dimanche 23 octobre 2016

Le portrait de Dorian Gray - O. Wilde - Studio des Champs Elysées


Site du théâtre ICI
mardi au samedi 20h30 - dimanche 16h 2 h
Le portrait de Dorian Gray
Oscar Wilde


Avec Arnaud Denis ou Valentin De Carbonnières, Lucile Marquis ou Caroline Devismes, Fabrice Scott ou Maxime de Toledo et Olivier Breitman ou Thomas Le Douarec qui signe l’adaptation et la mise en scène. 

Le peintre Basil Hallward, rencontre lors d’un cocktail mondain, le jeune et beau Dorian Gray. Il en tombe amoureux et lui propose de réaliser son portrait.

Lord Henry, ami de Basil, fasciné par le portrait demande à connaître le modèle. Le malheur est en marche… Manipulateur, Lord Henry, cynique, énigmatique, sans moralité aucune, quelques flèches bien aiguisées sur les femmes, on en rit d’ailleurs, les bons mots d’auteurs sont toujours bienvenus !


Qui est Dorian Gray ? Un jeune homme beau, mais vide, obsédé par son image et sa peur de vieillir comme la plupart d’entre nous. C’est sans remords qu’il détruira l’amour de Sybil, le seul être honnête qu’il rencontrera. Son souhait sera exaucé, seul le portrait vieillira à sa place, et il sera jeune éternellement jusqu’à ce qu’il éprouve du remords pour la vie dissolue qu’il a menée et les souffrances endurées par les autres. La malédiction cessera-t-elle grâce aux bonnes actions ?

Roman fantastique, « Le Portrait de Dorian Gray » aborde les thèmes de la beauté, de l’art, de l’esthétisme, de l’homosexualité. Il y a beaucoup de l’écrivain dans cette œuvre.

Les comédiens servent une mise en scène inventive, par contre le tartan irlandais est partout, un peu trop pour mon goût, jusque sur le canapé !


Wilde est très critique envers la gente féminine, lui qui ne tarissait pas d’éloges sur son épouse Constance ! Et elle en eut du courage…


Après un succès bien mérité au Lucernaire, l’unique pièce de Wilde joue les prolongations et s’il on veut en savoir plus sur ce dandy amoureux de la France on peut se rendre au Petit Palais où une exposition lui est consacrée. 

Anne Delaleu
mise à jour le 23 octobre 2016

samedi 22 octobre 2016

Conversations avec ma mère - J. Galceràn - La Pépinière théâtre

Site du théâtre ICI
mercredi au samedi 19h et dimanche 15h
1h30
Photo Libre de droit (c) Marianne Grimont
Conversations avec ma mère
Jordi Galceràn

Mise en scène Pietro Pizzuti
Adaptation théâtrale d’après le film de Santiago Carlos Ovès

Que faire quand on a 50 ans, et que maman vous voit toujours petit garçon avec des bottes jaunes et un ciré vert ?


Jaime n’a guère de chance, son couple bat de l’aile, il a été licencié, il doit vendre l’appartement qu’occupe Mamà. Pour une fois que Jaime se déplace la voir c’est pour lui annoncer cette mauvaise nouvelle. Et pourtant elle est si contente, elle lui prépare des petits plats mais il ne vient jamais. Peu de nouvelles, peu d’appels, et ne parlons pas des petits-enfants… silence radio !


Pour ne pas trop accabler son fils, elle lance des injures contre la belle-mère de celui-ci, mais que vient de dire Mamà, qui est Grégorio ? Allons bon il ne s’attendait pas à ça non plus !


Jacqueline Bir campe cette malicieuse vielle dame de 82 ans, elle est drôle, émouvante, elle forme avec Alain Leempoel un couple attachant.

Il y a beaucoup de vérités dans le texte, ce qui n’empêche pas les éclats de rire !


Anne Delaleu

vendredi 21 octobre 2016

Le chien - EE Schmitt - théâtre Rive Gauche


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calendrier et horaires des représentations sur le site
durée 1h05


Le chien
Eric-Emmanuel Schmitt

Mise en scène de Marie-Françoise et Jean-Claude Broche

Avec Mathieu Barbier et Patrice Dehent



« Les animaux valent mieux que les humains » on aurait pu tomber dans le simpliste et le cliché, il n’en est rien avec cette pièce, subtilement mise en scène ainsi qu’à son émouvante interprétation.

