jeudi 16 avril 2015

L'or et la paille - Barillet et Grédy - théâtre de l'Ouest parisien







L’or et la paille (1955)

Pierre Barillet (1923) et Jean-Pierre Grédy (1920)
mise en scène Jeanne Herry

Avec Hélène Alexandridis, Olivier Broche, Céline Martin-Sisteron, Loïc Riewer

Barillet et Grédy, ont fait les beaux soirs et les belles saisons du théâtre de boulevard et de qualité, donnant leurs plus beaux rôles à Sophie Desmarest et à Jacqueline Maillan.

Cette comédie peu jouée, raconte l’histoire d’un jeune couple, amoureux, mais sans le sou, qui décident suite à des circonstances imprévues, de partir à la chasse aux millionnaires.

Géraldine n’aura aucun mal à séduire Raoul, un brave veuf, qui fréquentait son immeuble pour aller chez le médecin, quant à son mari Thierry, il séduira une riche veuve Cora avec un accent sud-américain et de belles mines de platine, qui en réalité était dans son jeune temps une chanteuse de cabaret, parfaitement française surtout dans les villes de garnison.
Ils divorceront pour permettre à l’autre de vivre dans le luxe et la richesse, mais… l’avenir ne sera pas aussi rose que prévu.


Cette pièce se déroule à l’époque où il n’y avait qu’un téléphone fixe et c’était un luxe que bon nombre n’avait pas les moyens de s’offrir, pas d’internet, ni portable, une télé avec une seule chaîne en noir et blanc !

Quels rapports ont les jeunes à l’argent et au luxe facile ? il est fort possible que les mentalités ne changent pas quand on veut tout.


Mais qu’on ne s’y trompe pas, on rit beaucoup, et les comédiens donnent le meilleur, nous avons même droit à une Cora qui ne se fera pas prier pour chanter façon cabaret, « la chicorée frisée » son grand succès de jeunesse, accompagné par Raoul, son amour retrouvé,  qui jouera du djembé sur un air de samba !


lundi 13 avril 2015

Emma mort même pas peur - Menant - théâtre 71

site du théâtre 71 

site d'Emma son calendrier, ses tournées





Emma mort même pas peur !
de et avec Meriem Menant

La mort, mot qui fait peur, a tel point que beaucoup disent « il est parti » et non plus « il est mort », alors si le mot fout la frousse je ne vous dis pas le reste… La camarde et sa grande faux, le sujet a été souvent évoqué dans les fables, poésies et chansons.

Emma la clown, va nous dédramatiser tout ça, déjà son accoutrement fait sourire, son allure, et puis elle est drôlement organisée ! De toutes façons comme elle dit si bien, on ne peut pas y échapper alors autant se préparer correctement.

Son cercueil en promo sur internet, sa liste pour ne rien oublier avant le grand saut. Elle va même instituer comme légataire universelle une spectatrice du 1er rang. Mais pour entrer dans la grande boite, l’essayer pour voir si c’est confortable, elle hésitera quand même un peu…
co Pascal Gely

Emma a de l’humour, pas facile de rire de la mort, de s’en moquer, mais Meriem Menant trouve l’attitude, le mot, le jeu corporel, on rit de bon cœur du détournement d’une chanson de Luis Mariano, et surtout je vous conseille le chamanisme façon Emma !


La poésie est présente, quelle finesse, quelle profondeur dans ce spectacle, rassurez-vous on en sort d’humeur joyeuse ! 

La mort ? pfff...



Festival TEATRO A CORTE - Turin du 16 juillet au 2 août 2015


TEATRO A CORTE
Festival du 16 Juillet au 2 Aout 2015

Conférence de Presse du 13 avril à l’Institut Culturel Italien.

Pour la 15ème année consécutive, Turin accueille le festival Teatro a Corte, créé et dirigé par Beppe Navello, c’est l’occasion de découvrir la diversité des disciplines artistiques, tels le cirque, la danse, les marionnettes, etc. Grâce au soutien du Ministère des Biens et des Activités Culturelles et du Tourisme, la Région Piémont, la Ville de Turin et la Fondation CRT, la région piémontaise devient le vivier culturel de nombreuses compagnies européennes.








