NUIT BLANCHE CHEZ FRANCIS
Mise en scène collective de La Belle Equipe
Avec: Jean-Baptiste Artigas, Guillaume Destrem, Alain Dumas, Didier Le Gouic
Quatre garçons dans le vent ! Jean-Baptiste, Guillaume, Alain,
Didier. Ils ont chacun leur personnalité et leur talent, mais surtout
restent une bonne équipe, ce qui dénote un sens du métier qui mérite
d’être signalé.
De belles voix, musiciens, ils savent tout faire, jusqu’à
l’incroyable pastiche de Jorge Donn/Béjart pour le boléro de Ravel et
les paroles du « parti d’en rire » (je vote pour eux sans problèmes !)
De l’émotion « ça tourne pas rond dans ma p’tite tête », du rire «
la fille du gangster », du grinçant « M. Landru » et tant d’autres gags
et jeux de mots de l'univers décalé et déjanté de Francis Blanche.
Détournement de classique avec les désopilants "Le Complexe de la
Truite", sur la musique de Franz Schubert, et Beethoven pour "La Pince à
linge", sur la musique de sa Symphonie n° 5.
Le sketch de « La fumerie de jambons », inénarrable avec un pseudo
Sherlock qui traque les fumeurs de jambons, de Bayonne et de Parme.
Les «chagrins» que l'on chasse et que l’on noie dans l’alcool pour en faire de la peau…
Le cinéaste italien qui en guise de progrès, relance le cinéma muet, «L’accordeur de participes » qui a bien du fil à retordre.
Je vous recommande ce spectacle drôle, enlevé, rythmé, un bon moment à passer au Lucernaire. jusqu'au 1er août.
Mes coups de coeur sur le spectacle vivant: théâtre classique, contemporain, cirque, marionnettes, musical, pour les grands et pour les enfants ! Membre de l'Association professionnelle de la critique, Théâtre, Musique et Danse
samedi 5 juin 2010
mercredi 17 mars 2010
Audition - théâtre Edouard VII
Jean-Pierre Marielle, Audrey Dana, Manu Payet, Roger Dumas,
Hubert Saint-Macary et Kim Thiriot
Metteur en scène : Bernard Murat
Franchement que diable Jean-Pierre Marielle allait-il faire
dans cette galère ?
Je suis allée voir cette comédie pour Marielle d’abord en me
disant qu’une pièce écrite par Jean-Claude Carrière devait être formidable.
D’autant plus que l’affiche est plutôt sympathique, et m’a fait penser à un
film dans lequel Marielle est excellent « Faut que ça danse ! ».
J’étais quand même stupéfaite par tant de clichés grossiers,
la secrétaire sexy/nunuche qui couche bien sûr, le vieil acteur sur le retour
qui passe toujours des auditions sans engagement à la clé, le vieux comédien
qui surgit en Méphisto (ça encore on sourit devant Roger Dumas et sa panse
bienveillante !).
Ce n’est pas la pièce du moment loin de là, c’est ennuyeux,
bavard. On pourrait croire à une pièce de débutant qui ne connait pas les
ficelles du métier, mais là franchement je me suis copieusement barbée !
samedi 27 février 2010
Ce soir j'ovule - Théâtre des Mathurins
De Carlotta
Clerici
Avec Catherine
Marchal
Mise en scène
Nadine Trintignant
« Lorsque l’enfant paraît… »
Oui mais voilà, il a bien du mal à venir ce petit !
Les mœurs ont-elles évoluées depuis Victor Hugo et son célèbre poème,
que toutes les petites filles ont appris par cœur ? Il faut croire que
malgré la libération de la femme, la maternité est encore le passage obligé
pour être une « vraie femme » aux yeux du monde.
Etre en couple, avoir la chance de rencontrer la personne aimée, et
vouloir fonder une famille. Tout cela parait simple, mais pas pour Clara et
Marc. Marc qui pourtant a été le premier à vouloir un enfant, est maintenant
dépassé par les événements ! Les amies de Clara n’ont pas toujours le mot
ou le conseil qu’il faut, les médecins charcutent facilement et ne discutent
guère, il y a de la souffrance, de la déception et du découragement.
Catherine Marchal sait interpréter avec émotion et humour, ce long
combat pour exister aux yeux du monde, c’est un spectacle que l’on peut voir en
couple, en solo, en tout cas un récit qui déculpabilise celles qui n’ont pas eu
– ou pas voulu – d’enfant. La mise en
scène de Nadine Trintignant est menée avec ingéniosité. Catherine s’investit
tant dans ce rôle qu’elle parvient à accrocher l’attention du public.
Et au final, l’arrivée d’un
enfant de quelque manière que ce soit est un émerveillement !