Un écrivain et un médecin se lient d’amitié, le chien de l'histoire est un superbe Beauceron, nommé Argos, qui fait partie de la vie du Docteur Heymann, il est veuf, une fille qui l’aime.

Un malheureux jour, Argos est renversé par un chauffard, Samuel ne supporte pas la perte de son compagnon et se tue.

Son ami tente de percer son secret, il reçoit une lettre-confession de Samuel postée quelques jours avant sa mort… il charge l’écrivain de la lire à sa fille, qui n’a jamais rien su de son passé.


L’humanité, l’amour et le pardon peuvent-ils naître dans la boue et l’horreur d’un camp d’extermination ? C’est ce que nous conte cette histoire. A nous de juger, mais ce texte m’a fait penser à « Si c’est un homme » de Primo Levi, lui aussi rescapé mais meurtri à jamais, comme Samuel.

Mathieu Barbier est un fin diseur, il adoucit quelque peu le récit de Patrice Dehent qui est fureur et humiliation retenues.


Un beau texte superbement vécu.


Anne Delaleu
21 octobre 2016


mardi 18 octobre 2016

Moi et François Mitterrand - H. Le Tellier - théâtre du Rond-Point


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jusqu'au 20 novembre à 18h30
1h15
photos Raphaël Arnaud



Moi et François Mitterrand
Hervé Le Tellier

Mise en scène Benjamin Guillard, avec Olivier Broche

Le décor est posé et imposant, un bureau, un rétroprojecteur, une vue de l’Elysée, sur le mur un portrait de François Mitterrand, et sur une musique très solennelle, Hervé majestueux entre en scène…


Il nous raconte sa surprenante amitié avec le locataire de l’Elysée. 1983, Hervé en vacances à Arcachon, ne résiste pas à adresser au Président de la République, une carte postale, le félicitant (un peu en retard) de son élection de 1981 !

De cette simple carte, la vie d’Hervé va changer, il reçoit quelques mois plus tard une lettre à l’en-tête de la Présidence !  S’ensuit une correspondance entre eux, Hervé lui raconte tout, sa vie amoureuse, hélas Madeleine le quitte, son chômage, mais il retrouve vite un emploi, et pense que François  y est – secrètement – pour quelque chose.


Enfin Hervé souffre de solitude, cette correspondance avec celui qu’il admire tant est de bonne augure jusqu’en 1996… date fatidique pour Hervé.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là… et grâce à l’interprétation surprenante d’Olivier Broche, la grande Histoire, nous est contée à sa manière, de façon subtile, drôle, incisive, Olivier Broche est un spectacle à lui seul !

C’est un spectacle pochette-surprise ! On rit de bon cœur aux élucubrations d’Hervé, son égo surdimensionné y est aussi pour beaucoup.

C’est simple 2017 je vote Hervé !

Anne Delaleu
18 octobre 2016



mercredi 12 octobre 2016

Le roman de Monsieur Molière - M. Boulgakov - théâtre du Lucernaire

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mardi au samedi 18h30
dimanche 16h
(durée 1h10)

Le roman de Monsieur Molière
D’après Boulgakov, Molière et Lully

Mise en scène et adaptation Ronan Rivière

Avec Ronan Rivière (en alternance avec François Kerkourlay), Mickaël Cohen et au piano Olivier Mazal.

Une charrette à bœufs, un fauteuil, images de la vie de comédien nomade !

Deux comédiens nous content l’histoire du jeune Jean-Baptiste Poquelin, celui-ci ne veut rien entendre, embrasser la profession de tapissier rien à faire ! il aime tant les comédiens, son grand-père l’a souvent emmené applaudir les comédiens de l’hôtel de Bourgogne ou encore les italiens et les pitreries de Scaramouche ! 

Il veut être comédien, son père le chasse, il trouve refuge chez les Béjart, il retrouve une famille qui l’aime et qui l’accueille. Il est enfin chez lui, et il a des idées à revendre, pas toujours le bon choix mais bon…


Molière - car enfin c’est de lui qu’il s’agit ! – est contraint de fuir Paris, ses bigots et surtout ses dettes, que son père paiera pour le sortir de prison. Les tournées provinciales, l’obligation de se courber devant les puissants, les faire rire, surtout plaire au plus puissant, et approcher le Roi-Soleil ! Mais il y a les cabales, les amours déçus, les rumeurs qui pourrissent tout.