Cette année, l’Allemagne sera l’invité d’Honneur et présentera sur les trois week-end du 16 juillet au 2 août, de la danse, du théâtre, des marionnettes. L’Italie, la France, la Belgique, le Royaume-Uni, l’Espagne et Israël, auront le privilège de se produire également dans les magnifiques demeures royales du Piémont, véritables joyaux et patrimoine artistique inestimable (le château d’Agliè, le Château de Rivoli, La Reggia di Venaria Reale, château de Racconogi, Stupinigi et Fontanafredda et bien entendu à Turin.

Aglié

Rivoli

Veneria Reale


Fontafredd
Raconigi

Stupinigi







palazzo reale Torino











Comme fil rouge, la problématique de la nutrition, thème de l'Exposition universelle à Milan "Nutrire il pianeta" qui se tiendra du 1er mai au 31 octobre.

Pour la clôture du festival le 2 août au domaine de Fontanafredda,  trois écrivains (Allemand, Italien et Français) écriront dans leur langue originale, un conte sur un banquet imaginaire en collaboration avec le chef étoilé du restaurant "Guido".


Grâce à ce programme, tous nos sens s’éveilleront en Piémont du 16 juillet au 2 août.

mardi 7 avril 2015

Coupes sombres - Zilberstein - théâtre de l'Ouest Parisien Boulogne








Coupes sombres
De Guy Zilberstein

mise en scène Anne Kessler

Serge Bagdassarian, Anne Kessler, Stéphane Varupenne

Prologue : projection d’un court métrage. A la terrasse d’un café, quelques comédiens du Français discutent de la nouvelle pièce qu’ils sont en train de répéter. Mais, tout le monde a le moral en berne, la pièce est incompréhensible et vraiment c’est le burn-out ! Clap de fin ;

Puis, l’auteur et la metteure en scène montent sur le plateau, Anne semble fatiguée et surtout bien embarrassée, elle doit demander des coupes dans le texte, les comédiens ne s’en sortent pas de ce texte sibyllin et de l’histoire à dormir debout…

L’auteur est effondré lorsqu’elle lui présente comme seul décor, quelques bancs sur la scène. Où se trouve le bloc opératoire ? Elle répond que les scènes et les lieux seront imaginés par les lumières… mais le principal pour Anne c’est de lui faire couper dans le texte, difficile de demander une chose pareille à l’auteur, qui a mis 5 ans à pondre cette pièce et qui ne souffre pas qu’on puisse trancher dans son œuvre. Elle lui explique pourtant que la pièce jouée durera quand même 5 heures et qu’il n’est pas évident de demander des rallonges à la RATP !

Trancher, couper, abattre, voilà qui devrait plaire à ce jeune bucheron qui se précipite sur la scène, la hache à la main, nous contant comment doit se dérouler une coupe, et aussi nous interprétant « Contre les bûcherons de Gastine » de Ronsard !

Enfin, c’est une bonne pièce, drôle, avec des répliques percutantes, un bon sujet, en effet, oses-t-on couper Molière ou Racine, alors qu’on ergote avec un auteur bien vivant ?


Je me souviens pourtant d’un « Don Juan » de Molière mis en scène de Chéreau, il avait carrément coupé la scène de M. Dimanche trouvant que c’était un personnage inutile… 


dimanche 5 avril 2015

Argent, dette et music-hall - théâtre du Lucernaire



Argent, dette et music-hall !
Création collective: Stefano Amori Nigel, Hollidge, Armel Petitpas

Avec : Nigel Hollidge, Antonio Interlandi, Armel Petitpas, Vincent Gaillard au piano (en alternance avec Daniel Glet)

Accompagnés par un pianiste qui les supporte tant bien que mal (mais avec talent), Andrew, Antonio et Annabel, nous chantent que la crise est finie ! Certes, mais…

Copyright Ingrid Jouault
Engueulades, prises de bec des artistes à travers les coulisses et la scène, l’argent est le nerf de la guerre parait-il, et la guéguerre des nerfs frappe !



Copyright Ingrid Jouault


L’argent fait tout, « ah si j’avais des sous » chantait  Bécaud, « je rêve d’une banque… » disent d’autres, là nous entendons un florilège de chansons anciennes et contemporaines, plus ou moins familières dans nos souvenirs.

L’histoire de la naissance d’une banque à travers les siècles en ombre chinoise, ou le banquier marionnette (mais qui tire vraiment les ficelles ?) Enfin, tout ceci concocté avec humour, on rit beaucoup, on chasse même le millionnaire !

Copyright Ingrid Jouault
Vincent nous gratifiera de la chanson « la vache à 1000 Frs » que chantaient Jean Poiret et les chansonniers en 1961 parodie de la « valse à 1000 temps » de Brel.

