samedi 9 avril 2011

Le misanthrope - Ranelagh



LE MISANTHROPE
Molière
Théâtre du Ranelagh


Bruno Cadillon, Gérard Chabanier, Juliane Corre, Nadine Darmon,Valérie Durin, Julien Léonelli, Serge Lipszyc, Sylvain Méallet, Lionel Muzin, Henri Payet,


Une belle pièce que Molière a écrite pour Armande sa femme, il lui pardonnait bien souvent ses écarts et lui a donné un des plus beaux rôles que toute comédienne se doit de jouer.

Mais me voici tel Alceste devant Oronte… certes il y a de l’idée, mais pourquoi jouer Alceste de cette façon brutale, il est intègre entendu et il aime bien sûr celle qui ne lui convient pas du tout. Mais sans être « classique » à tout prix, cet Alceste là sans éducation ne serait pas convié dans les salons. Les costumes de ces messieurs sont à mi-chemin entre le 17ème et le 21ème siècle, le Roi Soleil nous accueille et tient entre ses mains un billet… qui aura son importance plus tard.

Le jeu des portraits est bien mené par Valérie Durin, Nadine Darmon est une parfaite Arsinoé, mais il y a un manque de rythme dans les autres scènes.

Enfin c’est sans doute un parti pris, mais il ne m’a pas convaincu.

dimanche 20 mars 2011

Les retrouvailles - Adamov - Cartoucherie

En 1924, Adamov (1908-1970), écrivain français d’origine russo arménienne fréquente à Paris les milieux surréalistes. Toute son œuvre tourne autour de la névrose et de l’obsessionnel.

« Adamov, dans son théâtre, a mené une réflexion qui est partie de la conception d’un théâtre « littéral » fondé sur la seule évidence physique des gestes et des mots , à celle d’un théâtre où se trouvent exposés et mis en question les rapports de l’homme et de sa société »
Notes de Laurent Terzieff sur Adamov dans « Seul avec tous » Ed Presse de la Renaissance.

Difficile de raconter cette pièce, est-ce un sujet à « tiroirs » où le spectateur prend ce qu’il veut, se raconte l’histoire, se l’approprie ?
Un jeune homme rate son train. Il est abordé par deux femmes et se retrouve piégé et prisonnier. Lui qui croyait s’éloigner d’une mère castratrice et d’une fiancée l’empêchant de se réaliser. Est-ce un cauchemar ? Va-t-il se réveiller ?
Certes , Gabriel Garran le metteur en scène, s’est entouré de très bons comédiens, la mise en scène est intéressante, mais je n’ai pas été convaincue et me suis même passablement ennuyée...

Pour vous donner une idée :
http://www.visioscene.com/send_card.php?idProduct=3707

jeudi 17 mars 2011

La cagnotte - Théâtre de l'Epée de bois





Mise en scène : Laurence Andreini

Avec Michel Baumann, Eric Bretonneau, Christian Caro, Benoit Marchand, Marie-Aude Weiss ou Isabelle Védie, Carole Fages, Cyril Dubreuil, Jean-Marc Lallement, Damien Henno


Cette pièce d'Eugène Labiche fut créée en 1864, en 1866, Offenbach composa « La vie parisienne », opérette dans laquelle le baron de Gondremark « veut s’en fourrer jusque là ! » pour échapper aux rigueurs de sa Suède et de sa condition.

Plus proche de nous, à la Ferte-sous-Jouarre, quelques notables se réunissent chez l’un d’entre eux, pour leur traditionnelle partie de cartes, avec cagnotte à l’appui.

Le grand jour arrive, la tirelire cassée découvre une belle somme que nos bourgeois décident, après maintes réflexions, de dépenser  à Paris. Ils n’ont guère de grandes idées, ni de grandes ambitions, le rentier ira voir le dentiste, sa sœur se rendra à son rendez-vous pour rencontrer l’heureux élu, le fermier s’achètera une pioche…

Mais voilà, après un bon repas dans un restaurant (où les fantasmes fusent dans tous les sens), l’addition leur reste sur l’estomac, il est vrai qu’ils ont mal lu le menu, enfin se sont laissés abusés un peu vite, de plus on les accuse de vol de montre, les témoignages accablent nos malheureux compères.

S’ensuit une fuite éperdue dans tout Paris, il est même étonnant que de simples bourgeois puissent avoir tant de ressources : ils s’échappent de la voiture qui les conduisait au dépôt et se retrouvent dans un lieu de rendez-vous assez peu recommandable !

Avec la malice de Labiche tout devient catastrophique et drôle ! On a quand même de la sympathie envers ses personnages qui rentrés chez eux, recommenceront leur petite vie bien étriquée, et surtout éviteront la Capitale !

