durée 1h15
Beyrouth hôtel
Rémi de Vos
Avec Nathalie Comtat, Olivier Douau
Mes coups de coeur sur le spectacle vivant: théâtre classique, contemporain, cirque, marionnettes, musical, pour les grands et pour les enfants ! Membre de l'Association professionnelle de la critique, Théâtre, Musique et Danse
durée1h10
Mise en scène : Karim Hammiche
Avec Leila Anis, Stephane Brel, David Seigneur
durée 1h10
Avec Séverine Cojannot
durée 1h35
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| Crédit photo ©Cyrille Varloff. |
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| Crédit photo ©Cyrille Varloff. |
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| Crédit photo ©Cyrille Varloff. |
Pour connaître le coupable, allez donc demander au Commissaire Maria !
La gaie guinguette
La belle époque des chansons populaires
Mais revenons au cinéma, aux vedettes populaires et aux chansons qui accompagnaient souvent le film, car on chantait beaucoup à l’époque, pas de retenue, pas de réserve, on chantait facilement !
Et commençons par le séduisant Jean Gabin, « Quand on s’promène au bord de l’eau » du film « La belle équipe ». La gaie guinguette porte bien son nom et entrons vite !
Marie-Silvia nous entraine, nous fait participer, nous avons les refrains au bord des lèvres et une sacrée envie de danser et de chanter ! Elle crée le personnage à chaque chanson, illustrée par des images vidéo, qu’elle soit la drôlissime « Félicie » ou le petit garçon avec « les roses blanches » chanson réaliste qui a fait couler bien des larmes, mais en France on aime le mélo c’est bien connu, et il y a toujours une part de vérité dans les textes.
Accompagnée par Marc Goldfeder et Frédéric Manoukian, ses complices et excellents partenaires, vous aurez droit aussi à une leçon de java !
Oui, un spectacle vivant, très vivant et on ressort heureux, avec des chansons pleins la tête !
Allez donc prendre une cure d’optimisme, on en a
bien besoin ! Y a d'la joie au Darius Milhaud !
Avignon théâtre de l'Oriflamme
durée 1h20
et Avignon théâtre l’Oriflamme 21h30
Redoutables
De Isabelle Alexis, Sylvie Audecoeur, Juliette
Meyniac, Ariane Seguillon
Mise en scène Jean-Luc Moreau
Avec Ariane Séguillon, Juliette Meyniac, Sylvie Audecoeur
Ah l’amitié entre femmes ! que de belles choses on a pu dire sur le sujet… oui mais voilà, quand la compétition entre en jeu, c’est une autre histoire !
Alma, Charlotte et Sophie sont comédiennes, elles terminent bientôt les représentations d’une pièce à succès, et elles sont si heureuses de tourner la version ciné très bientôt !
Oui mais voilà, la maman de Sophie leur fait part d’un article dans un journal, une célèbre actrice est très heureuse d’avoir signé pour ce film. Alors quand on sait que l’histoire ne compte que trois personnages féminins, laquelle de nos trois « pestes » sera remplacée ?
Alma est très recherchée, très prétentieuse, elle est la vedette d’une série télé, elle a un mari très influent, mais ne supporterait pas l’idée de laisser sa place à Sophie Marceau. Charlotte n’ose pas dire aux amies qu’elle est la maitresse du metteur en scène et qu’elle était parfaitement au courant de tout ce mic mac ! Sophie est attachée autant à son portable qu’à sa mère et à sa fille, le metteur en scène étant son ex et le père de sa fille, elle ne peut envisager d’être exclue du tournage !
Mais tout n’est pas simple dans le monde du spectacle vivant, d’ailleurs vivant le metteur en scène peut compter ses jours !
Voilà une bonne comédie, servie par trois
excellentes comédiennes qui se donnent à fond dans leur personnage, et bien sûr
sous la houlette de Jean-Luc Moreau qui signe une mise en scène drôle et dynamique.
A voir à Avignon au théâtre L’ORIFLAMME à 21h30
Ecrit et mis en scène François Rivière
Avec Aurélie Camus, Yann Coeslier, Nicolas Argudin-Clavero
1956,
Louise Rouvier, sa valise à la main, entre au commissariat, elle pleure, elle s’accuse,
le jeune inspecteur est bien embarrassé, elle s’accuse de quoi ? ses
propos sont confus.