Copyright Ingrid Jouault
Ils n’ont peut-être pas beaucoup de « flouze », mais un sacré talent. 

jeudi 2 avril 2015

Péguy /Lonsdale : entre Ciel et Terre - Pierre Fesquet - théâtre du Poche-Montparnasse




PÉGUY / LONSDALE, ENTRE CIEL ET TERRE
Montage poétique et mise en scène, Pierre Fesquet

Michael Lonsdale, Pierre Fesquet, Thierry Bretonnet, accordéon


«Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle. Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre.»

Charles Péguy mort pour la France en 1914, laisse une œuvre inestimable, de beauté, de poésie, d’humanité. 

Le montage poétique de Pierre Fesquet montre un Péguy humain, il écrit à sa femme, il acceptait la mort, se doutait-il qu’il ne verrait pas naître son dernier enfant ?

Il aimait la terre, le travail bien fait, le beau langage, sa vision juste de la politique, de la religion, sans remettre en cause un seul instant sa foi, est d’une brûlante actualité.

Cette foi qui ne rejette pas, qui ne ferme pas sa porte aux autres, quelle que soit leur religion.

Pierre Fesquet et Michael Lonsdale font chanter les vers du poète, avec force, humour et sensibilité, accompagnés par l’accordéon de Thierry Bretonnet et sa musique qui adoucit les âmes.

Il est urgent de lire ou relire Péguy !


Les spectateurs peuvent retrouver les textes du spectacle dans le livre Entre ciel et terre : Péguy de Michael Lonsdale aux éditions du Cerf,succès de la rentrée littéraire.

mercredi 1 avril 2015

Nelson - Charrier - théâtre de la porte St Martin



site du théâtre

Nelson
Jean Robert-Charrier

Mise en scène Jean-Pierre Dravel et Olivier Macé

Avec Chantal Ladesou, Armelle, Eric Laugérias, Thierry Samitier, Clémence Ansault, Simon Jeannin, Simon Larvaron.

La pièce est tout à fait écrite pour l’électrique Chantal ! elle apparait et la salle applaudit à tout rompre, de plus, elle est chaussée d’un après-ski à bandes dorées qui cache l’attelle qu’elle doit supporter pour s’être blessée au pied (arrêt de la pièce pour 5 jours quand même !). 

Elle ne se ménage pas, joue de son handicap, danse, engueule tout le monde, fait rire, on ne comprend qu’une phrase sur cinq, mais elle joue de sa voix, de son élocution, et tout le monde rigole quand même !

Elle a de l’abatage la Ladesou ! ses partenaires doivent suivre, et ma foi, ils y arrivent pleinement, bien sûr, il y a les clichés caricaturaux sur les végétariens, la famille écolo 100% est drôle, Armelle toute de vert vêtue, la chemise de son mari et le pantalon de leur fils taillés dans le même tissu que sa robe, à l’opposé l’avocate du 16ème Chantal est 100% bourgeoise, aimant la bonne chère, comme son mari, et surtout le fric ! les missions humanitaires ne la branchent pas du tout, et quand leur fille leur annonce son intention de partir avec les écolos et leur charmant garçon, ça tourne en vrille !

Nelson, est un gentil lapin (bien vivant !) qui se balade sur scène, et dans les bras de Chantal, il aurait d’ailleurs mérité les applaudissements de la fin !


Que dire ? bien sûr c’était le 1er avril, on est indulgents ! Nelson est le grand succès de la saison, apparemment la tournée en province est prévue.


lundi 30 mars 2015

Elise ou la vraie vie - Etcherelli - La Manufacture des Abbesses



Site du théâtre


Elise ou la vraie vie (1967)
D’après le roman de Claire Etcherelli

Adaptation, mise en scène et jeu Eva Castro

A la pause-déjeuner, Elsa, caissière d’un supermarché, termine son livre « Elise ou la vraie vie », elle s’endort et rêve.

Elise est heureuse de venir à Paris vivre « la vraie vie », elle retrouve son frère Lucien, qui l’embauche à l’usine où il travaille. Elle fera le douloureux constat du racisme envers les arabes, le récit se déroule pendant la guerre d’Algérie.