L’adaptation du roman de Boulgakov (1891-1940), dont on connait mieux « Le maitre et Marguerite » est très fine, intelligente, joyeuse, pleine d’entrain, on rit, on est ému. On passe de Boulgakov à Molière le tout imprégné de la musique de Lully, qui deviendra son pire ennemi.



Les comédiens ont une présence indéniable, Ronan Rivière est un jeune et impulsif Molière, Michaël Cohen est truculent à souhait ! Olivier Mazal nous enchante au piano avec quelques pages de Lully.

Anne Delaleu
12 octobre 2016



mardi 11 octobre 2016

L'éveil du chameau - M. Magellan - théâtre de l'Atelier

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mardi au vendredi 19h
samedi 16h30 et 19h

L’éveil du chameau
De Murielle Magellan
Mise en scène de Anouche Setbon

Avec Barbara Schulz, Pascal Elbé et Valérie Decobert


Ne cherchez pas le désert, ni les touaregs, ni même le zoo de Vincennes, le chameau en question est l’indélicat Mickaël qui se fait insulter par Maryse.

Et pourquoi ?

Maryse, jolie femme, chemisier sage et jupe longue plissée, un peu stricte, déboule chez Mickaël pour lui annoncer que sa fille Claire est enceinte de son fils Simon, celui-ci, a très vite pris ses responsabilités, il s’est enfui à toutes jambes !

Maryse ne l’accepte pas, elle prend en « otage » Mickaël, pour qu’il renoue avec Simon et le place devant ses responsabilités.


Mais voilà, Mickaël, Casanova et Don Juan réunis, n’a rien d’un père de famille, encore moins un grand-père !

Il mène sa vie comme il veut, il assume son égoïsme envers Simon, sa compagne de l’époque souhaitait un enfant, pas lui. Au moins il est honnête et n’est même pas antipathique ! C’est bien ce qui trouble Maryse.


Barbara Schulz est convaincante dans son rôle de mère, qui s’occupe (trop ?) des affaires de cœur de sa grande fille, elle se posera des questions… Valérie Decobert est le joker, la femme trop soumise peut-être. Pascal Elbé n’a pas le beau rôle, mais il parvient à retourner la situation, après tout, il est efficace mais surtout dans l’humanitaire, s’occuper des autres bien loin, oui c’est mieux !


Voilà le non-conte de fées, amusant, émouvant parfois.


Un bon début de soirée à passer au théâtre.



mardi 4 octobre 2016

Petits crimes conjugaux - E-E. Schmitt - théâtre Rive Gauche


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Photos Fabienne Rappeneau

Petits crimes conjugaux
Eric-Emmanuel Schmitt

Mise en scène Jean-Luc Moreau

Un piano trône au milieu de l’appartement,  l’escalier en vis monte à l’étage, un bureau, un fauteuil crasseux, un divan, une belle bibliothèque.


Lisa entre dans l’appartement, préoccupée, un homme la suit, elle lui demande si ces lieux lui sont familiers. Non rien, Gilles est son mari, il est resté longtemps à l’hôpital, une chute dans leur escalier l’a conduit aux urgences, mais il est devenu amnésique.

Le combat de Lisa sera de faire remonter les souvenirs, heureux, drôles parfois, leur rencontre, leur première fois, leur voyage de noces…


Gilles tâtonne, pose des questions, tente de se glisser à nouveau dans la peau de ce romancier qu’il découvre et qu’il n’a pas l’air d’aimer.

Alors viennent les questions, pas facile de demander si le couple était heureux, dans leur intimité, dans le quotidien.


Petit à petit, leur résistance au mensonge va éclater, et la vérité découvrira un autre couple pour le pire ou le meilleur ?



Fanny Cottençon a la fragilité qu’il faut pour Lisa devant un Sam Karmann séduisant et ambigu. La pièce m’a semblé quand même un peu bavarde sur le couple, la vie en commun.


Anne Delaleu
4 octobre 2016

Roméo et Juliette - W. Shakespeare - Comédie Française



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Roméo et Juliette
William Shakespeare

Mise en scène Eric Ruf


Histoire d’amour intemporelle et légendaire. Il y a la fête du début sur la place du village, la bagarre entre les deux clans et le bal des Capulet, les hauts murs de Vérone qui se déplacent au gré des scènes.

