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| photo Victor Tonnelli |
Mes coups de coeur sur le spectacle vivant: théâtre classique, contemporain, cirque, marionnettes, musical, pour les grands et pour les enfants ! Membre de l'Association professionnelle de la critique, Théâtre, Musique et Danse
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| photo Victor Tonnelli |
Les chaises
Eugène Ionesco
Mise en scène Thierry Harcourt - Assisté de Clara Huet
avec Frédérique Tirmont
(La Vieille) Bernard Crombey (Le Vieux)
Comment
expliquer « les chaises » ? mais après tout pourquoi ne pas
plonger sans y réfléchir dans l’univers insolite et décalé de Ionesco ?
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| photo Fabienne Rappeneau |
La
solitude, la vieillesse, mais l’imagination au pouvoir ! Deux vieux préparent
la venue d’invités, d’un orateur, ils auront besoin de beaucoup de chaises. Ils
parlent à des « fantômes », un général, une femme élégante et tant d’autres
qui arrivent, on ne sait plus où les placer et puis l’Empereur !
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| photo Fabienne Rappeneau |
Thierry Harcourt signe une mise en scène ludique, il est accompagné par deux merveilleux comédiens Frédérique Tirmont et Bernard Crombey. Il faut les voir s’amuser comme des gamins !
Un
bon moment de théâtre !
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| photo Simon Gosselin |
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| photo Simon Gosselin |
50ème création !
| Photos Olivier Brajon |
Orchestre dirigé par Sylvain Rousseau
Chanteurs Candice Parise et Xavier Ducrocq
Sylvia Montfort ne s’y était pas trompée en 1974 lorsqu'elle découvrit le cirque Gruss.
C’est toujours la fête avec la famille Gruss, et Louise, charmante chanteuse,
rêve d’intégrer la troupe, et de chanter dans ce merveilleux décor en fer à
cheval avec les musiciens, oui mais voilà, elle est en retard au casting… par
chance pour elle, Piotr le technicien, va l’aider à réaliser son rêve, mais
tout n’est pas si simple !
| Photos Olivier Brajon |
| Photos Olivier Brajon |
| Photos Olivier Brajon |
| Photos Olivier Brajon |
| Photos Olivier Brajon |
Sur la piste, Stephan répète avec de superbes pur-sang arabes, pendant ce temps, Piotr raconte l’histoire de la famille Gruss, d’Alexis et Gypsy Bouglione.
Toutes les générations sont à pied d’œuvre, la jeune Venecia a tout d’une grande, et elle est à l’aise pour dresser un sympathique Shetland miniature qui amuse beaucoup le public !
| Photos Olivier Brajon |
On ne se lasse pas des numéros équestres, des jongleurs debout sur le cheval au galop, des lanceurs de lasso, de Maud tel Ben Hur, juchée sur deux superbes frisons, attrapera tour à tour d’élégants étalons, 18 au total !
Alexis Gruss fête ses 80 printemps, toujours fringant sur son cheval et accompagné par Gipsy tout de rouge vêtue et fière de ses enfants et petits-enfants.
| Photos Olivier Brajon |
Anne Delaleu
Juste un souvenir
Avec Myriam Boyer et la participation de Phillippe Vincent
Myriam Boyer se souvient des chansons qui l’ont marquée, elle ne chante pas mais c’est un long poème, signé par de grands poètes, (j’en ai reconnu certains et leurs interprètes), de beaux textes.
On aime Paris avec Mouloudji, Robine, Trenet, on aime la tendresse avec Lucienne Boyer, Prévert, Renoir, on aime aussi rire avec Carré et « les ratés de la bagatelle » !
Et puis il y a l’interprétation de Myriam Boyer, elle nous emporte dans ses bagages, un long voyage, sympathique, tendre, drôle. Parfois, un inconnu, grand, distingué lui donne la réplique ou la réprimande ! Philippe Vincent est parfait dans ce rôle.
Gérard Vantaggioli signe une mise en scène sobre, qui met parfaitement en lumière son interprète et les poètes.
Un moment de douceur et de sympathie à ne pas manquer !
Ecrit et mis en scène par Nicolas Le Bricquir.
Avec Lucie Brunet, Lou Guyot, Caroline Fouilhoux, Jeremy Lewin, Lauriane
Mitchell, Guillaume Ravoire.
La dérive d’une jeunesse, quel que soit le pays, ici le drame est tiré d’une histoire vraie qui s’est déroulée en 2019. En Alaska, la jeune Cynthia Hoffman, 19 ans est retrouvée ligotée une balle dans la nuque.
Qui a perpétré ce crime horrible ? C’était une jeune fille sans histoire, un peu simplette. On interroge ses amis, Denali 18 ans et Kayden 16 ans, les derniers à l’avoir vue…
Denali est une jeune mère célibataire, elle est fascinée comme ses amis, par le virtuel, les rencontres sur internet, les téléréalités, et c’est à cause d’un écran et d’un message que sa vie va basculer, le plus simplement du monde.
La pièce je ne vous la raconte pas, mais j’ai été conquise par le jeu des comédiens, quel talent et quel investissement dans leurs rôles !
Le décor, tantôt le poste de police, la salle d’interrogatoire, de l’autre la forêt ou l’appartement d’un des copains.
C’est très bien mis en scène, avec le côté « série USA », vous savez le générique qui n’en finit plus pendant les premières images du feuilleton !
Une pièce dure sur le monde virtuel qui nous accapare, sur la facilité à berner une personne fragile.
Je vous conseille d’y aller pour l’énergie des comédiens et l’ingéniosité
de la scénographie.
