samedi 11 février 2017

L'anniversaire de Capucine - Comédie de Paris



 Site et informations pratiques du théâtre ICI


L’ANNIVERSAIRE DE CAPUCINE
Alexandre VAZ

Mise en scène : Alexandre Vaz

Avec Stéphanie Pierron en alternance avec Aude Lanciaux
Musique : Lionel Victoire

Tous les Samedi ou dimanche et vacances scolaires à 11h  (durée 40 minutes)


Après « les comptines » et « les vacances », Capucine  revient pour fêter avec nous son anniversaire : 3 ans !!!

Aujourd’hui, Capucine attend ses amis dans son joli jardin avec bien sur, son fidèle doudou, le lapin Filou ! Mais elle doit attendre la fin de la sieste pour souffler ses bougies et ouvrir ses cadeaux. Alors Capucine s’endort et rêve bientôt de son goûter d’anniversaire, et de son gâteau. Elle va souffler ses 3 bougies !

 Ah oui, mais les bougies, où les a-t-elle donc rangées? Les a-t-elle perdues ?


Et hop, elle part à leur recherche. Heureusement, en chemin, elle va rencontrer les  héros de nos chansons d’enfance, petits compagnons des comptines et ritournelles, qui l’aideront dans ses recherches et la conduiront jusqu’au bout de son voyage.

Si Capucine ne se souvient plus où elle les a rangées, elle pourra heureusement compter sur ses amis : l’escargot, le hérisson ou encore l’araignée Gypsie pour l’aider à les retrouver.
 Et tous les enfants l’accompagnent dans son voyage enchanté, essayent de réveiller le meunier,  ou plantent les choux.


C’est un spectacle plein de tendresse pour les tout petits, qui trouvent à chaque péripétie, l’occasion de chanter, de découvrir ou de redécouvrir une comptine !

Annie Lozach

vendredi 10 février 2017

Parle-moi d'amour - P. Claudel - La Pépinière théâtre


Site du Théâtre de la Pépinière ICI
mardi au vendredi 21 h - samedi 16h et 21h
1h10

(c)Christophe Voots
Parle-moi d’amour
Philippe Claudel
Mise en scène Morgan Pérez

Avec Caroline Silhol et Philippe Magnan


Le couple rentre d’une soirée, elle, très chic mais visiblement au bord de la crise de nerfs, et son mari la suit en bougonnant.


Que s’est-il donc passé ? Elle lui reproche la soirée pourrie, avec les collègues de Monsieur et sa possible mutation à Washington. Mais voilà son attitude obséquieuse la fait sortir de ses gonds...


Pendant plus d’une heure, ils ne vont pas se redire des choses tendres, les beaux discours vont virer au vinaigre, trente ans de vie commune passés au scalpel, au vitriol, leur première rencontre, leur mariage, la famille, les amis, les enfants, tout à la moulinette !


On rit de voir Caroline Silhol, si élégante, balançant des mots crus, vulgaires et s’en prendre sans ménagement à ce pauvre Philippe Magnan, gros nounours qui ne manque pas d’humour non plus, lorsqu’il évoque la belle-famille, ou les convictions écolo-bobo de sa chère et tendre !

Le texte est drôle et les deux comédiens le servent avec esprit et dynamisme.

Rien de tel pour la St Valentin...


 Anne Delaleu
10 février 2017

jeudi 9 février 2017

Soyez vous-même - C.De Bellescize - théâtre de Belleville



Site du théâtre ICI
mercredi au samedi 19h15 - dimanche 15h
1h10

Soyez vous-mêmes
Texte et mise en scène Côme de Bellecize
Avec Eléonore Joncquez et Fannie Outeiro


En prologue, une femme sans âge, sèche, racornie dans son perfecto noir, on dirait un insecte, elle porte des lunettes, elle est aveugle, mais tous ses sens sont en alerte. Elle vante les mérites de la Javel, puissant désinfectant, elle vit Javel, elle consomme Javel, elle doit même s’en parfumer !

Elle recrute pour le poste de commerciale.

La jeune femme qui se présente, jolie blonde pulpeuse, rieuse, sûre d’elle.

Nous assistons à un étrange entretien d’embauche, la jeune femme fait ce qu’elle peut, (elle a pris un coach pour l’entretien et se sent prête). Mais voilà, hélas pour elle, la Directrice lui demandera de se mettre à nu, de dévoiler son âme, son intériorité, « soyez vous-même » !


Elle n’a rien à faire des diplômes ou de la compétence, elle veut « casser » cette jeune impertinente qui aime la vie et pense être à la hauteur. Questions personnelles, intimes, tout va y passer, jusqu’aux hobbies de la jeune femme (elle aime chanter et danser) ce qui va donner lieu à une scène pour le moins délirante !