La mise en scène soignée d’Eric Ruf, les décors modulables, superbes, quoique la chambre de Juliette soit bien austère et ressemble plus à une chambre d’hôpital !

Lorsque j’ai lu les notes de mise en scène d’Eric Ruf, je m’attendais à autre chose, des transpositions il y en a déjà eu, mais quelle est sa vision de la pièce ? Un peu étonnée aussi de la violence des propos du père Capulet traitant sa fille de pute et de roulure si elle ne consent pas au mariage avec Pâris.

Suliane Brahim est une Juliette convaincante, gamine amusante, et émouvante. Jérémy Lopez a la lourde tâche d’être son Roméo.

Par contre, je n’ai pas ressenti d’émotions, certes c’est bien fait, bien rôdé, bien lissé, voilà.

Et toujours l’éternelle problème sur la diction et les voix qui ne portent pas pour certains comédiens. 


vendredi 30 septembre 2016

Les jeux de l'amour et d'Offenbach - Y. Coudray - théâtre de Poche Montparnasse




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du mardi au samedi 19h et dimanche 17h30

Les jeux de l’amour et d’Offenbach
Fantaisie lyrique sur des musiques de Jacques Offenbach
Texte et mise en scène Yves Coudray

Avec Edwige Bourdy, Lionel Peintre et au piano Sophie Teulon (en alternance avec Mélanie Boisvert, Jean-Michel Séréni, et au piano Nina Uhari, Erika Guiomar)

Maître Offenbach part pour une longue tournée en Amérique et il recrute des chanteurs. Ernestine a laissé son baron de côté pour revenir sur les planches, Alfred lui aussi revient sur scène, il a laissé de côté sa dernière conquête. Ils ont tous deux un point commun, ils se sont aimés il y a quelques années, et surtout ils ont eu vent de l’audition bien avant qu’elle ne soit diffusée dans la presse !

Nous sommes entrainés dans un galop d’enfer, avec des musiques pétillantes, douces, romantiques et surtout un excellent trio, Edwige Bourdy qui connait son Offenbach sur le bout du cœur, Lionel Peintre et sa belle voix de baryton, ainsi que Sophie Teulon, accompagnatrice de choix. On rit, on fredonne à mi-voix, on s’amuse beaucoup des facéties lyriques de ces personnages, l’histoire de ce couple racontée à travers les couplets d’Offenbach est une brillante idée de Yves Coudray.


C’est un spectacle frais comme une coupe de Champagne, à consommer sans modération au Poche-Montparnasse !


Anne Delaleu
30 septembre 2016


mardi 27 septembre 2016

Brasseur et les Enfants du Paradis - D. Colas - théâtre du Petit St Martin



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Brasseur et les Enfants du Paradis
Daniel Colas

Avec Alexandre Brasseur et Cléo Senia
Mise en scène de l’auteur

Une jeune femme pose à demi nue, elle prend la même pose qu’Arletty lorsque celle-ci jouait Garance, Pierre Brasseur peint justement ce portrait pour elle, il souhaite offrir le tableau à son amie. Les souvenirs ressurgissent chez l’artiste pour évoquer la naissance d’un chef d’œuvre du cinéma qui rendait hommage au théâtre et à des interprètes prestigieux et une période bien noire de notre époque.


En 1943, l’occupation allemande, la débâcle, mais la vie doit continuer, les spectacles doivent se jouer, même devant l’occupant…

Un poète engagé Jacques Prévert, un talentueux réalisateur Marcel Carné homosexuel,  le compositeur Kosma et le décorateur Trauner juifs tous deux, vont s’unir pour offrir à la France un film poétique, historique, mais avec les répliques de Prévert il y a de la Résistance dans l’air !


Pierre Brasseur, grand séducteur, aurait bien consolé Arletty mais celle-ci avait pour amant un bel officier allemand, à la Libération, elle lancera « mon cœur est français, mon cul est international » et « si vous ne vouliez pas que je couche avec un allemand, il ne fallait pas les faire entrer ! », certes c’est drôle et Arletty n’aura qu’un blâme et une interdiction de travailler pendant trois ans, elle a eu plus de chance que certaines de ses condisciples (je pense à Mireille Balin).

Quant à Pierre, il a séduit une jolie « souris grise », ils ont passé du bon temps, et il s’interroge sur la justice, l’épuration, lui aussi a « collaboré à l’horizontale » à sa façon, comme certainement beaucoup d’autres. La Résistance si près d’eux, Barrault se serait bien engagé mais il y a Madeleine, il ne veut pas la laisser seule.

