Affichage des articles triés par pertinence pour la requête François. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête François. Trier par date Afficher tous les articles

mercredi 30 mai 2018

François d'Assise - J. Delteil - théâtre de Poche-Montparnasse



jusqu'au 15 juillet 2018
mardi au samedi 19h - dimanche 17h30
Site du théâtre ICI

François d’Assise

d’après Joseph Delteil (1894-1978)


Adaptation Adel Hakim, Robert Bouvier
Mise en scène Adel Hakim
Avec Robert Bouvier


D’emblée on ressent tout, la lumière, les odeurs, le soleil, le texte si beau et si charnel de Joseph Delteil, nous entraîne en Italie, d’Assise à Pérouse.

François d’Assise, jeune homme aimant la bonne chère, les femmes, leurs rondeurs, la vie, les animaux, la nature.

François part à la guerre, sans conviction mais il se bat courageusement. Il s’opposera à son père, riche marchand, qui espère que le fils reprendra le négoce, François se dépouille, se met à nu. Il revêtira la robe du « poveretto ».


Et Dieu dans tout ça ? on le retrouve dans les pensées de François, ses actes, sa passion. Une scène m’a interpellée, François prend un sac en plastique et en retire d’autres sacs, les jettent en l’air, de vilains sacs plastiques que l’on retrouve un peu partout sur notre planète. François n’est-il pas le patron de l’Ecologie ?

Adel Hakim, nous a quittés en 2017, en 1994 il avait mis en scène ce texte si dense, il a su trouver l’humanité de François. Robert Bouvier incarne François avec humour, tendresse, volupté et gourmandise. On sourit et on rit aussi !

Le décor est simple, les touches de lumière de Ludovic Buter savent donner une ambiance pour chaque scène.


Une belle aventure, ni prêche, ni sermon, seulement la vie d’un homme amoureux de la nature.


Anne Delaleu
30 mai 2018

vendredi 14 décembre 2018

J'admire l'aisance ... - JP Brouillaud - Studio Hébertot

jusqu'au 10 mars 2019
jeudi 19h - vendredi et samedi 21h - dimanche 15h
durée 1h
site du théâtre ICI

J’admire l’aisance avec laquelle tu prends des décisions catastrophiques

Jean Pierre Brouillaud


Mise en scène de Eric Verdin

Avec Mathilde Lebrequier et Renaud Danner

Déjà le titre de la pièce est « so chic » !

« Tu seras caissière ma fille ! tu veux être balayeur mon fils ? » voilà ce que les gamins entendent lorsqu’ils rapportent les notes désastreuses à la maison !

François Durville, est au chômage, avocat brillant, mais son Cabinet a mis la clé sous la porte, ses collègues ont réussi à se recaser dans un autre Cabinet, mais lui, que fait-il à présent ? Il est « Agent de propreté urbaine », à la Mairie de Paris quand même !

Orianne, son Universitaire d’épouse, est catastrophée ! Avocat et maintenant balayeur, car c’est quand même bien le terme exact du nouveau métier de François. Vous aurez remarqué que depuis quelques années, on est gardien d’immeuble (concierge), ingénieur des sols (balayeurs, gens de ménage), on se croirait à l’époque des Précieuses Ridicules !


Là le couple est au bord de l’implosion, que vont penser les amis, la famille, ils n’ont pas d’enfant, c’est aussi là que le bât blesse, la société rejette les « sans enfants », les méprise et Orianne ressent tout ça. Pour l’heure elle s’inquiète du revirement de son mari. François est comme le financier de la fable de La Fontaine, il entend chanter nuit et jour non pas le savetier, mais le balayeur africain de son quartier, ils prennent le café ensemble, discutent, la décision est vite prise, François change de métier !

C’est aussi une fable bien caustique qui nous est présentée, nous vivons dans le « paraître », François est heureux de son nouveau job, il aime Orianne, que va-t-il leur arriver ? Réussira-t-il à la convaincre ? Mais Orianne a un atout dans son sac.

