lundi 21 février 2022

Grandir dans l'Allemagne nazie - B. Votipka - théâtre Clavel



Site du théâtre ICI
tous les lundis à 19h30
durée 1h

Grandir dans l’Allemagne nazie

Brendon Votipka


Adaptation et mise en scène : Anne Hérold
Assistante à la mise en scène : Sarah Waroquet
 
Rebecca : Mathilde Freytet - Marianne : Maurine Dubus - Ernst : Noé Bennehard
L'homme/David/Le père/Mr Schmidt : Julien Delanoë
La femme/La mère/Sarah/Christine : Marie de Dieuleveult

 

1933 à 1938 : Trois adolescents, trois vies broyées par le nazisme


Rebecca est juive, elle est heureuse, bonne élève, mais elle se rend bien compte de l’attitude de ses compagnes de classe, et aussi des professeurs. Avec une amie, elles se créent une carapace pour mieux supporter les insultes et les ignominies



Marianne est une jeune fille de la bourgeoisie, elle n’a pas beaucoup de contact avec ses parents, ils la considèrent comme une enfant. Pourtant, ils sont les premiers à s’alarmer de la politique et du nouveau chancelier, ah non pas de portrait d’Hitler au salon ! Pourtant leur fille, pour faire comme les autres, souhaiterait un portrait du Führer au moins quand ils reçoivent du monde ! La jeune fille se retrouve dans les jeunesses hitlériennes, elle sera très surprise de la réaction de ses parents et de leur courage !


Ernst, le jeune garçon est fier de son frère ainé, il est engagé au Parti nazi, le jeune homme souhaite faire partie de la SS, mais il craint tant de décevoir, de ne pas être à la hauteur de la tâche,

Oui « Grandir dans l’Allemagne nazie », est une pièce essentielle en ce moment, les comédiens jouent le jeu avec sincérité, oui il est important de parler, de désamorcer les idées et les préjugés, Anne Hérold comme à son habitude a su habilement traiter le sujet.
Anne Delaleu
21 février 2022
Théâtre Clavel

dimanche 13 février 2022

Berlin Berlin - P. Haudecoeur et G. Sibleyras - Théâtre Fontaine

 


Site du théâtre ICI
durée 1h30
mardi au vendredi 21h
samedi 16h30 et 21h
dimanche 16h

Berlin Berlin 
Une pièce de Patrick Haudecœur et Gérald Sibleyras

Mise en scène José Paul

Avec Anne Charrier, Maxime d’Aboville, Patrick Haudecœur, Loïc Legendre, Guilhem Pellegrin, Marie Lanchas, Claude Guyonnet,  Gino Lazzerini

Décor Édouard Laug - Costumes Juliette Chanaud - Lumière Laurent Béal - Musique Michel Winogradoff - Assistant mise en scène Guillaume Rubeaud

En août 1961 le mur de Berlin est érigé, “ le mur de la honte” ce sera le début de la guerre froide, et aussi le début des évasions du côté Est pour parvenir à l’Ouest et la liberté !

Mais revenons à notre histoire,

Nous voici dans l’appartement de Madame Hofmann, son fils Werner a bien du mal, il s’occupe de sa vieille maman, et c’est avec soulagement qu’il reçoit Mme Keller, la nouvelle aide-soignante, fort jolie personne, il connait tout sur elle, normal il fait partie de la redoutable Stasi !

Se retrouvant seule dans l’appartement, elle fait connaissance avec le voisin qui vient tous les jours faire des piqures à la mémé, guère aimable et suspicieuse quant à la nouvelle venue.

A l’aide d’une lampe torche elle envoie un signal à l’extérieur, quelques minutes plus tard, Ludwig son fiancé arrive, sac à dos, mais au fait pourquoi ? Ils tâtent les murs, d’après elle, l’ancien locataire lui aurait dit qu’une cachette s’y trouvait pour parvenir au tunnel et ainsi atteindre la liberté c’est à dire Berlin Ouest !

Bien entendu, avec Patrick Haudecoeur et Gérald Sibleyras, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, et là ça ne manque pas ! un passage secret, un violoniste espion, un infirmier espion aussi, nos deux tourtereaux, l’officier de la Stasi et sa femme, un général dépressif, le tout bien déjanté et secoué !

Maxime d’Aboville est très convaincant dans le rôle de Werner, il dit des choses affreuses avec un si beau sourire ! Anne Charrier est la femme forte de la situation, quoique Marie Lanchas épouse de Werner n’est pas mal non plus !  On aime retrouver ses amis et c’est toujours un plaisir de revoir Patrick Haudecoeur et son air de Pierrot lunaire, ses partenaires sont tout aussi excellents, dans une mise en scène astucieuse de José Paul.

Alors vous avez deux options, la première vous n’aimez pas et on vous envoie rigoler en Sibérie, la seconde, vous aimez et vous riez du début à la fin !


Théâtre Fontaine
13 février 2022
Anne Delaleu
 

samedi 12 février 2022

Le silence de Molière - G. Macchia - Studio Théâtre Comédie Française


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jusqu'au 27 février 2022


Le silence de Molière

Giovanni Macchia


Mise en scène Anne Kessler

avec Danièle Lebrun



Quel bonheur et quelle fierté, Esprit-Madeleine Poquelin nous accorde une conférence sur son illustre père !


