Affichage des articles triés par pertinence pour la requête Marie Antoinette. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête Marie Antoinette. Trier par date Afficher tous les articles

mercredi 11 septembre 2019

Marie-Antoinette- S. Zweig - théâtre de Poche Montparnasse

site du théâtre ICI
durée 1h20
mardi au samedi 19h - dimanche 15h

Marie-Antoinette
Stefan Zweig

Adaptation et mise en scène Marion Bierry

Avec Thomas Cousseau et Marion Bierry

Marie-Antoinette, reine de France, romans, films, pièces de théâtre, opéras, son destin tragique a passionné. Elle est plus célèbre que d’autres reines de France, en dehors peut-être de Catherine de Medicis

Stefan Zweig a fait un travail minutieux sur sa compatriote Marie-Antoinette, il a eu accès aux lettres, archives, minutes du procès, il nous livre donc son analyse sur la reine et la Cour de Versailles. Louis XVI semble un gros lourdaud, qu’il n’était sans doute pas, mais ses hésitations, son trop grand amour pour sa femme, ne lui ont pas ouvert les yeux sur ce qui se passait en dehors de Versailles.

Marie-Antoinette, jeune princesse livrée à la Cour de France pour raisons politiques, la grande Marie-Thérèse n’a pas su inculquer à sa fille son sens politique, son devoir. Devenue Reine de France, Marie-Antoinette ne verra pas la révolte qui gronde, la Révolution qui fera tout basculer, elle ne peut concevoir que le “Droit divin” soit foulé aux pieds. Enfin, elle se rendra compte mais bien trop tard.

Thomas Cousseau et Marion Bierry virevoltent, le décor est composé de trois tables rondes juponnées, qui sont aussi bien la Cour, le bal, le cachot. Ils racontent l’Histoire vue à travers les yeux d’un grand écrivain (qui s’était intéressé aussi à une autre reine de France Marie Stuart). De bons interprètes pour nous raconter l’histoire de Marie-Antoinette.

Son roman a été publié en 1932, la révolte grandissait aussi à Vienne à cette époque…

2019, Aurais-je voté la mort de la Reine ? non, et en 1793 je n’avais pas le droit de vote !

Anne Delaleu
11 septembre 2019



mardi 9 juillet 2019

Marie-Antoinette, la dernière heure - Théâtre Barreta



site du théâtre Barretta ICI
durée 1h10

Marie-Antoinette, la dernière heure


Spectacle écrit, mis en scène et joué par Bunny Godillot


Antoinette attend Samson, pour sa dernière heure, elle feuillette l’album de sa vie, tout de blanc vêtue, c’est le deuil des reines, et elle sera reine jusqu’au bout.

Petite princesse autrichienne, on lui impose un mariage, enlevée à une famille aimante et loin des étiquettes pompeuses de Versailles. Elle sera “livrée” à la France, avec tout un protocole, on lui ôte ses vêtements, on la met à nu, pour qu’elle devienne tout à fait française, elle sera habillée avec la robe de son nouveau pays.

Les années de jeune dauphine, avec Louis, qu’elle respecte, mais pas d’amour véritable, une nuit de noces consommée des années plus tard. Non pour l’instant elle court les bals de l’opéra, masquée, elle est libre, libre d’aimer un gentilhomme suédois.

Antoinette devenue reine, met au monde, et c’est tout ce qu’on lui demande, un héritier. Hélas, elle perdra deux enfants en bas âge, c’était une mère aimante, frivole sur certains points, mais on ne l’a pas élevée pour comprendre la misère environnante. Elle écrira une lettre poignante à sa belle-soeur Elisabeth lui recommandant ses enfants.



Bunny Godillot est une Marie-Antoinette gracieuse, émouvante, on sent l’affection pour son personnage, et cela vaut le détour au théâtre Barretta.

Anne Delaleu
9 juillet 2019

dimanche 12 mai 2024

La Révolution Française - 13ème Art

 


Site du théâtre  ICI
durée 1h30
jusqu'au 8 juin


La Révolution Française

 

Mise en scène Ned Grujic

Livret et paroles : Alain Boublil et Jean-Max Rivière
Musique : Claude-Michel Schönberg et Raymond Jeannot
Direction musicale : Raphaël Sanchez



« C’est une révolte ? » « non Sire c’est une Révolution »

Les comédiens-chanteurs, campent plusieurs rôles, nous traversons les grandes pages de cette histoire, espoir, déceptions, désillusions… mais aussi l’amour de Charles et Isabelle, lui roturier, fervent défenseur de la Révolution et des idées nouvelles, et Isabelle jeune aristocrate, amie de Marie-Antoinette. Leur destin sera-t-il tracé ?

