vendredi 22 novembre 2019

Dans les forêts de Sibérie - Théâtre La Huchette


Site du théâtre ICI
durée 70mn
Du mardi au vendredi à 21h00 et le samedi à 16h et 21h à partir du 7 décembre.


Dans les forêts de Sibérie
Sylvain Tesson

Collaboration artistique Estelle Andréa / Adaptation Charlotte Escamez / Création lumière Richard Arselin / Création sonore Maxime Richelme / Régie Yves Thuillier / Scénographie Grégoire Lemoine

Sylvain Tesson part pour les forêts de Sibérie, il emporte des vivres, de la vodka et surtout des livres qu’il n’a pas eu le loisir de lire, il aura tout le temps là-bas. Il choisit de vivre dans une cabane près d’un lac. C’est sa liberté, il a choisi de s’éloigner quelques mois, de la folie de la ville, c’est un homme qui a besoin de se ressourcer. Il laisse ses amis, sa famille, sa compagne.

Il prend conscience qu’il est l’hôte de la forêt, pas de chasse, même la “visite” d’un ours ne lui fera pas prendre le fusil, il respecte les animaux, l’environnement. Et puis il y a Volodia, ou un autre pêcheur qui vient trinquer avec lui !


Il apprendra à briser la glace pour pêcher, à couper du bois, et lire, écouter de la musique, avoir du temps pour soi. Etre libre sans contrainte, à l’écoute de lui-même, de la nature. Retrouver du sens à sa vie.

William Mesguich est à la fois sérieux, philosophe et gamin sous l’oeil bienveillant d’Estelle Andréa, il montre une belle palette d’émotions et d’humour.

Me voilà bien songeuse devant la pile de livres à lire chez moi… en tout cas lire le livre de Sylvain Tesson me fera voyager, et c’est déjà en partie fait avec La Huchette !

Anne Delaleu
22 novembre 2019
La Huchette







mardi 19 novembre 2019

Tempête en juin - I. Nemirovski - théâtre La Bruyere


Site du théâtre ICI
mardi au samedi 19h
samedi 15h
durée 1h15

Tempête en juin
Irène Némirovsky

Adaptation et mise en scène Virginie Lemoine et Stéphane Laporte

Adolescente, j’ai lu “David Golder” et “Le bal” (adapté également par Virginie Lemoine), et je me suis attachée à cette romancière. Je ne connaissais pas “Tempête en juin”, c’est donc avec intérêt que je me suis rendue au théâtre, découvrir cette dernière oeuvre.

Sur le plateau, une valise, une chaise, un homme en imperméable entre.

1940, bombardement de Paris, entrée des troupes allemandes, c’est l’exode, la fuite n’importe où, chez des amis ou dans la famille en province.

Nous suivons les péripéties d’une famille bourgeoise, les Péricand dont l’un des fils est prêtre, l'aîné est au front. Il y a aussi Corte, écrivain imbu de lui-même, et aussi celle du personnel d’un bureau, ces hommes, ces femmes sont jetés sur les routes.

On les suit dans tous les endroits, les villages, les gares, les bois. Certaines scènes sont de vraies farces, d’autres sombrent dans la tragédie. En fait, le récit pour moi est plein de compassion pour les personnages, quand bien même ils peuvent paraître odieux.

Il fallait un comédien de la trempe de Franck Desmedt pour incarner à lui seul, les personnages, hommes, femmes et même le chat ! Il a pour chacun une attitude, un mouvement, un trait de caractère, de la bourgeoise dépassée par les événements, du vieillard grincheux, du jeune homme exalté prêt à en découdre, de la petite fille, de l’écrivain odieux avec sa maîtresse. Performance due à la direction d’acteur de Virginie Lemoine et Stéphane Laporte.

Je vous recommande aussi “Suite Française” que j’ai eu la chance de voir à Avignon, et qui se joue en seconde partie de programme au La Bruyère.

Anne Delaleu
19 novembre 2019
théâtre La Bruyère

lundi 18 novembre 2019

L'enfer conjugal (Flagrant déni) - G.de Maupassant. La Huchette


Site du théâtre ICI
durée 1h15

L’enfer conjugal
Guy de Maupassant


Au tribunal, le juge Saval entend les plaignants, c’est vraiment la misère du monde, une peinture au vitriol du milieu paysan normand. Mais cette galerie de portraits n'est pas sans saveur !