Les différents lieux de l’action sont habilement démarqués par un décor mobile.

Si comme moi, vous sortez en fredonnant certains couplets, c’est que vous aurez passé un très bon moment avec des comédiens heureux de jouer et de nous le faire partager grâce à la mise en scène qui sait mettre en relief cette critique sociale que l’on peut retrouver de nos jours.

dimanche 6 mars 2011

La cagnotte -Labiche - théâtre l'Epée de bois



LA CAGNOTTE
Eugène Labiche
Théâtre de l’Epée de bois

Mise en scène : Laurence Andreini

Avec Michel Baumann, Eric Bretonneau, Christian Caro, Benoit Marchand, Marie-Aude Weiss ou Isabelle Védie, Carole Fages, Cyril Dubreuil, Jean-Marc Lallement, Damien Henno


Cette pièce fut créée en 1864, en 1866, Offenbach composa « La vie parisienne », opérette dans laquelle le baron de Gondremark « veut s’en fourrer jusque là ! » pour échapper aux rigueurs de sa Suède et de sa condition.

Plus proche de nous, à la Ferte-sous-Jouarre, quelques notables se réunissent chez l’un d’entre eux, pour leur traditionnelle partie de cartes, avec cagnotte à l’appui.

Le grand jour arrive, la tirelire cassée découvre une belle somme que nos bourgeois décident, après maintes réflexions, de dépenser  à Paris. Ils n’ont guère de grandes idées, ni de grandes ambitions, le rentier ira voir le dentiste, sa sœur se rendra à son rendez-vous pour rencontrer l’heureux élu, le fermier s’achètera une pioche…

Mais voilà, après un bon repas dans un restaurant (où les fantasmes fusent dans tous les sens), l’addition leur reste sur l’estomac, il est vrai qu’ils ont mal lu le menu, enfin se sont laissés abusés un peu vite, de plus on les accuse de vol de montre, les témoignages accablent nos malheureux compères.

S’ensuit une fuite éperdue dans tout Paris, il est même étonnant que de simples bourgeois puissent avoir tant de ressources : ils s’échappent de la voiture qui les conduisait au dépôt et se retrouvent dans un lieu de rendez-vous assez peu recommandable !

Avec la malice de Labiche tout devient catastrophique et drôle ! On a quand même de la sympathie envers ses personnages qui rentrés chez eux, recommenceront leur petite vie bien étriquée, et surtout éviteront la Capitale !

Les différents lieux de l’action sont habilement démarqués par un décor mobile.

Si comme moi, vous sortez en fredonnant certains couplets, c’est que vous aurez passé un très bon moment avec des comédiens heureux de jouer et de nous le faire partager grâce à la mise en scène qui sait mettre en relief cette critique sociale que l’on peut retrouver de nos jours.

dimanche 20 février 2011

La vérité - Zeller - théâtre Montparnasse

LA VERITE au théâtre Montparnasse

de Florian ZELLER

mise en scène Patrice KERBRAT

Pierre ARDITI
Fanny COTTENÇON
Patrice KERBRAT
Christiane MILLET

On n’était guère habitué avec Florian Zeller à ce style de comédie, tout à fait dans la veine d’un Feydeau ou d’un Guitry avec une pointe de Marivaux.

L’histoire commence banalement, un homme et une femme dans une chambre d’hôtel se rhabillent, ils sont mariés, mais pas ensemble !

Pour corser l’histoire, Michel est l’amant de la femme de son meilleur ami. Il lui demande sans honte des nouvelles de Paul. C’est qu’il est très attentif au moral de Paul. Il n’est pas méchant ou cynique simplement de bonne foi. Mais rentré chez lui, sa femme Laurence lui pose des questions bien embarrassantes pour notre plus grand plaisir et il s’enferre de plus en plus pour notre plus grand plaisir.

Il n’a qu’une seule crainte, c’est que les conjoints respectifs découvrent la vérité. Mais qui ment à qui ? plus l’histoire avance, plus on s’enfonce dans la spirale du mensonge, lui on le sait, ment comme il respire, par contre les autres ? Prêchent-ils le faux pour savoir le vrai ? Sont-ils vraiment sincères ?

Alice veut un week end en amoureux avec Michel et là les ennuis commencent pour lui, Paul se doute de quelque chose, il appelle Alice sur son portable, pour se dédouaner auprès de lui, elle obligera Michel à imiter la vieille tante chez qui elle est censée être !

Cette comédie est intéressante, elle n’est pas seulement divertissante mais creuse au plus profond de nous. Les façons de mentir, de cacher la vérité pour ne pas blesser, c’est en fait une très bonne pièce, dans le fond un peu noire. A la fin d’ailleurs on hésite, quelle est vraiment la vérité dans tout ça ?