Madeleine répond aux questions du public, son enfance ? Elle est née en 1665, seule survivante des enfants de Molière et Armande. Elle parle avec douceur de ses petits frères disparus. Elle a du caractère et se rend compte qu’avoir Armande comme mère n’est guère facile, pour éviter de la froisser, elle cache son âge ! Madeleine n’aime pas le milieu artistique, elle parle avec un certain dédain de la famille Béjart, en dehors de sa marraine Madeleine qu’elle adorait.


Madeleine Poquelin avait 8 ans lors de la mort de son père, pour échapper à la tutelle de sa mère et de son beau-père, elle préfèrera être éduquée au couvent, où elle se trouvait plus libre, que dans le milieu artistique familial. Mais les rumeurs vont vite… et les petites camarades ne vont pas l’épargner. Comment ne pas répondre, pourquoi se taire, mais les preuves lui manquent et elle préfère le silence…


Elle n’entendit plus parler non plus de Baron, qu’elle trouvait très beau à peine plus âgé qu’elle, mais très présent - trop - dans l’existence de ses parents.


Madeleine n’a jamais souhaité devenir comédienne, son père pourtant lui avait écrit le rôle de Louison du Malade, mais elle n’a jamais voulu, a-t-elle des regrets de ne pas avoir donné la réplique à son père ?


Anne Kessler a transformé le texte de Macchia en conférence, Madeleine ne reçoit pas la visite d’un jeune provincial, mais répond aux questions du public, c’est très bien fait d’ailleurs !


Danièle Lebrun donne toute la douceur du personnage, elle est pudique, sait répondre avec aisance et défend la mémoire de son père.


Belle idée d’avoir mis en scène cette fiction, puisque hélas, on ne sait pas grand chose sur la fille du grand homme. Elle disparaîtra en 1723 sans descendance.


Studio Théâtre

12 février 2022

Anne Delaleu


vendredi 11 février 2022

Huis clos - Sartre - Théâtre de l'Atelier

 

Site du théâtre ICI
durée 1h20
mardi au samedi 19h
jusqu'au 18 mars 2022

Site du TPA ICI


Huis clos

Jean-Paul Sartre


Mise en scène Jean-Louis Benoit et Antony Cochin

Lumières Jean-Pascal Pracht

Costumes Marie Sartoux


Avec Maxime d'Aboville, Marianne Basler, Mathilde Charbonneaux, Antony Cochin



Une porte donnant sur une pièce, couleur dominante rouge, des housses sur les meubles, où est-on ? voilà deux hommes, l’un a l’air de connaître les lieux, l’autre demande avec inquiétude s’il peut sortir, ce qui amuse beaucoup le gardien. On saura plus tard que Garcin était journaliste et qu’il est mort fusillé.


Quelques temps après, le gardien fait entrer une femme, elle est nerveuse, cherche une certaine Florence, ne s’occupe pas du tout de Garcin. Ils ont chacun leur divan, leur territoire, Inès était amoureuse de Florence, elles se sont suicidées, Inès pensait la retrouver dans ce lieu.


Et Estelle fait son entrée, élégante, jolie, Inès n’est pas indifférente. Estelle “voit” son enterrement et fait le constat de l’hypocrisie de sa famille. Elle a aussi un lourd secret.


Ces trois personnages après les présentations, vont s’affronter, se supporter, ils auront l’opportunité de fuir ce lieu, mais non, ils se résignent et après tout pourquoi ne pas continuer à se déchirer, ils n’ont plus que ça à faire de toute façon !


« L’enfer, c’est les autres », réplique connue, l’enfer c’est soi-même aussi, nous avons la liberté d’agir, de penser.


La mise en scène de Jean-Louis Benoit et Antony Cochin fait ressortir l’humour du texte, c’est vrai que l’on sourit souvent, les situations cyniques, le jeu des comédiens. Maxime d’Aboville sait jouer de son charme, Marianne Basler distille son venin avec bonheur, Mathilde Charbonneaux joue parfaitement la jeune écervelée antipathique et monstrueuse.


Un trio infernal que l’on a plaisir à suivre !


Théâtre de l’Atelier

11 février 2022

Anne Delaleu

mercredi 9 février 2022

Times Square - C. Koch - théâtre Montparnasse


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durée 1h30

Mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi : 20h30
Samedi à 17h
Dimanche à 15h30


Times Square

Clément Koch


Mise en scène José Paul


Avec Guillaume de Tonquédec, Camille Aguilar, Marc Fayet et Axel Auriant


Scénographie: Edouard Laug Accessoires: Pauline Gallot

Costumes : Ana Belen Palacios Lumières: Laurent Béal Assisté de Didier Brun

Vidéo : Léonard Musique & Son: Romain Trouillet



Un bel appartement, une vue imprenable, mais revenons à l’intérieur, l’ambiance n’est pas au beau fixe ! une grosse souris en peluche, enfin plutôt un jeune homme qui déambule dans le quartier, il n’a trouvé que ce boulot pour avoir un peu d’argent. Devant lui, Sara, elle s’impatiente. Elle est serveuse dans un restaurant français et elle veut devenir comédienne. Un client lui a conseillé d’aller voir Matt Donovan, acteur au chômage mais qui pourra l’aider à préparer son audition pour “Roméo et Juliette”.