Voilà une pièce qui nous interroge et nous faire rire et sourire grâce à Mathilde Lebrequier et Renaud Danner et la mise en scène chorégraphique de Eric Verdin.


« Il n’y a pas de sot métier, il n’y a que de sottes gens », c’était la phrase que j’avais sur mon cahier d’écolière…

Anne Delaleu
14 décembre 2018 

mercredi 14 septembre 2016

La louve - D. Colas - théâtre La Bruyère


Site du théâtre ICI
mardi au samedi à 21h
matinée samedi à 16h, dimanche 15h30
2 h sans entracte.
Photos LOT
La louve
Daniel Colas

Mise en scène Daniel Colas


1515 ? Marignan !!!! Oui en effet la date préférée des écoliers français, facile à retenir, si tant est qu’ils apprennent encore l’Histoire… Mais pour l’instant revenons à notre échiquier royal, présenté par un homme mystérieux, qui nous conte une incroyable anecdote, véridique.


François, comte d’Angoulême, déjà très porté sur les jolies femmes, pas beaucoup sur la sienne, charmante princesse, mais boiteuse et peu gracieuse. François, est tombé amoureux de sa jeune belle-mère, la gracieuse Mary d’Angleterre, sœur d’Henri VIII mais reine de France, troisième épouse de Louis XII, grand consommateur de femmes lui aussi !


Un coup de tonnerre dans ce tableau familial, le roi Louis meurt, mais Mary, sa veuve attend un héritier ! Louise de Savoie, mère de François veille au grain… elle a bien du mal à retenir la fougue de son fils et ne veut pas que se réduisent à néant tout son lent travail de négociatrice, et ce chien fou pourrait bien perdre la couronne qui lui revient.


Dans cette histoire, les femmes se défendent, mariées par convenance, ne connaissant rien à la vie, elles sortent les griffes et les dents, Louise pour son fils François, Mary (Coralie Audret blonde et joliment perverse) pour se sauver d’un autre mariage sans amour ou d’un couvent, quant à la pauvre Claude (émouvante Maud Baecker), on ne lui demande que de faire des enfants et être la « marraine » d’une variété de prunes …


Une belle épopée, interprétée avec humour et faste par Béatrice Agenin, royale comme il se doit, omniprésente, Patrick Raynal porte avec le rôle du roi vieillissant et rongé par les remords, une vision toute en nuances du personnage. Gaël Giraudeau est le bondissant futur jeune roi, au parler cru et gourmandant sans cesse ce pauvre Yvan Garouel, bègue et souffre-douleur. Ils sont bien entourés par Adrien Melin, Suffolk amoureux certes, mais bon négociateur aussi.


Daniel Colas signe là une belle histoire au dénouement surprenant que je vous invite à découvrir avec une troupe brillante et de magnifiques costumes de Jean-Daniel Vuillermoz.


Anne Delaleu
14 septembre 2016


Challenge théâtre 2016

mardi 18 octobre 2016

Moi et François Mitterrand - H. Le Tellier - théâtre du Rond-Point


Site du théâtre ICI
jusqu'au 20 novembre à 18h30
1h15
photos Raphaël Arnaud



Moi et François Mitterrand
Hervé Le Tellier

Mise en scène Benjamin Guillard, avec Olivier Broche

Le décor est posé et imposant, un bureau, un rétroprojecteur, une vue de l’Elysée, sur le mur un portrait de François Mitterrand, et sur une musique très solennelle, Hervé majestueux entre en scène…


Il nous raconte sa surprenante amitié avec le locataire de l’Elysée. 1983, Hervé en vacances à Arcachon, ne résiste pas à adresser au Président de la République, une carte postale, le félicitant (un peu en retard) de son élection de 1981 !

