vendredi 2 septembre 2016

Communiqué : Soirée de soutien pour la Maison des Femmes - théâtre Dejazet







ENSEMBLE
pour la Maison des Femmes

soirée de soutien pour la Maison des Femmes de l’hôpital Delafontaine à Saint-Denis pour permettre la prise en charge des femmes victimes de violences

lundi 26 septembre 2016 à 20h30
au théâtre Dejazet

Pour rendre hommage aux Femmes et à l’ouverture de la Maison qui leur est destinée, une pléiade d’artistes de tous horizons, comédiens, chanteurs, musiciens, danseurs conjuguent leurs talents au cours d’une soirée d’exception présentée par Elisabeth QUIN

Avec la participation de :

Inna MODJA, SHIRLEY et DINO, Daniel MESGUICH, Dimitri ARTEMENKO, Olivier BREITMAN, Darya DADVAR, Jean-Claude DERET, ERIC SLABIAK TRIO, Mona HEFTRE, Bafing KUL et Waris DIRIE, Layla METSSITANE, PARADOX SAL, Steve SHEHAN, Vadim SHER…

Moi aussi j'ai fait un rêve...
J'ai rêvé que les femmes, qui sont tout à la fois la moitié du ciel, l'avenir de l'homme et le sel de la terre si l'on en croit les poètes, étaient devenues des êtres humains, libres, égaux et fraternels...
Docteur Ghada Hatem-Gantzer

THÉÂTRE DÉJAZET 41 boulevard du Temple - 75003 PARIS
Réservations : 01 48 87 52 55 - www.dejazet.com / missives@wanadoo.fr
FNAC et points de vente habituels
Tarif plein : 35 € / Tarif réduit : 25 € (chômeurs, intermittents, jeunes de moins de 26 ans)




jeudi 1 septembre 2016

La version Browning - T. Rattigan - théâtre de Poche Montparnasse




 Site du théâtre ICI

La version Browning
De Terence Rattigan

1948, c’est la fin de l’année scolaire, malheureusement pour lui un jeune étudiant, Taplow, a été convoqué par le professeur Crocker Harris surnommé « Croquignole » par les étudiants…Il doit rattraper un cours de version grecque s’il veut passer en première.

Le professeur se fait attendre, dans le salon aménagé par sa femme Millie, son ami et collègue Hunter discute avec Taplow. Millie entre dans la pièce, elle a surpris le jeune homme imitant son mari. Alors qu’ils sont seuls, Hunter et Millie parlent de leur avenir à tous deux. Ils sont amants mais la santé du professeur est faible et il prend sa retraite loin d’ici, Millie ne peut envisager d’être abandonnée par Hunter.

Enfin, le professeur entre, essoufflé, diminué, il espère que le directeur de la « public school » lui accordera une pension. Une fin d’année scolaire, éprouvante pour lui, Taplow lui offre en cadeau de départ, l’Agamemnon d’Eschyle dans la version Browning, avec une dédicace personnelle et en grec !

Mais rien ne lui sera épargné, la décision du directeur quant à sa pension, la visite du jeune couple qui va les remplacer, Millie leur raconte comment elle a rencontré son mari, une version idyllique, romanesque, pour surtout leur démontrer qu’elle était d’une famille aisée.

Jean-Pierre Bouvier est bouleversant, il est tour à tour ce professeur amoureux du grec et du latin, épuisé, malade, mais surtout anéanti pour n’avoir pas su insuffler à ses élèves sa passion. Marie Bunel est sa femme, désabusée, reprochant à son mari leur train de vie médiocre. Elle aussi a des rêves perdus mais une méchanceté naturelle !

Une distribution idéale, de Thomas Sagols à Benjamin Boyer, Philippe Etesse, Nikola Krminac et Pauline Devinat. Une mise en scène de Patrice Kerbrat tout en nuances, effleurant avec subtilités les sentiments humains.

Un grand moment de théâtre à savourer.