Laissez-vous attendrir et sourire à ce spectacle.
dimanche 7 février 2010
La cage aux folles - Poiret - Théâtre de la Porte St Martin
Une pièce de Jean Poiret
Mise en scène : Didier Caron
Eh oui, j’ai bien ri en voyant Didier Bourdon en perruque Marylin et robe fourreau lamé rose, fendue jusqu’à la cuisse ! Il est sacrément « baraqué » et très grand. Sur le site du théâtre, vous pouvez voir quelques photos de la production. http://www.portestmartin.com
A l’origine un sketch de Poiret et Serrault sur deux antiquaires homosexuels, débouche sur cette pièce. Le texte n’a rien d’extraordinaire, on ne peut même pas dire que ce sont des bons mots à la Guitry, et puis les temps ont changé… les spectateurs de 1970 n’ont rien à voir avec la génération actuelle, les mœurs ont évolué. Cette pièce est loin d’être homophobe, au contraire.
La situation est totalement loufoque, avec la célèbre et cultissime scène de la biscotte, qui est dans toutes les mémoires ! C’est la rare scène filmée au théâtre avec Jean Poiret et Michel Serrault. A l’époque ils n’ont pas eu l’idée de filmer la pièce…
Christian Clavier et Didier Bourdon reforme un duo, très complices, le texte est remanié pour être actuel avec des répliques du genre « Si tu continues comme ça, on va droit chez Delarue ! », ou bien « avec cette perruque vous ressemblez à Mylène Farmer ! ». Le comédien qui interprète Jacob « le » domestique est extraordinaire, drôle, et beau garçon même en perruque et tutu !
Les robes de Zaza Bourdon sont kitchissimes, mais après tout nous sommes dans un cabaret à St Trop’, même quand il va faire ses courses il a une tenue que n’oserait pas porter votre grand-mère !
Et puis nous avons droit à un final digne des grands cabarets parisiens avec des comédiens qui ne boudent pas leur plaisir et s’amusent comme nous.
Bien entendu standing ovation pour les deux principaux interprètes.
Mise en scène : Didier Caron
- Avec Christian Clavier et Didier Bourdon
Distribution : Philippe Béglia, Daniel-Jean Colloredo, Jean-Marc Coudert, Manoëlle Gaillard, Hélèna Grouchka, Philippe Gruz, Thierry Laurion, Marie-Hélène Lentini, Christian Pereira, Thomas Sagols
Eh oui, j’ai bien ri en voyant Didier Bourdon en perruque Marylin et robe fourreau lamé rose, fendue jusqu’à la cuisse ! Il est sacrément « baraqué » et très grand. Sur le site du théâtre, vous pouvez voir quelques photos de la production. http://www.portestmartin.com
A l’origine un sketch de Poiret et Serrault sur deux antiquaires homosexuels, débouche sur cette pièce. Le texte n’a rien d’extraordinaire, on ne peut même pas dire que ce sont des bons mots à la Guitry, et puis les temps ont changé… les spectateurs de 1970 n’ont rien à voir avec la génération actuelle, les mœurs ont évolué. Cette pièce est loin d’être homophobe, au contraire.
La situation est totalement loufoque, avec la célèbre et cultissime scène de la biscotte, qui est dans toutes les mémoires ! C’est la rare scène filmée au théâtre avec Jean Poiret et Michel Serrault. A l’époque ils n’ont pas eu l’idée de filmer la pièce…
Christian Clavier et Didier Bourdon reforme un duo, très complices, le texte est remanié pour être actuel avec des répliques du genre « Si tu continues comme ça, on va droit chez Delarue ! », ou bien « avec cette perruque vous ressemblez à Mylène Farmer ! ». Le comédien qui interprète Jacob « le » domestique est extraordinaire, drôle, et beau garçon même en perruque et tutu !
Les robes de Zaza Bourdon sont kitchissimes, mais après tout nous sommes dans un cabaret à St Trop’, même quand il va faire ses courses il a une tenue que n’oserait pas porter votre grand-mère !
Et puis nous avons droit à un final digne des grands cabarets parisiens avec des comédiens qui ne boudent pas leur plaisir et s’amusent comme nous.
Bien entendu standing ovation pour les deux principaux interprètes.
samedi 23 janvier 2010
Le roi nu - Théâtre de la Tempête
Le Roi nu d'Evguéni Schwartz
Théâtre de la Tempête
Mise en scène : Philippe Awat
Avec Anne Buffet, Eddie Chignara, Mikael Chirinian, Florent Guyot, Dominique Langlais, Pascale Oudot, Bruno Paviot et Magali Pouget
Tel Odon Von Horvarth et son « Figaro divorce», tel beaucoup plus tard Chaplin avec « le dictateur », une farce réjouissante nous est présentée pour démystifier la dictature quelle qu’elle soit et d’où quelle vienne. Evguéni Schwartz a écrit cette pièce en 1934. Elle est toujours actuelle.