Elise est épuisée par le travail à la chaîne mais un incident lui fera remarquer Arezki, un jeune algérien, dont elle s’éprendra. Leur relation ne va pas être simple, elle sera la cible de réflexions ou de regards qui en disent long…

Eva Castro nous entraine dans un récit dense et émouvant, une histoire d’amour, mais aussi une histoire de peurs, qui rejoint étrangement les peurs d’aujourd’hui, de « l’autre » de l’étranger « par qui tous les maux arrivent ». Une grande interprétation, des sentiments, de la justesse.


Un devoir de mémoire qui retentit encore, et nous donne envie de lire ou relire ce roman.

Une belle adaptation de ce roman dont Michel Drach avait tiré un film en 1970 avec Marie-José Nat.

Challenge théâtre 2015

vendredi 27 mars 2015

Zazie dans le métro - Queneau - théâtre du Lucernaire


site du théâtre 

Zazie dans le métro (1959)
Raymond Queneau (1903-1976)

Adapté et mis en scène par Sarah Mesguich


Avec : Joëlle Luthi, en alternance avec Léopoldine Serre, Jacques Courtès, Charlotte Popon, en alternance avec Amélie Saimpont, Tristan Wilmott, en alternance avec Alexis Consolato, Alexandre Levasseur, Frédéric Souterelle


Zazie et sa mère arrivent à Paris et sont accueillies par l’oncle Gabriel.

photo Alain Richard

La petite Zazie n’a qu’une idée en tête : découvrir le métro, hélas c’est la grève !

Copyright : Chantal Depagne

Insolente, grossière, délurée, elle choque tous les amis de tonton Gabriel, qui la nuit venue se costume en femme dans un cabaret. Dès lors, elle n’aura de cesse de fausser compagnie à tonton, sa femme, et les autres pour aller de découverte en découverte, faire l’apprentissage de la vie, affronter de drôles de personnages, pas peureuse, enfin pas trop… frôlant le danger aussi avec des personnages peu recommandables c’est le moins qu’on puisse dire ! La sexualité aussi est présente, Gabriel est-il ou non « hormosessuel » ?

Copyright : Chantal Depagne

Une mise en scène dynamique et des comédiens hors pair. Que d’inventivité tant dans les décors, les accessoires, le bistrot de Turandot et de Mado, le taxi, les vues de la Tour Eiffel, le cabaret où Tonton « officie »…
Copyright : Chantal Depagne

Et la grande question qui demeure, Zazie prendra-t-elle enfin le métro ?

Copyright : Chantal Depagne

Raymond Queneau a écrit de nombreux romans, dont «exercices de style» qui consiste à dire la même phrase en plusieurs intonations et situations. « Zazie » écrit en 1959 a été sa consécration. Louis Malle en a tiré un film en 1960 avec Philippe Noiret et Catherine Demongeot.

Une réussite à ne pas manquer, vous passeriez à côté d’un bon moment de théâtre.

dimanche 22 mars 2015

Petits crimes conjugaux - E-E Schmitt - théâtre de l'Ouest Parisien


Petits crimes conjugaux
Éric-Emmanuel Schmitt

Mise en scène Marianne Épin


Gilles est de retour chez lui, sa femme Lisa est attentive, heureuse de le ramener de la clinique, il est devenu amnésique suite à un accident. Il serait tombé dans l’escalier mais comment ?


Lisa tente de faire ressurgir des souvenirs, les habitudes aussi, le fauteuil déglingué qu’adorait Gilles, alors que le Gilles de maintenant est sceptique… les toiles aussi, qui les a peintes, « c’est toi » lui répond Lisa. Il ne se souvient de rien.

Elle lui montre ses livres, il est écrivain mais tout lui est étranger. Leur vie de couple, il a l’air heureux d’être avec Lisa, mais ne se souvient pas non plus comment ils se sont rencontrés. Quel était leur vie de couple ? Leur vie intime ? Peu à peu, Lisa se livrera sans le vouloir vraiment, et Gilles abasourdi apprendra qu’il voulait la tuer et qu’elle s’est défendue !