Pierre Arditi se régale dans ce rôle de menteur, il tient la pièce de bout en bout, est de toutes les scènes, parfois il en fait des tonnes, mais ça marche ! Ses partenaires sont excellents et lui donnent bien du fil à retordre.

www.theatremontparnasse.com
resa 01 43 22 77 74

Il faut compter au moins un bon mois avant d’avoir une place…

jeudi 3 février 2011

Canebière - théâtre 14


CANEBIERE

Théâtre 14
Cie Les Carboni

Allez zou mes favouillettes, je m’en vais vous conter la représentation de « Un de la canebière » opérette de Vincent Scotto, de jolis airs, mais remasterisés au goût du jour, un peu pop rock ou jazzy, dommage d’ailleurs, mais bon si vos parents ou grands-parents connaissent le répertoire marseillais, ils seraient peut-être un peu déçus. Ne comptez pas sur le bar du « mistral », ce n’est pas non plus une version théâtrale de « plus belle la vie » !

Le compositeur Vincent Scotto est né à Marseille, y a grandi, il a composé opérettes, chansons et musiques de films particulièrement ceux de son ami Marcel Pagnol.
Nous sommes accueillis par la patronne du cabaret « la réserve », les musiciens sont déjà en place, elle nous invite à nous installer près de la scène, des tables de bistrot sont installées, devant  notre air dubitatif elle nous rassure, « on ne vous fera pas monter sur scène », prudemment nous refusons quand même l’invitation et nous installons à nos places habituelles, tant pis pour le Champagne offert !

Des caisses composent le décor, nous sommes sur le vieux port. L’histoire est simplissime, deux jeunes gens veulent se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas auprès de jeunes filles qui ne sont pas celles qu’ils croient !

Les comédiens sont motivés, ils le font à la farce, c’est une troupe foraine, maquillage blanc de clown, ils sont acrobates, musiciens et chanteurs. C’est gentil et sympathique, pas vraiment inoubliable. Les deux amoureux ont une jolie voix.  Le simplet de service qui se déguise en tante Clarisse pourrait être une sœur de « Mme Sarfaty » !

Ont-ils trouvé les « parisieng » frileux ? Franchement on aurait pu gagner une demi-heure sur le spectacle.

Boudiou ! Qué pastis de faire cet article bonne mère !

mercredi 26 janvier 2011

Andromaque - Comédie Française

ANDROMAQUE
Comédie Française

    Cécile Brune: Andromaque, veuve d’Hector, captive de Pyrrhus
    Éric Ruf: Pyrrhus, fils d’Achille, roi d’Epire
    Céline Samie: Céphise, confidente d’Andromaque
    Léonie Simaga: Hermione, fille d’Hélène, accordée avec Pyrrhus
    Clément Hervieu-Léger: Oreste, fils d’Agamemnon
    Stéphane Varupenne: Pylade, ami d’Oreste
    Elsa Lepoivre : Cléone, confidente d’Hermione
    Aurélien Recoing: Phoenix, gouverneur d’Achille, et ensuite de Pyrrhus


Que dire ? bien embêtée quand même…
Les décors et les costumes sont très beaux. Muriel Mayette a respecté les trois unités (temps, lieu et action), a-t-elle été impressionnée par ce magnifique texte ? sa mise en scène est très « académique », je n’ai ressenti aucune passion, aucune couleur dans l’interprétation. Y a-t-il eu erreur de distribution ?

Peut-être la fonction d’administrateur qui est bien lourde et celle de metteur en scène ne sont pas vraiment compatibles.

Andromaque méritait plus de chaleur, de fureur et de passion.

Pour Racine je ne vous déconseille pas d'y aller quand même mais lisez ou relisez la pièce avant.

mardi 25 janvier 2011

Le repas des fauves - théâtre Michel

D'après l'œuvre de Vahé KATCHA

Adaptation et mise en scène : Julien Sibre

Assistante mise en scène : Isabelle Brannens
Création lumière : Stéphane Loirat
Décor : Camille Duchemin
Costumes : Louise Rapp
Musique originale : Hedinski
Réalisation graphique : Cyril Drouin

Avec Cyril Aubin, Olivier Bouana, Pascal Casanova, Stéphanie Hédin, Pierrejean Pagès, Jérémy Prévost, Julien Sibre, Caroline Victoria




Nous sommes en 1942, c’est l’occupation. Sophie fête son anniversaire, Victor son mari a invité leurs amis.


