jeudi 20 novembre 2014

Yvonne, princesse de Bourgogne - théâtre 71 Malakoff




Yvonne, princesse de Bourgogne
Witold Gombrowicz

Mise en scène Jacques Vincey

Avec Hélène Alexandridis La Reine Marguerite, Miglé Berekaité* Dame 1, Clément Bertonneau* Cyrille, Alain Fromager Le Roi Ignace, Thomas Gonzalez Le prince Philippe, Delphine Meilland* Dame 2, Blaise Pettebone* Innocent, Nelly Pulicani* Isabelle, Marie Rémond Yvonne, Brice Trinel Valentin et Jacques Verzier Le Chambellan

Les acteurs sont déjà sur scène, lorsque le public pénètre dans la salle. Le décor, un beau salon, dans les blancs cassés, d’ailleurs les comédiens sont en train de disputer qui une partie de ping-pong, qui les abdos, qui un tango, qui un cardio-training, enfin le sport est roi ! Il y a un côté voyeur, une « peopolisation », nous vivons dans un monde où tout est filmé avec l’accord des « victimes » et tout le monde trouve ça normal.

photo Pierre Grosbois

Après tout, la Cour est en représentation n’est-ce pas ? ils interpellent le public pour le faire réagir ou applaudir, puis quand le prince héritier se retrouve seul avec son ami, ils s’amusent à « draguer » dans la salle, puis leur victime trouvée, la ramène sur scène, c’est vrai qu’elle est fadasse, pas glamour pour un sou, on ne sait pas si elle est sotte ou serait-elle autiste ? Rôle difficile pour Marie Remond, qui se tire avec beaucoup de justesse de ce personnage ingrat.

Beaucoup de cris, de hurlements, de gesticulations dans cette mise en scène, de l’hystérie à revendre, c’est le but du jeu après tout, ils deviennent complétement fous ! Il y a des scènes délirantes de la reine Marguerite se croyant seule (drôlissime Hélène Alexandridis), le roi Ignace n’est pas en reste dans la dinguerie !

photo Pierre Grosbois

Que dire ? C’est une contre-fable, pas de jolie bergère épousant un prince, mais une nunuche qui sera le jouet d’un prince pas charmant du tout !

De là à en faire une satire sociale, je ne vois pas vraiment le sens qu’a voulu donner Witold Gombrowicz, le public a fait une ovation méritée à la troupe, il a bien ri mais peut-être pas pour les raisons invoquées ci-dessus.


Cette pièce a été créée à l’Odéon en 1982 par la Comédie-Française, Nathalie Bécue tenait le rôle titre.

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