Il était donc une fois….
Henri courtise la princesse Henriette. La différence sociale ne l’arrête pas. Malheureusement la princesse est promise à un roi tyrannique. L’aventure commence pour nos héros !
Les comédiens nous entrainent dans une farce délirante, « cartoonesque » parfois, les lumières sculptent un simple décor par de belles animations graphiques, qui nous emmènent tant chez le porcher, que dans les nombreuses pièces du palais du roi.
Le porcher amoureux n’est pas du tout embarrassé par les conventions, il promet à sa belle et aux trois dames de compagnies de leur faire écouter un chaudron qui chante ! L’ambiance de ce premier conte verse à Hollywood et ses comédies musicales !
Le deuxième conte nous fait rencontrer un Ministre des « tendres sentiments » qui doit ruser pour savoir si son despote de roi a affaire à une authentique princesse (pas de sang mêlé surtout !) et elle fait placer un vilain petit pois sous le 24ème matelas d’Henriette par un bourgmestre complètement déjanté. Naturellement notre Henriette dormira bien mal…
Le roi, futur fiancé, stupide et cruel, endossera les « habits » que lui ont confectionnés Henri et son compère, déguisés en tisserands, et pour ne pas paraître imbécile il feindra de voir le tissu… son premier ministre et son poète pour ne pas aller contre son jugement feront de même, ainsi que certains courtisans.
Les comédiens endossent deux à trois rôles chacun avec une facilité déconcertante, ils aiment être sur scène, ils s’amusent (nous aussi !), ils ont de l’enthousiasme et nous le font partager. Merci et bravo !
Théâtre de la Tempête
Mise en scène : Philippe Awat
Avec Anne Buffet, Eddie Chignara, Mikael Chirinian, Florent Guyot, Dominique Langlais, Pascale Oudot, Bruno Paviot et Magali Pouget
Tel Odon Von Horvarth et son « Figaro divorce», tel beaucoup plus tard Chaplin avec « le dictateur », une farce réjouissante nous est présentée pour démystifier la dictature quelle qu’elle soit et d’où quelle vienne. Evguéni Schwartz a écrit cette pièce en 1934. Elle est toujours actuelle.
Il était donc une fois….
Henri courtise la princesse Henriette. La différence sociale ne l’arrête pas. Malheureusement la princesse est promise à un roi tyrannique. L’aventure commence pour nos héros !
Les comédiens nous entrainent dans une farce délirante, « cartoonesque » parfois, les lumières sculptent un simple décor par de belles animations graphiques, qui nous emmènent tant chez le porcher, que dans les nombreuses pièces du palais du roi.
Le porcher amoureux n’est pas du tout embarrassé par les conventions, il promet à sa belle et aux trois dames de compagnies de leur faire écouter un chaudron qui chante ! L’ambiance de ce premier conte verse à Hollywood et ses comédies musicales !
Le deuxième conte nous fait rencontrer un Ministre des « tendres sentiments » qui doit ruser pour savoir si son despote de roi a affaire à une authentique princesse (pas de sang mêlé surtout !) et elle fait placer un vilain petit pois sous le 24ème matelas d’Henriette par un bourgmestre complètement déjanté. Naturellement notre Henriette dormira bien mal…
Le roi, futur fiancé, stupide et cruel, endossera les « habits » que lui ont confectionnés Henri et son compère, déguisés en tisserands, et pour ne pas paraître imbécile il feindra de voir le tissu… son premier ministre et son poète pour ne pas aller contre son jugement feront de même, ainsi que certains courtisans.
Les comédiens endossent deux à trois rôles chacun avec une facilité déconcertante, ils aiment être sur scène, ils s’amusent (nous aussi !), ils ont de l’enthousiasme et nous le font partager. Merci et bravo !
_________________
Les gens vous demandent des critiques, mais ils veulent en fait, seulement des compliments.
(Somerset Maugham)
Dernière édition par anne75 le 01.02.2010, 23:11:59, édité 1 fois.
vendredi 15 janvier 2010
Psy cause - Théâtre du Marais
Nous sommes devant une Psy
débordée par son métier, ses patients, ses enfants et sa mère… la mère est très
présente dans ce spectacle, omniprésente. Le docteur Pinson nous touche
d’autant plus qu’elle parle des femmes quinquas avec humour et tendresse.
La galerie de patients
qu’elle nous présente tour à tour, la mère future castratrice de sa fille
(terrifiant !), la fille qui n’a pas coupé le cordon ombilical (drôle), la
somatisée (une sacrée composition), la lesbienne faussement heureuse, la cocue
contente trop tolérante pour être vraie… Josiane Pinson les campe avec diversité
et véracité.