Les nobles et les souverains seront toujours de blanc vêtus, le Tiers Etats en bleu ou en rouge, les costumes sont autant contemporains que 18ème siècle, après tout la Révolution, le peuple qui gronde seront toujours intemporels, avec ses espoirs et ses débordements.

La musique est belle, une trentaine de chanson, les voix sont justes, enfin une bouffée de gaité avec Mme Sans-Gêne qui se fait courtiser par un jeune militaire corse qui fera parler de lui plus tard !

50 ans déjà, création de l’opéra rock, grande fresque sur une page de notre Histoire, de jeunes chanteurs apportaient leur talent et leur voix au disque, Bashung, Balavoine, Gérard Blanc, Dani, ils nous ont quitté depuis… En attendant le spectacle, je discutais avec mes voisins, ils avaient « vécu » la création en 74 et emmenaient à présent leur fille, ils connaissaient par cœur les chansons !

Une Révolution à voir et surtout entendre, toutes générations confondues !

 Anne Delaleu

13ème Art Théâtre
12 mai 2024

mardi 31 janvier 2017

Le bal - I. Nemirowski - théâtre Rive Gauche



mardi au samedi 19h
site du Théâtre Rive-Gauche ICI
durée 1h20
Photos Théâtre Rive Gauche - Droits réservés

Le bal
Irène Nemirowski
Adaptation Virginie Lemoine
Mise en scène Virginie Lemoine et Marie Chevalot

Avec Lucie Barret, Brigitte Faure, Serge Noël, Françoise Miquelis, Pascal Vannson


Antoinette est une « pauvre petite fille riche », elle a 14 ans des rêves plein la tête et surtout des parents, nouveaux riches, sans éducation, l’argent n’achète pas tout…

Mme Kampf arrogante, soucieuse de considération sociale, propose à son mari d’organiser un bal. Ils sont prêts à tout et même à inviter tout ce que Paris compte de vrais ou faux aristocrates, bourgeois, banquiers, négociants, passant même sur les « défauts » de certains.


Antoinette est laissée aux mains d’une gouvernante anglaise, soucieuse surtout de son petit ami. Quant à sa mère, elle ne cesse de rabrouer sa fille,  a peu de tendresse envers elle et surtout refuse à Antoinette d’apparaître au bal.


Antoinette se vengera de cet affront, sans l’avoir prémédité d’ailleurs, mais l’occasion est trop belle…

Les décors sont soignés, nous sommes dans le salon 1920 du magnifique hôtel particulier. Puis changement de scène et de décors, dans la chambre de la jeune fille, puis l’appartement de Mlle Isabelle, son professeur de piano, vieille fille médisante et prompte à taper sur les doigts peu habiles de son élève.


J’avais adoré ce court roman paru en 1930, puisé dans les souvenirs d’enfance d’Irène Nemirowski, et j’ai trouvé l’adaptation fidèle. Irène et son mari sont morts en déportation, leurs filles ont été sauvées et cachées jusqu’à la Libération. Leur père leur avait laissé une valise contenant des effets personnels dont le dernier roman d’Irène « Suite française » qui sera publié en 2004 et obtiendra le prix Renaudot à titre posthume.

L’Interprétation est excellente, on rit beaucoup devant la bêtise de ses nouveaux riches, une belle unité dans la direction d’acteurs.


Anne Delaleu
31 janvier 2017

vendredi 28 juin 2019

Avignon 19 OFF et IN demandez mon programme !

Voici donc ce que j'ai prévu de voir cette année, d'autres pièces m'intéressent mais j'attends leur venue à Paris...



Aime comme Marquise
Roseau Teinturiers
Architecture
Cour d'honneur
Ava
Chêne noir
Beaucoup de bruit pour rien
Roi René
Comment ça va ?
La Luna
Dans la peau de Cyrano
Corps saints
Eh bien dansez maintenant
Train bleu
En face de l'immeuble d'en face
Capitole (Pandora)
Escale
Corps saints
George et Sarah
Corps saints
Good night
L'arrache coeur
Inoubliable Sarah Bernhardt
Balcon
Isadora
3 soleils
L'effort d'être spectateur
Artéphile
La machine de Turing
Actuel
La vie parisienne
Théâtre Notre Dame
Les mangeurs de lapin
Collège de la salle
Lewis
La Fabrica
Louise au parapluie
Gémeaux
Ma colombine
Gilgamesh 11
Madame est morte
Corps saints
Madame Shakespeare
Théâtre des Italiens
Madame Van Gogh
Verbe fou
Marie des poules
Buffon
Marie-Antoinette la derniere heure
Barretta
Marx et la poupée
Artéphile
Maux d'amour
La Luna
Nos années parallèles
Buffon
Oh maman !
Roi René
Piaf Fréhel, Damia et moi
La maison de la parole
Quand je serai grand je serai Nana Mouskouri
Petit Chien
Tous mes rêves partent de la gare d’Austerlitz
Chapelle du verbe incarné
Trapèze au coeur
Petit chien
Trop tout
La croisée des chemins
Une heure avant la mort de mon frère
Verbe fou
Une simple baignade
Espace roseau
Vivre sa vie
Chien qui fume