Une performance pour Alexandre Brasseur que de se glisser dans le costume de son grand-père, une émotion que l’on ressent aussi. Il ne manque pas l’humour et l’esprit des Brasseur !



Drôle de guerre, drôle de drame, le monde de la poésie et de l’intelligence va contrecarrer la barbarie.

Anne Delaleu
27 septembre 2016


lundi 26 septembre 2016

Festival Les enfants d'abord - à Paris dans des péniches et des lieux à fleur d'eau





Festival Les Enfants d’abord : brochure à télécharger ICI


Le festival de spectacle vivant pour le très jeune public de 7 mois à 7 ans,

à Paris dans des péniches et des lieux à fleur d’eau.

Du samedi 8 octobre au dimanche 16 octobre 2016

  • Des spectacles pluridisciplinaires présentées par 18 compagnies qui mènent un travail de recherche artistique, exigeant et novateur en direction de la petite enfance,
  • 20 spectacles dont 11 créations pour 72 représentations, une conférence- débat, un grand bal,
  • 13 péniches, barges et lieux à fleur d’eau dans 4 arrondissements de Paris
  • Des représentations en temps scolaire pour les écoles, les crèches, halte- garderies, associations…,
  • 2 week-end particulièrement destinés aux familles

mardi 20 septembre 2016

Edmond - A. Michalik - théâtre du Palais Royal



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mardi au samedi 21h et dimanche 16h30
Photos Copyright Ajejandro Guererro

Edmond
Alexis Michalik
 Mise en scène de l'auteur.

Avec Anna Mihalcea, Christian Mulot, Christine Bonnard, Guillaume Sentou, Jean-Michel Martial, Kevin Garnichat, Nicolas Lumbreras, Pierre Bénézit, Pierre Forest, Regis Vallée, Stéphanie Caillol, Valérie Vogt


Cyrano, l’un des plus beaux rôles du répertoire, convoité par tous les comédiens, Constant Coquelin en a été le créateur, et c’est l’histoire d’une rencontre, d’une amitié solide que nous conte Alexis Michalik.



1895, la grandissime Sarah joue une pièce « La princesse lointaine » d’un jeune poète, Edmond Rostand. Le jeune Edmond est marié avec son grand amour Rosemonde Gérard, et ils ont deux garçons, qui deviendront illustres à leur tour mais ça ils ne le savent pas encore !

Pour l’instant, les dettes s’accumulent, Edmond ne croit plus en lui, mais il peut compter sur Rosemonde, qui a laissé de côté sa carrière de poétesse, plus tard peut être reprendra-t-elle son envol.

On ne peut rien refuser à Coquelin, et Rostand ne peut lui résister longtemps, il lui propose une pièce en vers, mais se garde bien de lui dire, qu’elle est encore dans sa tête et pas vraiment sur papier !

Edmond retrouve avec plaisir ses amis et surtout un comédien, beau garçon, frimeur, qui aime conter fleurette à la jolie costumière du théâtre, où se joue la dernière comédie de Feydeau « le dindon ». Courteline et Feydeau sont en haut de l’affiche, et se moquent gentiment de Rostand.

Rostand va peu à peu, au fil des rencontres au bistrot ou dans les coulisses, se forger l’idée de sa pièce, de ses répliques, bien sûr, il faudra compter aussi avec les producteurs corses (clin d’œil pour l’Aiglon…), des caprices de la comédienne principale, de la jalousie de Rosemonde, et puis honneur au Pays Basque, cher à Rostand, il y a le jeune Maurice, qui dirige la musique du spectacle avec un boléro qui fera parler de lui !



Alexis Michalik a eu une belle idée de sujet, la naissance et la première d’un chef d’œuvre. Tout y est, même le côté vaudeville d’un Feydeau, les portes  qui claquent, les quiproquos. Les comédiens sont excellents, tous apportent leur touche personnelle et leur talent. On rit beaucoup, on admire les costumes superbes, les décors et accessoires, volent et dansent au rythme des scènes. Un spectacle à ne pas manquer pour tout le bonheur qu’il apporte.