La reine de beauté de Leenane - M. McDonagh - Lucernaire



Site du théâtre ICI
jusqu'au 16 octobre du mardi au samedi 19h
dimanche 15h
1h15

Monique Lecointe
1er septembre 2016

La reine de beauté de Leenane
Martin Mc Donagh


Le ton est donné dès les premières minutes. Une ambiance glauque dans cette cuisine, une mère acariâtre sur un fauteuil roulant, une mauvaise fille. De quoi s'agit il ?

Une relation mère - fille qui s'envenime, s'enflamme pour les faits quotidiens les plus triviaux de la vie comme manger, boire, uriner ... jusqu'à atteindre au fil du temps son paroxysme ; la relation se déshumanise et ces deux femmes deviennent des machines qui débitent des propos violents, ravageurs : elles s'emballent, c'est poignant ! 

C'est bien difficile de comprendre les raisons de cette spirale infernale ! Certes, le milieu social est simple, le labeur est ingrat :  les deux actrices expriment ce contexte social de manière admirable : la voix est rude et des fautes de syntaxe sont incluses dans le texte avec une justesse à vous couper le souffle. Mais, cela ne justifie pas cette escalade de violence. Encore moins, la dépendance de la mère à sa fille ; la mère en dépit des apparences, n'est en effet pas handicapée physiquement.

A l'évidence néanmoins, un dérèglement mental habite Catherine Salviat et Sophie Parel qui excellent, en alternance, dans ce jeu cruel du bourreau et de la victime.

Mais, un homme et son « messager » arrivent avec leurs doutes, leur bienveillance, leur humour, leurs ressentiments aussi, en somme leur humanité.

Alors, nous voulons croire à une possible guérison de ces femmes grâce à eux. Grégori Baquet et Arnaud Dupont insufflent de manière admirable à nouveau la vie réelle à la fois difficile mais saine : les visages s'apaisent, les sourires s'esquissent, la joie éclate même et les projets aussi, le suspense est total, c'est haletant !

Enfin, cette pièce illustre qu'une des fonctions du théâtre dans ses origines était de mettre en scène l'extravagance voire la folie, la mort dans le but de nous rendre plus vertueux : la tempérance, le juste milieu valent aussi en amour, n'est ce pas ? Ce spectacle est grand, assurément !




mardi 30 août 2016

Racine ou la leçon de Phèdre - A. Delbée - Poche Montparnasse




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Racine ou La leçon de Phèdre
Conception, mise en scène, interprétation Anne Delbée

Anne Delbée est une passionnée, elle aime le bel esprit, le beau langage, le théâtre du 17ème siècle avec ses fureurs, ses débordements.
Elle aime Racine par dessus tout et veut nous faire partager sa passion.
Tour à tour, rockeuse, danseuse classique chaplinesque, elle parle de tout, de l’enfance triste de Jean Racine, de sa vie, de ses rencontres artistiques et religieuses. On part de Racine et on arrive à David Bowie en passant par Alain Cuny, inoubliable Théramène.

Elle parle aussi de la perception de Racine aujourd’hui, nous amuse en imitant quelques comédiennes jouant Phèdre. Le phrasé que l’on n’ose plus de nos jours utiliser sous peine de passer pour des ringards. Nous conte l’Intéressante histoire du théâtre du 17ème, elle fait vivre la Duparc, la Champmeslée, La Fontaine, Molière, nous rappelle que Racine a été éclaboussé par le scandale “des poisons”.

Un spectacle ou baigne la passion des mots, de l’amour, parfois trop submergée par la musique pour apprécier vraiment la langue racinienne.