Marianne Epin a été séduite par cette pièce, tant par le sujet, que le côté thriller et sentimental, les questions aussi que l’on se pose après des années de vie commune, son partenaire Eric Savin est un mari très convaincant et séduisant, avec ce qu'il faut d'étrange. Le décor est l’intérieur de l’appartement avec l’escalier montant à l’étage, un bureau, des fauteuils et un divan, et une belle bibliothèque. Un intérieur pas si cosy que ça…


Cette pièce a été créée en 2003 au théâtre Edouard VII avec Bernard Giraudeau et Charlotte Rampling.

vendredi 20 mars 2015

Ressac - Cie Gare Centrale - théâtre des arts de la marionnette Mouffetard

Copyright : Alice Piemme, sous un ciel d’Antoine B

Site du théâtre

Ressac
Par la compagnie Gare Centrale
Tragi-comédie sociale sur table

Spectacle et Interprétation d’Agnès Limbos et Gregory Houben


Agnès Limbos est une amoureuse des objets, ceux qu’elle nous présente et dont elle devient la partenaire dans ce spectacle, de jolies maisons, un couple de figurines de gâteau de mariage, une jolie voiture, etc.

Sur scène, Agnès et Gregory Houben sont installés derrière une table avec divers objets, un rail de chemin de fer entoure le tout, une mouette au-dessus d’eux qui va faire des dégâts sur Grégory !



Un couple donc, tout à fait ordinaire, mais qui perd tout leur confort cosy, ils ne se laissent pas abattre et s’éloignent de la terre pour naviguer à bord d’un voilier qui fera naufrage sur une île, là ils trouveront les ressources nécessaires, et un total manque de dignité pour remonter à la surface et se refaire une belle santé économique…


Les deux comédiens s’approprient les tissus, les postiches, les vêtements, mais leur fable est cruelle et actuelle. On a parfois l’impression d’un texte à la Ionesco et c’est aussi un virulent témoignage sur notre époque.

jeudi 19 mars 2015

La pelle du large - Cie Genty - Le Grand Parquet


La pelle du large
Cie Philippe Genty


Direction artistique : Philippe Genty

Avec Hernan Bonet, Antoine Malfettes et Yoanelle Stratman en alternance Anne-Cécile Richard


L’Odyssée d’Homère, racontée comme une bande dessinée avec des objets du quotidien, détournés pour la bonne cause : la poésie et l’humour !

Une pelle et sa brosse, un éventail comme voile et voilà Ulysse le tire-bouchon qui s’éloigne de sa chère Pénélope « flacon de parfum ». Il lui en arrive des aventures avec ses compagnons « bonbons » mais hélas pas futés, ils prennent la mer, la toile cirée fera l’affaire avec un peu d’eau.



Les comédiens jouent à tour de rôle Ulysse coiffés d’un égouttoir à légumes, ils rencontreront le cyclope, les sirènes, la comédienne sera la sexy Circé magicienne, dont le spa-bassine moussera à fond pour le bouillant Ulysse… et aussi la douce Pénélope.


Toute l’Odyssée est présente, quelle originalité, que d’inventions, d’un rien on peut tout faire et c’est ça la magie de ce spectacle ludique !


A voir sans modération.

mercredi 18 mars 2015

Espèces d'espaces - Perec - Artistic Athévains.


Site du théâtre 


avec Stéphanie Lanier, Michel Ouimet et Andréa Retz Rouyet

Sur scène, un espace entouré par un autre espace avec des fauteuils d’orchestre et les lettres « e » calligraphiées et s’éparpillant dans tous les sens, de l’autre côté le profil d’un chat qui observe.

Il y a aussi, la machine à écrire et sur l’espace d’une feuille de papier blanc qu’il faut remplir dans tous les sens, pour aligner les verbes, les phrases.

On arrive à l’espace rectangle d’un lit où l’on dort et où l’on passe une bonne partie de la journée.

photo Marion Duhamel


La scène de l’appartement est drôle, les comédiens passant sur le plan projeté à terre et déambulant dans chaque pièce, tout en répondant à un « qui fait quoi et où ? ». La découpe d’un immeuble qui nous permet de voir les intérieurs des appartements, la vie quotidienne et le jeu consiste à observer, imaginer surtout !

photo Marion Duhamel
Peu à peu d’autres espaces, du plus petit au plus grand, à l’immense, à la rue et aux maisons, à la terre, au monde, aux frontières. Tout ce qui en découle.

Le texte est riche, ludique, les exercices de style intéressants pour nous réapprendre à savourer ce qui nous entoure, le décortiquer pourquoi pas et prendre conscience, ne pas en perdre une miette.


Un texte servi par de bons comédiens qui l’air de rien s’amusent comme nous ! La mise en espace et en scène d’Anne-Marie Lazanni est intelligente, distrayante, elle donne envie de replonger dans l’univers de Pérec, trop tôt disparu.



Challenge théâtre 2015