lundi 10 septembre 2018

Qui a peur de Virginia Woolf - Théâtre 14



Jusqu'au 27 octobre 2018
Lundi à 19h, mardi, mercredi,  jeudi et vendredi à  20h45 - durée 2h15
matinée samedi à 16h
site du théâtre ICI

Qui a peur de Virginia Woolf ? (1962)

Edward Albee (1928-2016)

Mise en scène Panchika Velez
Frédérique Lazarini, Stéphane Fievet, Agnès Miguras, Aurélien Chaussade


Nous sommes dans les années 60. Après une soirée bien arrosée, Martha et Georges rentrent dans leur superbe appartement, un salon spacieux, une bibliothèque bien fournie. Georges est professeur d’histoire, sa femme est la fille du patron de l’Université.

Martha jette ses escarpins pour être plus à l’aise, elle est bien éméchée, mais demande à Georges encore un verre. Celui-ci à l’air de mieux tenir l’alcool. Il est surpris lorsque Martha lui annonce que le jeune couple rencontré lors de la réception, va leur rendre visite. Il est bien tard et Georges bougonne. Lui qui n’avait qu’une envie, se coucher et éviter toute discussion avec Martha !


Un jeune couple fait son entrée, Nick beau gosse, est professeur de biologie, sa jeune femme Honey, américaine bien sous tout rapport, pas un cheveu blond ne dépasse de son bandeau de tête ! Ils sont prêts à continuer la fête, Honey au Brandy et son chéri au Bourbon. Martha continue sa descente aux enfers avec les bouteilles, Georges est complaisant puisqu’il réapprovisionne ce fichu bar, si bien disposé dans une mappemonde…


Honey est médusée par l’appartement, Martha lui fait visiter. Les deux hommes en profitent pour lier connaissance, Georges se fiche éperdument que Nick soit dans la biologie, mais il pose les questions qui vont faire mal. Enfin ces dames reviennent, Martha a changé de robe, glamour, sexy.

Ils proposent de faire des jeux, bien entendu, Martha et Georges vont se déchirer, se battre, elle tentera de séduire Nick, pas difficile, c’est un ambitieux. Honey est une femme-enfant, peut être une future Martha.

Georges manipule son monde, Martha a du répondant, et notre jeune couple ne sait plus où donner de la tête. Eux aussi ont des secrets bien cachés.




L’ambiance est glauque, alcool, sensualité, souffrance cachée, Panchika Velez a su maîtriser le texte d’Albee. Il est vrai qu’elle est entourée par Frédérique Larazini, tigresse, sensuelle, vipérine, et si émouvante. Stéphane Fievet est le maître de tout ce petit monde, Agnès Miguras est la nunuche parfaite, avec des pointes de méchanceté envers Aurélien Chaussade, opportuniste et futur Georges.


Une pièce sulfureuse, à voir pour la qualité de l’interprétation.

Anne Delaleu
10 septembre 2018

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