jeudi 14 janvier 2016

Pygmalion - GB Shaw - théâtre 14


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Crédit photo LOT
Pygmalion
G-B Shaw

De la pièce originale (créée en 1914), Ned Grujic a transposé l’histoire dans le Londres des années 50, du cinéma et des vedettes glamour, sophistiquées, fabriquées.

Liza n’est plus marchande de fleurs, mais vend des cigarettes à l’entrée du cinéma. Elle est mal fagotée, parle mal, et prend peur lorsqu’elle aperçoit, un homme, distingué, qui prend des notes… Elle croit que c’est un policier, mais celui-ci est professeur de phonétique, il se dit capable de la transformer en Lady ! Liza a pris au mot Higgins, elle veut changer de statut social et émerger du lot. Elle rend visite au professeur pour qu’il lui apprenne les bonnes manières et parler avec distinction.


Celui-ci se prend au jeu et par défi, accepte de prendre Liza comme élève. Le colonel Pickering le met en garde ainsi que la gouvernante, que deviendra la jeune fille après l’expérience ? Higgins ne s’en préoccupe pas plus que ça, il veut transformer la souillon en duchesse !

Après des heures de cours bien difficiles, Higgins la présente à sa mère (ancienne vedette de cinéma) et aux amis de celle-ci, Liza bien pomponnée, sourire un peu figé, débite ses phrases comme on le lui a appris, mais hélas, le naturel revient au galop et Liza raconte des histoires pas très « correctes » mais dans un phrasé parfait !


Lorie Pester dont c’est le premier rôle au théâtre, est une charmante Liza, elle n’aura aucun mal à peaufiner son personnage. Elle est drôle dans la scène de la visite chez Mme Higgins, ravissante dans sa robe du soir lors de la réception d’une grande première de cinéma (clin d’œil à Audrey Hepburn). Benjamin Egner est un parfait Higgins, cynique, sans manières, Philippe Colin, un honorable Pickering, Sonia Vollereaux une pétulante Mme Higgins, Jean-Marie Lecoq  un truculent Doolitle. Les comédiens sont excellents.


La mise en scène est inventive, et nous entraîne d’une scène à l’autre en cinémascope. Le duo Freddy/Liza chante et danse en « reflet » devant l’écran de cinéma, Higgins chante ses voyelles à Liza.


Un spectacle sympathique, divertissant, bien interprété



Challenge théâtre 2016

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