samedi 11 juin 2016

Une journée particulière - 22 juin 1777 - Théâtre du Vieux Colombier




Une journée particulière
Le 22 juin 1777

Avec Bruno Raffaelli, Julie Sicard, Nicolas Lormeau, Pierre Hancisse, Sébastien Pouderoux, Claire de La Rüe du Can et Agathe Sanjuan.

Que se passait-il en France et dans le monde il y a 239 ans ?

C’est le règne de Louis XVI, le voyage à Versailles de sa majesté l’empereur d’Autriche Joseph II, frère de la reine Marie-Antoinette.

Entre deux guerres avec l’Angleterre, la France fera un traité d’alliance avec les Etats-Unis.

Au théâtre, Beaumarchais en 1775 crée le « Barbier de Séville » qui est un grand succès. En 1777, le même Beaumarchais (vendeur d’armes à ses heures…) proposera la fondation de la première société des auteurs dramatiques. L’anecdote veut qu’il aurait été touché par la détresse de la veuve d’un auteur, qui était dans la plus grande misère.

Pendant ce temps, la Comédie-Française est installée aux Tuileries, un provisoire qui dure depuis sept ans.

Lekain (1728-1778), son comédien attitré règne sur toute la troupe. Nous assistons aux répétitions, de deux pièces jouées ce soir-là, « Le siège de Calais » tragédie patriotique de Buirette de Belloy (1727-1775) 



et « l’Anglais à Bordeaux » de Charles Favart (1710-1792) plus connu pour ses opéras-comiques, il écrivit aussi des pièces pour le théâtre.


Sur scène, deux comédiens lisent donc chacun de leur côté, l’un la chronique nationale, l’autre la chronique théâtrale.

Entrent en scène les comédiens pour la répétition, on sent bien une certaine tension, Lekain accueille une nouvelle pensionnaire, qui sera surtout la doublure de Madame Vestris, la "vedette" de la Maison, cette dernière d’ailleurs le fait bien remarquer !

Deux autres comédiens, l’un jeune premier et l’autre les rôles tragiques, successeur de Lekain.


Les textes seraient pratiquement injouables de nos jours ! mais les comédiens français se sont amusé à interpréter les rôles de leurs ainés ! Nicolas Lormeau avec un accent british à couper au couteau qui a provoqué le fou-rire de ses camarades. Cependant quelques réticences quant aux dames qui avaient une voix assez faible.


J’étais impatiente de découvrir ces « journées », mais, pourquoi ne pas avoir joué le jeu jusqu’au bout ? Pas de costumes d’époque, la Comédie Française ne doit pas en manquer pourtant, c’est bien dommage car il n’y a pas eu de « dépaysement » et quant à savoir comment on recevait le public, on n’en sait rien. Je suis restée sur ma faim.



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