mardi 7 avril 2015

Coupes sombres - Zilberstein - théâtre de l'Ouest Parisien Boulogne








Coupes sombres
De Guy Zilberstein

mise en scène Anne Kessler

Serge Bagdassarian, Anne Kessler, Stéphane Varupenne

Prologue : projection d’un court métrage. A la terrasse d’un café, quelques comédiens du Français discutent de la nouvelle pièce qu’ils sont en train de répéter. Mais, tout le monde a le moral en berne, la pièce est incompréhensible et vraiment c’est le burn-out ! Clap de fin ;

Puis, l’auteur et la metteure en scène montent sur le plateau, Anne semble fatiguée et surtout bien embarrassée, elle doit demander des coupes dans le texte, les comédiens ne s’en sortent pas de ce texte sibyllin et de l’histoire à dormir debout…

L’auteur est effondré lorsqu’elle lui présente comme seul décor, quelques bancs sur la scène. Où se trouve le bloc opératoire ? Elle répond que les scènes et les lieux seront imaginés par les lumières… mais le principal pour Anne c’est de lui faire couper dans le texte, difficile de demander une chose pareille à l’auteur, qui a mis 5 ans à pondre cette pièce et qui ne souffre pas qu’on puisse trancher dans son œuvre. Elle lui explique pourtant que la pièce jouée durera quand même 5 heures et qu’il n’est pas évident de demander des rallonges à la RATP !

Trancher, couper, abattre, voilà qui devrait plaire à ce jeune bucheron qui se précipite sur la scène, la hache à la main, nous contant comment doit se dérouler une coupe, et aussi nous interprétant « Contre les bûcherons de Gastine » de Ronsard !

Enfin, c’est une bonne pièce, drôle, avec des répliques percutantes, un bon sujet, en effet, oses-t-on couper Molière ou Racine, alors qu’on ergote avec un auteur bien vivant ?


Je me souviens pourtant d’un « Don Juan » de Molière mis en scène de Chéreau, il avait carrément coupé la scène de M. Dimanche trouvant que c’était un personnage inutile… 


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