, on peut lire entre les lignes, le désarroi que l'on peut ressentir en faisant le parcours du combattant, concernant les hôpitaux, les cliniques, les magouilles.

Histoires de coeurs, d'amours, de non-dits, tout cela bien orchestré par Jean-Luc Paliès, qui a su donner vie et couleurs au roman de Louise Doutreligne.

Laurence Porteil est Lucie, attachante, émouvante, Emmanuelle Rivière est une charmeuse Leila, quant à Ruth M'Balanda c'est un feu d'artifice à elle seule ! Antonin Fresson, le copain musicien n'est pas en reste, il est également l'auteur (avec Ruth M'Balanda) de la création musicale. Ils ont tous une présence indéniable pour servir ce texte, avec émotion, sans oublier l'humour !

A découvrir au théâtre Le Petit Chien, tous les jours sauf mercredi, à 17h10.


Anne Delaleu
8 juillet 2019