Challenge théâtre 2016

Pyrénées - V.Hugo - Le Lucernaire



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Pyrénées ou le voyage de l’été 1843
Victor Hugo

Mise en scène et adaptation Sylvie Blotnikas




Hugo en 1843 est marié à Adèle Foucher, ils ont quatre enfants. Il a aussi sa maîtresse en titre Juliette Drouet.
Sa fille ainée Lépoldine est sa préférée, elle s’est mariée à 19 ans à Charles son amour de jeunesse.
Victor en partant prendre les eaux à Cauterets - il souffre de rhumatismes - se réjouit de retrouver les chemins de son enfance. Le fils de Sophie Trébuchet se souvient… ils étaient partis vers l’Espagne (pour rejoindre le général Hugo ou alors Fanneau de la Horie le parrain de Victor ? ). Sa mère est morte un an avant son mariage, elle lui manque, c’est un doux souvenir.
Premier émoi de théâtre “Les ruines de Babylone”, le futur auteur d’Hernani, qui incendiera le monde théâtral est émerveillé ! mais pendant tout un mois, c’est hélas le même programme !
Premier émoi amoureux, une jolie petite paysanne plus effrontée, lui offre un baiser. Il espère (ou pas) la retrouver.
Victor Hugo, monument de la littérature, Sénateur, Pair de France, auteur connu dans le monde entier, pouvons-nous penser un instant qu’il ait pu être un enfant, un adolescent, rêveur, timide.
Victor pendant tout son voyage, aura de quoi remplir son cahier, réflexion sur les baigneuses de Biarritz - ah quelle belle ville ! - “pourvu qu’elle ne devienne pas à la mode” dit-il. Quelques réflexions et surtout de belles descriptions de paysages, à savoir d’ailleurs si Oléron est toujours aussi compliquée d’accès de nos jours…
Lors d’une visite, il aperçoit un monument funéraire, en souvenir d’un jeune couple qui s’est noyé...
Et puis, alors qu’il s’apprêtait à repartir pour Paris, lors d’un moment de détente, il apprendra par hasard en lisant le journal la mort de Léopoldine.
Julien Rochefort a la présence, l’humour, il se délecte de ce récit, émaillé des réflexions drôles et profondes d’Hugo sur le pays qu’il traverse.
Un spectacle intéressant et distrayant sur des moments méconnus du grand Hugo, et l’on sourit à quelques répliques qui pourraient faire écho aujourd’hui.



jeudi 18 août 2016

Pacamanbo - W. Mouawad - théâtre Essaïon



Site du théâtre ICI 


 - du 18 août au 2 septembre jeudi, vendredi et samedi 19h30

- du 10 septembre au 26 novembre uniquement les samedis à 17h30


PacamamboWajdi Mouawad


Mise en scène Joseph Olivennes

Avec Pamina de Hautecloque, Jock Maitland, Vianney Ledieu, Aloysia Delahaut et Rafaële Minnaert (en alternance avec Anne Lefol).


La mort, la disparition d’un être cher est une douleur, une injustice.

Julie, a décidé avec l’aide de Gros - son chien aux allures de Dingo -, d’affronter « la mort » qui lui a enlevé Marie-Marie sa mamie…

Elle refuse de voir la réalité en face, « enlève » le corps de Marie-Marie, le cache dans une cave et la maquille, la parfume.

La Mort vient la trouver, elle n’a rien à voir avec « la grande faucheuse », au contraire, elle a des allures de mannequin, prête à défiler, couleurs, paillettes, est-ce l’imagination de Julie, qui ne veut pas la voir autrement ?

Que se passe-t-il dans la tête de Julie ? c’est ce que voudrait bien savoir le médecin qui s’occupe d’elle, elle a réponse à tout. C’est une jeune fille très mature.

Sa mamie vient lui rendre visite, mais il n’y a que Gros – qui a l’usage de la parole ! – qui la voit et essaie de transmettre les messages d’amour et de consolation de Marie-Marie. Celle-ci lui a dit avant de partir qu’il existait un pays où tout le monde s’aime et se comprend et où elles se retrouveraient « Pacamambo », un joli nom exotique pour un ailleurs que l’on dit meilleur.

