lundi 9 septembre 2013

Fureur - Haïm - Théâtre Essaion





Avec Benjamin Bollen 
mis en scène par Stéphanie WURTZ




Il entre, serre les dents, regarde d’un œil assassin son « orchestre », ceux qui l’ont trahi sont là, ceux qui ont signé pour le faire partir.


C’est vrai qu’il n’est pas au premier abord facile, mais c’est l’apanage des grands chefs d’orchestre ! 


Ah mais, il leur en fait voir de toutes les couleurs, et sa palette est large ! Il leur explique son amour sincère de la musique, on rit de sa naïveté en amour, on frissonne quand il s’approche de son souffre-douleur qui lit, il est vrai, la partition à l’envers… Il les insulte copieusement avec des mots et des phrases bien choisies


La musique baigne cette étrange atmosphère (Bach, Mozart et Beethoven). On rit beaucoup. On peut aussi s’amuser à deviner quels sont les vrais maestros auxquels a pensé Victor Haïm.


Benjamin Bollen est sûrement le fils de Robert Hirsch et Louis de Funès, c’est un phénomène à découvrir. Il incarne sa mère, son père, l’ami des parents - qui a de drôle d’idées concernant une comédie musicale sur les camps de concentration…-  il virevolte, se plie, se détend, ses mimiques sont irrésistibles c’est un « homme orchestre ».


Stéphanie Wurtz a bien compris tout ce qu’elle pouvait tirer de lui et sa mise en scène sert adroitement le texte.



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