Anne Delaleu
20 septembre 2016



dimanche 18 septembre 2016

Don Quichotte - d'après Cervantès - théâtre 13/Seine

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Mardi au samedi 20h – dimanche 16h
2h10 sans entracte

Don Quichotte
D’après Miguel de Cervantes
Mise en scène Jérémie Le Louët (Compagnie des Dramaticules)

Cervantes et Shakespeare sont partis vers d’autres cieux le même jour il y a 400 ans.



Jérémie Le Louët et sa compagnie ont privilégié l’Espagnol, l’Anglais a été inondé d’hommages, de représentations, de commémorations.

 Avec ce spectacle, iconoclaste, inventif, on revient à l’origine même du théâtre, celui qui allait de ville en ville, dans les campagnes, divertir le public, le former, parfois lui faire sentir la peur de l’enfer, la morale aussi. Le public, était friant aussi de farces, de récits de chevalerie…

Là on ne sait pas trop qui est le comédien, le narrateur, les personnages sortent parfois de leurs rôles pour redevenir le comédien qui râle, qui sort de scène pour une raison ou une autre.
C’est une joyeuse pochade bien organisée en tout cas, avec la complicité du public justement comme à l’origine du théâtre, ou les spectateurs s’invitaient dans le spectacle ! Des accessoires, des cintres garnis de costumes, de la vidéo en direct ou enregistrée. Tout est au taquet comme on dit maintenant !

On débute par une interview puis le spectacle commence vraiment, Don Quichotte enfourchant Rossinante et Sancho suit derrière sur sa mule à pédales, l’histoire est respectée, mais ce n’est pas vraiment essentiel. L’histoire de Don Quichotte est universellement connue, mais au fait combien de personnes ont vraiment lu l’ouvrage ?


Un joyeux spectacle qui convient à toute la famille. 

Anne Delaleu
18 septembre 2016


Challenge théâtre 2016

samedi 17 septembre 2016

Renata - J. Maestro - Comédie Bastille PROLONGATIONS !



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du jeudi au samedi 21h
Samedi et dimanche 17h


Renata
d'après « Renée » de Javier Maestro
Avec : Sophie Mounicot, Philippe Saïd, Emma Fallet, Sebastiàn Galeota, Antoine Berry-Roger
Une pièce argentine traduite et adaptée par Sebastiàn Galeota et Stéphan Druet,

Mise en scène : Stéphan Druet
Costumes : Denis Evrard
Chorégraphe : Christophe Segura

Une maison bourgeoise à Paris, en deuil, un jeune homme pleure devant un cercueil. Les employés de maison, Monique et Philippe, sont désespérés, mais pas tristes, leur patron vient de mourir, ils cherchent partout un testament, qui puisse les protéger, garder leur emploi.

Renata, la veuve de Théo est partie un jour sans laisser d’adresse… et tout à coup vient une idée au couple, les biens et la fortune de Théo doivent leur revenir, mais il faut trouver une « Renata » pour jouer le rôle de la veuve éplorée auprès d’un notaire.

 copyright  : Bruno Perroud

Ils découvrent dans une malle, quelques belles robes et des escarpins de Madame, Monique et Blanche, telles les sœurs de Cendrillon essaient de se chausser, mais hélas, rien ne va, Jean se propose de les essayer, et « Renata » nait sous les yeux ébahis et réprobateurs de ses parents !

Ma foi, l’illusion est parfaite ! Jean qui était effacé dans son costume masculin, resplendit en femme, heureux, épanoui. Ce qui ne laisse pas indifférent son homophobe de père, énerve Momo sa mère maîtresse-femme et attendrit Blanche sa tante, éternelle rêveuse de Prince charmant, noyant son attente dans l’alcool.

On rit, parce qu’on connait la supercherie, nous sommes voyeurs après tout. Les malentendus, les quiproquos, provoquent l’hilarité, la belle Renata, est radieuse, Jean a trouvé sa personnalité, mais comment faire accepter sa différence à sa famille plus cupide qu’aimante, et surtout être sincère envers Alexandre, le notaire, gentil, tendre et … amoureux. La situation devient peu à peu glauque.

 copyright  : Bruno Perroud

La musique argentine, le tango, rythment la pièce, la passion y est dans les lumières, les couleurs chatoyantes des robes de Renata, tout à l’opposé de ce classique salon bourgeois.
Une parfaite mise en scène et des comédiens exceptionnels, la palme revient à Sebastiàn Galeota qui ne caricature pas le personnage.


Une pépite à découvrir !


Anne Delaleu

17 septembre 2016

Challenge théâtre 2016