ça m'étonnerait que j'ai le temps de faire piscine....

samedi 23 juin 2007

La Montansier - théâtre Montansier

à Versailles au théâtre Montansier.

Dès l'accueil du public, le personnel est déguisé en révolutionnaires !
Dans la salle, des acteurs en costumes, s’installent parmi le public et sont là pour « chauffer la salle » ! On devra huer, applaudir, invectiver. Enfin bref, le ton est donné, nous assisterons à un procès.

Un tambour précède la fameuse Montansier, accusée par le comité de salut public d’avoir fait construire son théâtre de la rue de la loi avec l'argent de l'ennemi et d’avoir profité des largesses de Marie-Antoinette et des princes.

Le juge la charge de tous les maux, le greffier essaie de tempérer, et ses plus ardents défenseurs se trouvent parmi le public.

Après tout elle a fait comme tout le monde, obséquieuse avec les Grands, esclavagiste avec ses comédiens qu’elle ne payait pas, se mêlant aussi de leur vie privée, refusant à Beaumarchais sa pièce « le mariage de Figaro » parce qu’il fallait le payer !

L’adaptation tourne autour de la première « femme d’affaires du 18ème siècle », attirant bien sûr la convoitise et la jalousie. C’est son procès avec en arrière-plan les scènes de sa vie de la Montansier, sa tante, ses amants, sa servante dévouée. Pour la partie musique, Anne-Claude Villard, violon solo et les élèves du CNR interprètent des œuvres d’Ignace Pleyel.

Par contre si les comédiens jouent parfaitement, la pièce traine en longueur (3 heures !), l’auteur a voulu trop appuyer sur le féminisme pour défendre son héroïne, mise en scène avec interaction du public – on se lève quand le tribunal rentre en scène, ils nous ont vainement fait chanter un couplet de la Marseillaise ! – Tout cela était bien trop long.

De Anne Kellen librement adapté du livre de Patricia Bouchenot-Déchin
Mise en scène Jean-Daniel Laval
Avec Rafaële Minnaert, Amélie Gonin, Claire Mirande, Tiphaine Vaur, Françoise Bussy, Mathilde Puget, Clotilde Daniault, Anne Ruault., Denis Llorca, Jean-Daniel Laval, Thierry Lavat, Alain Lawrence, Damien Coden, Cédric Miele, Vincent Caire, Oliver Lecoq, Jean-Pierre Savinaud.

lundi 9 mai 2016

La Glad Party s'invite à l'Odéon !





Lundi 9 mai 19h. Par une soirée bruineuse, j’arrive rue Corneille et j’aperçois, non pas l’illustre auteur, mais le sympathique Yann, bisous, et nous entrons enfin par l’entrée des artistes, mon rêve depuis 40 ans !!

Contente de retrouver Miss Gladys et les autres blogueurs, les anciens, les nouveaux venus. Montée des escaliers, un labyrinthe pour aller au 3ème, mais tout était parfaitement organisé par le théâtre de l’Odéon et Gladys.

Enfin, me voilà dans la salle Serreau, re-bisous, comment vas-tu ? Alors on aime aussi les carambars ?! Et qu’as-tu vu ? Qu’est-ce que tu vas voir ? Ah tu vas voir ça ! Moi ça ne me tente guère…  et patati patata ! Miss Paillettes me narre les derniers évènements de ses théâtres, on parle aussi régime, pas celui des intermittents mais celui qui devrait nous faire perdre un peu de poids...

Le buffet bien garni nous faisait de l’œil, et en route pour la première visite du théâtre, on aura perdu quelques grammes avec ça !

Nous voici dans la salle à l’italienne, historique de la salle, inaugurée par Marie-Antoinette, en 1782. Un lieu chargé d’histoires, la grande et la petite.