Les entretiens d’embauche, qui n’en a pas eu, et parfois, les questions pouvaient sembler incohérentes et bien maintenant après avoir vu la pièce, on est rassurés...

J’ai adoré la mise en scène et la composition magistrale des deux comédiennes.

De cet auteur, j’avais eu un coup de cœur pour « Eugénie », et je ne suis pas déçue par sa nouvelle pièce !


Anne Delaleu
9 février 2017



mercredi 8 février 2017

31 - G. Borg et S. Laporte - Studio des Champs Elysées




 Site du Studio des Champs Elysées ICI


31 (Comédie musicale)
Gaétan Borg et Stéphane Laporte
Mise en scène Virginie Lemoine
Avec Carole Deffit – Valérie Zaccomer – Alexandre Faitrouni – Fabian Richard


Cette sympathique comédie musicale, nous entraîne de 1999 à 1979, on remonte le temps, pour mieux comprendre les quatre amis qui se retrouvent tous les 31 décembre depuis 20 ans a peu près. Comme un film on rembobine le tout.

Philippe Escalier

Victoire, qui fait dans l’humanitaire et les grandes causes, Stéphane mariée à Tarik, et heureuse d’avoir une jolie petite fille, il y a aussi Anthony et Ruben. Chacun son caractère, ses secrets aussi.

Anthony Klein

Victoire, baby sitter de Stéphane et Anthony (1979), Stéphane enceinte, puis l’année d’avant Stéphane racontant à Anthony qu’elle ne supporte pas un certain Tarik. Ruben, a réussi à rentrer dans le rang, mais il part pour le Japon, au grand désarroi de Anthony. Ceux-là ne se sont pas encore trouvés, mais attendons un 31 décembre à Morzine... et puis d’autres jusqu’en 1999.

Ah les fêtes de fin d’année ! quelle angoisse pour certains d’entre nous... règlements de compte, bilan de l’année, comment se fait-il que tout ne soit pas aussi simple un jour de fête ?

Musique, chorégraphie, jolies voix, assurance, dégaine, humour et amour. Un joli cocktail, avec de très bons comédiens-chanteurs, qui se donnent à fond pour cette belle histoire d’amitié et d’amour.

Anne Delaleu
8 février 2017

mardi 7 février 2017

Le misanthrope - Molière - Comédie Française



 Site de la Comédie Française ICI

Le misanthrope
Molière
Avec Adeline d’Hermy, Loïc Corbery, Eric Génovese, Florence Viala, Jennifer Decker, Yves Gasc, Serge Bagdassarian, Gilles David, Pierre Hancisse,


Bien sûr c’est le parti pris du metteur en scène Clément Hervieu-Léger, mais je n’y adhère pas vraiment, d’abord l’époque, est-ce que de nos jours Alceste parlerait de cette façon à Philinte ?

Le texte n’est pas du tout en accord avec les costumes contemporains. Il faudrait mettre à jour le texte « Courez vous cacher » deviendrait « casse toi pauvre con »... on parle aussi du « petit coucher », de la Cour..., de carrosse, de rubans vert, enfin bref, après tout le texte est de Molière, alors !

Parti pris aussi de faire jouer Alceste totalement hystérique, on n’a vraiment pas envie d’être ami avec lui, si ce n’est pour le conduire dans une maison de repos.


Célimène, j’ai du mal avec la voix d’Adeline d’Hermy ! mais avec son personnage aussi, ce n’est pas une victime. Manipulatrice, Célimène déguste sa liberté de femme, retrouvée. Elle n’aime qu’elle, sa cousine lui sert de faire-valoir, les petits marquis sont là pour la flatter.

Eliante, est un peu trop fagotée vieille fille pas très futée, un peu facile.
Arsinoé, n’a rien d’une frustrée, élégante dans un costume pantalon.
Ne reste que l’excellent Philinte d’Eric Génovèse et le très drôle Oronte de Serge Bagdassarian.


Un spectateur derrière nous, murmurait « oh là ça ne m’étonne pas que ça dure trois heures ! », en effet, il y a des temps interminables entre les scènes, changement de décor, va et vient d’Alceste sur scène. Le rideau est levé, le décor ma foi, est fort beau, un bel intérieur bourgeois, la salle toujours éclairée, je me demandais ce que faisait le type sur scène (je pensais que c’était un technicien) alors que c’était le comédien !

