dimanche 22 avril 2012

Harold et Maude - Théâtre Antoine





De Colin Higgins/ Adaptation Jean-Claude Carrière
Mise en scène de Ladislas Chollat 

Avec Line Renaud, Claire Nadeau, Thomas Soliverès, Denis Berner, Sophie Bouilloux, Benjamin Boyer, Chloé Catrin, Christian Pereira, Grégory Vouland 
Tout le monde est venu pour « elle » la ch’tie la plus célèbre et la plus chérie des français ! C’est Line Renaud qui reprend le rôle de Maude (après Madeleine Renaud,  Denise Grey, Danielle Darrieux).

A l’origine c’est un film culte qui a donné l’idée d’en faire une pièce. 

Du haut de ses 18 ans, Harold se trouve si insignifiant qu’il se « suicide » fréquemment,  surtout pour effrayer sa mère (la merveilleuse Claire Nadeau !), celle-ci n’en n’a cure mais essaie de rassurer tant bien que mal la nouvelle bonne, qui bien sûr n’a pas l’habitude de trouver un pendu dans le salon !

Au cours d’un enterrement, Harold rencontre Maud 79 ans. Ce jeune homme désabusé et suicidaire va tomber sous le charme de cette charmante dame, qui déborde de vie et d’énergie, elle qui a traversé tant d’épreuves. Elle lui fera vivre des aventures loufoques, lui apprendra à chanter « les couleurs du temps » de Guy Béart, lui donnera un bandjo, lui apprendra à danser, à aimer…

Sur la scène du Théâtre Antoine, les excellents comédiens évoluent dans des décors modulables selon les actes. Ma préférée étant Claire Nadeau, bien sûr notre Line et son Harold sont délicieux et à la fin, elle aura bien gagné sa standing-ovation !

Beaucoup de personnes, et cela m'a étonnée, sont venus voir Line sans connaître vraiment le sujet de la pièce, certains ont paru déçus mais sont repartis avec l'émotion dans le coeur !

samedi 21 avril 2012

Le cercle des castagnettes - Studio Théâtre



 
Avec Gilles DAVID
mise en scène Alain Françon



Gilles David et Alain Françon ont gardé pour le spectacle le nom de cette troupe fondée par Georges Feydeau, lycéen, qui souhaitait entamer une carrière d’acteur. Fort heureusement pour nous il devint le père de la « môme crevette » !

C’est donc une suite de monologues, bien interprétés par Gilles David, dans des rôles différents, des histoires aussi abracadabrantes les unes que les autres, sauf le dernier monologue d’une grande tristesse, d’un réalisme poignant qui devait être la véritable nature de Feydeau.

Mais cela m’a paru bien long... certes, en ces temps de présidentielle, il y avait quelques phrases bien actuelles, sur le « monsieur qui sait tout, qui réforme tout ».

Enfin c’était une belle performance, mais ces « péchés de jeunesse » n’étaient pas tous de la même qualité et un peu datés parfois.

jeudi 19 avril 2012

Roméo et Juliette - Théâtre 14


Roméo et Juliette
de William Shakespeare

Adaptation et mise en scène  Ned Grujic
Direction musicale  Branislava Strizak
Scénographie  Danièle Rozier
Costumes  Erig Le Goff
Lumière  Antonio de Carvalho
Chorégraphie  Yohana Neige
Combat  Lionel Fernandez

Avec Joseph-Emmanuel Biscardi , Carole Deffit, Dario Ivkovic, Antoine Lelandais, Claire Mirande, Frantz Morel A L'Huissier, Magali Serra, Emmanuel Suarez, Franck Vincent, Valérie Zaccomer

L'amour a-t-il le pouvoir de surmonter les haines séculaires ? Roméo et Juliette est une œuvre de choix pour qui veut trouver des réponses à cette question cruciale. A l'écoute de ses racines slaves Ned Grujic transpose la pièce de Shakespeare dans les Balkans. L'innocence de ces enfants sera broyée par cet ouragan de conflits absurdes et vains où l'esprit rigoureux et très orthodoxe des Montaigu s'opposera à l'exubérance tsigane des Capulet.

Sur scène, un bric à brac de meubles, pas vraiment d’habitation, il est vrai que la transposition de la pièce se déroule pendant la guerre des Balkans, des ruines d’immeubles projetées sur écran dans le fond.  Toute l’action se passe en un seul lieu, un seul décor modulable pour tout, même la chapelle de Frère Laurent se niche dans un meuble cuisine en formica !

Et puis il y a la danse, très présente, un univers à la « Kusturika » ! c’est bien mené, bien dansé et chanté. Le choix du metteur en scène n’était pas de montrer la rivalité entre deux familles riches, puisque que nous avons d’un côté les Capulets plus ou moins nantis, avec une Juliette pieds nus même robe du début à la fin, pas très fine ni éduquée. De l’autre, Roméo Montaigu, désoeuvré, trainant avec ses copains aux blagues et propos plus que douteux. Rien d’éblouissant, rien d’élégant, fans de Zeffirelli s’abstenir !


Les jeunes amants sont fidèles à l’œuvre, ils s’aiment, se marient, meurent par la bêtise d’une haine ancestrale.

Apparemment le pari est réussi, puisque les jeunes spectateurs ont adhéré à cette mise en scène et se sont sans doute reconnus sur la scène.

La nourrice haute en couleurs et cigarette au bec domine la distribution,  Juliette joue avec sincérité et son Roméo également, pas facile de transposer une pièce du 16ème siècle à notre époque avec la prose de Shakespeare, ma foi ils ne s’en sortent pas mal.