vendredi 14 décembre 2018

J'admire l'aisance ... - JP Brouillaud - Studio Hébertot

jusqu'au 10 mars 2019
jeudi 19h - vendredi et samedi 21h - dimanche 15h
durée 1h
site du théâtre ICI

J’admire l’aisance avec laquelle tu prends des décisions catastrophiques

Jean Pierre Brouillaud


Mise en scène de Eric Verdin

Avec Mathilde Lebrequier et Renaud Danner

Déjà le titre de la pièce est « so chic » !

« Tu seras caissière ma fille ! tu veux être balayeur mon fils ? » voilà ce que les gamins entendent lorsqu’ils rapportent les notes désastreuses à la maison !

François Durville, est au chômage, avocat brillant, mais son Cabinet a mis la clé sous la porte, ses collègues ont réussi à se recaser dans un autre Cabinet, mais lui, que fait-il à présent ? Il est « Agent de propreté urbaine », à la Mairie de Paris quand même !

Orianne, son Universitaire d’épouse, est catastrophée ! Avocat et maintenant balayeur, car c’est quand même bien le terme exact du nouveau métier de François. Vous aurez remarqué que depuis quelques années, on est gardien d’immeuble (concierge), ingénieur des sols (balayeurs, gens de ménage), on se croirait à l’époque des Précieuses Ridicules !


Là le couple est au bord de l’implosion, que vont penser les amis, la famille, ils n’ont pas d’enfant, c’est aussi là que le bât blesse, la société rejette les « sans enfants », les méprise et Orianne ressent tout ça. Pour l’heure elle s’inquiète du revirement de son mari. François est comme le financier de la fable de La Fontaine, il entend chanter nuit et jour non pas le savetier, mais le balayeur africain de son quartier, ils prennent le café ensemble, discutent, la décision est vite prise, François change de métier !

C’est aussi une fable bien caustique qui nous est présentée, nous vivons dans le « paraître », François est heureux de son nouveau job, il aime Orianne, que va-t-il leur arriver ? Réussira-t-il à la convaincre ? Mais Orianne a un atout dans son sac.

Voilà une pièce qui nous interroge et nous faire rire et sourire grâce à Mathilde Lebrequier et Renaud Danner et la mise en scène chorégraphique de Eric Verdin.


« Il n’y a pas de sot métier, il n’y a que de sottes gens », c’était la phrase que j’avais sur mon cahier d’écolière…

Anne Delaleu
14 décembre 2018 

Aucun commentaire:

Publier un commentaire