Anne Delaleu
7 février 2017

dimanche 5 février 2017

Silence, on tourne ! - P. Haudecoeur et G. Sibleyras - Théâtre Fontaine



site du théâtre Fontaine ICI
mercredi au vendredi 20h30
samedi 18h et 21 h
dimanche 15h

Silence, on tourne !
Patrick Haudecoeur et Gérald Sibleyras
Mise en scène Patrick Haudecoeur assisté de Véronique Viel

Avec Isabelle Spade, Philippe Uchan, Patrick Haudecoeur, Nassima Benchicou, Jean-Pierre Malignon, Stéphane Roux, Véronique Barrault, Adina Cartianu, Gino Lazzerini, Patricia Gregoire.

Musiciens Jean-Louis Damant et Jean-Yves Dubanton.


Nous sommes les figurants... et oui, on n’était pas vraiment au courant, mais voilà, Baptistin nous prévient, le film va se tourner, et comme la scène se passe dans un théâtre, on a besoin de public.

« Une étoile est morte », c’est le titre du film, amis cinéphiles vous rectifierez...


Ça débute bien d’ailleurs et c’est une belle idée d’avoir en avant-scène des musiciens qui nous font patienter avec des chansons, comme à une certaine époque, les entractes au ciné (mais oui !) étaient l’occasion d’entendre des chanteurs ou même des humoristes. C’est le spectacle vivant !


Hélas pour nos trois musiciens, ils se font vite réprimander par Jojo l’accessoiriste, femme de poigne qui brandit sa pelle comme une arme. Rose l’interprète principale a bien du souci avec la maquilleuse, qui ne parle pas français, et n’a pas l’air non plus de connaître son métier...

Clap ! Rose s’installe sur le banc et brode, Lola la jeune première en haut de l’escalier lance sa réplique, c’est une « dévoreuse »... André le producteur et mari de Rose, aime un peu trop le poker et beaucoup moins sa femme, le réalisateur brûle pour Lola (s’il savait...), Baptistin aussi et lui n’a qu’une ambition, que son scénario soit réalisé, mais voilà, il y a des embûches... et puis surtout celui que l’on ne remarque pas tant il « rayonne » Philippe !


Quant à nous... on nous demande d’intervenir, ah oui c’est ça la vie d’artiste !


Encore une fois avec cette comédie, on pleure de rire, sans retenue, quiproquos, gags à gogo, tous les ingrédients sont là pour que l’on passe un très bon moment, sans vulgarité, avec une équipe de comédiens et musiciens exceptionnels et sympathiques.


Anne Delaleu
5 février 2017

samedi 4 février 2017

L'avaleur - J. Sterner - Maison des Métallos

co Jean-Christophe Bardot

Site de la Maison des Métallos ICI
jusqu'au 18 février 2017
Tournée des Tréteaux de France voir dates ICI


L’Avaleur
d’après Other People’s Money
Jerry Sterner

Adaptation Evelyne Loew
Mise en scène Robin Renucci
Avec Nadine Darmon, Marilyne Fontaine, Xavier Gallais, Robin Renucci, Jean-Marie Winling


A Cherbourg, l’entreprise du « Câble français » est florissante, c’est une affaire familiale. Le Président qui a succédé à son père a consacré toute sa vie à cette entreprise, ainsi que sa plus fidèle assistante Béatrice, qui a souvent laissé de côté sa vie privée, c’est ce que lui reproche Alex sa fille, jolie avocate.


A Londres, Frank Kafaim, trader, lorgne sur Cherbourg... il est libidineux, vulgaire, s’empiffre de tout, aliments, femmes, rien ne l’arrête. On le reçoit à bras ouvert à Cherbourg, il compte bien « avaler » l’entreprise, c’est un jeu pour lui, l’humain ne l’intéresse absolument pas !

Nous assistons, amusés et médusés à ce combat, aux trahisons des uns et des autres.

Les français sont habillés de couleur acidulés, le méchant trader pèse une tonne, et est coiffé comme Donald (mais pas celui de Disney !).

La mise en espace, d’un côté Cherbourg de l’autre la City et le bureau de Frank, les personnages parlent aussi au-devant de la scène pour s’expliquer, pour appuyer leurs décisions. Quant au final, il est surprenant.

Le monde du capitalisme tel que nous le connaissons, le subissons. Bien sûr on espère toujours que cela va changer, mais comment et de quelle manière ? Utopie quand tu nous tiens...

Une excellente comédie, servie par de brillants comédiens, dont un Xavier Gallais, méconnaissable !