La première plaignante une femme, d’un certain âge, pas très attirante, a été séduite et abandonnée par son ami, celui-ci, ayant en poche l’acte de donation d’un terrain, n’a pas respecté la clause du contrat, rester avec la dame, il en a trouvé une autre…

Puis, une autre histoire, tentative de meurtre sur la femme d’un des accusés, en fait, plus attiré par la dive bouteille que par sa femme, le bonhomme veut la vendre à un ami, aussi imbibé que lui, mais le prix de la dame ? la solution c’est l’eau, enfin pas pour boire mais pour plonger la malheureuse, tête en avant dans le tonneau et la vendre au mètre cube !

Puis, un couple qui a ses petites habitudes, son coin de pêche, hélas, un jour l’endroit est pris par un autre, et il s’ensuit une bagarre qui finira bien mal, tout ça à cause des épouses qui se sont crêpées le chignon.

Et le sacristain, marié père de famille, mais qui rend “service” à une veuve et lui réclame son dû, il a rempli son contrat elle est enceinte, mais de lui ? des autres qu'elle présente comme témoins ?

Enfin le juge Saval, décidément célibataire, se retire vingt ans après dans sa maison, il est seul, il n’a eu qu’un seul amour, mais la jeune femme était mariée à un ami. Malgré tout, le juge veut tirer une histoire au clair, un malentendu qui s’est déroulé il y a quelques années avec elle. Que va-t-il en sortir ? Parfois, il vaut mieux ne pas savoir.

L’enfer conjugal, oui en effet, mais que de rires, et puis la chute avec Maupassant, mélancolique, triste.

Alain Payen est le narrateur, il est tous les rôles, avec beaucoup d’humour et de sagacité.

Lire et relire Maupassant sans modération !

Anne Delaleu
18 novembre 2019
théâtre de la Huchette

vendredi 15 novembre 2019

Plus haut que le ciel - théâtre Fontaine


Site du théâtre ICI
mercredi au dimanche 19h
durée 1h20
Plus haut que le ciel

Florence et Julien Lefebvre

Mise en scène Jean-Laurent Silvi, assisté de Nastassia Silve
Décors Margaux Van Den Plas
Lumières Eric Milleville
Costumes Frédéric Olivier​
Musique Romain Trouillet


Avec Frédéric Imberty, Margaux Van Den Plas, Thomas Ronzeau, Axel Blind,
Nicolas Le Guen, Jean Franzo, Héloïse Wagner

Ah la Tour Eiffel ! elle fait partie de notre quotidien, de notre vie de parisien. Mais il a bien fallu un début à cette construction mythique, c’est ce que nous conte Florence et Julien Lefevre.


Nous sommes en 1884, Emile Nouguier et Maurice Koechlin, deux ingénieurs veulent absolument soumettre une idée géniale à M. Gustave Eiffel. Gustave est veuf, il s’ennuie, il ne sait pas quoi faire, enfin il songe à prendre une retraite bien méritée et surtout à donner les rênes à Adolphe Salles son collaborateur. Celui est certes brillant et joli garçon, mais n’a pas bonne presse auprès des ingénieurs et encore moins de Claire, la fille aînée de Gustave. Celle-ci veut absolument sortir son père de sa déprime, et la drôle de tour ou de pylône sera le moyen de distraire son papa !


La "distraction" s’avère coûteuse, difficile à réaliser, mais Monsieur Eiffel s’amuse comme un enfant, il veut construire cette tour et c’est bientôt l’Exposition Universelle, il faut montrer au Monde que la France a un savoir-faire indéniable !


L’argent… voilà le problème, et si le chantier est en route, les grèves commencent, les scandales, et la pétition signée par de grands noms des arts et des lettres ! Mais c’est sans compter sur le dynamisme de Claire, des deux ingénieurs et de M et Mme Bernouille, qui ont d’autres idées moins honnêtes derrière la tête…


Voilà donc une comédie sympathique, drôle, menée tambour battant par les comédiens, une mise en scène inventive, on voit petit à petit la construction de la Tour. J’aurai bien aimé un final “clignotant”, mais on n’avait pas trouvé le système à l’époque !


Que de légendes sur la Tour, non, Eiffel n’a pas inventé le porte-jarretelles d’après les croquis de ses ingénieurs !

Anne Delaleu
13 novembre 2019
Théâtre Fontaine

mardi 12 novembre 2019

La vie est belle - P. Grecian - théâtre 13 jardin


Site du théâtre 13 ICI
durée 1h20 sans entracte
mardi au samedi 20h - dimanche 16h
photos Arnaud Perrel

La vie est belle

Texte Philip Grecian d’après le film It's a Wonderful Life de Franck Capra

Mise en scène : Stéphane Daurat

Avec Stéphane Daurat (en alternance avec Jérôme Ragon), Catherine Hauseux, Sandra Honoré, Thierry Jahn, Hervé Jouval, Alexandre Letondeur et Gwenaël Ravaux


Que se passe-t-il donc dans les cieux ? ils s’agitent bien là-haut ! en effet, il y a de quoi, sur Terre, un homme désespéré, va se jeter à l’eau ! Il faut agir vite, mais quel ange envoyer ? l’un propose Clarence, un ange qui n’a pas vraiment fait ses preuves, il attend ses ailes ! il est surprenant Clarence a une dégaine “cockney”, plein de bonne volonté et lecteur de Tom Sawyer. Avec enthousiasme, il apprend à connaître son “client”.



