jeudi 19 avril 2012

Roméo et Juliette - Théâtre 14


Roméo et Juliette
de William Shakespeare

Adaptation et mise en scène  Ned Grujic
Direction musicale  Branislava Strizak
Scénographie  Danièle Rozier
Costumes  Erig Le Goff
Lumière  Antonio de Carvalho
Chorégraphie  Yohana Neige
Combat  Lionel Fernandez

Avec Joseph-Emmanuel Biscardi , Carole Deffit, Dario Ivkovic, Antoine Lelandais, Claire Mirande, Frantz Morel A L'Huissier, Magali Serra, Emmanuel Suarez, Franck Vincent, Valérie Zaccomer

L'amour a-t-il le pouvoir de surmonter les haines séculaires ? Roméo et Juliette est une œuvre de choix pour qui veut trouver des réponses à cette question cruciale. A l'écoute de ses racines slaves Ned Grujic transpose la pièce de Shakespeare dans les Balkans. L'innocence de ces enfants sera broyée par cet ouragan de conflits absurdes et vains où l'esprit rigoureux et très orthodoxe des Montaigu s'opposera à l'exubérance tsigane des Capulet.

Sur scène, un bric à brac de meubles, pas vraiment d’habitation, il est vrai que la transposition de la pièce se déroule pendant la guerre des Balkans, des ruines d’immeubles projetées sur écran dans le fond.  Toute l’action se passe en un seul lieu, un seul décor modulable pour tout, même la chapelle de Frère Laurent se niche dans un meuble cuisine en formica !

Et puis il y a la danse, très présente, un univers à la « Kusturika » ! c’est bien mené, bien dansé et chanté. Le choix du metteur en scène n’était pas de montrer la rivalité entre deux familles riches, puisque que nous avons d’un côté les Capulets plus ou moins nantis, avec une Juliette pieds nus même robe du début à la fin, pas très fine ni éduquée. De l’autre, Roméo Montaigu, désoeuvré, trainant avec ses copains aux blagues et propos plus que douteux. Rien d’éblouissant, rien d’élégant, fans de Zeffirelli s’abstenir !


Les jeunes amants sont fidèles à l’œuvre, ils s’aiment, se marient, meurent par la bêtise d’une haine ancestrale.

Apparemment le pari est réussi, puisque les jeunes spectateurs ont adhéré à cette mise en scène et se sont sans doute reconnus sur la scène.

La nourrice haute en couleurs et cigarette au bec domine la distribution,  Juliette joue avec sincérité et son Roméo également, pas facile de transposer une pièce du 16ème siècle à notre époque avec la prose de Shakespeare, ma foi ils ne s’en sortent pas mal.

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