Son unique patient la fera
chavirer, mais le bonheur n’est peut être pas là où on l’attend… Une
ex-patiente conclura la séance avec sa vérité, son optimisme à découvrir qu’une
nouvelle vie commence à 50 ans !
On sort de ce spectacle
enthousiaste mais aussi et c’est important avec beaucoup d’émotions qui nous
envahissent et des questions qui se bousculent en nous.
Daniel Berlioux a signé une
efficace et subtile mise en scène.
vendredi 6 novembre 2009
Allah n'est pas obligé - Lucernaire
Allah n’est
pas obligé
d’après Ahmadou
Kourouma librement adapté par Éloïse Brezault et Laurent Maurel Mise en scène :
Laurent Maurel
Caroline
Filipek, Vanessa Bettane en alternance avec Tatiana Werner.
« Allah n’est
pas obligé ». De quoi sommes-nous immédiatement tentés de nous interroger. « De
ne pas nourrir toutes les bouches qu’Il a créées » nous répond Birahima, un
enfant soldat ivoirien dont on suivra le périple cauchemardesque de la Côte
d’Ivoire au Liberia en passant par Sierra Leone ravagé par la guerre.
Adaptée sous
forme de tableaux, l’œuvre de Ahmadou Kourouma ne nous épargne rien des
atrocités et de l’absurdité de cette guerre vue par un enfant et vécu comme un jeu où le seul moyen de
survivre est de tuer.
Confier à deux
comédiennes blanches tout de noir vêtu, trentenaires le rôle de Birahima mais
de tout ceux qui croisent son chemin relevait réellement de la gageure dont
Laurent Maurel a remarquablement exploité toutes les ressources.
La prestation
des comédiennes est époustouflante. Leur voix allant du cri au chuchotement
ponctués de mélopées, leur marche au pas militaire interrompue de transe ou de
ronde enfantine restituent la survie de Birahima macabre et ludique dont les
règles sont dictées par les militaires, les généraux, les colonels.
Pour tout décor
en toile de fond, la conception vidéo représente l’Afrique dans le partage de
sa géographie, ses symboles, l’ombre de ses sorciers, sa sauvagerie au service
d’un éclairage magique.
Il semble que
le parti pris de cette conception théâtrale demeure le seul à pouvoir évoquer
les horreurs d’une guerre ayant déjà fait plus de 300 000 morts et dont autant
d’enfants sont encore enrôlés dans l’innommable activité de small soldier.
Un spectacle
envoutant d’où l’on sort bouleversé, édifié, sans voix.
Lucernaire
jusqu’au 3 janvier 2010
Du mardi au
samedi à 18h30 et les dimanches à 17h
vendredi 5 juin 2009
Les îles Kerguelen - théâtre de la Tempête
LES ÎLES KERGUELEN
Cartoucherie - La Tempête
COMÉDIE DRAMATIQUE d'Alexis Ragougneau,
mise en scène de Frédéric Ozie,
avec Emilie Patry, Antoine Cholet, Franck
Clément, Benoît Costa, Frédéric Jessua, Aurélien Osinski et XavierValoteau.
Un roi vieillissant et surtout malade nous
accueille, il tient entre ses mains un globe, il est heureux, un de ses
officiers Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec a découvert l’Australasie, au
nez et à la barbe des anglais ! C’est une terre fertile, riche, enfin
c’est ce qu’il croit… hélas toute la Cour en est persuadée …
Le thème de la pièce est multiple, manipulation,
course à la gloire.
Il y a pourrissement du navire royal et pourrissement du roi à
Versailles. Il y a impuissance également au sens propre et figuré. Cruauté et
jouissance du naturaliste Brugnières. Les officiers peu à peu perdront leur
dignité et leurs repéres.
Les acteurs sont excellents, la mise en scène
inventive, le texte est fort, la dualité, les surexpositions ne facilitent pas
la compréhension. On a l’impression que tout le monde parle en même temps.
L’auteur s’est très bien documenté sur le
personnage, l’époque et les lieux.
Le vagabond des mers, Le Boisguehennec abandonné dans la première expédition au
cours d’une tempête relance l’action, il sait lui que le continent austral
n’est qu’une île montagneuse et désertique, peuplé de pingoins. Rentré à
Versailles il clamera la vérité. Kerguelen embarquera pourtant à Brest, il
emmène en secret une jeune femme, Louison. Celle-ci démasquée attire toutes les
convoitises.
De retour en France, Kerguelen est traduit en
conseil de guerre et condamné à six ans de forteresse et à la radiation de
l'état des officiers du roi. Il est libéré en 1778, réintègre la Marine. Il se
rallie à la Révolution, il est fait contre-amiral. Arrêté en 1794, il est
libéré, retrouve son grade et participe à la bataille de Groix le 16 juin 1795.
Il est mis à la retraite en 1796. Kerguelen meurt l'année suivante, à Paris, à
l’âge de 63 ans.
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