vendredi 26 juillet 2013

Callas - théâtre des Halles - Avignon



« Vissi d’arte, vissi d’amore », Maria Callas a vécu d’art et d’amour passionnément, l’art lyrique a perdu en 1977 une de ses plus grandes interprètes.

Sur le plateau, des micros pointés vers la diva. Elle entre, élégament vêtue de satin noir, gants et bijoux, pas de laisser aller chez elle, et c’est ce qu’on attend d’une star ! Elle est tour à tour charmeuse, espiègle, vindicative, puis, le masque tombe, c’est une femme blessée devant nous, elle a perdu le grand amour de sa vie, elle est terriblement seule, après avoir été adulée.

Noémie Bianco (petite-fille du grand baryton René Bianco) aidé par la mise en scène sobre et subtile de Jean Marc Avocat, joue avec intensité et humanité cette femme tant décriée et tant adorée. Elle ne cherche pas à imiter Callas mais on sent qu’elle aime Maria et elle la défend avec vérité.

Jean-Yves Picq a écrit sa pièce à partir d'extraits choisis d’interview (presse, radio et télé). Maria Callas a toujours appris des autres, sans jalousie, mais en reconnaissant aussi leur talent ou leur défaut....

C’était une professionnelle acharnée, pas capricieuse car elle défendait un compositeur et son art. On pourrait dire que c’était avant tout une comédienne avant d’être une chanteuse, elle donnait chair à ses personnages, elle jouait Violetta non pas en pleine santé, mais bien la jeune femme phtisique, ce qu’on lui a reproché !

A la mort de Maria Callas une revue d’opéra avait repris les « stances à la Malibran » de Musset :

« Meurs donc ! ta mort est douce, et ta tâche est remplie.
Ce que l'homme ici-bas appelle le génie,
C'est le besoin d'aimer ; hors de là tout est vain.
Et, puisque tôt ou tard l'amour humain s'oublie,
Il est d'une grande âme et d'un heureux destin
D'expirer comme toi pour un amour divin ! »

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