Matt déboule enfin, sans s’excuser de son retard, il est bourru, il envoie promener Tyler-la-peluche, agace la jeune fille, et sans en avoir l’air, lui donne sa première leçon de théâtre, poser la voix, articuler “la diction c’est la politesse de l’acteur” (j’aime beaucoup cette réplique !).


Et puis il y a Bobby le frère de Matt, il est là heureusement pour l’aider financièrement et aussi hélas pour lui apporter les “bons petits plats” de sa femme !


Sara apprend vite avec Matt, elle travaille dur, et Tyler lui donne la réplique, par miracle il en oublie son bégaiement !


C’est une comédie tendre, très drôle, de bonnes répliques, et bien sûr des comédiens au top, Guillaume de Tonquédec est Matt, avec son humour, son cynisme, il est excellent, Camille Aguilar a du tempérament, Marc Fayet et Axel Auriant sont touchants.


La pièce démontre avec humour et tendresse que l’on peut arriver à tout, à se surpasser. José Paul signe une mise en scène dynamique, le décor et les costumes, les lumières tout est là pour créer une parfaite ambiance et un grand succès !


Théâtre Montparnasse
9 février 2022
Anne Delaleu

dimanche 6 février 2022

Oh la belle vie ! Cinq de coeur - Théâtre Les enfants du Paradis


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jusqu'au 29 mai 2022
durée 1h20
les jeudis, vendredis, samedis 19h30 et dimanche 16h

Oh la belle vie !

Cinq de coeur



Mise en scène Philippe Lelièvre

Interprète(s) : Pascale Costes, Karine Sérafin, Sandrine Mont-Coudiol, Patrick Laviosa, Fabian Ballarin


Au lever de rideau cinq ronfleurs étendus sur leur lit, qui se transformera bien vite en vestiaire. Nos amis procèdent à leur toilette, à leur manière, en chantant, en détournant les standards, avec brosse à dents et perceuse pour un détartrage sans doute !

Tout commence par un jeu, chacun doit caser une phrase imposée, dans la conversation ou au moment opportun dans chaque scène. Pas facile mais ils y arrivent parfois de façon surprenante !
Vivaldi, Maître Gim’s, Aretha Franklin, Schubert, Purcell, Joe Dassin qui donne bien du mal à Patrick ! il y a aussi lancement de chamallow (bravo Fabian !) mais c'est une surprise je ne vous en dis pas plus…



Amour, humour, Karine râle parce que les copains commencent sans elle "c'est beau de faire un show", ah mais elle ne se laisse pas faire, ils vont en baver ! La vie n'est plus guère quotidienne avec ces olibrius.

Pascale tente une approche vers Fabian, tandis que Sandrine roucoule avec Patrick.
Toujours au top nos Cinq de cœur, on les aime depuis un bout de temps maintenant, et ils arrivent encore à nous surprendre et à nous faire rire.

Mise en scène créative de Philippe Lelièvre, scénographie et chorégraphie en font un spectacle divertissant, joyeux et sympathique !

"Ne vous déplaise en chantant la javanaise, nous vous aimons le temps de toutes les chansons".


 Anne Delaleu
6 février 2022
Théâtre Les enfants du Paradis

vendredi 4 février 2022

L'augmentation - G. Pérec - Théâtre 14

 





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L’AUGMENTATION

Georges Perec


Mise en scène : Anne-Laure Liégeois


Avec Olivier Dutilloy et Anne Girouard




L’augmentation : que se passe -t-il dans votre tête quand vous vous décidez enfin à demander une augmentation ? Qu’est-ce qui vous arrête ? Qu’est-ce qui vous freine ?
Tout est possible et Georges Perec a déplié toute la panoplie de l’employé modèle. Il ne s’agit même pas de donner un ton quelconque mais de répéter la même phrase comme une mélopée.
Nous assistons à la pantomime de l’angoissé, à la chorégraphie de la secrétaire qui a ses humeurs, de l’employé enfin qui obtient comme « carotte » une belle médaille ! Les scènes se succèdent de plus en plus vite, on chante, on danse, on est heureux, un peu trop d’ailleurs, le champagne aidant on va trop loin ! Puis tout retombe.
La mise en scène de Anne-Laure Liégeois va crescendo, elle a su mettre en avant le potentiel comique de ses interprètes. Olivier Dutilloy est irrésistible de drôlerie, il faut le voir, ses mimiques, ses tours de vache, imitant sa collègue, une sorte de Jerry Lewis ! Anne Girouard, elle aussi une vraie nature comique, sachant jouer de son charme pour cette fichue augmentation,
Tous les deux arrivent à un paroxysme, complètement fou, à hurler de rire !
Ne les manquez pas s’ils passent dans votre région.



Anne Delaleu

4 février 2022

Théâtre 14