De cette simple carte, la vie d’Hervé va changer, il reçoit quelques mois plus tard une lettre à l’en-tête de la Présidence !  S’ensuit une correspondance entre eux, Hervé lui raconte tout, sa vie amoureuse, hélas Madeleine le quitte, son chômage, mais il retrouve vite un emploi, et pense que François  y est – secrètement – pour quelque chose.


Enfin Hervé souffre de solitude, cette correspondance avec celui qu’il admire tant est de bonne augure jusqu’en 1996… date fatidique pour Hervé.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là… et grâce à l’interprétation surprenante d’Olivier Broche, la grande Histoire, nous est contée à sa manière, de façon subtile, drôle, incisive, Olivier Broche est un spectacle à lui seul !

C’est un spectacle pochette-surprise ! On rit de bon cœur aux élucubrations d’Hervé, son égo surdimensionné y est aussi pour beaucoup.

C’est simple 2017 je vote Hervé !

Anne Delaleu
18 octobre 2016



jeudi 8 octobre 2015

Compte à rebours pour le théâtre de l'Aquarium !

COMMUNIQUE DE PRESSE

COMPTE À REBOURS POUR LE THÉÂTRE DE L’AQUARIUM !

Depuis que la DGCA (département du spectacle vivant du Ministère de la Culture) a annoncé en juin dernier à François Rancillac qu’il devra quitter la direction du Théâtre de l’Aquarium à la fin de cette saison, la mobilisation a été aussi nombreuse qu’intense : plus de 7000 signatures à sa pétition (sur Change.org), plus d’un millier de mots et lettres de soutien venant autant du public, de la profession que du monde politique, des dizaines d’articles dans les media, etc.

Mais rien n’y fait : la DGCA continue à vouloir imposer un tout autre avenir à l’Aquarium : transformer ce théâtre ouvert aux artistes (associés et invités), à la musique, aux écritures contemporaines, aux pratiques amateurs, à la jeunesse de demain (via notamment le Festival des Ecoles) et investi dans un intense travail de sensibilisation auprès des lycéens de la banlieue Est, en « phalanstère à compagnie » (sic) : un seul artiste ou collectif bien « coté » y déploierait son seul travail en résidence (puisque, semble-t-il, la direction du lieu ne lui reviendrait pas en propre – ce qui permettra à la DGCA de changer plus facilement d’artiste ou de collectif, quand sa cote viendra à baisser !). Et ce modèle de « garage à compagnies » (pour appeler un chat un chat) est explicitement conçu pour être déployé sur tous les autres lieux de la Cartoucherie, une fois libérés de leurs actuels habitants...

Le projet de François Rancillac, mis en oeuvre il y a juste six ans par l’équipe de l’Aquarium et ses artistes associés, a absolument besoin d’encore trois saisons pour consolider sa dynamique – avant d’en transmettre le flambeau à un(e) autre artiste aussi attaché(e) aux valeurs du théâtre de service public et au souci d’ouverture et de partage. C’est la raison d’être de cet Aquarium si singulier, tel que l’ont imaginé ses fondateurs (qui soutiennent absolument François) il y a déjà 50 ans (cet anniversaire sera d’ailleurs dûment fêté du 2 au 8 novembre en spectacle, concerts, rencontres et bal !).
A l’heure où tant de lieux sont menacés voire fermés en France (et en Europe) par des politiques rétrogrades et populistes ; à l’heure où règnent le repli sur soi, la peur de l’Autre et le déni de la diversité humaine ; au moment où l’Assemblée Nationale vote enfin une loi protégeant la liberté artistique, est-il vraiment judicieux de briser net une aventure pariant sur les forces vives de la création offerte, en toute générosité, à la curiosité et à l’intelligence des spectateurs de tout âge, de toute condition ?

