samedi 14 septembre 2013

La Locandiera - Goldoni - Théâtre de l'atelier





Un comte, prodigue de son argent, un marquis sans fortune mais pas sans morgue, leur point commun, ils ont épris de la charmante Mirandolina, la Locandiera.

Seul, le chevalier de Ripafratta, est totalement insensible, c’est un grand mysogine, un caractère d’ours, il méprise les deux aristocrates pour leur faiblesse. Cependant le chevalier est intègre, il refusera un beau parti, toujours au nom de sa mysoginie et de sa liberté, alors qu’il pourrait s’unir à une jeune femme pour accroître sa fortune.

Mirandolina, elle, sera obligée de s’unir à Fabrizio son valet, qu’elle respecte, mais a-t-elle vraiment de l’amour pour lui, elle a promis à son père de l’épouser. La condition féminine à l’époque était liée à la protection du père ou du mari.

Dans son petit jeu de provocations, de charme, n’est-elle pas éprise d’un homme qui n’est pas de sa condition, mais qui pourrait fort bien être son alter ego.

Deux actrices s’arrêtent à l’auberge, elles sont rompues à l’art de la comédie et se font passer pour deux nobles dames délaissées par leurs maris ! Mirandolina voit clair dans leur jeu et leur propose de continuer la comédie, au moins elles divertiront le comte et le marquis, et l’espiègle aubergiste aura tout son temps pour faire tomber le chevalier dans ses filets.
Le serviteur du chevalier, petit lutin amoureux de la patronne, resterait bien à l’auberge, mais voilà il doit servir son maître avant tout !

Cette comédie brillante, douce-amère, est brillamment enlevée par Dominique Blanc, mutine, drôle, émouvante, André Marcon est bourru à souhait, sa fierté tombée il sera tout aussi touchant. Une belle distribution menée avec brio par Marc Paquien.


Dominique Blanc, André Marcon, Anne Caillère, François de Brauer, Anne Durand, Gaël Kamilindi, Pierre-Henri Puente, Stanislas Stanic.


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