Une fable qui peut aider à affronter le pire, ou tout au moins à l’apprivoiser.


vendredi 12 août 2016

Les faux British - H.Lewis, H.Shields, J.Sayer théâtre Saint Georges


Site du théâtre ICI
représentations jusqu'au 18 décembre


LES FAUX BRITISH
de Henry Lewis, Henry Shields, Jonathan Sayer
Mise en scène : Gwen Aduh

Vous avez de la chance car l’Association des amis du roman noir anglais, jouera pour une représentation unique «Meurtre au manoir Haversham ».

Ce sont des passionnés (hélas…) et surtout des amateurs, ne cherchez pas de metteur en scène, ils estiment que ce n’est pas la peine. L’intrigue ? Le soir de ses fiançailles avec Florence, le maître du manoir, Lord Haversham est assassiné, par qui ? pourquoi ? telles sont les questions que devra résoudre l’inspecteur Carter qui pourrait être cousin de Sherlock.


Sur scène, Annie, l’accessoiriste, a bien du mal à monter les accessoires, les tableaux tombent et le manteau de cheminée tient comme il peut ! Quant au chien il a disparu et les comédiens le cherchent dans le théâtre !


Les personnages sont :

  • Le président de l’association, pharmacien de son état, s’est attribué le rôle principal, Carter
  • Le majordome (marié à Annie, qui tient le dépôt vente et bricoleuse à ses heures), est fâché avec les liaisons grammaticales et surtout avec ses anti-sèches qu’il colle un peu partout !
  • Florence n’a pas apprécié que Michel ose prétendre qu’elle est plus âgée que le rôle...
  • Elmer frère du défunt et amoureux de Flo,
  • Thomas frère de Flo, un peu précieux et gaffeur,
  • Annie prétend pouvoir jouer les doublures…
  • Le régisseur lumière et musique n’est pas en reste pour faire louper les scènes
  • Le cadavre s'enkylose tant qu'il en perd le contrôle de l'histoire !
Tout ce petit monde est sur scène pour leur plus grande joie, leur égo surdimensionné, leurs gaffes à répétition, et pour notre plus grand plaisir ! Difficile de garder son sérieux, on rit beaucoup, même quand c’est énorme ! 

C’est aussi un bel exercice, car pour jouer des « mauvais » il faut être bon, et c’est ce qu’ils sont tous, en plus quel engagement physique !


Cette année, ils ont eu le « Molière » (qu’ils ont cassé par maladresse…) et c’est mérité, y a pas de mal à rire !



Challenge théâtre 2016

mercredi 27 juillet 2016

Mademoiselle Frankenstein - T. Debroux - A la Folie Théâtre (Reprise et tournées)

N'oubliez pas ce rendez-vous ! 
5e saison, 2 représentations exceptionnelles, pour Halloween : le 31 octobre et 1er novembre 2017 à 20h30.

Mademoiselle et son créateur seront également en tournée : 
  • au Théâtre de l’Ane Vert, à Fontainebleau, le 14 octobre à 20h30 et le 15 octobre à 17h
  • au Grenier Théâtre, à Bougival, le 1er décembre à 20h45
  • au Théâtre Jacques Brel, à Champs sur Marne, le 8 décembre à 20h30
Site du théâtre ICI
Mademoiselle Frankenstein
de Thierry Debroux
mise en scène Géraldine Clément et Frédéric Gray,
Avec Frédéric Gray et Christelle Maldague

Une table jonchée de bric-à-brac, un corbeau empaillé, des alambics, des fioles, une atmosphère gothique peu engageante règne dans la pièce, un fauteuil recouvert d’un drap, une malle et des livres sur le sol.