Mais
revenons en arrière, Louise retrouve son mari, il est directeur de théâtre à Paris,
il n’a guère le temps de s’occuper d’elle, mais exige qu’elle soit à ses côtés
lors de manifestations mondaines. Non, pas question, elle le provoque, le
nargue. Philippe perd patience et la gifle, mais il ne s’attend pas à la
vengeance de Louise, et quel horrible sort elle lui réserve.
Louise
connait depuis peu, le secret de son mari. Oui, pendant l’Occupation comment
a-t-il pu obtenir ce poste prestigieux ?
François Rivière nous a concocté une histoire intéressante, un thriller, l’après-guerre a été le théâtre de nombreux règlements de comptes, de secrets qui sont ressortis, pas toujours glorieux.
La
scénographie est bien réalisée, on passe du passé au présent avec adresse, Aurélie
Camus est convaincante, Yann Coeslier fringuant et abject, Nicolas Argudin-Clavero
est le jeune policier dépassé par les événements !
Une
bonne pièce que vous pourrez voir à Avignon au Grand Pavois à 10h30.
Studio Hébertot
et Avignon 10h à La Luna.
Mademoiselle Gazole
Nicolas Turon
Mise en scène et interprétation Laura Zeuner et Georges Vauraz
Une histoire bien curieuse, nous sommes en … en fait on ne sait pas trop, mais ce n’est pas vraiment important. Voilà une agence qui « loue » des enfants, pas de choses graveleuses heureusement, mais les enfants sont en manque de parents, d’ailleurs ils ne savent pas ce que c’est, et des adultes les « louent » pour une fête, un anniversaire, un numéro de cirque, etc.
La petite fille s’appelle Mademoiselle et son coach Gazole, Mademoiselle n’a pas de prénom, on lui en donne un à chaque mission.
Gazole la protège comme il peut, il s’accroche d’ailleurs avec « le
patron » qu’on ne voit pas, mais catastrophe, Mademoiselle loupe une
mission et renvoyée sans ménagement. Que va-t-il lui arriver ? cette petite
fille sera bien surprise d’apprendre le secret de Gazole.
Une histoire touchante, amusante, le décor mobile, se transforme à chaque histoire, la marionnette Mademoiselle nous entraine dans son monde, aidée en cela par M. Gazole. Les enfants présents dans la salle ne s’y sont pas trompés, ils ont adoré et leurs parents aussi !
Une belle histoire à retrouver à Avignon cet été à 10h à La Luna.
Puis à Avignon théâtre Le Chien qui fume à 17h
La priapée des écrevisses
Christian Siméon
Mis en scène par Vincent Messager
Avec Andréa Ferréol, Pauline Phelix,
Vincent Messager et Erwin Zirmi
Le
reporter envoyé par la RTF dans les années 50 en a par-dessus la tête et il y a
de quoi, il est parti en Angleterre, pour une interview de Lady Robert Brooke
Campbell Scarlett-Abinger, vous la connaissez ? si, si vous la connaissez,
sous un autre nom, en fait son défunt mari a été assassiné, oui ce médiocre
personnage ne méritait pas cette fin tragique, mais c’est un fait et on ne
saura jamais ce qu’il s’est passé en 1908, car nous avons affaire à une
manipulatrice, menteuse de génie ! Pourtant le journaliste veut absolument
savoir la vérité sur le crime de l’impasse Ronsin…
Revenons
sur le passé sulfureux de Marguerite Japy, née dans une très bonne famille.
Elle épouse le peintre Steinheil, ouvrira son salon, recevra des personnalités
politiques, et la peu farouche Marguerite deviendra la maîtresse de Félix
Faure, Président de la République française. Mais voilà qu’un après-midi de
1899, dans un salon de l’Elysée, Félix passera de vie à trépas dans ses bras,
je vous passe tous les surnoms équivoques que l’on a donné à Marguerite… « la
pompe funèbre » étant le plus parlant !
Nous
voici à nouveau dans sa cuisine elle est aidée par une charmante servante (un
brin polissonne), elle adore cuisiner, surtout des plats de sa composition,
avec d’étranges ingrédients… Elle se confie aussi, apparemment elle a aimé
Félix, elle a des mots très durs sur la politique, sur les hommes. A-t-elle
tous ses esprits on pourrait en douter.