Madame la Ministre de la Culture devra trancher d’ici la fin du mois d’octobre…

Paris, le 8 octobre 2015
Théâtre de l’Aquarium – La Cartoucherie – route du champ de manoeuvre – 75012 Paris / 01 43 74 72 74
Presse > Catherine Guizard 01 48 40 97 88 & 06 60 43 21 13 / lastrada.cguizard@gmail.com
François Rancillac – directeur du Théâtre de l’Aquarium – 06 08 76 47 48 / rancillac.aquarium@gmail.com

mardi 8 juillet 2025

Vermeer et son faussaire - François Barluet - Théâtre l'Oriflamme Avignon OFF




18h50
durée 1h10

Vermeer et son faussaire
François Barluet

 

Nous voilà donc devant l’expert d’un musée londonien, furieux, mettez-vous à sa place, on vient de lui apprendre et confirmer que le tableau de Vermeer qu’il a prêté au Louvre est un faux, la bakélite que l’on a relevé dans le tableau n’a été trouvé qu’en 1907 !

C’est alors qu’apparait comme par magie, Han van Meegeren le faussaire qui pourrit la vie et le « five o’clock » de l’expert !

Il n’est pas gêné Han, après tout, c’était un peintre de talent, et il a essuyé refus et moqueries ! En 1920, il décide de créer de faux Vermeer, les experts n’y voient que du feu…

Même le Maréchal Goering en personne, grand amateur de Vermeer, ne se doute de rien ! et achète grand nombre de toiles à Han. Mais la supercherie va être découverte et fera trembler le monde de l’art !

Cette comédie, fort drôle, sur les faussaires et particulièrement sur Han van Meegeren, que je ne connaissais pas, me fait maintenant douter, lorsque je vais voir une exposition et que j’admire les œuvres, est-ce que c’est bien du peintre ou un faux ?

Je me souviens d’ailleurs avoir vu il y a quelques années une rétrospective Vermeer à Paris…

Le duo François Barluet et Benoît Gourley fonctionne à merveille, une comédie à voir pour rire et s’instruire !

François Barluet est également l’auteur de la pièce à succès « les collectionnistes » qui se joue à Avignon au théâtre des Gémeaux, après son triomphe à Paris.

 

Anne Delaleu
8 juillet 2025
Théâtre L’Oriflamme
Avignon OFF


mercredi 4 octobre 2023

Moi et François Mitterand - H. Le Tellier - théâtre Rive Gauche

 


Moi et François Mitterrand

Hervé Le Tellier

 

Mise en scène Delphine de Malherbe

 Avec Christophe Alévêque


Une pièce cossue, un bureau, et on distingue un mug à l’effigie de la reine d’Angleterre, une carafe, tout l’équipement du conférencier ! le voici qui arrive, mal à l’aise, accrochant son pardessus au porte-manteau. Il est un peu maniaque Hervé, la lampe au-dessus de lui n’est pas dans son axe…

Enfin, il nous confie sa surprenante amitié avec le locataire de l’Elysée. En 1983, Hervé en vacances à Arcachon, ne résiste pas à adresser au Président de la République, une carte postale, le félicitant (un peu en retard) de son élection de 1981 !




De cette simple carte, la vie d’Hervé va changer, il reçoit quelques mois plus tard une lettre à l’en-tête de la Présidence !  S’ensuit une correspondance entre eux, Hervé lui raconte tout, sa vie privée, ses ennuis professionnels, il recevra la même circulaire jusqu’en 1996… Malgré tout, Hervé sûr de lui continuera sa correspondance non seulement avec François mais avec Jacques, Nicolas, François et même Emmanuel !

Une histoire drôle sur les mécanismes de l’inconscient, de l’imaginaire, de la politique, on rit beaucoup sur les réflexions acides d’Hervé concernant les premières dames !

Christophe Alévêque réussit à émouvoir, à nous faire rire, grâce à la mise en scène subtile de Delphine de Malherbe.