Il y a Pierre revenu aveugle de la guerre,

Françoise, veuve de guerre, elle critique beaucoup tout ce petit monde mais s’en accommode.
Jean-Paul docteur qui regrettera bien par la suite d’être venu
André parfaitement à l’aise dans sa collaboration avec les allemands, il a l’arrogance de la richesse, il déborde de fric et apporte avec lui une valise bourrée de victuailles et Champagne, personne n’est dupe et accepte sans vergogne, les temps sont durs mais ce soir c’est fête !
Et il y a Vincent professeur de philosophie, dandy homosexuel.

La soirée se déroule agréablement, les rires et les blagues fusent, soudain on entend des coups de feu… deux officiers SS ont été abattus devant l’immeuble. C’est la confusion totale, bien entendu les allemands sous le commandement de Kaubach investissent l’immeuble et prennent 2 otages par appartement.

Kaubach « grand seigneur », cultivé, il est client dans la librairie de Victor, s’inclinant devant Sophie, lui souhaite un bon anniversaire et lui laisse le choix des 2 otages…

Bien entendu, personne ne veut se livrer et nous assistons à un festival de veuleries, hypocrisies, règlements de compte entre « amis ».


Le sujet est noir c’est vrai, mais on rit beaucoup, les comédiens sont tous excellents et la mise en scène inventive, en fond de scène est projeté une réalisation graphique qui nous fait participer aux moments importants que ne peuvent pas voir les personnages.


Quant à la fin de l’histoire est elle aussi surprenante et je vous invite à la découvrir.


Une pièce très intéressante, à l’origine un film de 1964 réalisé par Christian-Jaque.


http://www.theatremichel.fr

LE CERCEAU - Slavkine - Tempête

Théâtre de la Tempête

de Victor Slavkine

texte français Simone Sentz-Michel
mise en scène de Laurent Gutmann
jusqu'au 13 février 2011

avec Jade Collinet ; Bruno Forget ; Daniel Laloux ; Marie-Christine Orry ; Éric Petitjean ; François Raffenaud ; Richard Sammut

Petouchok ingénieur, hérite d’une maison à la campagne, il vit seul, célibataire, mais souhaite partager cette maison avec des amis - dont son ancienne compagne -, ceux-ci ne se connaissent pas entre eux et là les problèmes vont commencer.

L’action se situe dans les années 1980, la glasnost de Gorbatchev et l’éclatement de l’URSS, les personnages sont donc dans cette situation, savoir vivre ensemble mais garder son indépendance.

L’interprétation est inégale, j’ai même été agacée par la voix ou le jeu de certains ! On a même droit au fumigène, qui fait tousser toute la salle, pour le changement de décor.

Quelle déception ! Et pourtant le sujet est intéressant mais trop de bavardages inutiles, des longueurs qui n’apportent rien, le pire c’est que chaque personnage a son monologue où il explique son parcours de vie !
On dit de l’auteur qu’il est le Tchekhov du 20ème siècle. Bien sûr on pense à « la cerisaie », là à l’inverse, on pourrait dire que les descendants réinvestissent la demeure de leurs ancêtres.

Ce que j’ai apprécié ? Le décor, les lumières et la musique (un spectateur en sortant dira que c’est ce qui l’a tenu éveillé !)

mardi 16 novembre 2010

Jean et Béatrice - Fréchette - A la folie théâtre

A LA FOLIE THEATRE


JEAN et BEATRICE
De Carole Fréchette

Mise en scène Hélène Lebarbier
Valérie Parisot et Frédéric Gray


Qu’arrive-t-il quand on passe une annonce pour rencontrer l’âme sœur ? Béatrice, tout de noir vêtue, attends du haut de sa tour (au 33ème étage…) son « prétendant ». Telle une princesse qui se transformera en mauvaise reine, en Turandot, en Sultane qui pourrait tuer si elle n‘avait pas son esclave pour lui raconter des histoires. Car elle en veut des histoires, Jean un peu dérouté au début arrivera a passer toutes les épreuves, enfin c’est ce qu’il croit.

C’est une histoire peu commune qui regorge d’idées. On a l’impression d’avoir enfin saisi, et puis on rebondit sur une autre histoire. Qui ment, qui dit la vérité ? Nous mentent-ils tous les deux ? C’est un univers « chabrolien » que les comédiens nous offrent, la sincérité de leur jeu fait qu’il n’y a pas un temps de repos ou de lassitude.

Auteure des « Sept jours de Simon Labrosse » et du « Collier d’Hélène », Carolle Fréchette nous offre là une comédie curieuse, bien écrite et qui sort des sentiers battus.

jusqu'au 9 janvier 2011
du jeudi au samedi à 22h - dimanche à 18 h
résa 01 43 5514 80
www.folietheatre.com