Studio Marigny
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| copyright Alejandro Guerrero et Hughes Marcouyau |
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| copyright F. Rappeneau |
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| copyright F. Rappeneau |
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| copyright F. Rappeneau |
Avec Philippe Rebbot, Quentin Baillot, Laure Descamps, Romain Bertrand,
« Les méfaits du tabac », ou les méfaits du mariage ? c’est ce qu’on pourrait penser en voyant Nioukhine le conférencier, mal à l’aise, commenter sa vie personnelle au public. Son épouse, un vrai dragon, le malmène, se moque de lui, elle tient un pensionnat de jeunes filles, et lui a demandé de parler des méfaits du tabac…
« Une demande en mariage », Lomov saute le pas et décide de demander la main de Natalia, sa voisine. Il est hypocondriaque, se plaint de tout mais il a 35 ans et il est temps de se caser ! Tchouboukov est heureux (de se débarrasser de sa fille ?) et il court chercher Natalia, mais ne lui dit pas le pourquoi et c’est bien là le problème, tout va se gâter !
« Un drame », c’est en effet un drame pour l’écrivain Vassiliévitch qui ne songe qu’à lui, mais pour se débarrasser d’une importune, il accepte pour son malheur de recevoir une apprentie auteure, Mme Mourachkine, qui se pique d’écrire une pièce de théâtre !
Toujours un plaisir de retrouver sur scène les
nouvelles de Tchekhov, c’est mené avec finesse et humour, un abattage et un
dynamisme dus aux talents des comédiens et la mise en scène déjantée de Pierre
Pradinas.
Le Chatelet a eu la bonne idée de remonter ce spectacle, distribution de choix, mise en scène et chorégraphie revisitées.
Le décor, modulable, représente aussi bien les immeubles de New York, les rues, les entrepôts, le bar.
Tout est prêt pour opposer les Jets et les Sharks, l’immigration blanche contre les portoricains.
Oui mais voilà, l’amour va jouer des tours à ces jeunes gens, Roméo et Juliette en 1950 dans les quartiers pauvres. Deux jeunes qui s’aiment malgré tout ce qui les oppose, c’est intemporel.
On retrouve les tubes «Tonight », « Maria », « America » … les jupons bariolés virevoltent, les garçons font tourbillonner les filles. Ils affrontent la police, font des blagues au sergent mais hélas, cherchent la grande bagarre avec la bande rivale.
Jadon Webster, Melanie Sierra, Kyra Sorce, Antony Sanchez et Taylor Harley sont excellents, les autres interprètes ne déméritent pas bien au contraire, et Grant Sturiale a superbement dirigé l’orchestre.
Un grand spectacle qui vous laissera ébloui et on sortira de la salle au
son de « mambo ! ».
Le repas des fauves
D'après l'œuvre de Vahé Katcha
Adaptation et mise en scène : Julien Sibre
1942, c’est l’Occupation. Sophie fête son anniversaire, Victor son mari a
invité leurs amis.
Il y a Pierre revenu aveugle de la Grande Guerre, Françoise, veuve de guerre, Vincent
professeur de philosophie, Jean-Paul le docteur, il a quelques dignitaires
allemands parmi sa clientèle. André parfaitement à l’aise dans sa collaboration
avec les allemands, il a l’arrogance de la richesse, et apporte avec lui une
valise bourrée de victuailles et Champagne, personne n’est dupe et accepte sans
vergogne, les temps sont durs, mais ce soir c’est fête !
La soirée se déroule agréablement, soudain on entend des coups de feu… deux officiers SS ont été abattus devant l’immeuble. C’est la confusion totale, bien entendu les allemands sous le commandement de Kaubach investissent l’immeuble et prennent deux otages par appartement. Il est client dans la librairie de Victor, et en « homme du monde » propose aux amis de choisir deux otages parmi eux.
Bien entendu, personne ne veut se livrer et nous assistons à un festival de veuleries, hypocrisies, règlements de compte entre « amis ».
Le sujet est noir c’est vrai, mais on rit beaucoup, en fait qui sommes nous pour juger et surtout qu’aurions-nous fait à leur place ? Julien Sibre a réalisé une mise en scène dynamique et tous les interprètes sont excellents.
Vahé Katcha est décédé en janvier de cette année,
quant à la reprise de cette pièce, elle avait été retardée par le confinement
et c’est un vrai bonheur qu’elle puisse être de nouveau jouée !
Le bateau pour Lipaia
Alexeï Arbuzov
(adaptation Jean-Pierre Hané)
Mise en scène Gil Galliot
Avec Bérengère Dautun et
Emmanuel Dechartre
Au sanatorium, le médecin Rodion Nicolaïevitch a fort à faire avec Lidia Vassilievna, celle-ci perturbe ses camarades de chambrée, elle est insupportable !
La rencontre est houleuse, Lidia est indépendante et le fait savoir, Rodion lui est le médecin chef et il n’a pas l’intention de céder d’un pouce ! La suite n’est guère encourageante pour faciliter l’amitié…
Lidia ment comme elle respire, le pauvre Rodion ne sait pas à quoi s’en tenir, mais petit à petit, en finesse, ils s’apprivoiseront, on le verra dans le soin qu’ils porteront à se vêtir un peu mieux, en somme à vouloir plaire à l’autre sans en avoir l’air. Enfin à se dire la vérité sur leur passé.
Emmanuel Dechartre est un émouvant Rodion face à la fantasque Bérengère Dautun, dans une mise en scène sympathique et joyeuse de Gil Galliot.
Embarquez donc pour Lipaia !