 

Anne Delaleu
4 octobre 2023
Théâtre Rive Gauche


mercredi 5 décembre 2018

J'ai des doutes - Devos - théâtre du Rond-Point

jusqu'au 6 janvier 2019
mardi au dimanche 18h30
durée 1h30
site du théâtre ICI

J’ai des doutes

Spectacle de François Morel


Textes Raymond Devos
Composition musicale  Antoine Sahler
Musique et interprétation Romain Lemire ou Antoine Sahler


Attention, spectacle intelligent, drôle, fin, joué par deux fameux interprétes François Morel et Antoine Sahler, qui ont redonné vie aux textes de Raymond Devos.

Et oui, le clown est mort, celui-ci nous a quitté en 2006, enfin disons que le Créateur s’ennuyant ferme a « convoqué » le sieur Devos.

C’est d’ailleurs comme ça que le spectacle commence, des éclairs, le tonnerre et Morel, violon en main, Antoine Sahler au piano. Discussion entre St Pierre et Dieu. Accrochez-vous bien !

Parler pour ne rien dire, le clou, A Caen les vacances, Mon chien c’est quelqu’un, où courent-ils, la dernière heure, j’ai des doutes, etc. Devos était un magicien des mots, un jongleur de l’esprit.

On rit encore de ses bons mots, de ses sketchs, de sa poésie, son aspect lunaire. François Morel redonne vie à Devos, quelle énergie il déploie, même les textes les plus connus font encore rire aux larmes ! Devos avait un comparse, son pianiste. Antoine Sahler joue de multiples instruments et donne la réplique à François Morel avec beaucoup d’humour.

« Radioscopie » de Jacques Chancel pour entendre le vrai Devos, et tout ceci finit par un grand karaoké géant, vous avez intérêt à vous exercer pour « Je hais les haies qui font la haie le long des murs ».


Un spectacle à ne pas manquer, vous en ressortirez heureux !

Anne Delaleu
5 décembre 2018 

samedi 5 septembre 2015

Le tour du monde en 80 jours - Verne - théâtre Le Splendid




Le tour du monde en 80 jours (1873)
D’après Jules Verne (1828-1905)

Mise en scène Sébastien Azzopardi


Philéas Fogg, est un gentleman richissime, il est joueur et fait le pari de boucler le tour du monde en 80 jours. Mais voilà tout n’est pas si simple et il aura affaire à un policier têtu persuadé que Fogg vient de cambrioler la banque et cherche à fuir l’Angleterre.

photos Jean-François Delon

Détournement de roman célèbre, mais on rit bien c’est le principal, le décor semblable à un théâtre de marionnettes. On est secoué dans le train (pas bien confortable à l’époque), on fait du paquebot et même de l’éléphant !

photos Jean-François Delon

Fogg est un maniaque de l’heure, c’est important il a un pari à gagner ! En tout cas il aura conquis le cœur de la jeune Aouda, veuve d’un maharadja, qu’il a sauvé du bûcher selon les rites. Son fidèle Passepartout (non pas celui de Fort Boyard…) est débrouillard et ne manque pas non plus d’imagination alors que Fogg ne laisse pas la place à la fantaisie. Il a tout calculé. Nos compères doivent déjouer bien des pièges et faire assaut d’ingéniosité. Ce sera aussi pour eux un parcours initiatique.

photos Jean-François Delon

Les comédiens s’en donnent à cœur joie, le fou-rire communicatif. Beaucoup de rythme, on passe un bon moment, c’est un spectacle pour tous, même si certaines blagounettes passent par-dessus les boucles blondes et brunes des enfants qui rient de bon cœur !

photos Jean-François Delon


En route donc !

jeudi 20 septembre 2012

Démocratie - Frayn - Théâtre 14



Michael Frayn (version française de Dominique Hollier)
 Mise en scène, scénographie et lumières Jean-Claude Idée

avec : Jean-Pierre Bouvier, Xavier Campion, Emmanuel Dechartre, Alain Eloy, Jean-François Guilliet, Frédéric Lepers, Frédéric Nyssen, François Sikivie, Freddy Sickx, Alexandre von Sivers


