samedi 27 octobre 2012

La machine à explorer le temps - Wells - Théâtre de l'Alhambra






Avec Sydney Bernard & Thierry Le Gad. Musiques originales de Chapelier Fou.



Sur scène, un large tableau chargé de formules arithmétiques, de chaque côté le bureau de l’associé et de l’autre le bureau de l’explorateur du Temps. 

Parti à bord de sa machine, l’explorateur avide de voir l’évolution de notre planète, la découvre en l'an 802 701, mais plus de Londres, plus d’usine d’horlogerie, il pense voir enfin, un monde plus juste, bucolique, peuplée par les Elois, qui ne mangent que des fruits et sont un peu simplets, mais il fera aussi connaissance aussi avec les Morlock leurs ennemis jurés…

Nous entrons dans un jeu de rôles à l’aide d’un décor vivant, se gonflant au gré de l’histoire et un peu effrayant où se projettent des vidéos et des lumières, qui habillent la toile tel un kaléidoscope. La musique est là pour relancer les différentes scènes racontées et vécues si intensément que notre imagination peut voir la belle Weena et les affreux Morlock poursuivant leurs proies !



H.G. Wells autodidacte, avait une imagination foisonnante. Il a créé un genre littéraire : la science-fiction qui eut un énorme succès en Angleterre. Toute son œuvre est empreinte de son expérience personnelle et de son apprentissage quand il était enfant. Ses débuts dans la vie active ont été très durs et ont imprégné ses écrits. Ses œuvres ont souvent fait l’objet d’adaptation au cinéma ou à la télévision. 

Au théâtre, l’Imaginaire théâtre et Jean-Claude Auclair ont fait le pari de monter « la machine » pour la première fois au théâtre, et c’est une réussite. Une belle histoire à voir de 7 à 77 ans (et plus !).

jeudi 18 octobre 2012

Tu m'as sauvé la vie - Guitry - studio Raspail et tournées



Avec Jean-Laurent Cochet, Jean-Pierre Castaldi, Julien Bonnet, Pierre Chaillet, Catherine Griffoni, Anne-Marie Mailfer, Laurent Maillard, Brigitte Perrier, Sam Richez, Rebecca Saada, Denis Souppe

Pour une bonne cause, l’UCTM Edwige Feuillère et la société Littéraire de la Poste et de France Télécom ont présenté, ce succès de la saison passée avec  Jean-Laurent Cochet et sa compagnie, pour une soirée au bénéfice des artistes en difficulté. 

A la différence d’autres comédies, pas un des personnages n’est vraiment sympathique, ils sont cupides, calculateurs, menteurs, pas un pour relever le niveau ! Les mots du Maître fusent de toutes parts, la mise en scène est pertinente. Ce fut une belle soirée, des comédiens au sommet de leur art, s’amusant et jonglant avec les mots de Guitry.

L’histoire, un baron misanthrope, se prend d’amitié pour le clochard qui lui a sauvé la vie, et qu’il avait fait mettre à la porte de chez lui, quelques heures avant. Mais voilà, celui-ci prend trop de place dans la maisonnée et que ce soit les domestiques, la comtesse et même la belle infirmière, tous souhaite le départ de cet homme, qui n’est pas non plus d’une grande honnêteté … On pourrait trouver une analogie avec la pièce de Labiche « le misanthrope et l’auvergnat » !

Cette pièce part en tournée, vous trouverez les dates sur le site de  Jean-Laurent Cochet

mercredi 10 octobre 2012

Vis ma vie - Darley - Vingtième théâtre






de Emmanuel DARLEY
Mise en scène Yves Chenevoy
Avec : Bruno Allain, Claudie Arif, Brice Beaugier, Malika Birouk, Yves Chenevoy

« Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite.
Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite. Il va filer. »
(Paul Fort)

Monsieur et Madame, deux zurbains, coiffés d’un bonnet avec antenne, manteau équipé d’un clavier pour aller plus vite, toujours plus vite ! Madame rêve, non pas d’une plage aux Seychelles, oh non ! Elle a des goûts plus … terre à terre, elle veut vivre la vie d’un ruraux ! C’est pas comme ici, boulot, métro, dodo.

Les ruraux rêvent de la ville, surtout la fille, elle voit de si belles choses à la télé, on a tout en ville. Il y a la Poste, des boites aux lettres partout, c’est pas comme ici, apéro, Bingo, dodo.

Les rats des villes contre les rats des champs, toujours la même histoire…
Les zurbains finissent par trouver un voyage sur « mesure », mais à « risques », tant pis, ils foncent avec délice dans l’aventure. Ils ne vont pas être déçus.