Anne Delaleu
4 février 2017

vendredi 3 février 2017

L'amante anglaise - M. Duras - Le Lucernaire


Site du Lucernaire ICI
mardi au samedi 19h - dimanche 15h
durée 1h20

L’amante anglaise
Marguerite Duras
Mise en scène Thierry Harcourt
Judith Magre, Jacques Frantz et Jean-Claude Leguay


Marguerite Duras s’est passionnée pour l’héroïne qui a avoué avoir tué et découpé en morceaux sa cousine. Elle a cherché à savoir qui était vraiment la meurtrière et pourquoi.

Pierre le mari, raconte, il a épousé Claire par amour, mais depuis le temps et pour la supporter, il a donné des coups de canifs dans le contrat. Marie-Thérèse s’il avait voulu... mais non. C’était la cousine de Claire. Apparemment elles avaient le même béguin pour un certain Alfonso, qui vivait dans les bois.

Claire est folle, dissimulatrice, pour quelles raisons aurait-elle tuée sa cousine ? Jalousie ? Son mari Pierre (excellent Jacques Frantz) l'a aimée mais ne la comprends pas et n'a jamais voulu s'en donner la peine, elle était belle, il l'a épousée, il lui a été infidèle mais pas avec la cousine sourde-muette.

Claire est très précise dans son récit, mais ne dévoile pas tout, et l’enquêteur a bien du mal à la cerner. Et cette menthe dans la glaise ? Pierre déclare qu’elle dit « l’amante » à la place de « la menthe »... et aussi qu’elle ne faisait que le ménage dans sa propre chambre pas dans le reste de la maison.

Un texte d’une grande intensité, servi par une interprétation magistrale. Judith Magre et ses yeux de félin, sort ses griffes, les rentre, s’amuse. L’enquêteur est persuadé de pouvoir percer son secret. Duras provoquera aussi des remous dans l'affaire du petit Grégory quelques années plus tard...


Le décor est simple, et la mise en scène de Thierry Harcourt met en valeur le texte et les comédiens.

Anne Delaleu
3 février 2017

mercredi 1 février 2017

Darius - JB Patricot - théâtre des Mathurins


Site du Théâtre des Mathurins ICI
mardi au samedi 19h - dimanche 18h
durée 1h20

Darius
Jean-Benoît Patricot

Mise en scène Anne Bouvier
Avec Clémentine Célarié et Pierre Cassignard

Claire travaille au CNRS, elle a un fils handicapé profond, qui se prénomme Darius. Ils ne correspondent plus qu’avec quelques sens, le toucher, un peu la vue, la maladie est là et avance inexorable. Claire a une idée en tête, son fils ne peut plus voyager physiquement, mais son sens de l’odorat est toujours là. Elle contacte Paul, célèbre créateur de parfum, celui-ci refuse au départ, son veuvage l’a brisé, mais il accepte la mission quasi impossible...

Le challenge sera de créer des fragrances qui correspondent à différentes villes européennes que Darius a visité avec ses parents, le but c’est de raviver les souvenirs heureux par le sens de l’odorat. La tâche est ardue, Paul en acceptant cette « thérapie des sens » en sortira lui-même guéri.

Claire et Paul ne correspondent que par écrit, ils ne se rencontrent pas. On s’amuse des réflexions de Claire sur tel parfum qui n’a pas suscité de grandes réactions chez Darius. Paul n’a pas la tâche facile, on s’en rend compte lors de ses comptes rendus épistolaires et de ses mouvements d’humeur !

Clémentine Célarié est toute imprégnée par ce rôle, si humain, si émouvant, qu’elle ne joue pas mais qu’elle vit intensément. Pierre Cassignard lui aussi est dans l’émotion et l’humour.


Car c’est une belle aventure, humaine, drôle, vécue et jouée par des comédiens exceptionnels qui font vibrer nos cinq sens !

Anne Delaleu
1er février 2017

L'île aux vers de terre - Le Mouffetard




Site du théâtre Mouffetard ICI


L’île aux vers de terre
Compagnie AM

Sur scène une île bien particulière, les vers de terre y sont rois !

Nanouk un petit garçon y vit avec sa mamie. Ils sont seuls au monde, et s’aiment, s’apprivoisent, la vieille dame aime les blagues et le petit garçon tombe facilement dans le panneau !

C’est une fable sur les rapports adultes/enfants, écologique aussi, les vers de terre ne sont guère affriolants à voir, mais ils sont là pour « aérer » la Terre, ils ne sont pas inutiles, il suffit de les apprivoiser, c’est ce que tente Nanouk, qui a bien du mal à se faire entendre, surtout d’un ver un peu trop collant...

Visuellement, une belle réussite, les bruits de la mer, de la terre. Un musicien accompagne le récit.


Les marionnettes m’ont paru un peu petites et perdues dans le décor des rochers, fort bien faits d’ailleurs. Un peu plus de dynamisme aussi serait bienvenu. 