Décor austère, nous sommes en 1974 et le Chancelier  Willy Brandt – prix Nobel de la Paix –  au cœur d’un scandale se trouve contraint de démissionner. Son homme de confiance Gunther Guillaume était en réalité un espion de la Stasi.  C’est devenu « l’affaire Guillaume ». Brandt sera remplacé par  Walter Scheel (vice-chancelier) puis par Helmut Schmidt. On revient sur sa carrière et les conseillers qui l’entourent et le surveillent. Guillaume tout en trahissant Brandt, avait de l’admiration et une forme d’affection pour lui.

On apprend  des côtés peu connus du Chancelier Brandt, mais commune a beaucoup d’hommes de pouvoir, le sexe, l’alcool… 

Les comédiens après un démarrage un peu brouillon, surjouant pour certains,  s’investissent peu à peu  dans cette histoire sombre, un pan de notre histoire commune avec l’Allemagne. Jean-Pierre Bouvier apporte son élégance et son charme au Chancelier. Emmanuel Dechartre et Jean-François Guilliet se démarquent de leurs collègues par un jeu plus subtil.

Willy Brandt verra la chute du mur de Berlin en 1989 et décédera en 1992. Ce mur que nous découvrons sur scène et qui s’ouvrira sous nos yeux.


samedi 1 avril 2017

Voltaire Rousseau - Prévand - théâtre de Poche-Montparnasse


Mise en scène Jean-Luc Moreau et Jean-François Prévand

Voltaire Rousseau
Jean-François Prévand
Mise en scène Jean-Luc Moreau et Jean-François Prévand

A Ferney, Voltaire arrange un bouquet dans un vase, il est satisfait comme toujours, élégant, tout chez lui respire la sérénité, enfin le calme avant la tempête…

Et survient Rousseau, mal rasé, mal attifé, en houppelande, il vient voir son vieil ennemi, il cherche à savoir qui a écrit un pamphlet sur lui… il le soupçonne mais voudrait des preuves ! La rancœur, la jalousie, la duperie, tout y est !

Certes Rousseau n’a pas eu une enfance des plus heureuses, et sa rencontre avec Thérèse Le Vasseur ne l’a pas non plus épanoui, est-ce pour « protéger » ses enfants de la belle-famille, qu’il les a « confiés » à l’assistance publique ?

Voltaire n’est pas exempt de tout reproche, un égo surdimensionné, lui si attentif aux droits de l’homme, combattant toute intolérance,  il ferme pourtant  les yeux sur la provenance de sa fortune qui serait due (dixit Rousseau) au commerce des négriers...

Il se délecte des portraits que l’on a fait de lui, ils sont tous bien en vue dans la maison !

Rousseau proscrit, Voltaire l’invite à demeurer chez lui quelques temps, celui-ci refuse.


Le texte est drôle, incisif, le clown blanc Voltaire et le clown triste Rousseau, se lancent des piques, des tirades, des mots, des vannes, la vérité aussi surtout celle qu’on n’a pas envie d’entendre. Des citations sur les femmes, sur la religion, sur l’éducation, sur le théâtre, et on rit, on rit aux éclats devant tant de virtuosité, de finesse dans l’interprétation de Jean-Paul Farré et bravo à Jean-Jacques Moreau qui a repris le rôle créé par Jean-Luc.

Anne Delaleu
1er avril 2017
mise à jour de ma critique de 2014

jeudi 11 octobre 2018

Hard - théâtre de la Renaissance


Jusqu'au 6 janvier 2019
site du théâtre ICI
mardi au samedi 21h
samedi et dimanche 16h30

Hard

Cathy Verney


Librement inspirée de la série « Hard » et adapté par Bruno Gaccio

Mise en scène Nicolas Briançon

Avec Claire Borotra, François Vincentelli, Nicole Croisille, Charlie Dupont, Stephan Wojtowicz, Isabelle Vitari, François Marielle, Dany Verrissimo et Sarah Gellé.