Plafond de Matisse, sur demande d’André Malraux. Rappel des événements de 1968 qui amenèrent Jean-Louis Barrault à abandonner ses fonctions et le théâtre, hélas à fermer pour plusieurs mois, la « contestation » ayant laissé de nombreuses empreintes…

Pourquoi la « corbeille » ? Parce que les dames portaient des décolletés vertigineux, et que des petits plaisantins (ancêtres de Sapin et Baupin ??) lançaient du haut du « Paradis » des petits papiers ou autres choses ! La baignoire, parce que l’on voit le haut du corps, quant au poulailler je préfère le terme paradis, voir ou revoir les « enfants du paradis » de Carné.

L’orchestre, n’était pas non plus prisé par les spectateurs c’était même un endroit à haut risque et très « chaud » puisque la cire des chandelles dégoulinaient sur les perruques – relire à ce propos les « caractères » de La Bruyère qui en fait une belle description.

moâ !!!
Enfin, visite des coulisses, et arrivée sur scène, me voilà « Sarah-Anne Delaleu-Bernhardt », explications des portiques, rideaux, machineries, qui ne sont plus manuelles mais lancées par informatique. Il faut vivre avec son temps et les marins ne trouveraient plus de boulot dans les théâtres de nos jours. Anecdotes sur certaines mises en scène et imprévus dans le déroulement de certaines soirées. Molière disait que les « comédiens étaient d’étranges animaux » mais les vrais bestioles ne sont pas faciles à diriger non plus !

l'escalier qui mène au sous-sol et seul vestige du théâtre original.
Belle soirée, on boit, on rit, on s’amuse, on s’impatiente pour le tirage au sort du quizz et les places à gagner.
re moi  !
Je quitte la soirée, rebisous de loin, et dans la nuit éclairée par dame lune, pas grand monde vers le Luxembourg, petite pluie fine et me voilà dans mon carrosse (enfin le 38) qui me reconduit à la maison.

Merci Gladys merci l'Odéon !

samedi 11 juin 2016

Une journée particulière - 22 juin 1777 - Théâtre du Vieux Colombier




Une journée particulière
Le 22 juin 1777

Avec Bruno Raffaelli, Julie Sicard, Nicolas Lormeau, Pierre Hancisse, Sébastien Pouderoux, Claire de La Rüe du Can et Agathe Sanjuan.

Que se passait-il en France et dans le monde il y a 239 ans ?

C’est le règne de Louis XVI, le voyage à Versailles de sa majesté l’empereur d’Autriche Joseph II, frère de la reine Marie-Antoinette.

Entre deux guerres avec l’Angleterre, la France fera un traité d’alliance avec les Etats-Unis.

Au théâtre, Beaumarchais en 1775 crée le « Barbier de Séville » qui est un grand succès. En 1777, le même Beaumarchais (vendeur d’armes à ses heures…) proposera la fondation de la première société des auteurs dramatiques. L’anecdote veut qu’il aurait été touché par la détresse de la veuve d’un auteur, qui était dans la plus grande misère.

Pendant ce temps, la Comédie-Française est installée aux Tuileries, un provisoire qui dure depuis sept ans.

Lekain (1728-1778), son comédien attitré règne sur toute la troupe. Nous assistons aux répétitions, de deux pièces jouées ce soir-là, « Le siège de Calais » tragédie patriotique de Buirette de Belloy (1727-1775) 



et « l’Anglais à Bordeaux » de Charles Favart (1710-1792) plus connu pour ses opéras-comiques, il écrivit aussi des pièces pour le théâtre.


Sur scène, deux comédiens lisent donc chacun de leur côté, l’un la chronique nationale, l’autre la chronique théâtrale.

Entrent en scène les comédiens pour la répétition, on sent bien une certaine tension, Lekain accueille une nouvelle pensionnaire, qui sera surtout la doublure de Madame Vestris, la "vedette" de la Maison, cette dernière d’ailleurs le fait bien remarquer !

Deux autres comédiens, l’un jeune premier et l’autre les rôles tragiques, successeur de Lekain.


Les textes seraient pratiquement injouables de nos jours ! mais les comédiens français se sont amusé à interpréter les rôles de leurs ainés ! Nicolas Lormeau avec un accent british à couper au couteau qui a provoqué le fou-rire de ses camarades. Cependant quelques réticences quant aux dames qui avaient une voix assez faible.


J’étais impatiente de découvrir ces « journées », mais, pourquoi ne pas avoir joué le jeu jusqu’au bout ? Pas de costumes d’époque, la Comédie Française ne doit pas en manquer pourtant, c’est bien dommage car il n’y a pas eu de « dépaysement » et quant à savoir comment on recevait le public, on n’en sait rien. Je suis restée sur ma faim.