Une jeune femme vêtue de noir, pénètre avec curiosité dans cet antre, elle a reçu une invitation de la part d’un certain Lazzaro Spallanzani, qui a tout du «Coppélius » sorti tout droit des contes d’Hoffmann,  celui-ci depuis une dizaine d’années se nourrit d’expériences plus ou moins avouables, nous sommes en 1831. Mary Shelley veuve du poète, et créatrice de « Frankenstein », hautaine, cache au fond d’elle une blessure. Une peur aussi, la vie ne l’a pas épargnée, la mort l’a accompagnée tout au long de sa vie. Sa mère morte en couches, par la suite ses enfants, sans oublier le suicide de l’épouse de Shelley, et la mort par noyade de celui-ci. Le romanesque ne peut être qu’entaché de drames.

Lazzaro veut absolument connaître les mystères de la « naissance » de Frankenstein. Comment une si jeune femme, elle avait 19 ans, a pu créer, imaginer, un monstre pareil ? Mary lui répond que cette histoire est née d’un jour de pluie et d’ennui ! Pour le savant Lazzaro, ce n’est pas possible et il propose à la jeune femme de l’hypnotiser pour découvrir son inconscient. Quels blocages verrouillent les pensées de Mary ?

L’un et l’autre se jaugent, qui sera le vainqueur ? Mary, veut maintenant une vie discrète et surtout s’occuper de son fils seul survivant.

A son tour Lazzaro lui contera une bien étrange histoire, sur sa naissance, sur ses expériences, sur la vie, la création. Elle s’en moque, mais par prudence ou par curiosité, finira par l’écouter, et se jouer de lui, peut-être ?

Une histoire intéressante, que ce soit les personnages ou les faits racontés qui sont véridiques. Frédéric Gray, compose un personnage inquiétant par instant à l’image de Frankenstein, un être humain meurtri par un douloureux passé. Christelle Maldague est plus à l’aise dans son rôle de veuve arrogante, décidée à défendre son fils et la mémoire de son mari.

Une singulière mais belle histoire, bien défendue par ses interprètes.


Anne Delaleu
27 juillet 2016
mise à jour 22 septembre 2017

dimanche 17 juillet 2016

Festival Teatro a Corte - A fleur de peau - Groupe F



Site du Palais
Site du Groupe F


Anne Delaleu
Torino
Veneria Reale Giardini
17 juillet 2016
Photos Domenico Corte

A fleur de peau 
Groupe F (France)

Après avoir émerveillés Paris ce 14 juillet après le concert au Champ de Mars, le Groupe F nous envoute à nouveau avec ce spectacle, de la lumière, une histoire, des petits hommes venus d’ailleurs, ils envahissent le jardin du superbe château de Veneria Reale.


Le compte à rebours commence, la foule crie les derniers chiffres, hourra ! Les flammes s'élèvent et un bonhomme tout de blanc vêtu surgit, est-ce un ennemi, au sommet d'une sorte de trapèze géant qui se colore de peaux de serpent, tel un kaléidoscope.


Les images se succèdent, les acrobaties de nos bonhommes aussi, le feu les enveloppe, puis des fusées partent les étoiles se dispersent dans la nuit.

Ils sont en suspens, s'élèvent dans des cages de feu, portent secours à leur ami, ils sont au sommet d'un volcan, les laves de couleur dégoulinent.

On les entend aussi jacasser dans leur propre langage, pas bien compréhensible, mais le ton de voix n’a rien de dangereux.


Un cosmonaute en lévitation dans un écran, des paires d'yeux qui nous observent, animaux ou autres, parfois drôles, parfois menaçants.



Le bouquet final est magique, ça fuse de partout, nous avons des étoiles plein les yeux et le cœur.


samedi 16 juillet 2016

Festival Teatro a corte - La partida - V. Cendoya



Site du château Racconigi
Site de la Compagnie Vero Cendoya

Anne Delaleu
Torino
Racconigi Parco
16 juillet 2016
 photos Domenico Corte





La partida
Vero Cendoya (Espagne)

L’Espagne et leur spectacle « La partida » nous n’échappons pas au foot, que l’Espagne adore (c’est vrai qu’ils ont de bonnes équipes eux !), danse et chant et participation active !