Anne Delaleu
1er février 2017

mardi 31 janvier 2017

Abigail's party - M. Leigh - Poche Montparnasse



Site du Poche Montparnasse ICI
mardi au samedi 21h - dimanche 15h
durée 1h30


Abigail’s Party
De Mike LEIGH

Adaptation de Gérald SIBLEYRAS
Mise en scène de Thierry HARCOURT

Avec : Cédric CARLIER (Anthony), Dimitri RATAUD (Peter), Alexie RIBES (Angela), Lara SUYEUX (Beverly), Séverine VINCENT (Susan)


Londres, en 1970, Beverly est à la pointe de la mode, elle pose, elle s’admire, fardée comme une actrice de série télé genre « Dynastie », elle doit rire de se voir si belle en son miroir !

Peter son mari rentre exténué de son bureau, et il n’a pas mis un pied sur le tapis qu’elle l’agresse déjà, nerveuse, agaçante, elle lui rappelle qu’ils reçoivent ce soir leurs nouveaux et jeunes voisins, ainsi que leur amie Susan, qui préfère s’échapper de la party de sa fille Abigail.

Angela, infirmière jolie blonde, une silhouette de rêve et son Antony, beau gosse, mais qui ne peut pas placer un mot sans que sa femme intervienne et réponde à sa place. Tous les ingrédients sont là pour passer une épouvantable soirée, délirante et à hurler de rire pour les spectateurs.

La conversation ? enfin disons, les paroles dites ne sont guère intéressantes, vides de sens, Beverly veut jeter la poudre aux yeux et surtout séduire Antony. Peter étouffe, et gêné par le comportement de sa femme,  n’a comme échappatoire que de proposer à Antony d’aller voir ce qui se passe chez Susan, celle-ci est embarrassée, surtout par le comportement autoritaire de Beverly, qui abuse trop du gin (et de Julio Iglesias), Angela est gentille, mais ne dit jamais non, surtout pour le gin. Le son monte, et le ton aussi, la haine atteindra son paroxysme et les vérités ne seront pas bonnes à dire ni à écouter pour certains.

On rit beaucoup, la mise en scène vivante et drôle, des comédiens extraordinaires, une pièce qui ne laisse pas indifférent. Une très bonne surprise théâtrale !

Anne Delaleu
31 janvier 2017

Le bal - I. Nemirowski - théâtre Rive Gauche



mardi au samedi 19h
site du Théâtre Rive-Gauche ICI
durée 1h20
Photos Théâtre Rive Gauche - Droits réservés

Le bal
Irène Nemirowski
Adaptation Virginie Lemoine
Mise en scène Virginie Lemoine et Marie Chevalot

Avec Lucie Barret, Brigitte Faure, Serge Noël, Françoise Miquelis, Pascal Vannson


Antoinette est une « pauvre petite fille riche », elle a 14 ans des rêves plein la tête et surtout des parents, nouveaux riches, sans éducation, l’argent n’achète pas tout…

Mme Kampf arrogante, soucieuse de considération sociale, propose à son mari d’organiser un bal. Ils sont prêts à tout et même à inviter tout ce que Paris compte de vrais ou faux aristocrates, bourgeois, banquiers, négociants, passant même sur les « défauts » de certains.


Antoinette est laissée aux mains d’une gouvernante anglaise, soucieuse surtout de son petit ami. Quant à sa mère, elle ne cesse de rabrouer sa fille,  a peu de tendresse envers elle et surtout refuse à Antoinette d’apparaître au bal.


Antoinette se vengera de cet affront, sans l’avoir prémédité d’ailleurs, mais l’occasion est trop belle…

Les décors sont soignés, nous sommes dans le salon 1920 du magnifique hôtel particulier. Puis changement de scène et de décors, dans la chambre de la jeune fille, puis l’appartement de Mlle Isabelle, son professeur de piano, vieille fille médisante et prompte à taper sur les doigts peu habiles de son élève.


J’avais adoré ce court roman paru en 1930, puisé dans les souvenirs d’enfance d’Irène Nemirowski, et j’ai trouvé l’adaptation fidèle. Irène et son mari sont morts en déportation, leurs filles ont été sauvées et cachées jusqu’à la Libération. Leur père leur avait laissé une valise contenant des effets personnels dont le dernier roman d’Irène « Suite française » qui sera publié en 2004 et obtiendra le prix Renaudot à titre posthume.

L’Interprétation est excellente, on rit beaucoup devant la bêtise de ses nouveaux riches, une belle unité dans la direction d’acteurs.


Anne Delaleu
31 janvier 2017