Un
plaisir de retrouver Andréa Ferréol qui donne vie, sensualité, humour et
émotion à Marguerite, Pauline Phelix pousse la chansonnette, elle sait être
coquine sans dépasser les limites, Vincent Messager a bien du courage avec ses
deux femmes qui lui donne du fil à retordre, sa mise en scène est habile, le
décor aux couleurs criardes, mais rien ne pouvait être sobre pour « la
connaissance » de Félix !
A voir à Avignon Le Chien qui fume à 17h.
Anne Delaleu
2 juin 2022
Studio Hébertot
Inavouable
Eric
Assous
Jean-Luc
Moreau, Anne Jacquemin, Arthur Fenwick, Alice Raucoules
Intérieur de bon goût, pendule à coucou qui se déclenche au mauvais moment, enfin voici Clémence chantonnant, heureuse, elle plie les vêtements de bébé que sa belle-fille Manon vient de lui apporter, bébé Roberto va passer quelques jours chez ses grands-parents. Manon se permet de donner quelques recommandations à sa belle-mère pour s’occuper du bambin, (oui, on a vécu ça !) les jeunes parents ne se souviennent pas que leurs propres géniteurs se sont occupés d’eux !
Gaspard, mari de Clémence, rentre enfin de sa réunion, complétement épuisé, mais heureux de voir son fils Lucas et Manon.
Que se passe-t-il tout d’un coup ? Lucas en pleurs, sa femme gênée et les parents complétement abasourdis, d’entendre Lucas insulter sa femme, (c’est bien parti pour aller à Capri tous les deux en amoureux…) Enfin nous apprenons que Manon part seule, que Lucas reste travailler chez lui, heureusement pas de problèmes pour bébé, il reste chez Papi et Mamie !
Gaspard insiste pour que son fils demande le divorce, Clémence est plus mesurée et pour cause, de fil en aiguille, les mots fusent, les phrases s’échappent, hélas…
Les malheurs des uns et des autres font le bonheur du public, une bien réjouissante comédie, la dernière de Eric Assous, sur le mensonge, les non-dits, Jean-Luc Moreau réussit une mise en scène dynamique et drôle, lui-même tient le rôle de Gaspard, pourfendeur de l’hypocrisie, mais il faut se méfier… Quant à la charmante Anne Jacquemin, elle apporte la touche féminine et drôle de son personnage, en toute innocence. Arthur Fenwick, jeune mari paumé et trop conciliant est irrésistible, Alice Raucoules a le dur privilège d’être la « méchante » mais en fait, ne pas se fier aux apparences !
Avouons-le
on s’amuse beaucoup !
La
vie matérielle
Marguerite
Duras
Avec Catherine Artigala
Une dame âgée bien installée dans son fauteuil, elle parle sans détour, de la vie, de l’amour, de la passion, de son dernier amant, de la condition féminine, des femmes au foyer, la vie quotidienne quoi ! cette dame est aussi la championne de la soupe de poireaux pommes de terre ! Elle aime boire aussi, trop.
Marguerite Donnadieu devenue Duras, une de nos plus grandes romancières. Son enfance, sa mère, l’Indochine, ses livres dont elle nous livre quelques pages, une femme en avance sur son temps. Une femme engagée, qui nous raconte l’histoire pathétique de cette famille et du coupeur d’eau…
Elle a de l’humour aussi, un de ses admirateurs veut absolument passer une nuit avec elle, il la passera sur son palier… et elle bloquée dans son appartement !
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| ©Xavier Cantat |
Jean-Louis Barrault lui demandera d’adapter pour la scène et pour Madeleine « des journées entières dans les arbres », elle a été une des premières et rares femmes à être adaptée sur scène. (La pièce je m’en souviens au théâtre d’Orsay et avec une autre distribution).
Mais revenons à Catherine Artigala, elle s’est fondue en Marguerite Duras, la gestuelle, l’allure, elle est Duras, c’est une magnifique performance, et elle est dirigée de main de maître par William Mesguich.
Une pièce
à ne pas manquer avec une comédienne remarquable !
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| ©Xavier Cantat |