Georges Bailey est un brave homme, petit garçon il a sauvé le pharmacien chez qui il travaillait, celui-ci s'était trompé dans la composition d'un médicament et aurait pu provoquer la mort d’un enfant. Ses parents ne sont pas riches, et des deux garçons Georges devait partir suivre ses études à l’université, mais le sort en a décidé autrement. La fondation qu’il a créé permet aux habitants de la ville d’obtenir des logements à tarif modéré. Son grand ennemi M. Potter attend sa revanche...

Mary est le grand amour de Georges, ils se marient, ont une belle maison qu’embellit la venue de trois enfants.


Oncle Billy a un peu la tête ailleurs, il rencontre Potter se moque de lui mais… ne se rend pas compte qu’il égare les 8000 dollars qu'il devait remettre en banque. C’est la banqueroute pour Georges, il ne peut tenir ses engagements envers les plus modestes, il devient odieux avec sa famille et décide d’en finir.

Ouf Clarence est là ! on les retrouve tous deux trempés et Georges lui fait une étrange demande, “ah si je n’étais pas né !”, Clarence avec l’aide des “autorités supérieures” va lui faire vivre son souhait, et Georges ne sera pas déçu du voyage !

La suite de l’histoire ? je vous propose de la découvrir au théâtre, avec la compagnie Caravane. Oui c'est plein de bons sentiments, de gaieté, d'entraide.


Musique des années 30, danse, c'est entraînant, sympathique et fort bien interprété !

Anne Delaleu
Théâtre 13 jardin
12 novembre 2019

vendredi 8 novembre 2019

Père ou fils - C. Michel - Théâtre de la Renaissance


site du théâtre ICI
durée 1h30
mardi au samedi 21h
samedi et dimanche 16h30


Père ou fils
Clément Michel

Avec Patrick Braoudé, Arthur Jugnot, Catherine Hosmalin, Flavie Péan, Julien Personnaz, Laurence Porteil

Mise en scène David Roussel et Arthur Jugnot

Alexandre est peintre, il tente vainement d’exposer ses oeuvres, de trouver une galerie, son père Bertrand Delorme, n’a qu’une obsession gérer sa campagne électorale, le seul point commun des deux hommes, ils se méprisent mutuellement !

Bertrand rend visite à son fils pour son anniversaire, bien entendu ce n’est pas la bonne date, ni le bon cadeau… les vannes fusent, les insultes, mais surtout le cultissime “si tu étais à ma place” ! Ils ne vont pas être déçus l’un et l’autre, en effet, un matin Alexandre se réveille et stupeur, il est “son père” ! Bertrand furax revient voir son fils, mais il est dans la peau d’Alexandre, oui je sais il faut suivre !

Bref, un vilain sort les a mis dans la peau de l’autre, un échange qui va virer au cauchemar. Que vont-ils faire ? coacher le fils-père pour répondre aux questions de la journaliste, quant au père-fils il doit repousser les avances de sa propre mère, qui a trop fumé et rattraper la fiancée qui ne comprend plus rien à la situation !

C’est sans compter sur l’ami “chelou”, camé et revendeur de fausses toiles, sans compter non plus sur l’explosive maman d’Alexandre séparée de son mari et surtout pas en bons termes. Pourtant vivre dans la peau de l’autre va peut être s’avérer positif.

Une bonne comédie, sur les rapports père-fils-mère-copine, quiproquos, malentendus. David Roussel et Arthur Jugnot - qui s’y connaît en magie et passe-passe -, signent une mise en scène drôle, dynamique, c’est très bien fait. Catherine Hosmalin est la mère déjantée, imposante et nature ! Flavie Péan apporte la fraîcheur dans cet imbroglio, Laurence Porteil est la séduisante et dynamique journaliste, quant à Julien Personnaz on ne peut s’empêcher de rire, malgré l’air menaçant qu’il tente d’avoir ! Patrick Braoudé et Arthur Jugnot forment le duo parfait et complémentaire.

Anne Delaleu
8 novembre 2019
théâtre de la Renaissance