Un terrain de foot, des supporters de chaque équipe, grimés des couleurs qu'ils défendent.
Mais voilà, il y a sur le terrain cinq danseuses, vêtues de short, cinq footballeurs, et l'homme en noir, l'arbitre qui n'a pas commencé mais se fait copieusement siffler dès le départ ! ça commence plutôt mal pour lui, il s'en fiche il a d'autres projets, d'autres rêves...


La partie commence, les danseuses jouent de tous leurs atouts, elles ne sont pas toujours bonnes joueuses, elles usent de tout l'artifice féminin pour se forger une place, dans la vie ou et sur le terrain.

A la mi-temps, un fantastique numéro de cabaret par notre arbitre déjanté à fond, plumes et strass ! Si tous les arbitres faisaient comme lui, je veux bien rester devant mon écran de télé lors des matchs de foot que j'ai l'habitude de fuir…

Durant ce laps de temps, les filles ont revêtu une robe du même ton que leur maillot et les hommes plus "classes" enfilent un veston. Jeux de pouvoirs, de danses, les couples se font et se défont, jeux de ballons, mais n'oublions pas de marquer des buts, et les hommes ont plus de chance ou l'arbitre dans la poche. Les supporters sont là aussi pour hurler des encouragements ou des insultes comme toujours.


Un drôle de moment chorégraphique sur le foot. Le sport intéresse les artistes, les intellectuels qui se nourrissent de ces moments physiques dans leur fauteuil. Salvador Dali était un fou de foot !


Tout finira par un bal musette entre les danseurs, les footballeurs et le public.




vendredi 15 juillet 2016

Festival Teatro a corte - Under Flat Sky - B. Cowie




Site du château de Rivoli
Site de Billy Cowie


Anne Delaleu
Torino
Rivoli Castello
15 juillet 2016
photos Domenico Conte

Under Flat Sky
Billy Cowie (Royaume Uni)

En toile de fond un paysage d'art conçu par l'artiste allemand Silke Mansholt, deux danseuses sont "habillées" par la vidéo de ce paysage. Elles font penser aux statuettes de jade, si finement sculptées et que l'on polychrome par la vidéo.


Leurs mouvements sont lents, harmonieux, telles des danseuses de Buto, elles dépensent leur énergie et leurs gracieux mouvements. Certaines attitudes, me faisaient penser aux chorégraphies de Nijinski qui ont fait hurler en leur temps !


Les images changent, les danseuses font corps avec la musique, le poème et le chant, harmonie, élégance, économie de mouvements.



Billy Cowie écossais, nous offre un spectacle japonisant dans un superbe château italien.



Challenge théâtre 2016

Festival teatro a corte Torino - Hakanai





Site du château de Rivoli
Site de la cie Adrien M et Claire B

Anne Delaleu
Torino
Rivoli Castello
15 juillet 2016

 Photos Domenico Conte

Hakanaï
Cie Adrien M et Claire B (France)

L’enfermement, la prison, la cage, on peut tout imaginer à partir de ce spectacle.


L’enfermement par les ondes, ce qui peut être le cas, lorsque la jeune femme, assaillie par des lettres graphiques, des signes, des chiffres, donne des coups de pieds, de poings, se déhanche et tout vacille à chaque mouvement.

Elle joue avec les lignes, essaie d’en attraper, elle s’en amuse, puis prise de panique, la cage se fait moins “dorée”.


Ses mouvements de combat ou de danse c’est selon, sa main déforme une ligne, celle-ci se gonfle comme sous l’effet du vent,

Un chant d’oiseau, mais la cage n’est pas si accueillante, ni protectrice. Les ondes se succèdent par flash. Enfin une pluie de lignes, de points, elle semble se regénérer.


La danseuse toute de grâce, harmonise sa danse avec la vidéo et les lumières.

Est-ce un signe pour nous faire évoluer, nous apprendre que les ondes qui nous entourent ne sont pas si apaisantes ?


On sort perplexe de ce spectacle ou la vidéo et le graphisme font bon ménage avec la danse.