Lors des obsèques religieuses de son mari, Sophie est un peu étonnée de la tenue des « employés » du défunt venus lui présenter leurs condoléances.

Sa belle-mère lui assure que ce sont des gens très bien… enfin il va falloir tout raconter à la jeune femme, qui se faisait des illusions sur la profession d’Alexandre, qui travaillait dans l’industrie du film porno, pas vraiment dans l’importation !

C’est le choc des cultures lorsque Sophie fait la connaissance des employés de « Sophix ». Le décor, les accessoires, les costumes… je ne vous parle même pas du trophée qui trône sur le bureau du directeur. Le metteur en scène, genre Calimero en pantalon de cuir, tente de fléchir la veuve, qui veut se débarrasser à tout prix de cet encombrant héritage.

Mais voilà Roy LaPoutre, beau mec, je n’en dirais pas plus, c’est le coup de foudre… Sophie voit la vie en rose, son amie Lucie aussi,  mais si jolie soit-elle elle n’arrive pas à ses fins… pour l’instant.

Elle est bien entourée Sophie, Vulva Black, Eden Latex, et Bambi Cool, sans compter un acteur à l’accent à couper au couteau, brave type d’ailleurs, bon époux et bon père, et oui !

Le langage est fleuri, les termes crus, mais après tout c’est normal c’est le sujet de la pièce et surtout, bonne humeur garantie, un zeste de romantisme quand même, de la générosité. Claire Borotra et François Vincentelli forme le couple glamour, Charlie Dupont est irrésistible, Isabelle Vitari, sexy et vilaine copine de Sophie, Stephan Wojtowicz est le « Lelouch » du X, Nicole Croisille drôlissime. Une mise en scène très joyeuse de Nicolas Briançon.

 Je ne connaissais pas cette série sur Canal, ce fut donc la surprise totale et  gros fou-rire !

Anne Delaleu
11 octobre 2018


mardi 26 mai 2015

Où j'ai laissé mon âme - Ferrari - lecture au théâtre du Lucernaire



« Où j’ai laissé mon âme », Grand prix Poncetton SGDL 2010 ; Prix France Télévisions 2010 ; Prix Initiales 2011 ; Prix Larbaud 2011.

Lecture au Lucernaire

Adaptation et interprétation François Duval


Alger 1957. Le lieutenant Andréani retrouve son compagnon d’armes, le capitaine Degorce, ils ont fait la guerre d’Indochine et maintenant l’Algérie.

Pour avoir des informations sur les attentats, la torture devient le seul moyen, mais si l’un le réprouve et perd son âme, l’autre est pleinement conscient de ses actes, au nom de la loyauté, de la patrie. C’est d’ailleurs le reproche qu’Andréani jette à la figure de Degorce.

Ce texte s’écoute comme une tragédie, c’est un long monologue, qui nous prend aux tripes et au cœur, comment juger les actes des uns et des autres ? Les victimes deviennent des bourreaux, la sale guerre transforme des êtres humains en tortionnaires, ils peuvent avoir la nausée mais ils appliquent le règlement. Ils doivent sauver des vies et en sacrifier d’autres.

Le texte limpide, intense de Jérôme Ferrari, est adapté pour le théâtre par François Duval, comédien rare et d’une grande intensité, il vit et souffre le récit d’Andréani quand il raconte la noce prise au piège, les putains massacrées au bordel, le meurtre du jeune instituteur, certes un texte difficile et prenant, mais une belle écriture et un style.

Cette pièce sera je l’espère un grand moment de théâtre quand elle aura trouvé sa scène parisienne.


Ne pas manquer François Duval à Avignon pour « Vilar notes de service » au théâtre du Roi René !

Challenge théâtre 2015