De grands cubes colorés composent les décors, soit la ville, soit la « brousse », ils servent aussi pour la voiture, le TGV, et les comédiens jouent ainsi comme de grands enfants avec des lego, dans cette fable grinçante sur un avenir pas si lointain de nous, avec nos campagnes désertées et nos villes de plus en plus robotisées. 

Et oui, l’herbe est définitivement plus verte ailleurs !


vendredi 5 octobre 2012

Treize à table - Sauvajon - Théâtre St Georges



Le théâtre St Georges nous présente la version « gay » de "Treize à table", revisitée par Pierre Palmade qui assure la mise en scène. Jean Leduc, dans une interview télé a toujours rêvé du rôle de Madeleine, Palmade l’a fait avec en plus avec l’approbation de Marthe Mercadier !

Avec: Jean Leduc, Yann Papin, Teresa Ovidio, Benjamin Gauthier ou Loic Blanco, Christophe Canard, Joffrey Plattel, Camille Cottin.


On ne pas dire que ce soit une franche réussite, et qui n’apporte pas grand-chose à la pièce originale. Tout d’abord, l’acteur principal « boule » son texte, on ne comprend pas toujours ce qu’il dit, et hélas, Teresa Ovidio qui joue la « bombe » Consuelo, loupe ses effets par une diction plus qu’approximative, certes prendre l’accent espagnol n’est pas simple, mais c’est vite lassant et les scènes perdent tout effet comique.

Seuls, Christophe Canard (le docteur) et Camille Cottin (Véronique ) s’en tirent plus qu’honorablement tant par leur jeu que leur sens du comique.

L'effet comique inattendu pour les comédiens, c'est la porte du salon qui, capricieuse, ne s'ouvre pas au moment prévu, la poignée ne se décidant pas à ouvrir ! fous rires garantis !
Clin d’œil au célèbre « au théâtre ce soir », l’acteur principal présente ses camarades à la façon de « la pièce que vous venez de voir ce soir est de…. ».
 

La farce de Me Pathelin - théâtre du Grand Parquet Paris




Anonyme du XVème siècle

Un souvenir d’enfance… en effet pour nous intéresser à cette comédie écrite au XVème siècle, l’institutrice nous avait demandé d’apprendre et d’interpréter les rôles de l’avocat et du drapier, ce fut ma première expérience théâtrale et le virus a pris !
Les « farces » sont les premières pièces comiques écrites pour le peuple, pour les différencier des « mystères » ou des « tragédies » et certaines sont parvenues jusqu’à nous.  Molière s’en est inspiré aussi à ses débuts.

Me Pathelin est avocat, mais sans cause à défendre, donc sans le sou ! Il décide pour avoir la tranquillité dans son ménage, de refaire une garde-robe tant pour lui et pour son épouse, mais pour cela, il va mettre sa verve au service de sa propre cause. Le marchand de drap Joceaulme en sera pour ses frais ! L’avocat va également sauver de la prison, le berger que poursuit également Joceaulme, en lui suggérant de faire le simplet, celui-ci remplit si bien son rôle que Pathelin va bien vite le regretter…

C’est une version clownesque et joyeusement déjantée que nous propose la compagnie du Naïf Théâtre. Il y a de la couleur, de la vie, et le texte enfin qui est un peu détourné mais qui est si drôle !  Les artistes s’en donnent à cœur joie, dansent et chantent et apportent un peu de soleil dans la grisaille d’aujourd’hui.

réservation avec Billetreduc

jeudi 4 octobre 2012

Jeanne d’Arc au bûcher - Claudel - Crypte St Sulpice




Paul Claudel

Mise en Scène : Emmanuel Ray 
Musique : Olivier Messiaen


Dans la crypte de l’église Saint Sulpice, Jeanne nous attend, elle revoit son passé, raconté par Frère Dominique, les plus grands instants de sa vie de Donrémy à Rouen et surtout Reims.

Claudel écrit Jeanne d’Arc et se met au service de la musique et de la danse. C’est ainsi que nous avons devant nous une Jeanne, pétillante, malicieuse, heureuse de vivre, s’amusant, se rappelant les heures passées, petite fille.

Aidé par la musique de Messiaen, l’ami des oiseaux et de St François d’Assise, Jeanne la sincère, la craintive de Dieu, accueillera avec courage la tragédie qui la conduira au bûcher. Elle qui est tout amour, sera rejetée, reniée, bafouée, mais elle décidera seule de sa destinée, elle sera libre.

Mélanie Pichot et Pierre-Yves Desmonceaux font revivre le souffle et le sens du rythme claudélien, accompagnés par François Cornu pour les pages musicales et poétiques de Messiaen.